1re année

2e année

3e année

4e année

5e année

À la Villa Arson, l'enseignement est assuré par des artistes et des acteurs du monde de l'art au sens le plus large du terme (écrivains, critiques, théoriciens, techniciens, commissaires, etc.). La pratique de l'évaluation est toujours collégiale et passe par le dialogue critique entre pairs. Le jugement esthétique s'élabore dans une communauté d'individualités artistiques irréductibles qui parviennent pourtant à se reconnaître dans une appréciation collective d'un travail.

Le lien avec le monde de l'art est renforcé par les invitations faites à d'autres artistes et d'autres professionnels dans le cadre de workshops, de conférences, de résidences, de projets de recherche ou dans le cadre de la programmation des expositions du Centre national d'art contemporain.

Coordination, F. Bauchet

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la première année est assurée par Frédéric Bauchet (le jeudi au 1er semestre et le vendredi au 2e semestre).

Esthétique et théorie des arts, A. Gayraud

(Au premier semestre Agnès Gayraud sera remplacée par des intervenantes extérieures : Ondine Bréaud-Holland et Lætitia Marcucci)
lundi 12/11, de 14h à 17h : La physiognomonie : figures, formes et représentations du corps dans l’art 1/3 par Lætitia Marcucci
le 26/11 : La physiognomonie : figures, formes et représentations du corps dans l’art 2/3 par Lætitia Marcucci
le 10/12 : La physiognomonie : figures, formes et représentations du corps dans l’art 3/3 par Lætitia Marcucci

Le cours sera consacré à la physiognomonie et proposera une réflexion théorique, historique et conceptuelle en lien avec les discours et les pratiques artistiques. La physiognomonie est l’art, la technique, l’état ancien du savoir qui consiste à connaître et juger un individu, voire prédire son destin, à partir de l’observation des marques visibles inscrites sur la surface de son corps. Elle repose sur la relation étroite entre les signes et marques corporelles d’une part et les tempéraments et émotions d’autre part, articulant la surface et la profondeur, le visible et l’invisible, le corps et l’esprit. Elle repose sur une sémiologie adossée à une herméneutique très riches.
Il s’agira d’explorer le répertoire de formes et de figures que la physiognomonie a permis de déployer au fil des siècles, engageant l’histoire des représentations esthétiques du corps jusqu’à nos jours. L’entrée dans l’âge moderne et l’Âge classique constituent des temps forts de ce parcours : représentations zoomorphiques, intrication micro-macrocosmique, développement de l’art du portrait…
On n’ignorera pas les formes contemporaines et les dispositifs qu’elles convoquent qui, avec le développement du bio-art, du bio-mimétisme, appellent des alliances entre art, sciences et technologie, et entendent investir à nouveaux frais le champ des représentations du corps et du rapport de l’homme à la nature.

Des références bibliographiques seront données durant le cours.

en suivant : séance consacrée aux régimes discursifs sur l’art puis séance consacrée à la philosophie esthétique de Clément Rosset.
le 7/01 : séance consacrée à la question de la nature

Histoire et théorie de l'art, S. Orlando

Ce cours de méthodologie propose une analyse de textes, d’œuvres et d’expositions qui font et transforment l’histoire de l’art, depuis les années 1980, en particulier les approches féministes de l’histoire de l’art.

Les méthodologies d’histoire de l’art se sont reformulées depuis les années 1970-1980. L’héritage des luttes antiraciste, antisexistes et anticoloniales a permis à l’histoire sociale de l’art de se renouveler à partir d’une approche intersectionnelle de l’écriture de l’art. Prenant pour articulation centrale le texte « Savoirs situés » de Donna Haraway, le cours aborde des textes critiques, des expositions, des pratiques artistiques à partir d’une épistémologie féministe et queer de l’art. Nous discuterons notamment de Linda Nochlin de 1971 « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grandes artistes femmes ?», l’appel à une révision des canons artistiques de Griselda Pollock, les écritures curatoriales de Lucy Lippard, de Kellie Jones, et Valerie Cassel Oliver, les pratiques d’Adrian Piper, Senga Nengudi.

Nous analyserons les outils épistémologiques de la New Art History (1986) aux théories queer de l’art, afin de développer de manière collective des analyses de productions artistiques du XXe et du XXIe siècle, au revers de l’histoire de l’art positiviste. Ces séances alternant cours et discussion sur des productions artistiques, textes, expositions, se donnent pour objectif d’acquérir des outils critiques et d’initier une réflexion sur la nature construite de l’histoire de l’art.

Becker Howard J., Les Mondes de l’art, Paris, Flammarion, 2006

Berger John, Voir le voir, Paris, Edition B42, 2014

Chevalier Catherine, Andreas Fohr (eds.), Une anthologie de la revue Text Zur Kunst de 1990 à 1998, Dijon, Zurich, Presses du réel et JRP Ringier, 2010

Dumont (dir.), La Rébellion du deuxième sexe: l’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines, 1970-2000, Dijon, France, Les presses du réel, DL 2011, 2011

Dumont Fabienne, La Rébellion du Deuxième Sexe, Dijon, Les Presses du Réel, 2011

Farver Jane, Rachel Weiss, Luis Camnitzer, Global Conceptualism : Points of Origin, 1950s-1980s, Queen Museum of art, 1999

Féminisme, art et histoire de l’art: Paris, France, Ecole nationale supérieure des beaux-arts, 1994

Harris Jonathan, The New Art History, A critical Introduction, New York, Routledge, 2001

Lebovici Élisabeth et Catherine Gonnard, Femmes artistes, artistes femmes: Paris, de 1880 à nos jours, Paris, France, Hazan, 2007, 479 p.
McWilliam, Constance Moreteau et Johanne Lamoureux, Histoires sociale de l’art (vol.1 et 2), Dijon, Presses du réel, 2016

Mercer Kobena, Travel and Sea: Black Diaspora Art Practice since the 1980s, Duke University Press, 2016

Molesworth Helen, This Will Have Been, Art, Love and Politics in the 1980s, 2012 Museum of Contemporary Art, Chicago

Mulvey Laura, « Plaisir visuel et cinéma narratif » (1975), in CinémAction, n°67, 2e trimestre 1993, « 20 ans de théories féministes sur le cinéma », p.17-23

Nochlin Linda, « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? »(1970), in Femmes, Art et Pouvoir et autres essais, trad. de l’anglais (US) par Oristelle Bonis, Jacqueline Chambon, Nîmes, 1993

Pollock Griselda, Des canons et des guerres culturelles, Cahiers du Genre, n°43, 2007

Rees A.L and Frances Borzello, The New Art History, Londres, Camden Press, 1986

Reilly Maura et Linda Nochlin, Global Feminism, New Directions in Contemporary Art, Brooklyn museum, 2007

Spivak Gayatri Chakravorty, Les subalternes peuvent-elles parler ?, éd. Amsterdam, Paris, 2006 (trad. fr.)

Zapperi Giovanna et Carla Lonzi, Carla Lonzi, Autoportrait, Zurich, Paris, JRP Ringier, Maison Rouge, 2013

Zeguer Catherine, Inside the Invisible, MIT, 1996

Peinture, F. Clavère

Les étudiantes et les étudiants doivent réaliser un minimum de 10 peintures sur la durée du semestre avec un esprit de diversité d’approche du médium « peinture » à partir des exemples cités en cours.

Les principaux critères de base étant la variation des supports, de leur qualité de surface (lisse, rugueux, absorbant, souple, rigide etc.…), la variation des formats (standards type raisin, aigle, figure, paysage , portrait ou non normé comme par exemple un format de 2 x 250 cm ainsi qu’un format non orthogonal « trouvé » ou dessiné par l’étudiante ou l’étudiant dans une plaque de contre plaqué.

Au moins sur une proposition ils interviendront sur une peinture, image, photographie pré existante sur le mode « iconoclaste » de l’altération , transformation, scarification…

Il n’y a pas de thématique imposée. L’hétérogénéité est la seule règle. Les étudiants sont encouragés à développer des stratégies de contournement, jouer avec leur habileté, leur maladresse; Tenter de mettre en place des protocoles de travail, rompre avec les habitudes, avec les a priori du sujet, de « l’expression personnelle » ou des attentes supposées de l’enseignant.

Le geste, la trace, les modes de représentation d’après modèle, d’après photographie par l’observation ou l’empreinte, le transfert, le collage seront abordés lors des séances.

De même la couleur sera un des axes de travail important de la série au travers de la notion de palette (recherche de tons, de valeurs) de monochromes, d’intensité ou d’atténuation mais aussi la couleur abordée par ses référents naturels, industriels, alimentaires, organiques, textiles, pops, signalétiques, emblématiques…

Ces questions feront l’objet de mini cours lors de certaines séances.

Ce « contrat de peinture » essaye de rompre avec la notion d’exercice pour jeter directement les étudiants au milieu des choses « In Medias Res »; à partir de son imaginaire, de recherches, d’une certaine capacité d’improvisation, de remise en cause et aussi par l’échange chaque étudiant devrait être en mesure d’entrevoir les perspectives artistiques, poétiques de ce médium pour lui-même .

Chaque étudiante ou étudiant sera évalué en fonction de son engagement vis-à-vis du contrat, de sa capacité à diversifier son approche picturale; la qualité des réalisations peut être inégale. L’enjeu étant essentiellement l’expérimentation et les possibilités de développement et d’approfondissement.

Édition, S. Shannon

« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire].
(ouvert à tous)

Son, P. Broccolichi

Approche théorique : De l’électricité au numérique, histoire de l’art sonore au XXe s.
Approche plastique : observation des environnements sonores, initiation acoustique et technologique. Programme d’initiation animé en groupes de travail (captation sonore en extérieur et en studio, montage et mixage, synthèse analogique).
Séances dédiées à des projets personnels ou collectifs.

