1re année

2e année

3e année

4e année

5e année

À la Villa Arson, l'enseignement est assuré par des artistes et des acteurs du monde de l'art au sens le plus large du terme (écrivains, critiques, théoriciens, techniciens, commissaires, etc.). La pratique de l'évaluation est toujours collégiale et passe par le dialogue critique entre pairs. Le jugement esthétique s'élabore dans une communauté d'individualités artistiques irréductibles qui parviennent pourtant à se reconnaître dans une appréciation collective d'un travail.

Le lien avec le monde de l'art est renforcé par les invitations faites à d'autres artistes et d'autres professionnels dans le cadre de workshops, de conférences, de résidences, de projets de recherche ou dans le cadre de la programmation des expositions du Centre national d'art contemporain.

Coordination, F. Bauchet

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la première année est assurée par Frédéric Bauchet (le jeudi au 1er semestre et le vendredi au 2e semestre).

Esthétique et théorie des arts, A. Gayraud

(Au premier semestre Agnès Gayraud sera remplacée par des intervenantes extérieures : Ondine Bréaud-Holland et Lætitia Marcucci)
lundi 12/11, de 14h à 17h : La physiognomonie : figures, formes et représentations du corps dans l’art 1/3 par Lætitia Marcucci
le 26/11 : La physiognomonie : figures, formes et représentations du corps dans l’art 2/3 par Lætitia Marcucci
le 10/12 : La physiognomonie : figures, formes et représentations du corps dans l’art 3/3 par Lætitia Marcucci

Le cours sera consacré à la physiognomonie et proposera une réflexion théorique, historique et conceptuelle en lien avec les discours et les pratiques artistiques. La physiognomonie est l’art, la technique, l’état ancien du savoir qui consiste à connaître et juger un individu, voire prédire son destin, à partir de l’observation des marques visibles inscrites sur la surface de son corps. Elle repose sur la relation étroite entre les signes et marques corporelles d’une part et les tempéraments et émotions d’autre part, articulant la surface et la profondeur, le visible et l’invisible, le corps et l’esprit. Elle repose sur une sémiologie adossée à une herméneutique très riches.
Il s’agira d’explorer le répertoire de formes et de figures que la physiognomonie a permis de déployer au fil des siècles, engageant l’histoire des représentations esthétiques du corps jusqu’à nos jours. L’entrée dans l’âge moderne et l’Âge classique constituent des temps forts de ce parcours : représentations zoomorphiques, intrication micro-macrocosmique, développement de l’art du portrait…
On n’ignorera pas les formes contemporaines et les dispositifs qu’elles convoquent qui, avec le développement du bio-art, du bio-mimétisme, appellent des alliances entre art, sciences et technologie, et entendent investir à nouveaux frais le champ des représentations du corps et du rapport de l’homme à la nature.

Des références bibliographiques seront données durant le cours.

en suivant : séance consacrée aux régimes discursifs sur l’art puis séance consacrée à la philosophie esthétique de Clément Rosset.
le 7/01 : séance consacrée à la question de la nature

Histoire et théorie de l'art, S. Orlando

Ce cours de méthodologie propose une analyse de textes, d’œuvres et d’expositions qui font et transforment l’histoire de l’art, depuis les années 1980, en particulier les approches féministes de l’histoire de l’art.

Les méthodologies d’histoire de l’art se sont reformulées depuis les années 1970-1980. L’héritage des luttes antiraciste, antisexistes et anticoloniales a permis à l’histoire sociale de l’art de se renouveler à partir d’une approche intersectionnelle de l’écriture de l’art. Prenant pour articulation centrale le texte « Savoirs situés » de Donna Haraway, le cours aborde des textes critiques, des expositions, des pratiques artistiques à partir d’une épistémologie féministe et queer de l’art. Nous discuterons notamment de Linda Nochlin de 1971 « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grandes artistes femmes ?», l’appel à une révision des canons artistiques de Griselda Pollock, les écritures curatoriales de Lucy Lippard, de Kellie Jones, et Valerie Cassel Oliver, les pratiques d’Adrian Piper, Senga Nengudi.

Nous analyserons les outils épistémologiques de la New Art History (1986) aux théories queer de l’art, afin de développer de manière collective des analyses de productions artistiques du XXe et du XXIe siècle, au revers de l’histoire de l’art positiviste. Ces séances alternant cours et discussion sur des productions artistiques, textes, expositions, se donnent pour objectif d’acquérir des outils critiques et d’initier une réflexion sur la nature construite de l’histoire de l’art.

Becker Howard J., Les Mondes de l’art, Paris, Flammarion, 2006

Berger John, Voir le voir, Paris, Edition B42, 2014

Chevalier Catherine, Andreas Fohr (eds.), Une anthologie de la revue Text Zur Kunst de 1990 à 1998, Dijon, Zurich, Presses du réel et JRP Ringier, 2010

Dumont (dir.), La Rébellion du deuxième sexe: l’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines, 1970-2000, Dijon, France, Les presses du réel, DL 2011, 2011

Dumont Fabienne, La Rébellion du Deuxième Sexe, Dijon, Les Presses du Réel, 2011

Farver Jane, Rachel Weiss, Luis Camnitzer, Global Conceptualism : Points of Origin, 1950s-1980s, Queen Museum of art, 1999

Féminisme, art et histoire de l’art: Paris, France, Ecole nationale supérieure des beaux-arts, 1994

Harris Jonathan, The New Art History, A critical Introduction, New York, Routledge, 2001

Lebovici Élisabeth et Catherine Gonnard, Femmes artistes, artistes femmes: Paris, de 1880 à nos jours, Paris, France, Hazan, 2007, 479 p.
McWilliam, Constance Moreteau et Johanne Lamoureux, Histoires sociale de l’art (vol.1 et 2), Dijon, Presses du réel, 2016

Mercer Kobena, Travel and Sea: Black Diaspora Art Practice since the 1980s, Duke University Press, 2016

Molesworth Helen, This Will Have Been, Art, Love and Politics in the 1980s, 2012 Museum of Contemporary Art, Chicago

Mulvey Laura, « Plaisir visuel et cinéma narratif » (1975), in CinémAction, n°67, 2e trimestre 1993, « 20 ans de théories féministes sur le cinéma », p.17-23

Nochlin Linda, « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? »(1970), in Femmes, Art et Pouvoir et autres essais, trad. de l’anglais (US) par Oristelle Bonis, Jacqueline Chambon, Nîmes, 1993

Pollock Griselda, Des canons et des guerres culturelles, Cahiers du Genre, n°43, 2007

Rees A.L and Frances Borzello, The New Art History, Londres, Camden Press, 1986

Reilly Maura et Linda Nochlin, Global Feminism, New Directions in Contemporary Art, Brooklyn museum, 2007

Spivak Gayatri Chakravorty, Les subalternes peuvent-elles parler ?, éd. Amsterdam, Paris, 2006 (trad. fr.)

Zapperi Giovanna et Carla Lonzi, Carla Lonzi, Autoportrait, Zurich, Paris, JRP Ringier, Maison Rouge, 2013

Zeguer Catherine, Inside the Invisible, MIT, 1996

Peinture, F. Clavère

Les étudiantes et les étudiants doivent réaliser un minimum de 10 peintures sur la durée du semestre avec un esprit de diversité d’approche du médium « peinture » à partir des exemples cités en cours.

Les principaux critères de base étant la variation des supports, de leur qualité de surface (lisse, rugueux, absorbant, souple, rigide etc.…), la variation des formats (standards type raisin, aigle, figure, paysage , portrait ou non normé comme par exemple un format de 2 x 250 cm ainsi qu’un format non orthogonal « trouvé » ou dessiné par l’étudiante ou l’étudiant dans une plaque de contre plaqué.

Au moins sur une proposition ils interviendront sur une peinture, image, photographie pré existante sur le mode « iconoclaste » de l’altération , transformation, scarification…

Il n’y a pas de thématique imposée. L’hétérogénéité est la seule règle. Les étudiants sont encouragés à développer des stratégies de contournement, jouer avec leur habileté, leur maladresse; Tenter de mettre en place des protocoles de travail, rompre avec les habitudes, avec les a priori du sujet, de « l’expression personnelle » ou des attentes supposées de l’enseignant.

Le geste, la trace, les modes de représentation d’après modèle, d’après photographie par l’observation ou l’empreinte, le transfert, le collage seront abordés lors des séances.

De même la couleur sera un des axes de travail important de la série au travers de la notion de palette (recherche de tons, de valeurs) de monochromes, d’intensité ou d’atténuation mais aussi la couleur abordée par ses référents naturels, industriels, alimentaires, organiques, textiles, pops, signalétiques, emblématiques…

Ces questions feront l’objet de mini cours lors de certaines séances.

Ce « contrat de peinture » essaye de rompre avec la notion d’exercice pour jeter directement les étudiants au milieu des choses « In Medias Res »; à partir de son imaginaire, de recherches, d’une certaine capacité d’improvisation, de remise en cause et aussi par l’échange chaque étudiant devrait être en mesure d’entrevoir les perspectives artistiques, poétiques de ce médium pour lui-même .

Chaque étudiante ou étudiant sera évalué en fonction de son engagement vis-à-vis du contrat, de sa capacité à diversifier son approche picturale; la qualité des réalisations peut être inégale. L’enjeu étant essentiellement l’expérimentation et les possibilités de développement et d’approfondissement.

Édition, S. Shannon

« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire].
(ouvert à tous)

Son, P. Broccolichi

Approche théorique : De l’électricité au numérique, histoire de l’art sonore au XXe s.
Approche plastique : observation des environnements sonores, initiation acoustique et technologique. Programme d’initiation animé en groupes de travail (captation sonore en extérieur et en studio, montage et mixage, synthèse analogique).
Séances dédiées à des projets personnels ou collectifs.

Cultures numériques, C. Vialard

Le cours sur les pratiques et cultures numériques commence par une introduction à l’histoire des techniques de représentation du réel, des débuts de la photographie et du cinéma jusqu’aux dernières avancées technologiques en passant par l’histoire de l’informatique et la cybernétique.
Il s’agit de s’interroger sur les différentes stratégies qu’utilisent les artistes pour s’approprier et questionner ces technologies récentes et déjà très familières.
Le savoir-faire technique n’est plus une condition à l’expression pour la diffusion sur le réseau.
Chacun de nous devient progressivement un médium avec des capacités d’émission
importantes. Reste à faire l’analyse de ces conditions d’émission et de réception et d’en repérer les limites et les implications sociologiques et artistiques.
La numérisation et la disponibilité des écrits, des images fixes et mobiles et du son créent des visions multiples et fragmentées de l’histoire de l’art.
Un espace critique sera ouvert pour mettre en relation et analyser les tentatives des artistes contemporains à utiliser les technologies de la communication dans leurs œuvres : de Dada au Punk, de Warhol aux Residents, des Situationnistes à Seth Price ou Kelley Walker, de Duchamp à Cady Noland, etc.

À travers l’étude technique des outils disponibles sont abordées les notions de système de publication pour l’internet, d’interfaces, de blogosphère, de diffusion de textes, d’images fixes ou mobiles, de sons, de partage de ressources, de logiciels libres, d’avatars et de récits.

William Gibson, Neuromancien, J’ai lu
William Gibson, Identification des schémas, Au Diable Vauvert
J.G. Ballard, tout l’œuvre
The Residents, toute la discographie
Paul Panhuysen, Le Jeu et les règles, Les presses du réel
Pierre Ménard, Buchal et Clavel, J. Duplo, Alexandre Lenoir, Éditions de la Différence
Jean-Luc Godard, Histoire du cinéma, Albatros
Jean Claude Moineau, Contre l’art global, Ere editions
Hal Foster, Design & Crime, Les prairies ordinaires
Morton Feldman, Écrits et paroles, Les presses du réel
John Cage, Pour les oiseaux, entretien avec Daniel Charles, Édition L’Herne
La revue Optical Sound

Peinture, P. Pinaud

L’initiation aux procédés de peinture du premier semestre passe par l’apprentissage des différents matériaux essentiels à cette discipline. Les premiers cours sont dédiés à la découverte des différentes qualités de textiles propres à être enchâssés, les toiles de coton, cotons américains, de lin plus ou moins fin, mais également des matières synthétiques ou métissées. L’étudiante ou l’étudiant apprend également à enchâsser une toile en se servant des différents outils nécessaires à cet exercice (pince à tendre, agrafeuse, dégrafeur). Une fois sa toile tendue, l’étudiante ou l’étudiant expérimente l’ensemble des produits dédiés à l’enduction de la toile : la colle de peau de lapin pour l’encollage, le gesso pour les finitions ainsi que différents types de gels acryliques. Il est également appris à chacune et chacun comment discerner les différents types de pinceau et à leur reconnaitre une utilisation propre. Une fois la gestuelle et la mécanique des processus de préparation du support assimilé et appliqué, l’étudiante ou l’étudiant peut se consacrer à la réalisation d’un motif qui passe par plusieurs étapes techniques et réflexives. En effet, chacune et chacun est amené à penser par l’intermédiaire d’importants enjeux picturaux contemporains la réalisation d’un motif en frise suivant le principe du all over. Ainsi un travail de recherche picturale et de réflexions théoriques encadrées par le professeur doit être posé par chaque étudiante et étudiant pour l’élaboration du sujet. L’étudiante ou l’étudiant est alors amené à réaliser un aplat de couleur acrylique et apprend par là le bon maniement du pinceau et la juste préparation de la peinture. Le cours s’applique également à faire savoir comment utiliser correctement les outils de découpe numérique sur papier autocollant (une approche manuelle sur adhésif est également envisageable).

Évaluation : contrôle continu, adéquation des moyens choisis et qualité de leur mise en œuvre en rapport avec le projet initial validé par le professeur.

Céramique, F. Bauchet

1er semestre
Découverte des postes de travail de l’atelier et matériels.
Initiation au travail en masse et modelage, au colombin, en plaque, au tour, l’assemblage et du moulage.
Phase construction
Exercice 1 : élaboration d’un volume avec une quantité de terre et un temps déterminés sans outil et sans technique (le résultat reste cru).
Exercice 2 : assemblage d’un volume par les différentes techniques lors de l’initiation (avec cuisson).
Exercice 3 : montage d’un cylindre calibré avec des outils et en ayant eu connaissance des techniques de construction de base (colombins, travail en plaque, etc.) (cuit et émaillé).
Exercice 4 : modelage d’après nature de deux objets complémentaires ou opposés avec choix de terre libre et émaillée.
Exercice 5 : démontage d’un volume et son moulage, puis son estampage ou son coulage.

2e semestre
Phase élaboration d’un projet, synthèse des acquis théoriques et techniques de l’année.
Interrogation d’une propriété de la céramique ou d’une des étapes de fabrication relevée dans le cours d’histoire et grandes définitions.
La céramique comme outil de transmission, marqueur culturel, ses qualités et ses défauts.
L’accident comme moteur de création. Du cru au cuit, du dégourdi au petit feu en passant par la pose de fond.
Modalités d’évaluation : Pour la phase construction : évaluation de la stratégie
architecturale du premier exercice, mesure de la dimension empirique de la proposition et de l’apprentissage des techniques lors de l’initiation.
Pour la phase élaboration : évaluation du montage de la problématique proposé par
l’étudiante et l’étudiant en rapport à la consigne traversant le second semestre et sa réponse plastique.

Vidéo, P. M. Martin

Des enseignements pratiques sont délivrés à partir de quelques notions fondamentales : la caméra (traitement de la lumière, composition de l’image, mouvements d’appareil, cadrage et valeurs de plan) ; l’espace ; la mise en scène ; la dramaturgie ; le film expérimental ; raconter et écrire ; le montage ; l’installation dans l’espace (projections / écrans) Les étudiantes et les étudiants doivent réaliser une vidéo (entre 1 et 5 minutes) durant l´année et l’accompagner d’un texte autour d’un sujet donné.

Photographie, S. Accarie, L. Septier, J. Ganne

L’appareil et ses réglages, diaphragme et profondeur de champ, vitesse, notion de sensibilité, longueurs focales. Techniques de prise de vue, travail en extérieur, travail en studio. L’ensemble s’appuie sur des exercices.

Objectifs : l’acquisition de données techniques de base et leur mise en application dans le cadre d’exercices simples d’ordre thématique.

Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

Anglais, C. Bernstein

Les cours d’anglais s’insèrent à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais. A partir de l’analyse de supports artistiques variés, le cours vise à aider l’élève à observer et à comprendre ce qu’il lit, ce qu’il regarde ou ce qu’il écoute, ainsi qu’à définir ce qui se présente à lui et à évaluer les intentions qui lui sont exposées. Le cours l’aide à articuler ses idées et à synthétiser. Les outils utilisés peuvent être des articles de presse, des textes littéraires, des films, des vidéos de plasticiens et des documents visuels, des écrits d’artistes et de théoriciens, ou encore des expositions, des conférences, des rencontres avec des artistes.

Ce travail doit permettre à l’élève d’une part de mieux cerner les problématiques liées à la création artistique, et d’autre part d’acquérir une méthodologie afin de pouvoir présenter son propre travail oralement, d’en discuter les enjeux, ou de préparer un dossier de ses œuvres dans un contexte international.
Au début de l’année scolaire les élèves passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue. Les cours ont lieu en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau basés sur une Pratique Orale Guidée, avec un travail sur des textes simples et une analyse des structures grammaticales : les élèves sont amenés à parler le plus vite possible en utilisant dès le départ les structures étudiées, et également à travailler leur compréhension orale par de nombreux exercices d’écoute, sans l’aide d’un support écrit. Ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Ouvrage recommandé pour les cours de remise à niveau : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press, (livre rouge, avec ou sans CD).

Les niveaux avancés se voient proposer un cours intitulé An Informal Introduction to Contemporary Art. Il s’agit d’amorcer, en dehors de toute chronologie ou de toute perspective historique, une analyse un peu approfondie du travail de quelques artistes, plusieurs séances étant consacrées à chaque artiste. Le but est d’encourager les élèves à aller plus loin que leur impression première (j’aime ou je n’aime pas), et d’entrer dans la compréhension des intentions de l’artiste, des moyens utilisés, de sa vision du monde en général et de l’art en particulier. A l’inverse du cours magistral, les élèves élaborent eux-mêmes, à travers observations et discussions, leur compréhension et leur vision de l’œuvre étudiée, l’enseignant se contentant de les guider. A travers cette analyse l’élève est aussi amené à s’interroger sur son propre rapport avec la pratique artistique, et à en explorer le sens.

De multiples documents sont invoqués en guise de support : photos, vidéos, articles de presse, interviews, films ou textes biographiques, écrits d’artistes, correspondance, textes critiques, etc. Le cours peut inclure également une visite détaillée des œuvres in situ installées à la Villa Arson, des visites des expositions du centre d’art, et des rencontres avec les artistes anglophones en résidence. En fin d’année une courte dissertation vient témoigner de la compréhension acquise pendant le cours.

Les années précédentes An Informal Introduction to Contemporary Art a traité entre autres des œuvres de Louise Bourgeois, Bill Viola, Bas Jan Ader, Jenny Holzer, Marina Abramovic, John Cage, Isamu Noguchi, Dan Graham, Pipilotti Rist, Carsten Höller, Mark Rothko, Mike Kelley, Matthew Barney, Anish Kapoor ou Zoe Leonard, ainsi que des textes de John Dewey, Allan Kaprow ou RoseLee Goldberg.

John Dewey, Art as Experience
Experience and Nature
Howard S. Becker, Art Worlds
Susan Sontag, On Photography
Allan Kaprow, Essays on the Blurring of Art and Life
Mark Rothko, Writings on Art
The Artist’s Reality, Philosophies of Art
Barnett Newman, Selected Writings and Interviews
Dan Graham, Two-Way Mirror Power
Frank Stella, Working Space
John Cage, Silence
Empty Words
Isamu Noguchi, A Sculptor’s World
Essays and Conversations

Atelier d’expérimentation autour du corps et de l’espace, A. Séchet

Le corps qui danse.
Le corps qui se déplace dans l’espace.
Le corps dans le silence.
Le corps percussif.
Le corps seul.
Le corps avec d’autres corps.
Le corps parlant dansant.
Le corps chantant dansant.
Le corps qui fabrique des gestes.
Le corps qui fabrique des signes.
Le corps qui dialogue avec la parole.
Le corps qui dialogue avec les bruits.
Le corps qui rencontre un·e chorégraphe.
Danse Dance Danza Danz Dans Dança Dansu Dantza …

Cet atelier est l’occasion pour les étudiantes et les étudiants de peu à peu se fabriquer leur propre vocabulaire de gestes, en lien avec l’espace et leurs intérêts, afin de pouvoir les insérer dans leur propre pratique. Différentes propositions de travail du corps et d’improvisation seront faites à chacun des cours.

Atelier ouvert à toutes les années limité à 15 personnes.
Un jeudi sur deux 12h-14h.

Programmation informatique, J. Paquelin

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Coordination, J. Bouillon

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la deuxième année est assurée par Julien Bouillon.

Édition, S. Shannon

Culture page, c’est une réunion hebdomadaire de toutes et tous les deuxième années pendant laquelle je projette et je commente des photos de pages de magazines, de livres ou de typo dans la rue, pour contribuer à aiguiser le regard des étudiants sur les publications, et de leurs composantes telles que leur iconographie ou leur typographie, le séquençage de leurs images ou la composition de leurs textes; ainsi que leur format, leur papier, leur poids, toutes les questions sensibles qui participent à la transmission du message d’une publication.

Chaque étudiante ou étudiant réalise deux projets pendant l’année [un par semestre] qui sont notés.

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

La vocation biographique s’adresse aux étudiantes et étudiants de troisième/quatrième/cinquième année. En croisant le modèle des Vies politiques de Hannah Arendt et celui de La Vocation suspendue de Pierre Klossowski, il sera proposé et discuté des éléments de savoir et de technique liés à des parcours de vie et à des œuvres existentielles, issus de démarches artistiques, narratives, poétiques, chorégraphiques, anthropologiques ou historiques. Le cours sera aussi le cadre d’un projet collectif de collecte et de mise en forme d’éléments documentaires vitaux.

Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Libre Examen, Seuil, 1993, et Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004
Chris Kraus, I love Dick (traduction d’Alice Zeniter, Flammarion, 2016)
Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939, et La Possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, Plon, 1958
Gertrude Stein, Narration (traduction de Chloé Thomas), Versions françaises, Éditions Rue d’Ulm, 2017
Margot et Rudolf Wittkower, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l’Antiquité à la Révolution française (traduction de Daniel Arasse, Histoire de l’art, Macula, 1985)

Sérigraphie, A. Séchet

1er semestre
Surfaces tatouées, de l’emprunt vers une proposition individuelle singulière

La collecte et la question de l’appropriation

Travail de collecte d’informations (images, textes, éditions, sites…) autour du tatouage, ses significations et ses origines (appartenance identitaire, fonction magique, rituelle, médicinale, tatouage subi ou revendiqué, encodage de formes cachées visible uniquement pour une communauté, ornementation…) afin de créer une base de données de textes et d’images consultables dans l’atelier et disponibles pour tous. Cette collecte permet aux étudiantes et aux étudiants de comprendre que l’emprunt nécessite une connaissance approfondie de l’objet que l’on utilise afin de le re-contextualiser dans une proposition artistique personnelle.

Acquisitions techniques et expérimentations

Initiation à la technique de la sérigraphie par groupe de dix présentant les différentes techniques de réalisations de documents et d’impression. Chaque étudiante et étudiant réalise des dessins ou textes sérigraphiés individuellement à partir de documents collectés et de dessins personnels. La question du choix des encres ou d’autre matériaux possibles pour les impressions (suie mélangée à de l’eau, graisse de coco, boue…) leur est posée, ainsi que la question du support sur lequel imprimer leur proposition ( peau synthétique, tissu, métal, bois…). Il s’agit, dans cette première partie de l’année, pour chaque étudiante et étudiant, en plus de la découverte de la technique de la sérigraphie, d’intégrer progressivement l’importance égale de l’élément imprimé, la matière-couleur et le support choisi. C’est aussi le moment pour elles et eux de réfléchir à la sérigraphie comme surface mais aussi comme une impression capable de creuser des matériaux ou fusionner avec eux (par exemple impression encre sur papier ou un plâtre humide, impression au mordant, solvant sur polystyrène…)

2e semestre
Espaces tatoués, la question de l’espace, du travail collectif et du contexte

Référénces artisitiques

Travail de collecte d’informations (images, textes, éditions, sites…) autour d’artistes contemporains empruntant au tatouage. Cette collecte permet aux étudiant.e.s d’élargir leur connaissance de l’art contemporain en la mettant en réseau non seulement avec la notion du tatouage mais aussi avec leur propre réflexion. Cette collecte va leur permettre d’appréhender de multiples positionnements d’artistes face à l’emprunt et aux influences diverses (contexte historique, social, culturel…) Pour ces collectes, les documents seront imprimées et (ou) disponibles pour toutes les étudiantes et les étudiants dans l’atelier sérigraphie puis à la médiathèque de la Villa Arson, avec l’élaboration d’une bibliographie évolutive.