Cultures numériques, C. Vialard

Le cours sur les pratiques et cultures numériques commence par une introduction à l’histoire des techniques de représentation du réel, des débuts de la photographie et du cinéma jusqu’aux dernières avancées technologiques en passant par l’histoire de l’informatique et la cybernétique.
Il s’agit de s’interroger sur les différentes stratégies qu’utilisent les artistes pour s’approprier et questionner ces technologies récentes et déjà très familières.
Le savoir-faire technique n’est plus une condition à l’expression pour la diffusion sur le réseau.
Chacun de nous devient progressivement un médium avec des capacités d’émission
importantes. Reste à faire l’analyse de ces conditions d’émission et de réception et d’en repérer les limites et les implications sociologiques et artistiques.
La numérisation et la disponibilité des écrits, des images fixes et mobiles et du son créent des visions multiples et fragmentées de l’histoire de l’art.
Un espace critique sera ouvert pour mettre en relation et analyser les tentatives des artistes contemporains à utiliser les technologies de la communication dans leurs œuvres : de Dada au Punk, de Warhol aux Residents, des Situationnistes à Seth Price ou Kelley Walker, de Duchamp à Cady Noland, etc.

À travers l’étude technique des outils disponibles sont abordées les notions de système de publication pour l’internet, d’interfaces, de blogosphère, de diffusion de textes, d’images fixes ou mobiles, de sons, de partage de ressources, de logiciels libres, d’avatars et de récits.

William Gibson, Neuromancien, J’ai lu
William Gibson, Identification des schémas, Au Diable Vauvert
J.G. Ballard, tout l’œuvre
The Residents, toute la discographie
Paul Panhuysen, Le Jeu et les règles, Les presses du réel
Pierre Ménard, Buchal et Clavel, J. Duplo, Alexandre Lenoir, Éditions de la Différence
Jean-Luc Godard, Histoire du cinéma, Albatros
Jean Claude Moineau, Contre l’art global, Ere editions
Hal Foster, Design & Crime, Les prairies ordinaires
Morton Feldman, Écrits et paroles, Les presses du réel
John Cage, Pour les oiseaux, entretien avec Daniel Charles, Édition L’Herne
La revue Optical Sound

Peinture, P. Pinaud

L’initiation aux procédés de peinture du premier semestre passe par l’apprentissage des différents matériaux essentiels à cette discipline. Les premiers cours sont dédiés à la découverte des différentes qualités de textiles propres à être enchâssés, les toiles de coton, cotons américains, de lin plus ou moins fin, mais également des matières synthétiques ou métissées. L’étudiante ou l’étudiant apprend également à enchâsser une toile en se servant des différents outils nécessaires à cet exercice (pince à tendre, agrafeuse, dégrafeur). Une fois sa toile tendue, l’étudiante ou l’étudiant expérimente l’ensemble des produits dédiés à l’enduction de la toile : la colle de peau de lapin pour l’encollage, le gesso pour les finitions ainsi que différents types de gels acryliques. Il est également appris à chacune et chacun comment discerner les différents types de pinceau et à leur reconnaitre une utilisation propre. Une fois la gestuelle et la mécanique des processus de préparation du support assimilé et appliqué, l’étudiante ou l’étudiant peut se consacrer à la réalisation d’un motif qui passe par plusieurs étapes techniques et réflexives. En effet, chacune et chacun est amené à penser par l’intermédiaire d’importants enjeux picturaux contemporains la réalisation d’un motif en frise suivant le principe du all over. Ainsi un travail de recherche picturale et de réflexions théoriques encadrées par le professeur doit être posé par chaque étudiante et étudiant pour l’élaboration du sujet. L’étudiante ou l’étudiant est alors amené à réaliser un aplat de couleur acrylique et apprend par là le bon maniement du pinceau et la juste préparation de la peinture. Le cours s’applique également à faire savoir comment utiliser correctement les outils de découpe numérique sur papier autocollant (une approche manuelle sur adhésif est également envisageable).

Évaluation : contrôle continu, adéquation des moyens choisis et qualité de leur mise en œuvre en rapport avec le projet initial validé par le professeur.

Céramique, F. Bauchet

1er semestre
Découverte des postes de travail de l’atelier et matériels.
Initiation au travail en masse et modelage, au colombin, en plaque, au tour, l’assemblage et du moulage.
Phase construction
Exercice 1 : élaboration d’un volume avec une quantité de terre et un temps déterminés sans outil et sans technique (le résultat reste cru).
Exercice 2 : assemblage d’un volume par les différentes techniques lors de l’initiation (avec cuisson).
Exercice 3 : montage d’un cylindre calibré avec des outils et en ayant eu connaissance des techniques de construction de base (colombins, travail en plaque, etc.) (cuit et émaillé).
Exercice 4 : modelage d’après nature de deux objets complémentaires ou opposés avec choix de terre libre et émaillée.
Exercice 5 : démontage d’un volume et son moulage, puis son estampage ou son coulage.

2e semestre
Phase élaboration d’un projet, synthèse des acquis théoriques et techniques de l’année.
Interrogation d’une propriété de la céramique ou d’une des étapes de fabrication relevée dans le cours d’histoire et grandes définitions.
La céramique comme outil de transmission, marqueur culturel, ses qualités et ses défauts.
L’accident comme moteur de création. Du cru au cuit, du dégourdi au petit feu en passant par la pose de fond.
Modalités d’évaluation : Pour la phase construction : évaluation de la stratégie
architecturale du premier exercice, mesure de la dimension empirique de la proposition et de l’apprentissage des techniques lors de l’initiation.
Pour la phase élaboration : évaluation du montage de la problématique proposé par
l’étudiante et l’étudiant en rapport à la consigne traversant le second semestre et sa réponse plastique.

Vidéo, P. M. Martin

Des enseignements pratiques sont délivrés à partir de quelques notions fondamentales : la caméra (traitement de la lumière, composition de l’image, mouvements d’appareil, cadrage et valeurs de plan) ; l’espace ; la mise en scène ; la dramaturgie ; le film expérimental ; raconter et écrire ; le montage ; l’installation dans l’espace (projections / écrans) Les étudiantes et les étudiants doivent réaliser une vidéo (entre 1 et 5 minutes) durant l´année et l’accompagner d’un texte autour d’un sujet donné.

Photographie, S. Accarie, L. Septier, J. Ganne

L’appareil et ses réglages, diaphragme et profondeur de champ, vitesse, notion de sensibilité, longueurs focales. Techniques de prise de vue, travail en extérieur, travail en studio. L’ensemble s’appuie sur des exercices.

Objectifs : l’acquisition de données techniques de base et leur mise en application dans le cadre d’exercices simples d’ordre thématique.

Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

Anglais, C. Bernstein

Les cours d’anglais s’insèrent à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais. A partir de l’analyse de supports artistiques variés, le cours vise à aider l’élève à observer et à comprendre ce qu’il lit, ce qu’il regarde ou ce qu’il écoute, ainsi qu’à définir ce qui se présente à lui et à évaluer les intentions qui lui sont exposées. Le cours l’aide à articuler ses idées et à synthétiser. Les outils utilisés peuvent être des articles de presse, des textes littéraires, des films, des vidéos de plasticiens et des documents visuels, des écrits d’artistes et de théoriciens, ou encore des expositions, des conférences, des rencontres avec des artistes.

Ce travail doit permettre à l’élève d’une part de mieux cerner les problématiques liées à la création artistique, et d’autre part d’acquérir une méthodologie afin de pouvoir présenter son propre travail oralement, d’en discuter les enjeux, ou de préparer un dossier de ses œuvres dans un contexte international.
Au début de l’année scolaire les élèves passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue. Les cours ont lieu en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau basés sur une Pratique Orale Guidée, avec un travail sur des textes simples et une analyse des structures grammaticales : les élèves sont amenés à parler le plus vite possible en utilisant dès le départ les structures étudiées, et également à travailler leur compréhension orale par de nombreux exercices d’écoute, sans l’aide d’un support écrit. Ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Ouvrage recommandé pour les cours de remise à niveau : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press, (livre rouge, avec ou sans CD).

Les niveaux avancés se voient proposer un cours intitulé An Informal Introduction to Contemporary Art. Il s’agit d’amorcer, en dehors de toute chronologie ou de toute perspective historique, une analyse un peu approfondie du travail de quelques artistes, plusieurs séances étant consacrées à chaque artiste. Le but est d’encourager les élèves à aller plus loin que leur impression première (j’aime ou je n’aime pas), et d’entrer dans la compréhension des intentions de l’artiste, des moyens utilisés, de sa vision du monde en général et de l’art en particulier. A l’inverse du cours magistral, les élèves élaborent eux-mêmes, à travers observations et discussions, leur compréhension et leur vision de l’œuvre étudiée, l’enseignant se contentant de les guider. A travers cette analyse l’élève est aussi amené à s’interroger sur son propre rapport avec la pratique artistique, et à en explorer le sens.

De multiples documents sont invoqués en guise de support : photos, vidéos, articles de presse, interviews, films ou textes biographiques, écrits d’artistes, correspondance, textes critiques, etc. Le cours peut inclure également une visite détaillée des œuvres in situ installées à la Villa Arson, des visites des expositions du centre d’art, et des rencontres avec les artistes anglophones en résidence. En fin d’année une courte dissertation vient témoigner de la compréhension acquise pendant le cours.

Les années précédentes An Informal Introduction to Contemporary Art a traité entre autres des œuvres de Louise Bourgeois, Bill Viola, Bas Jan Ader, Jenny Holzer, Marina Abramovic, John Cage, Isamu Noguchi, Dan Graham, Pipilotti Rist, Carsten Höller, Mark Rothko, Mike Kelley, Matthew Barney, Anish Kapoor ou Zoe Leonard, ainsi que des textes de John Dewey, Allan Kaprow ou RoseLee Goldberg.

John Dewey, Art as Experience
Experience and Nature
Howard S. Becker, Art Worlds
Susan Sontag, On Photography
Allan Kaprow, Essays on the Blurring of Art and Life
Mark Rothko, Writings on Art
The Artist’s Reality, Philosophies of Art
Barnett Newman, Selected Writings and Interviews
Dan Graham, Two-Way Mirror Power
Frank Stella, Working Space
John Cage, Silence
Empty Words
Isamu Noguchi, A Sculptor’s World
Essays and Conversations

Programmation informatique

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Coordination, J. Bouillon

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la deuxième année est assurée par Julien Bouillon.