Proposition collaborative pertinente

Il s’agit pour les étudiant.e.s de faire une proposition de sérigraphie dans l’espace et de déplacer le tatouage, de la peau vers l’espace lui-même. Les étudiantes et étudiants travaillent par groupe, choisissent un lieu (public ou privé) en rencontrant les acteurs ou habitants de ce lieu. Il s’agit pour les étudiantes et les étudiants de re-contextualiser le tatouage et ses différentes significations, en le déplaçant directement dans l’espace d’un lieu précis. Le choix du lieu, qu’il soit privé ou public, sera différents pour chacun des groupes et se fera en parfaite connaissance du contexte géographique, humain, social, culturel… Des mots, phrases, lignes, symboles, dessins figuratifs… pourront être ainsi imprimés sur les murs, meubles, objets, sol… de l’espace choisi. Chaque impression se fera avec des procédés différents suivant les supports : impression directe, impression indirecte sur papier transfert. Le rendu se fera de manière collective en circulant dans les différents lieux choisis par chacun des groupes.

Une journée de rendu sera organisée début mai.

Tatoueurs tatoués, Collectif. Musée du Quai Branly et actes sud. Arles, 2014
Mauvais garçons, Jérome Pierrat, Eric Guillon. La manufacture du livre, 2013
Marins tatoués, Jérome Pierrat, Eric Guillon. La manufacture du livre, 2014
Parures et artifices: le corps exposé dans l’antiquité, Lydie Bodiou, Florence Gherchanoc, Valérie Huet, Véronique Mehl. L’Harmathan, 2011
Cannibalisme, tatouage et revêtement : de l’histoire de l’architecture à l’anthropologie de l’art, Caroline Van Eck. Article paru dans Gradhiva 2017 n° 25
Le tatouage samoan et ses agents. Images, mémoires et actions rituels, Sébastien Galliot. Article paru dans Revue Gradhiva 2015 n° 21
Russian criminal tatoo vol 1, 2, 3, Danzig Baldaev et Sergei Vasiliev. Fuel Publishing, 2009
Peau de Brocart. Le corps tatoué au Japon, Philippe Pons. Coll livre illustré, le Seuil, 2000

Photographie, S. Accarie, L. Septier, J. Ganne

L’appareil et ses réglages, diaphragme et profondeur de champ, vitesse, notion de sensibilité, longueurs focales. Techniques de prise de vue, travail en extérieur, travail en studio. L’ensemble s’appuie sur des exercices.

Objectifs : l’acquisition de données techniques de base et leur mise en application dans le cadre d’exercices simples d’ordre thématique.

Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

Son, P. Broccolichi

Approche théorique : De l’électricité au numérique, histoire de l’art sonore au XXe s.
Approche plastique : observation des environnements sonores, initiation acoustique et technologique. Programme d’initiation animé en groupes de travail (captation sonore en extérieur et en studio, montage et mixage, synthèse analogique).
Séances dédiées à des projets personnels ou collectifs.

Vidéo, G. Tassart

Sur la base d’un exercice avec un sujet donné, les étudiantes et les étudiants bénéficient d’une formation à la fois pratique et théorique. Il leur est demandé de réfléchir à ce que pourrait être un film en fonction des moyens techniques qui sont mis à leur disposition ou bien qu’ils possèdent.
Outre le film, un texte et des documents de recherche sont demandés.

Peinture et vidéo, F. Clavère, P. M. Martin

Les étudiantes et étudiants réaliseront des expérimentations autour de la couleur, du geste et de l’image qui donneront lieu à une séquence filmique d’animation / dessin animé, en ralenti et en temps réel.

références artistiques : William Kentridge, Hicham Berrada

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

Syntagme s’adresse aux étudiantes et étudiants de deuxième année. L’enjeu du cours consistera à interroger et expérimenter la puissance de la métaphore, en-deçà et au-delà de la phrase comme de l’image. Des processus d’écriture venant de divers horizons de pratiques littéraires comme scientifiques seront corrélés à des œuvres et des démarches artistiques contemporaines mettant en cause littéralité, dispositif, care.

Giorgio Agamben, Qu’est-ce qu’un dispositif ? (traduction de Martin Rueff, Payot, 2007)

Jack Goody, La Peur des représentations. L’ambivalence à l’égard des images, du théâtre, de la fiction, des reliques et de la sexualité (traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, La Découverte, 2006)

Boris Goys, En public. Poétique de l’autodesign (traduction de Jean-Luc Florin, Perspectives critiques, P.U.F., 2015)

Emmanuel Hocquard, Ma haie, P.O.L, 2001

William M. Johnston, L’Esprit viennois : Une histoire intellectuelle et sociale, 1848-1938, (traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, Perspectives critiques, P.U.F., 1991)

Photographie, L. Septier, J. Ganne

(présentation à venir)

Anglais, C. Bernstein

Les cours d’anglais s’insèrent à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais. A partir de l’analyse de supports artistiques variés, le cours vise à aider l’élève à observer et à comprendre ce qu’il lit, ce qu’il regarde ou ce qu’il écoute, ainsi qu’à définir ce qui se présente à lui et à évaluer les intentions qui lui sont exposées. Le cours l’aide à articuler ses idées et à synthétiser. Les outils utilisés peuvent être des articles de presse, des textes littéraires, des films, des vidéos de plasticiens et des documents visuels, des écrits d’artistes et de théoriciens, ou encore des expositions, des conférences, des rencontres avec des artistes.

Ce travail doit permettre à l’élève d’une part de mieux cerner les problématiques liées à la création artistique, et d’autre part d’acquérir une méthodologie afin de pouvoir présenter son propre travail oralement, d’en discuter les enjeux, ou de préparer un dossier de ses œuvres dans un contexte international.
Au début de l’année scolaire les élèves passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue. Les cours ont lieu en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau basés sur une Pratique Orale Guidée, avec un travail sur des textes simples et une analyse des structures grammaticales : les élèves sont amenés à parler le plus vite possible en utilisant dès le départ les structures étudiées, et également à travailler leur compréhension orale par de nombreux exercices d’écoute, sans l’aide d’un support écrit. Ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Ouvrage recommandé pour les cours de remise à niveau : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press, (livre rouge, avec ou sans CD).

Les niveaux avancés se voient proposer un cours intitulé An Informal Introduction to Contemporary Art. Il s’agit d’amorcer, en dehors de toute chronologie ou de toute perspective historique, une analyse un peu approfondie du travail de quelques artistes, plusieurs séances étant consacrées à chaque artiste. Le but est d’encourager les élèves à aller plus loin que leur impression première (j’aime ou je n’aime pas), et d’entrer dans la compréhension des intentions de l’artiste, des moyens utilisés, de sa vision du monde en général et de l’art en particulier. A l’inverse du cours magistral, les élèves élaborent eux-mêmes, à travers observations et discussions, leur compréhension et leur vision de l’œuvre étudiée, l’enseignant se contentant de les guider. A travers cette analyse l’élève est aussi amené à s’interroger sur son propre rapport avec la pratique artistique, et à en explorer le sens.

De multiples documents sont invoqués en guise de support : photos, vidéos, articles de presse, interviews, films ou textes biographiques, écrits d’artistes, correspondance, textes critiques, etc. Le cours peut inclure également une visite détaillée des œuvres in situ installées à la Villa Arson, des visites des expositions du centre d’art, et des rencontres avec les artistes anglophones en résidence. En fin d’année une courte dissertation vient témoigner de la compréhension acquise pendant le cours.

Les années précédentes An Informal Introduction to Contemporary Art a traité entre autres des œuvres de Louise Bourgeois, Bill Viola, Bas Jan Ader, Jenny Holzer, Marina Abramovic, John Cage, Isamu Noguchi, Dan Graham, Pipilotti Rist, Carsten Höller, Mark Rothko, Mike Kelley, Matthew Barney, Anish Kapoor ou Zoe Leonard, ainsi que des textes de John Dewey, Allan Kaprow ou RoseLee Goldberg.

John Dewey, Art as Experience
Experience and Nature
Howard S. Becker, Art Worlds
Susan Sontag, On Photography
Allan Kaprow, Essays on the Blurring of Art and Life
Mark Rothko, Writings on Art
The Artist’s Reality, Philosophies of Art
Barnett Newman, Selected Writings and Interviews
Dan Graham, Two-Way Mirror Power
Frank Stella, Working Space
John Cage, Silence
Empty Words
Isamu Noguchi, A Sculptor’s World
Essays and Conversations

Gravure, C. Challan-Belval

(présentation à venir)

Sérigraphie, A. Séchet

(présentation à venir)

Dessin, K. Ströbel

En accompagnant le cours de dessin de Quentin Spohn, Katrin Ströbel propose une série de séances qui met en question nos définitions du dessin et qui interroge les marges et les limites du dessin. Elle présente le dessin comme une pratique contemporaine qui cherche les dialogues avec l’écriture, la performance et l’architecture.

Sculpture, B. Blümlein

Suivant le principe PORPORPOR, Pratique > Observation > Réflexion > P…, les étudiantes et les étudiants sont amenés à concevoir et à approfondir une démarche personnelle dans le domaine de la sculpture et de l’installation. Faisant un tour global des paramètres de la sculpture contemporaine, diverses entrées concrètes sont proposées afin d’étudier, dans la pratique et dans la théorie, les enjeux soulevés par un travail plastique et d’en sonder tous les possibles.
Modalités d’évaluation : contrôle continu selon dispositions définies par le professeur avec les étudiantes et les étudiants en début d’année.

Arthur C. Danto, Transfiguration du banal, 1981

Histoire de l'art, C. Macchi

Théorie et histoire des arts, K. Andalian

Cet atelier propose d’accompagner le développement de projets filmiques nécessitant un préalable écrit : scénario, continuité dialoguée, note d’intention, argumentaire, traitement, etc. Des cours de dramaturgie sont dispensés selon la nature des projets développés, des analyses structurelles et narratives sont pratiquées à partir des propositions des étudiantes et des étudiants.

Outre l’étude du récit cinématographique, l’étudiante ou l’étudiant apprend à élaborer des dossiers de production destinés à l’obtention de financements publics ou privés.

Atelier d’expérimentation autour du corps et de l’espace, A. Séchet

Le corps qui danse.
Le corps qui se déplace dans l’espace.
Le corps dans le silence.
Le corps percussif.
Le corps seul.
Le corps avec d’autres corps.
Le corps parlant dansant.
Le corps chantant dansant.
Le corps qui fabrique des gestes.
Le corps qui fabrique des signes.
Le corps qui dialogue avec la parole.
Le corps qui dialogue avec les bruits.
Le corps qui rencontre un·e chorégraphe.
Danse Dance Danza Danz Dans Dança Dansu Dantza …

Cet atelier est l’occasion pour les étudiantes et les étudiants de peu à peu se fabriquer leur propre vocabulaire de gestes, en lien avec l’espace et leurs intérêts, afin de pouvoir les insérer dans leur propre pratique. Différentes propositions de travail du corps et d’improvisation seront faites à chacun des cours.

Atelier ouvert à toutes les années limité à 15 personnes.
Un jeudi sur deux 12h-14h.

Programmation informatique, J. Paquelin

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Coordination, C. Vialard

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la troisième année est assurée par Christian Vialard.

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

La vocation biographique s’adresse aux étudiantes et étudiants de troisième/quatrième/cinquième année. En croisant le modèle des Vies politiques de Hannah Arendt et celui de La Vocation suspendue de Pierre Klossowski, il sera proposé et discuté des éléments de savoir et de technique liés à des parcours de vie et à des œuvres existentielles, issus de démarches artistiques, narratives, poétiques, chorégraphiques, anthropologiques ou historiques. Le cours sera aussi le cadre d’un projet collectif de collecte et de mise en forme d’éléments documentaires vitaux.

Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Libre Examen, Seuil, 1993, et Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004
Chris Kraus, I love Dick (traduction d’Alice Zeniter, Flammarion, 2016)
Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939, et La Possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, Plon, 1958
Gertrude Stein, Narration (traduction de Chloé Thomas), Versions françaises, Éditions Rue d’Ulm, 2017
Margot et Rudolf Wittkower, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l’Antiquité à la Révolution française (traduction de Daniel Arasse, Histoire de l’art, Macula, 1985)

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif. L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
Ouvert à toutes les années (de 1 à 5).

Vidéo, P. M. Martin

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiantes et étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agit de travailler sur des films de 8 mm, 16 mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou de groupe. Il s’agit également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16 mm, de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignantes et enseignants ou des intervenantes et intervenants extérieurs seront invités.

Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Anglais, C. Bernstein

Les élèves qui étaient dans les cours de remise à niveau en 1re et 2e année sont réputés avoir acquis les bases indispensables de la langue anglaise, et être capables de s’exprimer efficacement sur des sujets divers. Le cours se présente sous la forme d’un workshop portfolio, qui se déroule entièrement en anglais.

Le but du workshop est de produire un portfolio des œuvres de chaque élève : il s’adresse d’une part aux élèves qui se préparent à une mobilité à l’étranger en quatrième année, et d’autre part à ceux qui souhaitent acquérir des notions simples mais indispensables des enjeux communicationnels concernant leur travail. Le workshop s’attachera plus précisément à déterminer le contenu artistique du portfolio – choix des œuvres représentées, séquençage – en partant d’une analyse approfondie du travail de chaque élève. La création d’un portfolio est l’occasion idéale pour l’élève de se retourner sur sa propre production artistique des deux ou trois années précédentes, et de tenter d’en définir les grandes lignes. Ce travail est particulièrement adapté aux élèves de troisième année, à un moment où leur production commence à s’étoffer, sans être encore figée dans une vision précise. Les différents aspects du portfolio (ambiance, format, couleurs, police, mise en page, etc.) seront discutés en fonction de leur adéquation avec la production plastique de l’élève. Lors de l’élaboration du portfolio les élèves pourront également demander conseil à d’autres enseignants notamment pour la prise de vue de leurs travaux, l’utilisation de logiciels dédiés, ou la réalisation de la mise en page.

Ainsi, après quelques séances consacrées à déterminer le but et le contenu idéal d’un portfolio, à définir des notions de communication de base et à examiner des exemples de portfolios réussis ou ratés, la production plastique de chaque élève fait l’objet d’un travail d’analyse en groupe, le but étant de faire ressortir les caractéristiques essentielles de cette production – caractéristiques que le portfolio devra mettre en avant. Ce travail vient compléter la prise de recul critique amorcée lors des galeries d’essais et des Sessions d’Analyse de Travaux (SAT) qui leurs sont proposées pour la première fois également en troisième année. Il est soutenu aussi par le travail d’auto-analyse réalisé en français dans le cadre des cours théoriques.

Le workshop prend fin aux alentours du mois de mars, lorsque les élèves doivent commencer à rendre leurs dossiers.

Bibliographie :
Larry Volk and Danielle Currier, No Plastic Sleeves
www.noplasticsleeves.com
Harold Linton, Portfolio Design

Théorie et histoire des arts, K. Andalian

Cet atelier propose d’accompagner le développement de projets filmiques nécessitant un préalable écrit : scénario, continuité dialoguée, note d’intention, argumentaire, traitement, etc. Des cours de dramaturgie sont dispensés selon la nature des projets développés, des analyses structurelles et narratives sont pratiquées à partir des propositions des étudiantes et des étudiants.

Outre l’étude du récit cinématographique, l’étudiante ou l’étudiant apprend à élaborer des dossiers de production destinés à l’obtention de financements publics ou privés.

Histoire et théorie de l'art, S. Orlando

Comment l’histoire du XXe siècle artistique discutent des modalités de vie, des manières d’être ? Nous parlerons d’expérience, d’affect, de situations, de contingence. Nous étudierons les modalités, manières sociales, des manières de vivre et ses formes dans, avec le champ des arts visuels et de la littérature. Les textes de Marielle Macé (Styles, Critique de nos formes de vie, 2016) et de Sara Ahmed (Queer Phenomenology, 2006), ouvriront une histoire politique des arts visuels.