Édition, S. Shannon

Culture page, c’est une réunion hebdomadaire de toutes et tous les deuxième années pendant laquelle je projette et je commente des photos de pages de magazines, de livres ou de typo dans la rue, pour contribuer à aiguiser le regard des étudiants sur les publications, et de leurs composantes telles que leur iconographie ou leur typographie, le séquençage de leurs images ou la composition de leurs textes; ainsi que leur format, leur papier, leur poids, toutes les questions sensibles qui participent à la transmission du message d’une publication.

Chaque étudiante ou étudiant réalise deux projets pendant l’année [un par semestre] qui sont notés.

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

La vocation biographique s’adresse aux étudiantes et étudiants de troisième/quatrième/cinquième année. En croisant le modèle des Vies politiques de Hannah Arendt et celui de La Vocation suspendue de Pierre Klossowski, il sera proposé et discuté des éléments de savoir et de technique liés à des parcours de vie et à des œuvres existentielles, issus de démarches artistiques, narratives, poétiques, chorégraphiques, anthropologiques ou historiques. Le cours sera aussi le cadre d’un projet collectif de collecte et de mise en forme d’éléments documentaires vitaux.

Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Libre Examen, Seuil, 1993, et Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004
Chris Kraus, I love Dick (traduction d’Alice Zeniter, Flammarion, 2016)
Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939, et La Possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, Plon, 1958
Gertrude Stein, Narration (traduction de Chloé Thomas), Versions françaises, Éditions Rue d’Ulm, 2017
Margot et Rudolf Wittkower, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l’Antiquité à la Révolution française (traduction de Daniel Arasse, Histoire de l’art, Macula, 1985)

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

Syntagme s’adresse aux étudiantes et étudiants de deuxième année. L’enjeu du cours consistera à interroger et expérimenter la puissance de la métaphore, en-deçà et au-delà de la phrase comme de l’image. Des processus d’écriture venant de divers horizons de pratiques littéraires comme scientifiques seront corrélés à des œuvres et des démarches artistiques contemporaines mettant en cause littéralité, dispositif, care.

Giorgio Agamben, Qu’est-ce qu’un dispositif ? (traduction de Martin Rueff, Payot, 2007)

Jack Goody, La Peur des représentations. L’ambivalence à l’égard des images, du théâtre, de la fiction, des reliques et de la sexualité (traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, La Découverte, 2006)

Boris Goys, En public. Poétique de l’autodesign (traduction de Jean-Luc Florin, Perspectives critiques, P.U.F., 2015)

Emmanuel Hocquard, Ma haie, P.O.L, 2001

William M. Johnston, L’Esprit viennois : Une histoire intellectuelle et sociale, 1848-1938, (traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, Perspectives critiques, P.U.F., 1991)

Photographie, S. Accarie, L. Septier, J. Ganne

L’appareil et ses réglages, diaphragme et profondeur de champ, vitesse, notion de sensibilité, longueurs focales. Techniques de prise de vue, travail en extérieur, travail en studio. L’ensemble s’appuie sur des exercices.

Objectifs : l’acquisition de données techniques de base et leur mise en application dans le cadre d’exercices simples d’ordre thématique.

Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

Son, P. Broccolichi

Approche théorique : De l’électricité au numérique, histoire de l’art sonore au XXe s.
Approche plastique : observation des environnements sonores, initiation acoustique et technologique. Programme d’initiation animé en groupes de travail (captation sonore en extérieur et en studio, montage et mixage, synthèse analogique).
Séances dédiées à des projets personnels ou collectifs.

Vidéo, G. Tassart

Sur la base d’un exercice avec un sujet donné, les étudiantes et les étudiants bénéficient d’une formation à la fois pratique et théorique. Il leur est demandé de réfléchir à ce que pourrait être un film en fonction des moyens techniques qui sont mis à leur disposition ou bien qu’ils possèdent.
Outre le film, un texte et des documents de recherche sont demandés.

Peinture et vidéo, F. Clavère, P. M. Martin

Les étudiantes et étudiants réaliseront des expérimentations autour de la couleur, du geste et de l’image qui donneront lieu à une séquence filmique d’animation / dessin animé, en ralenti et en temps réel.

références artistiques : William Kentridge, Hicham Berrada

Photographie, L. Septier, J. Ganne

(présentation à venir)

Anglais, C. Bernstein

Les cours d’anglais s’insèrent à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais. A partir de l’analyse de supports artistiques variés, le cours vise à aider l’élève à observer et à comprendre ce qu’il lit, ce qu’il regarde ou ce qu’il écoute, ainsi qu’à définir ce qui se présente à lui et à évaluer les intentions qui lui sont exposées. Le cours l’aide à articuler ses idées et à synthétiser. Les outils utilisés peuvent être des articles de presse, des textes littéraires, des films, des vidéos de plasticiens et des documents visuels, des écrits d’artistes et de théoriciens, ou encore des expositions, des conférences, des rencontres avec des artistes.

Ce travail doit permettre à l’élève d’une part de mieux cerner les problématiques liées à la création artistique, et d’autre part d’acquérir une méthodologie afin de pouvoir présenter son propre travail oralement, d’en discuter les enjeux, ou de préparer un dossier de ses œuvres dans un contexte international.
Au début de l’année scolaire les élèves passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue. Les cours ont lieu en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau basés sur une Pratique Orale Guidée, avec un travail sur des textes simples et une analyse des structures grammaticales : les élèves sont amenés à parler le plus vite possible en utilisant dès le départ les structures étudiées, et également à travailler leur compréhension orale par de nombreux exercices d’écoute, sans l’aide d’un support écrit. Ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Ouvrage recommandé pour les cours de remise à niveau : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press, (livre rouge, avec ou sans CD).

Les niveaux avancés se voient proposer un cours intitulé An Informal Introduction to Contemporary Art. Il s’agit d’amorcer, en dehors de toute chronologie ou de toute perspective historique, une analyse un peu approfondie du travail de quelques artistes, plusieurs séances étant consacrées à chaque artiste. Le but est d’encourager les élèves à aller plus loin que leur impression première (j’aime ou je n’aime pas), et d’entrer dans la compréhension des intentions de l’artiste, des moyens utilisés, de sa vision du monde en général et de l’art en particulier. A l’inverse du cours magistral, les élèves élaborent eux-mêmes, à travers observations et discussions, leur compréhension et leur vision de l’œuvre étudiée, l’enseignant se contentant de les guider. A travers cette analyse l’élève est aussi amené à s’interroger sur son propre rapport avec la pratique artistique, et à en explorer le sens.

De multiples documents sont invoqués en guise de support : photos, vidéos, articles de presse, interviews, films ou textes biographiques, écrits d’artistes, correspondance, textes critiques, etc. Le cours peut inclure également une visite détaillée des œuvres in situ installées à la Villa Arson, des visites des expositions du centre d’art, et des rencontres avec les artistes anglophones en résidence. En fin d’année une courte dissertation vient témoigner de la compréhension acquise pendant le cours.

Les années précédentes An Informal Introduction to Contemporary Art a traité entre autres des œuvres de Louise Bourgeois, Bill Viola, Bas Jan Ader, Jenny Holzer, Marina Abramovic, John Cage, Isamu Noguchi, Dan Graham, Pipilotti Rist, Carsten Höller, Mark Rothko, Mike Kelley, Matthew Barney, Anish Kapoor ou Zoe Leonard, ainsi que des textes de John Dewey, Allan Kaprow ou RoseLee Goldberg.

John Dewey, Art as Experience
Experience and Nature
Howard S. Becker, Art Worlds
Susan Sontag, On Photography
Allan Kaprow, Essays on the Blurring of Art and Life
Mark Rothko, Writings on Art
The Artist’s Reality, Philosophies of Art
Barnett Newman, Selected Writings and Interviews
Dan Graham, Two-Way Mirror Power
Frank Stella, Working Space
John Cage, Silence
Empty Words
Isamu Noguchi, A Sculptor’s World
Essays and Conversations

Gravure, C. Challan-Belval

(présentation à venir)

Sérigraphie, A. Séchet

(présentation à venir)

Dessin, K. Ströbel

En accompagnant le cours de dessin de Quentin Spohn, Katrin Ströbel propose une série de séances qui met en question nos définitions du dessin et qui interroge les marges et les limites du dessin. Elle présente le dessin comme une pratique contemporaine qui cherche les dialogues avec l’écriture, la performance et l’architecture.

Sculpture, B. Blümlein

Suivant le principe PORPORPOR, Pratique > Observation > Réflexion > P…, les étudiantes et les étudiants sont amenés à concevoir et à approfondir une démarche personnelle dans le domaine de la sculpture et de l’installation. Faisant un tour global des paramètres de la sculpture contemporaine, diverses entrées concrètes sont proposées afin d’étudier, dans la pratique et dans la théorie, les enjeux soulevés par un travail plastique et d’en sonder tous les possibles.
Modalités d’évaluation : contrôle continu selon dispositions définies par le professeur avec les étudiantes et les étudiants en début d’année.

Arthur C. Danto, Transfiguration du banal, 1981

Histoire de l'art, C. Macchi

Théorie et histoire des arts, K. Andalian

Cet atelier propose d’accompagner le développement de projets filmiques nécessitant un préalable écrit : scénario, continuité dialoguée, note d’intention, argumentaire, traitement, etc. Des cours de dramaturgie sont dispensés selon la nature des projets développés, des analyses structurelles et narratives sont pratiquées à partir des propositions des étudiantes et des étudiants.

Outre l’étude du récit cinématographique, l’étudiante ou l’étudiant apprend à élaborer des dossiers de production destinés à l’obtention de financements publics ou privés.

Programmation informatique

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Coordination, C. Vialard

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la troisième année est assurée par Christian Vialard.