Nous serons donc amené·e·s à discuter à la fois des avant-gardes, de différents mouvements, groupes du XXe ou de notions de genre, d’identités sexuelles et politiques en analysant les productions de Hannah Höch, Marcel Duchamp, Sonia Delaunay, Mary Cassatt, Chris Killip, Agnes Martin, Maya Deren, Wilfredo Lam, Aubrey Williams, Saloua Raouda Choucair, Ibrahim El-Salahi, Mary Kelly, Susan Hiller, John Davies, Paul Seawright, Ana Mendieta, Lygia Clark, Hanna Wilke, Carrie Mae Weems, Stanley Brouwn, et bien d’autres artistes.

Ahmed Sara, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Alberro Alexander and Sabeth Buchmann, Art After Conceptual Art, Generali Foundation, 2006
Bishop Claire, Artificial Hells, Participatory art and the politics of Spectatorship, Verso, 2012
Broude and Garrrard, Feminism and Art History, Harper and Row, 1982
Chadwick Whitney, Women, Art and Society, (1990) Thames and Hudson, 2012
Clifford James, “Histoire du tribal et du modern” in Intense Proximité, une anthologie du proche et du lointain, Paris, Palais de Tokyo, 2011
Dipesh Chakrabarty, « L’idée de provincialiser l’Europe » Provincialiser l’Europe (2000),Paris, Amsterdam, 2009
Documentary Dilemmas, Aspects of British Documentary Photography 1983-1993, ed. By Roger Brett, British Council, 1994
Foster Hal, Design et Crime, Les prairies ordinaires, 2008
Foster Hal, Le retour du réel : situation actuelle de l’avant-garde, Lettre volée, 2005
Frantz Fanon, Peau noire, Masques Blancs, Paris, Seuil, 1971
Gilroy Paul, «  L’Atlantique noir, contre-culture de la modernité », in L’Atlantique noir, Modernité et double conscience, (1993), Paris, Amsterdam, 2009
Global Conceptualism: Points of Origin, 1950-1980s, The Queen Museum of Art 1999
Gruzinski Serge, La Pensée métisse, Paris, Fayard, 1999, p.7-13
Hall Stuart, Identités et cultures, politiques des cultural studies, Amsterdam, 2008,
Hiller Susan, The Myth of Primitivism, New York, Routledge, 1991
Kaprow Alan, L’Art et la vie confondue, éditions du Centre Pompidou, 1999
Lanvin Maud, « Androgyny, spectatorship and the Weimar Photograph of Hannah Höch », New German Critique, n°51, Special Issue on Weimar Mass Culture, 1990, p.62-86
Lay Samatha, British Social Realism, from documentary to Brit Grit, London, Wallflowers Press, 2002
Lucie Smith Edward, Le Réalisme américain, Thames et Hudson, 1994
Macé Marielle, Styles, Critique de formes de vie, Gallimard, 2016
McEvilley Thomas, L’Identité culturelle en crise, Chambon, 1999
Mercer Kobena, Discrepant Abstraction, Iniva Mit, 2006
Molesworth Helen, « House work and Art Work », October 92 (été 2000), p.71-97
Preciado Paul, « Note pour une politique des « anormaux » », in Multitudes Queer, 2003
Sontag Susan, Notes on Camp, 1966
Zapperi Giovanna, L’artiste est une femme, La modernité de Marcel Duchamp, PUF, 2012

Situations post, S. Orlando, K. Ströbel

situations post (2014-) est une Unité de Recherches plastiques et théoriques dirigée par Katrin Ströbel et Sophie Orlando qui prend pour point de départ la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies artistiques. Il prend pour fondement l’intersection de race, milieux sociaux, genre et sexe comme des matériels formels déployés au sein d’une actualité critique, politique et sociale.

La pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) et la pensée féministe, queer et postcoloniale sont investies de manière artistique et conceptuelle non pas comme histoire des représentations, ou illustration, documentation de moments d’histoire, mais comme une histoire des formes appartenant à des affiliations artistiques et intellectuels.

L’atelier combine recherche, une analyse, et mise en pratique notamment de formes de productions artistiques processuelles et des pratiques collaboratives. Il s’attache à définir une réflexion sur les relations du savoir situé à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production comme espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

Nous utilisons notamment les savoirs situés de Donna Haraway, les « nouvelles ethnicités » selon Stuart Hall, l’intersectionnalité et l’épistémologie féministe noire de Patricia Hill Collins, les Sexpolitiques Queer de Sam Bourcier, la phénoménologie queer de Sara Ahmed.

Bibliographie sélective :

Pratiques collaboratives, émancipatrices.

Rancière Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008
Beuys Joseph, et Henrich Böll, Manifesto 1973
Kaprow Allan, Essays on the Blurring of Art and Life, London, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1993
Masotta Oscar, I committed a Happening, 1967
Gansterer Nikolaus, Drawing a Hypothesis, Figures of Thought, New York, Vienne, Springer Verlag, 2011
Avanessian, Armen : Speculative Drawings, Berlin, Sternberg Press, 2014
(dOCUMENTA (13) : Mark Lombardi : 100 Notes – 100 Thoughts, 100 Notizen – 100 Gedanken # 071), Stuttgart, Hatje Cantz, 2013
The Drawing Center (Ed) : Matt Mullican. A Drawing Translates the Way of Thinking. New York, The Drawing Center, 2008
Gilman Claire et al (Ed.) : Drawing Time Reading Time/Marking Language Paperback – London, New York, Drawing Room, 2013
Jussen, Bernhard : Hanne Darboven, Schreibzeit. Cologne, Walther König, 2000
Jonatan Habib Engqvist, Annika Enqvist, et al (Eds.) : Work, work, work. A reader about art and Labour. Berlin Sternberg Press, 2012
Anca Cristofovici & Barbara Montefalcone: The Art of Collaboration. Poets, Artists, Books. Houston, Cuneiform Press, University of Houston-Victoria, 2015
Kester Grant H. : The One and the Many : Contemporary Collaborative Art in a Global Context. London, Duke University Press, 2011
Thompson, Nato: Living as Form : Socially Engaged Art from 1991-2011. Massachussets, The Mit Press, 2012
Bither Philip: Trisha Brown : So That the Audience Does Not Know Whether I Have Stopped Dancing. Walker Art Center, 2008
Heister Andrea, Schielke Samuli : In Search of Europe? Art and Research in Collaboration. An Experiment. Heijningen, Japp Sam Books, 2013
Bruguera Tania, Live Forever : Collecting Live Art, Walther König, 2015
Hamburger Bahnhof SMPK : Black Mountain College, Walther König, 2015

Epistémologies féministes et queer.

Sara Ahmed, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Dorlin Elsa, Black Feminism, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, L’Harmattan, 2008.
Dorlin Elsa, La Matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française (2006), Paris, La Découverte, 2009
Dumont Fabienne, La rébellion du deuxième sexe, L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000), Dijon, Presses du réel, 2011.
Dyer Richard, White, London, Routledge, 1997.
Fainberg Leslie, Transgender Warrior: Making History from Joan of Art to Dennis Rodman, Boston, Beacon Press, 1997.
Hill Collins Patricia, La pensée féministe noire, Montréal, Remue-ménage, 2016.
Haraway Donna, Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils, 2007.
Mirza Heida Safia, Black British Feminism, A Reader, Londres et New York, Routledge, 1997
Mohanty Chandra Talpade, Feminism without Borders, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.

Peinture - Performance, L. Prexl

1er semestre :
Une histoire subjective de l’art action au travers de thématiques transversales : performance, corps, humour, politique, event, danse, ratage, destruction, poésie, image, happening, documentation, répétitivité, etc.

2e semestre :
En continuité du 1er semestre, rendu autour d’une action qui n’a pas eu lieu. Elaboration de la fausse documentation d’une performance non réalisée.

Édition, S. Shannon

« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire].
(ouvert à tous)

Galerie d’essais

Les étudiantes et les étudiants sont invités à présenter leur recherche et leur travaux aboutis en galerie d’essais c’est-à-dire dans les conditions d’accrochage d’un white cube.
+++

SAT

Sessions d’Analyse de Travaux (SAT).

Atelier d’expérimentation autour du corps et de l’espace, A. Séchet

Le corps qui danse.
Le corps qui se déplace dans l’espace.
Le corps dans le silence.
Le corps percussif.
Le corps seul.
Le corps avec d’autres corps.
Le corps parlant dansant.
Le corps chantant dansant.
Le corps qui fabrique des gestes.
Le corps qui fabrique des signes.
Le corps qui dialogue avec la parole.
Le corps qui dialogue avec les bruits.
Le corps qui rencontre un·e chorégraphe.
Danse Dance Danza Danz Dans Dança Dansu Dantza …

Cet atelier est l’occasion pour les étudiantes et les étudiants de peu à peu se fabriquer leur propre vocabulaire de gestes, en lien avec l’espace et leurs intérêts, afin de pouvoir les insérer dans leur propre pratique. Différentes propositions de travail du corps et d’improvisation seront faites à chacun des cours.

Atelier ouvert à toutes les années limité à 15 personnes.
Un jeudi sur deux 12h-14h.

Programmation informatique, J. Paquelin

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Coordination, K. Ströbel

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la quatrième année est assurée par Katrin Ströbel.

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

La vocation biographique s’adresse aux étudiantes et étudiants de troisième/quatrième/cinquième année. En croisant le modèle des Vies politiques de Hannah Arendt et celui de La Vocation suspendue de Pierre Klossowski, il sera proposé et discuté des éléments de savoir et de technique liés à des parcours de vie et à des œuvres existentielles, issus de démarches artistiques, narratives, poétiques, chorégraphiques, anthropologiques ou historiques. Le cours sera aussi le cadre d’un projet collectif de collecte et de mise en forme d’éléments documentaires vitaux.

Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Libre Examen, Seuil, 1993, et Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004
Chris Kraus, I love Dick (traduction d’Alice Zeniter, Flammarion, 2016)
Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939, et La Possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, Plon, 1958
Gertrude Stein, Narration (traduction de Chloé Thomas), Versions françaises, Éditions Rue d’Ulm, 2017
Margot et Rudolf Wittkower, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l’Antiquité à la Révolution française (traduction de Daniel Arasse, Histoire de l’art, Macula, 1985)

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif. L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
Ouvert à toutes les années (de 1 à 5).

Vidéo, P. M. Martin

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiantes et étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agit de travailler sur des films de 8 mm, 16 mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou de groupe. Il s’agit également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16 mm, de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignantes et enseignants ou des intervenantes et intervenants extérieurs seront invités.

Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Théorie et histoire des arts, K. Andalian

Cet atelier propose d’accompagner le développement de projets filmiques nécessitant un préalable écrit : scénario, continuité dialoguée, note d’intention, argumentaire, traitement, etc. Des cours de dramaturgie sont dispensés selon la nature des projets développés, des analyses structurelles et narratives sont pratiquées à partir des propositions des étudiantes et des étudiants.

Outre l’étude du récit cinématographique, l’étudiante ou l’étudiant apprend à élaborer des dossiers de production destinés à l’obtention de financements publics ou privés.

Édition, S. Shannon

« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire].
(ouvert à tous)

Histoire et théorie de l'art, S. Orlando

Comment l’histoire du XXe siècle artistique discutent des modalités de vie, des manières d’être ? Nous parlerons d’expérience, d’affect, de situations, de contingence. Nous étudierons les modalités, manières sociales, des manières de vivre et ses formes dans, avec le champ des arts visuels et de la littérature. Les textes de Marielle Macé (Styles, Critique de nos formes de vie, 2016) et de Sara Ahmed (Queer Phenomenology, 2006), ouvriront une histoire politique des arts visuels.

Nous serons donc amené·e·s à discuter à la fois des avant-gardes, de différents mouvements, groupes du XXe ou de notions de genre, d’identités sexuelles et politiques en analysant les productions de Hannah Höch, Marcel Duchamp, Sonia Delaunay, Mary Cassatt, Chris Killip, Agnes Martin, Maya Deren, Wilfredo Lam, Aubrey Williams, Saloua Raouda Choucair, Ibrahim El-Salahi, Mary Kelly, Susan Hiller, John Davies, Paul Seawright, Ana Mendieta, Lygia Clark, Hanna Wilke, Carrie Mae Weems, Stanley Brouwn, et bien d’autres artistes.

Ahmed Sara, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Alberro Alexander and Sabeth Buchmann, Art After Conceptual Art, Generali Foundation, 2006
Bishop Claire, Artificial Hells, Participatory art and the politics of Spectatorship, Verso, 2012
Broude and Garrrard, Feminism and Art History, Harper and Row, 1982
Chadwick Whitney, Women, Art and Society, (1990) Thames and Hudson, 2012
Clifford James, “Histoire du tribal et du modern” in Intense Proximité, une anthologie du proche et du lointain, Paris, Palais de Tokyo, 2011
Dipesh Chakrabarty, « L’idée de provincialiser l’Europe » Provincialiser l’Europe (2000),Paris, Amsterdam, 2009
Documentary Dilemmas, Aspects of British Documentary Photography 1983-1993, ed. By Roger Brett, British Council, 1994
Foster Hal, Design et Crime, Les prairies ordinaires, 2008
Foster Hal, Le retour du réel : situation actuelle de l’avant-garde, Lettre volée, 2005
Frantz Fanon, Peau noire, Masques Blancs, Paris, Seuil, 1971
Gilroy Paul, «  L’Atlantique noir, contre-culture de la modernité », in L’Atlantique noir, Modernité et double conscience, (1993), Paris, Amsterdam, 2009
Global Conceptualism: Points of Origin, 1950-1980s, The Queen Museum of Art 1999
Gruzinski Serge, La Pensée métisse, Paris, Fayard, 1999, p.7-13
Hall Stuart, Identités et cultures, politiques des cultural studies, Amsterdam, 2008,
Hiller Susan, The Myth of Primitivism, New York, Routledge, 1991
Kaprow Alan, L’Art et la vie confondue, éditions du Centre Pompidou, 1999
Lanvin Maud, « Androgyny, spectatorship and the Weimar Photograph of Hannah Höch », New German Critique, n°51, Special Issue on Weimar Mass Culture, 1990, p.62-86
Lay Samatha, British Social Realism, from documentary to Brit Grit, London, Wallflowers Press, 2002
Lucie Smith Edward, Le Réalisme américain, Thames et Hudson, 1994
Macé Marielle, Styles, Critique de formes de vie, Gallimard, 2016
McEvilley Thomas, L’Identité culturelle en crise, Chambon, 1999
Mercer Kobena, Discrepant Abstraction, Iniva Mit, 2006
Molesworth Helen, « House work and Art Work », October 92 (été 2000), p.71-97
Preciado Paul, « Note pour une politique des « anormaux » », in Multitudes Queer, 2003
Sontag Susan, Notes on Camp, 1966
Zapperi Giovanna, L’artiste est une femme, La modernité de Marcel Duchamp, PUF, 2012

Situations post, S. Orlando, K. Ströbel

situations post (2014-) est une Unité de Recherches plastiques et théoriques dirigée par Katrin Ströbel et Sophie Orlando qui prend pour point de départ la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies artistiques. Il prend pour fondement l’intersection de race, milieux sociaux, genre et sexe comme des matériels formels déployés au sein d’une actualité critique, politique et sociale.

La pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) et la pensée féministe, queer et postcoloniale sont investies de manière artistique et conceptuelle non pas comme histoire des représentations, ou illustration, documentation de moments d’histoire, mais comme une histoire des formes appartenant à des affiliations artistiques et intellectuels.

L’atelier combine recherche, une analyse, et mise en pratique notamment de formes de productions artistiques processuelles et des pratiques collaboratives. Il s’attache à définir une réflexion sur les relations du savoir situé à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production comme espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

Nous utilisons notamment les savoirs situés de Donna Haraway, les « nouvelles ethnicités » selon Stuart Hall, l’intersectionnalité et l’épistémologie féministe noire de Patricia Hill Collins, les Sexpolitiques Queer de Sam Bourcier, la phénoménologie queer de Sara Ahmed.

Bibliographie sélective :

Pratiques collaboratives, émancipatrices.