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

La vocation biographique s’adresse aux étudiantes et étudiants de troisième/quatrième/cinquième année. En croisant le modèle des Vies politiques de Hannah Arendt et celui de La Vocation suspendue de Pierre Klossowski, il sera proposé et discuté des éléments de savoir et de technique liés à des parcours de vie et à des œuvres existentielles, issus de démarches artistiques, narratives, poétiques, chorégraphiques, anthropologiques ou historiques. Le cours sera aussi le cadre d’un projet collectif de collecte et de mise en forme d’éléments documentaires vitaux.

Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Libre Examen, Seuil, 1993, et Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004
Chris Kraus, I love Dick (traduction d’Alice Zeniter, Flammarion, 2016)
Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939, et La Possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, Plon, 1958
Gertrude Stein, Narration (traduction de Chloé Thomas), Versions françaises, Éditions Rue d’Ulm, 2017
Margot et Rudolf Wittkower, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l’Antiquité à la Révolution française (traduction de Daniel Arasse, Histoire de l’art, Macula, 1985)

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif. L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
Ouvert à toutes les années (de 1 à 5).

Vidéo, P. M. Martin

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiantes et étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agit de travailler sur des films de 8 mm, 16 mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou de groupe. Il s’agit également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16 mm, de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignantes et enseignants ou des intervenantes et intervenants extérieurs seront invités.

Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Anglais, C. Bernstein

Les élèves qui étaient dans les cours de remise à niveau en 1re et 2e année sont réputés avoir acquis les bases indispensables de la langue anglaise, et être capables de s’exprimer efficacement sur des sujets divers. Le cours se présente sous la forme d’un workshop portfolio, qui se déroule entièrement en anglais.

Le but du workshop est de produire un portfolio des œuvres de chaque élève : il s’adresse d’une part aux élèves qui se préparent à une mobilité à l’étranger en quatrième année, et d’autre part à ceux qui souhaitent acquérir des notions simples mais indispensables des enjeux communicationnels concernant leur travail. Le workshop s’attachera plus précisément à déterminer le contenu artistique du portfolio – choix des œuvres représentées, séquençage – en partant d’une analyse approfondie du travail de chaque élève. La création d’un portfolio est l’occasion idéale pour l’élève de se retourner sur sa propre production artistique des deux ou trois années précédentes, et de tenter d’en définir les grandes lignes. Ce travail est particulièrement adapté aux élèves de troisième année, à un moment où leur production commence à s’étoffer, sans être encore figée dans une vision précise. Les différents aspects du portfolio (ambiance, format, couleurs, police, mise en page, etc.) seront discutés en fonction de leur adéquation avec la production plastique de l’élève. Lors de l’élaboration du portfolio les élèves pourront également demander conseil à d’autres enseignants notamment pour la prise de vue de leurs travaux, l’utilisation de logiciels dédiés, ou la réalisation de la mise en page.

Ainsi, après quelques séances consacrées à déterminer le but et le contenu idéal d’un portfolio, à définir des notions de communication de base et à examiner des exemples de portfolios réussis ou ratés, la production plastique de chaque élève fait l’objet d’un travail d’analyse en groupe, le but étant de faire ressortir les caractéristiques essentielles de cette production – caractéristiques que le portfolio devra mettre en avant. Ce travail vient compléter la prise de recul critique amorcée lors des galeries d’essais et des Sessions d’Analyse de Travaux (SAT) qui leurs sont proposées pour la première fois également en troisième année. Il est soutenu aussi par le travail d’auto-analyse réalisé en français dans le cadre des cours théoriques.

Le workshop prend fin aux alentours du mois de mars, lorsque les élèves doivent commencer à rendre leurs dossiers.

Bibliographie :
Larry Volk and Danielle Currier, No Plastic Sleeves
www.noplasticsleeves.com
Harold Linton, Portfolio Design

Théorie et histoire des arts, K. Andalian

Cet atelier propose d’accompagner le développement de projets filmiques nécessitant un préalable écrit : scénario, continuité dialoguée, note d’intention, argumentaire, traitement, etc. Des cours de dramaturgie sont dispensés selon la nature des projets développés, des analyses structurelles et narratives sont pratiquées à partir des propositions des étudiantes et des étudiants.

Outre l’étude du récit cinématographique, l’étudiante ou l’étudiant apprend à élaborer des dossiers de production destinés à l’obtention de financements publics ou privés.

Histoire et théorie de l'art, S. Orlando

Comment l’histoire du XXe siècle artistique discutent des modalités de vie, des manières d’être ? Nous parlerons d’expérience, d’affect, de situations, de contingence. Nous étudierons les modalités, manières sociales, des manières de vivre et ses formes dans, avec le champ des arts visuels et de la littérature. Les textes de Marielle Macé (Styles, Critique de nos formes de vie, 2016) et de Sara Ahmed (Queer Phenomenology, 2006), ouvriront une histoire politique des arts visuels.

Nous serons donc amené·e·s à discuter à la fois des avant-gardes, de différents mouvements, groupes du XXe ou de notions de genre, d’identités sexuelles et politiques en analysant les productions de Hannah Höch, Marcel Duchamp, Sonia Delaunay, Mary Cassatt, Chris Killip, Agnes Martin, Maya Deren, Wilfredo Lam, Aubrey Williams, Saloua Raouda Choucair, Ibrahim El-Salahi, Mary Kelly, Susan Hiller, John Davies, Paul Seawright, Ana Mendieta, Lygia Clark, Hanna Wilke, Carrie Mae Weems, Stanley Brouwn, et bien d’autres artistes.

Ahmed Sara, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Alberro Alexander and Sabeth Buchmann, Art After Conceptual Art, Generali Foundation, 2006
Bishop Claire, Artificial Hells, Participatory art and the politics of Spectatorship, Verso, 2012
Broude and Garrrard, Feminism and Art History, Harper and Row, 1982
Chadwick Whitney, Women, Art and Society, (1990) Thames and Hudson, 2012
Clifford James, “Histoire du tribal et du modern” in Intense Proximité, une anthologie du proche et du lointain, Paris, Palais de Tokyo, 2011
Dipesh Chakrabarty, « L’idée de provincialiser l’Europe » Provincialiser l’Europe (2000),Paris, Amsterdam, 2009
Documentary Dilemmas, Aspects of British Documentary Photography 1983-1993, ed. By Roger Brett, British Council, 1994
Foster Hal, Design et Crime, Les prairies ordinaires, 2008
Foster Hal, Le retour du réel : situation actuelle de l’avant-garde, Lettre volée, 2005
Frantz Fanon, Peau noire, Masques Blancs, Paris, Seuil, 1971
Gilroy Paul, «  L’Atlantique noir, contre-culture de la modernité », in L’Atlantique noir, Modernité et double conscience, (1993), Paris, Amsterdam, 2009
Global Conceptualism: Points of Origin, 1950-1980s, The Queen Museum of Art 1999
Gruzinski Serge, La Pensée métisse, Paris, Fayard, 1999, p.7-13
Hall Stuart, Identités et cultures, politiques des cultural studies, Amsterdam, 2008,
Hiller Susan, The Myth of Primitivism, New York, Routledge, 1991
Kaprow Alan, L’Art et la vie confondue, éditions du Centre Pompidou, 1999
Lanvin Maud, « Androgyny, spectatorship and the Weimar Photograph of Hannah Höch », New German Critique, n°51, Special Issue on Weimar Mass Culture, 1990, p.62-86
Lay Samatha, British Social Realism, from documentary to Brit Grit, London, Wallflowers Press, 2002
Lucie Smith Edward, Le Réalisme américain, Thames et Hudson, 1994
Macé Marielle, Styles, Critique de formes de vie, Gallimard, 2016
McEvilley Thomas, L’Identité culturelle en crise, Chambon, 1999
Mercer Kobena, Discrepant Abstraction, Iniva Mit, 2006
Molesworth Helen, « House work and Art Work », October 92 (été 2000), p.71-97
Preciado Paul, « Note pour une politique des « anormaux » », in Multitudes Queer, 2003
Sontag Susan, Notes on Camp, 1966
Zapperi Giovanna, L’artiste est une femme, La modernité de Marcel Duchamp, PUF, 2012

Situations post, S. Orlando, K. Ströbel

situations post (2014-) est une Unité de Recherches plastiques et théoriques dirigée par Katrin Ströbel et Sophie Orlando qui prend pour point de départ la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies artistiques. Il prend pour fondement l’intersection de race, milieux sociaux, genre et sexe comme des matériels formels déployés au sein d’une actualité critique, politique et sociale.

La pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) et la pensée féministe, queer et postcoloniale sont investies de manière artistique et conceptuelle non pas comme histoire des représentations, ou illustration, documentation de moments d’histoire, mais comme une histoire des formes appartenant à des affiliations artistiques et intellectuels.

L’atelier combine recherche, une analyse, et mise en pratique notamment de formes de productions artistiques processuelles et des pratiques collaboratives. Il s’attache à définir une réflexion sur les relations du savoir situé à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production comme espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

Nous utilisons notamment les savoirs situés de Donna Haraway, les « nouvelles ethnicités » selon Stuart Hall, l’intersectionnalité et l’épistémologie féministe noire de Patricia Hill Collins, les Sexpolitiques Queer de Sam Bourcier, la phénoménologie queer de Sara Ahmed.

Bibliographie sélective :

Pratiques collaboratives, émancipatrices.

Rancière Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008
Beuys Joseph, et Henrich Böll, Manifesto 1973
Kaprow Allan, Essays on the Blurring of Art and Life, London, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1993
Masotta Oscar, I committed a Happening, 1967
Gansterer Nikolaus, Drawing a Hypothesis, Figures of Thought, New York, Vienne, Springer Verlag, 2011
Avanessian, Armen : Speculative Drawings, Berlin, Sternberg Press, 2014
(dOCUMENTA (13) : Mark Lombardi : 100 Notes – 100 Thoughts, 100 Notizen – 100 Gedanken # 071), Stuttgart, Hatje Cantz, 2013
The Drawing Center (Ed) : Matt Mullican. A Drawing Translates the Way of Thinking. New York, The Drawing Center, 2008
Gilman Claire et al (Ed.) : Drawing Time Reading Time/Marking Language Paperback – London, New York, Drawing Room, 2013
Jussen, Bernhard : Hanne Darboven, Schreibzeit. Cologne, Walther König, 2000
Jonatan Habib Engqvist, Annika Enqvist, et al (Eds.) : Work, work, work. A reader about art and Labour. Berlin Sternberg Press, 2012
Anca Cristofovici & Barbara Montefalcone: The Art of Collaboration. Poets, Artists, Books. Houston, Cuneiform Press, University of Houston-Victoria, 2015
Kester Grant H. : The One and the Many : Contemporary Collaborative Art in a Global Context. London, Duke University Press, 2011
Thompson, Nato: Living as Form : Socially Engaged Art from 1991-2011. Massachussets, The Mit Press, 2012
Bither Philip: Trisha Brown : So That the Audience Does Not Know Whether I Have Stopped Dancing. Walker Art Center, 2008
Heister Andrea, Schielke Samuli : In Search of Europe? Art and Research in Collaboration. An Experiment. Heijningen, Japp Sam Books, 2013
Bruguera Tania, Live Forever : Collecting Live Art, Walther König, 2015
Hamburger Bahnhof SMPK : Black Mountain College, Walther König, 2015

Epistémologies féministes et queer.

Sara Ahmed, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Dorlin Elsa, Black Feminism, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, L’Harmattan, 2008.
Dorlin Elsa, La Matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française (2006), Paris, La Découverte, 2009
Dumont Fabienne, La rébellion du deuxième sexe, L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000), Dijon, Presses du réel, 2011.
Dyer Richard, White, London, Routledge, 1997.
Fainberg Leslie, Transgender Warrior: Making History from Joan of Art to Dennis Rodman, Boston, Beacon Press, 1997.
Hill Collins Patricia, La pensée féministe noire, Montréal, Remue-ménage, 2016.
Haraway Donna, Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils, 2007.
Mirza Heida Safia, Black British Feminism, A Reader, Londres et New York, Routledge, 1997
Mohanty Chandra Talpade, Feminism without Borders, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.

Peinture - Performance, L. Prexl

1er semestre :
Une histoire subjective de l’art action au travers de thématiques transversales : performance, corps, humour, politique, event, danse, ratage, destruction, poésie, image, happening, documentation, répétitivité, etc.

2e semestre :
En continuité du 1er semestre, rendu autour d’une action qui n’a pas eu lieu. Elaboration de la fausse documentation d’une performance non réalisée.

Édition, S. Shannon

« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire].
(ouvert à tous)

Galerie d’essais

Les étudiantes et les étudiants sont invités à présenter leur recherche et leur travaux aboutis en galerie d’essais c’est-à-dire dans les conditions d’accrochage d’un white cube.
+++

SAT

Sessions d’Analyse de Travaux (SAT).

Programmation informatique

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Coordination, K. Ströbel

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la quatrième année est assurée par Katrin Ströbel.

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

La vocation biographique s’adresse aux étudiantes et étudiants de troisième/quatrième/cinquième année. En croisant le modèle des Vies politiques de Hannah Arendt et celui de La Vocation suspendue de Pierre Klossowski, il sera proposé et discuté des éléments de savoir et de technique liés à des parcours de vie et à des œuvres existentielles, issus de démarches artistiques, narratives, poétiques, chorégraphiques, anthropologiques ou historiques. Le cours sera aussi le cadre d’un projet collectif de collecte et de mise en forme d’éléments documentaires vitaux.

Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Libre Examen, Seuil, 1993, et Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004
Chris Kraus, I love Dick (traduction d’Alice Zeniter, Flammarion, 2016)
Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939, et La Possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, Plon, 1958
Gertrude Stein, Narration (traduction de Chloé Thomas), Versions françaises, Éditions Rue d’Ulm, 2017
Margot et Rudolf Wittkower, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l’Antiquité à la Révolution française (traduction de Daniel Arasse, Histoire de l’art, Macula, 1985)

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif. L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
Ouvert à toutes les années (de 1 à 5).

Vidéo, P. M. Martin

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiantes et étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agit de travailler sur des films de 8 mm, 16 mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou de groupe. Il s’agit également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16 mm, de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignantes et enseignants ou des intervenantes et intervenants extérieurs seront invités.

Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Théorie et histoire des arts, K. Andalian

Cet atelier propose d’accompagner le développement de projets filmiques nécessitant un préalable écrit : scénario, continuité dialoguée, note d’intention, argumentaire, traitement, etc. Des cours de dramaturgie sont dispensés selon la nature des projets développés, des analyses structurelles et narratives sont pratiquées à partir des propositions des étudiantes et des étudiants.

Outre l’étude du récit cinématographique, l’étudiante ou l’étudiant apprend à élaborer des dossiers de production destinés à l’obtention de financements publics ou privés.

Édition, S. Shannon

« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire].
(ouvert à tous)

Histoire et théorie de l'art, S. Orlando

Comment l’histoire du XXe siècle artistique discutent des modalités de vie, des manières d’être ? Nous parlerons d’expérience, d’affect, de situations, de contingence. Nous étudierons les modalités, manières sociales, des manières de vivre et ses formes dans, avec le champ des arts visuels et de la littérature. Les textes de Marielle Macé (Styles, Critique de nos formes de vie, 2016) et de Sara Ahmed (Queer Phenomenology, 2006), ouvriront une histoire politique des arts visuels.

Nous serons donc amené·e·s à discuter à la fois des avant-gardes, de différents mouvements, groupes du XXe ou de notions de genre, d’identités sexuelles et politiques en analysant les productions de Hannah Höch, Marcel Duchamp, Sonia Delaunay, Mary Cassatt, Chris Killip, Agnes Martin, Maya Deren, Wilfredo Lam, Aubrey Williams, Saloua Raouda Choucair, Ibrahim El-Salahi, Mary Kelly, Susan Hiller, John Davies, Paul Seawright, Ana Mendieta, Lygia Clark, Hanna Wilke, Carrie Mae Weems, Stanley Brouwn, et bien d’autres artistes.

Ahmed Sara, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Alberro Alexander and Sabeth Buchmann, Art After Conceptual Art, Generali Foundation, 2006
Bishop Claire, Artificial Hells, Participatory art and the politics of Spectatorship, Verso, 2012
Broude and Garrrard, Feminism and Art History, Harper and Row, 1982
Chadwick Whitney, Women, Art and Society, (1990) Thames and Hudson, 2012
Clifford James, “Histoire du tribal et du modern” in Intense Proximité, une anthologie du proche et du lointain, Paris, Palais de Tokyo, 2011
Dipesh Chakrabarty, « L’idée de provincialiser l’Europe » Provincialiser l’Europe (2000),Paris, Amsterdam, 2009
Documentary Dilemmas, Aspects of British Documentary Photography 1983-1993, ed. By Roger Brett, British Council, 1994
Foster Hal, Design et Crime, Les prairies ordinaires, 2008
Foster Hal, Le retour du réel : situation actuelle de l’avant-garde, Lettre volée, 2005
Frantz Fanon, Peau noire, Masques Blancs, Paris, Seuil, 1971
Gilroy Paul, «  L’Atlantique noir, contre-culture de la modernité », in L’Atlantique noir, Modernité et double conscience, (1993), Paris, Amsterdam, 2009
Global Conceptualism: Points of Origin, 1950-1980s, The Queen Museum of Art 1999
Gruzinski Serge, La Pensée métisse, Paris, Fayard, 1999, p.7-13
Hall Stuart, Identités et cultures, politiques des cultural studies, Amsterdam, 2008,
Hiller Susan, The Myth of Primitivism, New York, Routledge, 1991
Kaprow Alan, L’Art et la vie confondue, éditions du Centre Pompidou, 1999
Lanvin Maud, « Androgyny, spectatorship and the Weimar Photograph of Hannah Höch », New German Critique, n°51, Special Issue on Weimar Mass Culture, 1990, p.62-86
Lay Samatha, British Social Realism, from documentary to Brit Grit, London, Wallflowers Press, 2002
Lucie Smith Edward, Le Réalisme américain, Thames et Hudson, 1994
Macé Marielle, Styles, Critique de formes de vie, Gallimard, 2016
McEvilley Thomas, L’Identité culturelle en crise, Chambon, 1999
Mercer Kobena, Discrepant Abstraction, Iniva Mit, 2006
Molesworth Helen, « House work and Art Work », October 92 (été 2000), p.71-97
Preciado Paul, « Note pour une politique des « anormaux » », in Multitudes Queer, 2003
Sontag Susan, Notes on Camp, 1966
Zapperi Giovanna, L’artiste est une femme, La modernité de Marcel Duchamp, PUF, 2012

Situations post, S. Orlando, K. Ströbel

situations post (2014-) est une Unité de Recherches plastiques et théoriques dirigée par Katrin Ströbel et Sophie Orlando qui prend pour point de départ la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies artistiques. Il prend pour fondement l’intersection de race, milieux sociaux, genre et sexe comme des matériels formels déployés au sein d’une actualité critique, politique et sociale.

La pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) et la pensée féministe, queer et postcoloniale sont investies de manière artistique et conceptuelle non pas comme histoire des représentations, ou illustration, documentation de moments d’histoire, mais comme une histoire des formes appartenant à des affiliations artistiques et intellectuels.

L’atelier combine recherche, une analyse, et mise en pratique notamment de formes de productions artistiques processuelles et des pratiques collaboratives. Il s’attache à définir une réflexion sur les relations du savoir situé à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production comme espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

Nous utilisons notamment les savoirs situés de Donna Haraway, les « nouvelles ethnicités » selon Stuart Hall, l’intersectionnalité et l’épistémologie féministe noire de Patricia Hill Collins, les Sexpolitiques Queer de Sam Bourcier, la phénoménologie queer de Sara Ahmed.

Bibliographie sélective :

Pratiques collaboratives, émancipatrices.

Rancière Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008
Beuys Joseph, et Henrich Böll, Manifesto 1973
Kaprow Allan, Essays on the Blurring of Art and Life, London, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1993
Masotta Oscar, I committed a Happening, 1967
Gansterer Nikolaus, Drawing a Hypothesis, Figures of Thought, New York, Vienne, Springer Verlag, 2011
Avanessian, Armen : Speculative Drawings, Berlin, Sternberg Press, 2014
(dOCUMENTA (13) : Mark Lombardi : 100 Notes – 100 Thoughts, 100 Notizen – 100 Gedanken # 071), Stuttgart, Hatje Cantz, 2013
The Drawing Center (Ed) : Matt Mullican. A Drawing Translates the Way of Thinking. New York, The Drawing Center, 2008
Gilman Claire et al (Ed.) : Drawing Time Reading Time/Marking Language Paperback – London, New York, Drawing Room, 2013
Jussen, Bernhard : Hanne Darboven, Schreibzeit. Cologne, Walther König, 2000
Jonatan Habib Engqvist, Annika Enqvist, et al (Eds.) : Work, work, work. A reader about art and Labour. Berlin Sternberg Press, 2012
Anca Cristofovici & Barbara Montefalcone: The Art of Collaboration. Poets, Artists, Books. Houston, Cuneiform Press, University of Houston-Victoria, 2015
Kester Grant H. : The One and the Many : Contemporary Collaborative Art in a Global Context. London, Duke University Press, 2011
Thompson, Nato: Living as Form : Socially Engaged Art from 1991-2011. Massachussets, The Mit Press, 2012
Bither Philip: Trisha Brown : So That the Audience Does Not Know Whether I Have Stopped Dancing. Walker Art Center, 2008
Heister Andrea, Schielke Samuli : In Search of Europe? Art and Research in Collaboration. An Experiment. Heijningen, Japp Sam Books, 2013
Bruguera Tania, Live Forever : Collecting Live Art, Walther König, 2015
Hamburger Bahnhof SMPK : Black Mountain College, Walther König, 2015

Epistémologies féministes et queer.

Sara Ahmed, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Dorlin Elsa, Black Feminism, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, L’Harmattan, 2008.
Dorlin Elsa, La Matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française (2006), Paris, La Découverte, 2009
Dumont Fabienne, La rébellion du deuxième sexe, L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000), Dijon, Presses du réel, 2011.
Dyer Richard, White, London, Routledge, 1997.
Fainberg Leslie, Transgender Warrior: Making History from Joan of Art to Dennis Rodman, Boston, Beacon Press, 1997.
Hill Collins Patricia, La pensée féministe noire, Montréal, Remue-ménage, 2016.
Haraway Donna, Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils, 2007.
Mirza Heida Safia, Black British Feminism, A Reader, Londres et New York, Routledge, 1997
Mohanty Chandra Talpade, Feminism without Borders, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.

Peinture - Performance, L. Prexl

1er semestre :
Une histoire subjective de l’art action au travers de thématiques transversales : performance, corps, humour, politique, event, danse, ratage, destruction, poésie, image, happening, documentation, répétitivité, etc.

2e semestre :
En continuité du 1er semestre, rendu autour d’une action qui n’a pas eu lieu. Elaboration de la fausse documentation d’une performance non réalisée.

Galerie d’essais

Les étudiantes et les étudiants sont invités à présenter leur recherche et leur travaux aboutis en galerie d’essais c’est-à-dire dans les conditions d’accrochage d’un white cube.
+++

SAT

Sessions d’Analyse de Travaux (SAT).

Programmation informatique

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Coordination, B. Blümlein

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la cinquième année est assurée par Burkard Blümlein.

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

La vocation biographique s’adresse aux étudiantes et étudiants de troisième/quatrième/cinquième année. En croisant le modèle des Vies politiques de Hannah Arendt et celui de La Vocation suspendue de Pierre Klossowski, il sera proposé et discuté des éléments de savoir et de technique liés à des parcours de vie et à des œuvres existentielles, issus de démarches artistiques, narratives, poétiques, chorégraphiques, anthropologiques ou historiques. Le cours sera aussi le cadre d’un projet collectif de collecte et de mise en forme d’éléments documentaires vitaux.

Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Libre Examen, Seuil, 1993, et Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004
Chris Kraus, I love Dick (traduction d’Alice Zeniter, Flammarion, 2016)
Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939, et La Possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, Plon, 1958
Gertrude Stein, Narration (traduction de Chloé Thomas), Versions françaises, Éditions Rue d’Ulm, 2017
Margot et Rudolf Wittkower, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l’Antiquité à la Révolution française (traduction de Daniel Arasse, Histoire de l’art, Macula, 1985)

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif. L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
Ouvert à toutes les années (de 1 à 5).

Vidéo, P. M. Martin

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiantes et étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agit de travailler sur des films de 8 mm, 16 mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou de groupe. Il s’agit également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16 mm, de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignantes et enseignants ou des intervenantes et intervenants extérieurs seront invités.

Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Théorie et histoire des arts, K. Andalian

Cet atelier propose d’accompagner le développement de projets filmiques nécessitant un préalable écrit : scénario, continuité dialoguée, note d’intention, argumentaire, traitement, etc. Des cours de dramaturgie sont dispensés selon la nature des projets développés, des analyses structurelles et narratives sont pratiquées à partir des propositions des étudiantes et des étudiants.

Outre l’étude du récit cinématographique, l’étudiante ou l’étudiant apprend à élaborer des dossiers de production destinés à l’obtention de financements publics ou privés.

Édition, S. Shannon

« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire].
(ouvert à tous)

Histoire et théorie de l'art, S. Orlando

Comment l’histoire du XXe siècle artistique discutent des modalités de vie, des manières d’être ? Nous parlerons d’expérience, d’affect, de situations, de contingence. Nous étudierons les modalités, manières sociales, des manières de vivre et ses formes dans, avec le champ des arts visuels et de la littérature. Les textes de Marielle Macé (Styles, Critique de nos formes de vie, 2016) et de Sara Ahmed (Queer Phenomenology, 2006), ouvriront une histoire politique des arts visuels.

Nous serons donc amené·e·s à discuter à la fois des avant-gardes, de différents mouvements, groupes du XXe ou de notions de genre, d’identités sexuelles et politiques en analysant les productions de Hannah Höch, Marcel Duchamp, Sonia Delaunay, Mary Cassatt, Chris Killip, Agnes Martin, Maya Deren, Wilfredo Lam, Aubrey Williams, Saloua Raouda Choucair, Ibrahim El-Salahi, Mary Kelly, Susan Hiller, John Davies, Paul Seawright, Ana Mendieta, Lygia Clark, Hanna Wilke, Carrie Mae Weems, Stanley Brouwn, et bien d’autres artistes.

Ahmed Sara, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Alberro Alexander and Sabeth Buchmann, Art After Conceptual Art, Generali Foundation, 2006
Bishop Claire, Artificial Hells, Participatory art and the politics of Spectatorship, Verso, 2012
Broude and Garrrard, Feminism and Art History, Harper and Row, 1982
Chadwick Whitney, Women, Art and Society, (1990) Thames and Hudson, 2012
Clifford James, “Histoire du tribal et du modern” in Intense Proximité, une anthologie du proche et du lointain, Paris, Palais de Tokyo, 2011
Dipesh Chakrabarty, « L’idée de provincialiser l’Europe » Provincialiser l’Europe (2000),Paris, Amsterdam, 2009
Documentary Dilemmas, Aspects of British Documentary Photography 1983-1993, ed. By Roger Brett, British Council, 1994
Foster Hal, Design et Crime, Les prairies ordinaires, 2008
Foster Hal, Le retour du réel : situation actuelle de l’avant-garde, Lettre volée, 2005
Frantz Fanon, Peau noire, Masques Blancs, Paris, Seuil, 1971
Gilroy Paul, «  L’Atlantique noir, contre-culture de la modernité », in L’Atlantique noir, Modernité et double conscience, (1993), Paris, Amsterdam, 2009
Global Conceptualism: Points of Origin, 1950-1980s, The Queen Museum of Art 1999
Gruzinski Serge, La Pensée métisse, Paris, Fayard, 1999, p.7-13
Hall Stuart, Identités et cultures, politiques des cultural studies, Amsterdam, 2008,
Hiller Susan, The Myth of Primitivism, New York, Routledge, 1991
Kaprow Alan, L’Art et la vie confondue, éditions du Centre Pompidou, 1999
Lanvin Maud, « Androgyny, spectatorship and the Weimar Photograph of Hannah Höch », New German Critique, n°51, Special Issue on Weimar Mass Culture, 1990, p.62-86
Lay Samatha, British Social Realism, from documentary to Brit Grit, London, Wallflowers Press, 2002
Lucie Smith Edward, Le Réalisme américain, Thames et Hudson, 1994
Macé Marielle, Styles, Critique de formes de vie, Gallimard, 2016
McEvilley Thomas, L’Identité culturelle en crise, Chambon, 1999
Mercer Kobena, Discrepant Abstraction, Iniva Mit, 2006
Molesworth Helen, « House work and Art Work », October 92 (été 2000), p.71-97
Preciado Paul, « Note pour une politique des « anormaux » », in Multitudes Queer, 2003
Sontag Susan, Notes on Camp, 1966
Zapperi Giovanna, L’artiste est une femme, La modernité de Marcel Duchamp, PUF, 2012

Situations post, S. Orlando, K. Ströbel

situations post (2014-) est une Unité de Recherches plastiques et théoriques dirigée par Katrin Ströbel et Sophie Orlando qui prend pour point de départ la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies artistiques. Il prend pour fondement l’intersection de race, milieux sociaux, genre et sexe comme des matériels formels déployés au sein d’une actualité critique, politique et sociale.

La pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) et la pensée féministe, queer et postcoloniale sont investies de manière artistique et conceptuelle non pas comme histoire des représentations, ou illustration, documentation de moments d’histoire, mais comme une histoire des formes appartenant à des affiliations artistiques et intellectuels.

L’atelier combine recherche, une analyse, et mise en pratique notamment de formes de productions artistiques processuelles et des pratiques collaboratives. Il s’attache à définir une réflexion sur les relations du savoir situé à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production comme espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

Nous utilisons notamment les savoirs situés de Donna Haraway, les « nouvelles ethnicités » selon Stuart Hall, l’intersectionnalité et l’épistémologie féministe noire de Patricia Hill Collins, les Sexpolitiques Queer de Sam Bourcier, la phénoménologie queer de Sara Ahmed.

Bibliographie sélective :

Pratiques collaboratives, émancipatrices.

Rancière Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008
Beuys Joseph, et Henrich Böll, Manifesto 1973
Kaprow Allan, Essays on the Blurring of Art and Life, London, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1993
Masotta Oscar, I committed a Happening, 1967
Gansterer Nikolaus, Drawing a Hypothesis, Figures of Thought, New York, Vienne, Springer Verlag, 2011
Avanessian, Armen : Speculative Drawings, Berlin, Sternberg Press, 2014
(dOCUMENTA (13) : Mark Lombardi : 100 Notes – 100 Thoughts, 100 Notizen – 100 Gedanken # 071), Stuttgart, Hatje Cantz, 2013
The Drawing Center (Ed) : Matt Mullican. A Drawing Translates the Way of Thinking. New York, The Drawing Center, 2008
Gilman Claire et al (Ed.) : Drawing Time Reading Time/Marking Language Paperback – London, New York, Drawing Room, 2013
Jussen, Bernhard : Hanne Darboven, Schreibzeit. Cologne, Walther König, 2000
Jonatan Habib Engqvist, Annika Enqvist, et al (Eds.) : Work, work, work. A reader about art and Labour. Berlin Sternberg Press, 2012
Anca Cristofovici & Barbara Montefalcone: The Art of Collaboration. Poets, Artists, Books. Houston, Cuneiform Press, University of Houston-Victoria, 2015
Kester Grant H. : The One and the Many : Contemporary Collaborative Art in a Global Context. London, Duke University Press, 2011
Thompson, Nato: Living as Form : Socially Engaged Art from 1991-2011. Massachussets, The Mit Press, 2012
Bither Philip: Trisha Brown : So That the Audience Does Not Know Whether I Have Stopped Dancing. Walker Art Center, 2008
Heister Andrea, Schielke Samuli : In Search of Europe? Art and Research in Collaboration. An Experiment. Heijningen, Japp Sam Books, 2013
Bruguera Tania, Live Forever : Collecting Live Art, Walther König, 2015
Hamburger Bahnhof SMPK : Black Mountain College, Walther König, 2015

Epistémologies féministes et queer.

Sara Ahmed, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Dorlin Elsa, Black Feminism, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, L’Harmattan, 2008.
Dorlin Elsa, La Matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française (2006), Paris, La Découverte, 2009
Dumont Fabienne, La rébellion du deuxième sexe, L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000), Dijon, Presses du réel, 2011.
Dyer Richard, White, London, Routledge, 1997.
Fainberg Leslie, Transgender Warrior: Making History from Joan of Art to Dennis Rodman, Boston, Beacon Press, 1997.
Hill Collins Patricia, La pensée féministe noire, Montréal, Remue-ménage, 2016.
Haraway Donna, Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils, 2007.
Mirza Heida Safia, Black British Feminism, A Reader, Londres et New York, Routledge, 1997
Mohanty Chandra Talpade, Feminism without Borders, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.

Peinture - Performance, L. Prexl

1er semestre :
Une histoire subjective de l’art action au travers de thématiques transversales : performance, corps, humour, politique, event, danse, ratage, destruction, poésie, image, happening, documentation, répétitivité, etc.

2e semestre :
En continuité du 1er semestre, rendu autour d’une action qui n’a pas eu lieu. Elaboration de la fausse documentation d’une performance non réalisée.

Galerie d’essais

Les étudiantes et les étudiants sont invités à présenter leur recherche et leur travaux aboutis en galerie d’essais c’est-à-dire dans les conditions d’accrochage d’un white cube.
+++

SAT

Sessions d’Analyse de Travaux (SAT).

Programmation informatique

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Conférences

mar. 2 oct. 2018 18h30
Agnès Gayraud, Dialectique de la pop

Agnès Gayraud présentera son livre, tout juste paru aux éditions La Philharmonie/ La Découverte.

« Tout le monde connaît la pop, la reconnaît, a un avis sur elle. Pourtant, sa singularité artistique et philosophique reste peu interrogée, comme si un tabou pesait sur cette forme musicale née au début du XXe siècle et dont le destin est lié à ses conditions techniques de production et de diffusion.
Son ancrage, essentiel, dans le monde de la phonographie, est généralement interprété comme le trait honteux d’une musique qui aurait cessé d’en être tout à fait une, jusqu’à s’identifier aux « sons du capitalisme » qui déguisent en sucreries auditives les grognements de la bête immonde.
L’enregistrement et ses conséquences auraient avant tout dégradé la musique, altéré ce qui la préservait — imagine-t-on — de la standardisation, jusqu’à produire à la chaîne une forme de musique consommable, accessible à tous, universellement médiocre. Des hits d’ABBA aux hymnes de Beyoncé, la pop serait structurellement inauthentique; et restreinte à un corpus radiophonique aussi dominant sur le moment que rapidement oublié.
Dans cet ouvrage, Agnès Gayraud se penche sur l’étendue et sur la profondeur de cette musique longtemps qualifiée de « légère » et cantonnée à un statut d’objet de consommation, de moins-que-musique. Elle y déploie tous ses paradoxes, au cœur des œuvres musicales elles-mêmes, pour révéler les ramifications esthétiques d’une richesse insoupçonnée de ce qui a peut-être été l’art musical le plus important du XXe siècle. »

mar. 9 oct. 2018 18h30
Kriz Olbricht

Conférence réservée aux étudiantes et aux étudiants.

mar. 16 oct. 2018 18h30
Gregory Delaplace, Cacher – faire apparaître. Usages ethnographiques de la photographie

« Portrait de Badrah » par Vincent Micoud

Gregory Delaplace est Maître de Conférence au Département d’Anthropologie de l’Université Paris Nanterre, membre du LESC et de l’Institut Universitaire de France. Il est l’auteur de l’Invention des Morts (Paris, EMSCAT 2009) et a dirigé en 2018 le numéro « Fantômes » de la revue Terrain. Il prépare actuellement un livre sur les enquêtes scientifiques de la Société de Recherche Psychique dans les maisons hantées de l’Angleterre du XXème siècle.

Cacher – faire apparaître. Usages ethnographiques de la photographie
À partir d’un travail mené il y a plusieurs années sur les usages de la photographie en Mongolie, en particulier dans le domaine de la relation aux morts, il s’agit de s’interroger sur différents dispositifs grâce auxquels la photographie permet de faire apparaître certaines choses en en cachant d’autres.
Après avoir examiné les portraits funéraires réalisés par des opérations de retouche photographique au moment du décès d’une personne en Mongolie, et après avoir présenté le dispositif descriptif mis en œuvre pour en rendre compte ethnographiquement, je discuterai plus largement des procédés par lesquels les anthropologues, aux commencements de la discipline, ont cherché à faire apparaître la « culture » qu’ils se donnaient pour tâche d’étudier.
Dans un cas comme dans l’autre, pour les familles en deuil comme pour les ethnographes sur le terrain, la photographie promet de révéler l’existence objective de choses qui ne sont pas immédiatement accessibles. Dans un cas et dans l’autre, en revanche, ce sont les procédés employés pour y parvenir qui diffèrent, et le rapport établi entre ce qui est caché et ce qui apparaît.

Sur une invitation de Jean-Baptiste Ganne, professeur de photographie à la Villa Arson.

+ d’infos Grégory Delaplace

mar. 30 oct. 2018 18h30
Géraldine Gourbe

Géraldine Gourbe dans l'exposition Los Angeles, les années cool - Judy Chicago

Historienne de l’art et commissaire de l’exposition Los Angeles, les années cool.

Depuis la célébration de la scène artistique de Los Angeles, lors du « Pacific Standard Time: Art in L.A. 1945-1980 » (2011-2012), les œuvres de Judith Gerowitz, devenue en 1970 Judy Chicago, sont régulièrement présentées au grand public.
En 2013, l’exposition panorama du Getty Museum « Overdrive: L.A. Constructs the Future, 1940-1990 » a montré ces pièces avec parcimonie. Au même moment, le Pomona College Museum of Art a présenté avec « It Happened at Pomona: Art at the Edge of Los Angeles 1969-1970 » (2012) plusieurs de ses travaux alors méconnus.
Les commissaires Rebecca McGrew et Glenn Philipps avaient rassemblé autour d’Hal Gliksman (un des premiers directeurs du Pomona College Museum of Art, engagé auprès du mouvement du light and space) les œuvres de Michael Asher, Ron Cooper, James Turrell, Lloyd Hamrol, Robert Irwin… et plus étonnant, Judy Gerowitz/Judy Chicago.
Ces œuvres de Judy Gerowitz longtemps restées dans l’ombre du programme pédagogique de la Woman House ou de la pièce collaborative Dinner Party de Judy Chicago, posent question : quel statut leur accorder aujourd’hui ?

A l’occasion de l’exposition Los Angeles, les années cool à la Villa Arson, dont elle est la commissaire, Géraldine Gourbe revient sur le contexte des années 1960 et les alternatives pensées et organisées par des artistes de la Côte ouest face au modèle du white cube qui s’impose autant pour les musées que pour les galeries. En rupture avec cette uniformisation des espaces, les artistes investissent des lieux en affirmant les contextes architecturaux, en impliquant le spectateur, et en mettant en relation l’art et la vie.

Précédée d’une visite à 17h30 dans l’exposition Los Angeles, les années cool intitulée THE DIFFERENCE BETWEEN BASEBALL AND SOFTBALL
Un parcours commenté des œuvres qui ont fait partie du projet de l’exposition mais ne sont pas exposées (pour x raisons dont il sera question).
Entrée libre. Rdv à l’entrée du centre d’art.

Cette conférence/visite s’inscrit dans le cadre du workshop L’exposition et ses formats alternatifs organisé par L’École(s) du Sud – Réseau des écoles supérieures d’art de PACA et Monaco (du 29 octobre au 2 novembre 2018 à Nice).

mar. 13 nov. 2018 18h30
Florentine Lamarche-Ovize

Sur une invitation de Katrin Ströbel, professeur de dessin à la Villa Arson.

mar. 6 nov. 2018 18h30
Inès Dahn

Inès Dahn est sociologue.

Sur une invitation de Laurent Prexl, professeur de peinture-performance.

mar. 20 nov. 2018 18h30
Thomas Rentmeister

Muda, 2011 divers matériaux (entre autre des frigos, crème pour bébé, polystyrène, linge, sucre, papier, farine, bougies, objets en plastique, kleenex, cotons tiges, tampons, lessive) env. 385 x 1195 x 1145 cm. Kunstmuseum Bonn, 2011

Thomas Rentmeister, artiste allemand, professeur de sculpture à la HBK Braunschweig, présente son travail.

La conférence sera en anglais.

The impact of Thomas Rentmeisters Oeuvre comes from his enjoyment to experiment with all of the facets the field of his artistic work affords. At times, his sculptures seem to defy physical laws or to change the determinate aesthetics of the chosen material. He consistently challenges rules of perception.

homasrentmeister.de

Dans le cadre du partenariat Erasmus+ avec la HBK Braunschweig (Allemagne).
Sur une invitation de Burkard Blümlein, professeur de sculpture à la Villa Arson.

mar. 27 nov. 2018 18h30
Événement annulé

Franck Dufour, Conférence annulée

Franck Dufour est artiste-chercheur spécialiste des arts hypermédias.
Dans le cadre de l’atelier international Pratiques sonores avec le CMMAS – Centre mexicain pour la musique et les arts sonores (Mexique).
Sur une invitation de Pascal Broccolichi, professeur de son à la Villa Arson.

mar. 4 déc. 2018 18h30
Laurent Montaron

Figure pentagonale, 2016 Série de photographies, 160 x 110 cm chaque

laurentmontaron.com

Sur une invitation de Julien Dubuisson, professeur de sculpture à la Villa Arson.

mar. 11 déc. 2018 18h30
Violaine Lochu, Vox on Vox

Violaine Lochu, Vestiges de Roncevaux, 2013. Photo Romain Al. / Hybird. Photo : Valérie Sonnier

Une conférence performée de Violaine Lochu

Le travail de Violaine Lochu est exploration de la voix et du langage.
Dans ses performances, vidéos, pièces sonores, elle croise ses propres recherches vocales avec une relecture libre de différentes traditions écrites ou orales (mythes, contes, chansons populaires…), des réflexions théoriques (nourries de psychanalyse, de linguistique, de sociologie…), et un matériau sonore recueilli lors des nombreuses rencontres auxquelles sa pratique donne lieu.

www.violainelochu.fr

Sur une invitation de Gauthier Tassart, professeur de vidéo à la Villa Arson.

mar. 8 janv. 2019 18h30
Maxime Boidy, Corps politiques en images artistiques

Carte postale / Émeutes ouvrières de Fressenneville (Somme) du 4 au 8 avril 1906

L’objet de cette conférence de Maxime Boidy est la longue histoire des corps politiques représentés dans l’imagerie occidentale. Elle en propose un tour d’horizon succinct mais attentif à certaines figurations des collectifs politiques dans les arts contemporains (Jeremy Deller, David Batchelor, etc.). En confrontant ces images multiples à l’illustration de presse ou à la photographie des débuts du XXe siècle, il s’agit, textes à l’appui, d’en réfléchir les formes et les significations, présentes et passées.

Maxime Boidy est maître de conférences en études visuelles à l’UPEM – Université Paris-Est à Marne-la-Vallée (LISAA – EA 4120) et chercheur associé au LabToP – CRESPPA (UMR 7217 – Université Paris 8).
Ses recherches portent notamment sur l’histoire intellectuelle des savoirs visuels, l’iconographie politique et les esthétiques de la représentation.
Il a récemment préfacé et coordonné la réédition de Techniques de l’observateur : Vision et modernité au XIXe siècle de Jonathan Crary (Éditions Dehors, 2016) et publié Les Études visuelles (Presses Universitaires de Vincennes, 2017).
À la confluence de l’histoire de l’art, de l’esthétique, de la théorie littéraire et des Cultural Studies, les Etudes visuelles (Visual Studies) sont un important champ de réflexion universitaire, artistique et militant.

Sur une invitation de Jérôme Mauche, professeur de théorie et pratiques des idées à la Villa Arson.

mar. 22 janv. 2019 18h30
Philippe Comar

La Mesure de l’herbe (détail), 1991, 107 x 66 cm, graphite sur papier

Philippe Comar, artiste plasticien, professeur à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris
philippecomar

Sur une invitation de Caroline Challan-Belval, professeure de gravure à la Villa Arson.

mar. 29 janv. 2019 18h30
Marielle Macé

Marielle Macé

Marielle Macé est spécialiste de littérature française, normalienne, agrégée, docteur (Paris-IV, 2002), elle enseigne la littérature à l’EHESS.
en voir plus

Sur une invitation de Sophie Orlando, professeure d’histoire de l’art à la Villa Arson.

mar. 19 févr. 2019 18h30
Sara Ahmed

Sarah Ahmed

Sarah Ahmed est auteure féministe.
saranahmed.com

Rencontre organisée en partenariat avec l’Ensa Dijon.

Sur une invitation de Sophie Orlando et Katrin Ströbel, professeures à la Villa Arson.

mar. 5 mars 2019 18h30
Vanina Géré

Nommée à la Villa Arson en tant que professeure d’histoire de l’art, Vanina Géré présentera son travail.

Workshops

de lun. 26 nov. 2018 9h00 à ven. 30 nov. 2018 23h00
Nicole Crème, Sud Side 2018

Ce workshop est proposé par les ateliers Édition de l’Esadmm à Marseille (Jean-Baptiste Sauvage), de la Villa Arson (Arnaud Maguet) et l’atelier Sud Side. 

A partir d’une collecte de motifs, résidus de bois, métal, patron industriels, martyrs* et autres empreintes issues de l’atelier, nous tenterons de constituer un ensemble de signe, découpe, un répertoire de formes que nous imprimerons sur place. Les outils utilisés pour cet alphabet expérimental sont la CNC à commande numérique, le bois gravé, le frottage, l’impression directe aux encres grasses et la sérigraphie. L’atelier de Nicole Crème qui fait partie de Sud Side nous accompagne sur le projet. Les aller-retours entre les différentes machines augmenteront les possibilités d’épuisement du motifs, l’ensemble prenant place au fur et à mesure du workshop sur le mur du fond, espace de restitution devant lequel le public sera convié pour clôturer l’aventure. 

*On appelle « martyr » une pièce que l’on abîme pour en protéger une autre : elle est sacrifiée pour la bonne cause. Un martyr peut prendre diverses formes.

de lun. 4 févr. 2019 9h00 à ven. 8 févr. 2019 18h00
de lun. 18 mars 2019 9h00 à ven. 22 mars 2019 18h00
Timothy Mason

Sur une invitation d’Arnaud Maguet, professeur d’Édition à la Villa Arson.

de lun. 18 févr. 2019 9h00 à ven. 22 févr. 2019 18h00
Jean-Noël Buatois, L'art et la matière à l'époque anthropocène

Jean-Noël Buatois est coutelier.

Sur une invitation de Thierry Chiapparelli, responsable de l’atelier métal à la Villa Arson.

de lun. 18 févr. 2019 9h00 à ven. 22 févr. 2019 18h00
Burkard Blumlein

Le workshop sculpture est adressé aux étudiantes et étudiants de 2e année.

de lun. 18 févr. 2019 9h00 à ven. 22 févr. 2019 18h00
Nathalie Quintane

Sur une invitation de Jérôme Mauche, professeur de théorie et pratiques des idées à la Villa Arson.

de lun. 25 févr. 2019 à ven. 1 mars 2019
Bettina Atala

Sur une invitation de Julien Bouillon, professeur de cultures numériques à la Villa Arson.

de mar. 26 févr. 2019 9h00 à ven. 1 mars 2019 18h00
Aziyadé Baudouin-Talec, Le bruit des choses oubliées — atelier de poésie, bruit, voix et objets

Sur une invitation de Pascal Broccolichi, professeur de son à la Villa Arson.

mar. 26 févr. 2019 9h00
Anne Séchet

Le workshop installations textiles est mené par Anne Séchet, professeure de sculpture-installation et responsable de l’atelier de Sérigraphie.

de jeu. 28 févr. 2019 9h00 à ven. 1 mars 2019 18h00
Gustavo Sagorsky

Sur une invitation de Burkard Blümlein, professeur de sculpture à la Villa Arson.

Taroop & Glabel

Sur une invitation de Laurent Prexl, professeur de peinture et performance à la Villa Arson.

Aurélie Petrel

Sur une invitation de Laurent Septier, professeur de Photographie à la Villa Arson.


Caroline Challan-Belval

Le workshop Gravure est mené par Caroline Challan-Belval, professeure de Gravure à la Villa Arson.

Voyages d'étude

voyages d'étude
DoKumenta Kassel 2017

de mer. 21 nov. 2018 8h00 à sam. 24 nov. 2018 22h00
, Voyage d'intégration à Turin et Milan

Fondation Pirelli, Milano.

Chaque année la Villa Arson organise un voyage d’étude destiné en priorité à la promotion de 1re année.

Au programme : visite du Castello di Rivoli Museo d’Arte Contemporanea (Turin) et à Milan de la Fondazione Prada, du Museo del Novecento, de la Pinacoteca di Brera, de la Fondation Pirelli et du Mudec – Museo delle Culture di Milano.