Rancière Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008
Beuys Joseph, et Henrich Böll, Manifesto 1973
Kaprow Allan, Essays on the Blurring of Art and Life, London, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1993
Masotta Oscar, I committed a Happening, 1967
Gansterer Nikolaus, Drawing a Hypothesis, Figures of Thought, New York, Vienne, Springer Verlag, 2011
Avanessian, Armen : Speculative Drawings, Berlin, Sternberg Press, 2014
(dOCUMENTA (13) : Mark Lombardi : 100 Notes – 100 Thoughts, 100 Notizen – 100 Gedanken # 071), Stuttgart, Hatje Cantz, 2013
The Drawing Center (Ed) : Matt Mullican. A Drawing Translates the Way of Thinking. New York, The Drawing Center, 2008
Gilman Claire et al (Ed.) : Drawing Time Reading Time/Marking Language Paperback – London, New York, Drawing Room, 2013
Jussen, Bernhard : Hanne Darboven, Schreibzeit. Cologne, Walther König, 2000
Jonatan Habib Engqvist, Annika Enqvist, et al (Eds.) : Work, work, work. A reader about art and Labour. Berlin Sternberg Press, 2012
Anca Cristofovici & Barbara Montefalcone: The Art of Collaboration. Poets, Artists, Books. Houston, Cuneiform Press, University of Houston-Victoria, 2015
Kester Grant H. : The One and the Many : Contemporary Collaborative Art in a Global Context. London, Duke University Press, 2011
Thompson, Nato: Living as Form : Socially Engaged Art from 1991-2011. Massachussets, The Mit Press, 2012
Bither Philip: Trisha Brown : So That the Audience Does Not Know Whether I Have Stopped Dancing. Walker Art Center, 2008
Heister Andrea, Schielke Samuli : In Search of Europe? Art and Research in Collaboration. An Experiment. Heijningen, Japp Sam Books, 2013
Bruguera Tania, Live Forever : Collecting Live Art, Walther König, 2015
Hamburger Bahnhof SMPK : Black Mountain College, Walther König, 2015

Epistémologies féministes et queer.

Sara Ahmed, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Dorlin Elsa, Black Feminism, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, L’Harmattan, 2008.
Dorlin Elsa, La Matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française (2006), Paris, La Découverte, 2009
Dumont Fabienne, La rébellion du deuxième sexe, L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000), Dijon, Presses du réel, 2011.
Dyer Richard, White, London, Routledge, 1997.
Fainberg Leslie, Transgender Warrior: Making History from Joan of Art to Dennis Rodman, Boston, Beacon Press, 1997.
Hill Collins Patricia, La pensée féministe noire, Montréal, Remue-ménage, 2016.
Haraway Donna, Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils, 2007.
Mirza Heida Safia, Black British Feminism, A Reader, Londres et New York, Routledge, 1997
Mohanty Chandra Talpade, Feminism without Borders, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.

Peinture - Performance, L. Prexl

1er semestre :
Une histoire subjective de l’art action au travers de thématiques transversales : performance, corps, humour, politique, event, danse, ratage, destruction, poésie, image, happening, documentation, répétitivité, etc.

2e semestre :
En continuité du 1er semestre, rendu autour d’une action qui n’a pas eu lieu. Elaboration de la fausse documentation d’une performance non réalisée.

Galerie d’essais

Les étudiantes et les étudiants sont invités à présenter leur recherche et leur travaux aboutis en galerie d’essais c’est-à-dire dans les conditions d’accrochage d’un white cube.
+++

SAT

Sessions d’Analyse de Travaux (SAT).

Atelier d’expérimentation autour du corps et de l’espace, A. Séchet

Le corps qui danse.
Le corps qui se déplace dans l’espace.
Le corps dans le silence.
Le corps percussif.
Le corps seul.
Le corps avec d’autres corps.
Le corps parlant dansant.
Le corps chantant dansant.
Le corps qui fabrique des gestes.
Le corps qui fabrique des signes.
Le corps qui dialogue avec la parole.
Le corps qui dialogue avec les bruits.
Le corps qui rencontre un·e chorégraphe.
Danse Dance Danza Danz Dans Dança Dansu Dantza …

Cet atelier est l’occasion pour les étudiantes et les étudiants de peu à peu se fabriquer leur propre vocabulaire de gestes, en lien avec l’espace et leurs intérêts, afin de pouvoir les insérer dans leur propre pratique. Différentes propositions de travail du corps et d’improvisation seront faites à chacun des cours.

Atelier ouvert à toutes les années limité à 15 personnes.
Un jeudi sur deux 12h-14h.

Programmation informatique, J. Paquelin

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Coordination, B. Blümlein

Les créneaux de coordination sont des moments de réunion de l’ensemble de la promotion ou de groupes en fonction des sujets à aborder.
La coordination de la cinquième année est assurée par Burkard Blümlein.

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

La vocation biographique s’adresse aux étudiantes et étudiants de troisième/quatrième/cinquième année. En croisant le modèle des Vies politiques de Hannah Arendt et celui de La Vocation suspendue de Pierre Klossowski, il sera proposé et discuté des éléments de savoir et de technique liés à des parcours de vie et à des œuvres existentielles, issus de démarches artistiques, narratives, poétiques, chorégraphiques, anthropologiques ou historiques. Le cours sera aussi le cadre d’un projet collectif de collecte et de mise en forme d’éléments documentaires vitaux.

Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Libre Examen, Seuil, 1993, et Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004
Chris Kraus, I love Dick (traduction d’Alice Zeniter, Flammarion, 2016)
Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939, et La Possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, Plon, 1958
Gertrude Stein, Narration (traduction de Chloé Thomas), Versions françaises, Éditions Rue d’Ulm, 2017
Margot et Rudolf Wittkower, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l’Antiquité à la Révolution française (traduction de Daniel Arasse, Histoire de l’art, Macula, 1985)

Histoire et pratique des idées, J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif. L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
Ouvert à toutes les années (de 1 à 5).

Vidéo, P. M. Martin

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiantes et étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agit de travailler sur des films de 8 mm, 16 mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou de groupe. Il s’agit également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16 mm, de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignantes et enseignants ou des intervenantes et intervenants extérieurs seront invités.

Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Théorie et histoire des arts, K. Andalian

Cet atelier propose d’accompagner le développement de projets filmiques nécessitant un préalable écrit : scénario, continuité dialoguée, note d’intention, argumentaire, traitement, etc. Des cours de dramaturgie sont dispensés selon la nature des projets développés, des analyses structurelles et narratives sont pratiquées à partir des propositions des étudiantes et des étudiants.

Outre l’étude du récit cinématographique, l’étudiante ou l’étudiant apprend à élaborer des dossiers de production destinés à l’obtention de financements publics ou privés.

Édition, S. Shannon

« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire].
(ouvert à tous)

Histoire et théorie de l'art, S. Orlando

Comment l’histoire du XXe siècle artistique discutent des modalités de vie, des manières d’être ? Nous parlerons d’expérience, d’affect, de situations, de contingence. Nous étudierons les modalités, manières sociales, des manières de vivre et ses formes dans, avec le champ des arts visuels et de la littérature. Les textes de Marielle Macé (Styles, Critique de nos formes de vie, 2016) et de Sara Ahmed (Queer Phenomenology, 2006), ouvriront une histoire politique des arts visuels.

Nous serons donc amené·e·s à discuter à la fois des avant-gardes, de différents mouvements, groupes du XXe ou de notions de genre, d’identités sexuelles et politiques en analysant les productions de Hannah Höch, Marcel Duchamp, Sonia Delaunay, Mary Cassatt, Chris Killip, Agnes Martin, Maya Deren, Wilfredo Lam, Aubrey Williams, Saloua Raouda Choucair, Ibrahim El-Salahi, Mary Kelly, Susan Hiller, John Davies, Paul Seawright, Ana Mendieta, Lygia Clark, Hanna Wilke, Carrie Mae Weems, Stanley Brouwn, et bien d’autres artistes.

Ahmed Sara, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Alberro Alexander and Sabeth Buchmann, Art After Conceptual Art, Generali Foundation, 2006
Bishop Claire, Artificial Hells, Participatory art and the politics of Spectatorship, Verso, 2012
Broude and Garrrard, Feminism and Art History, Harper and Row, 1982
Chadwick Whitney, Women, Art and Society, (1990) Thames and Hudson, 2012
Clifford James, “Histoire du tribal et du modern” in Intense Proximité, une anthologie du proche et du lointain, Paris, Palais de Tokyo, 2011
Dipesh Chakrabarty, « L’idée de provincialiser l’Europe » Provincialiser l’Europe (2000),Paris, Amsterdam, 2009
Documentary Dilemmas, Aspects of British Documentary Photography 1983-1993, ed. By Roger Brett, British Council, 1994
Foster Hal, Design et Crime, Les prairies ordinaires, 2008
Foster Hal, Le retour du réel : situation actuelle de l’avant-garde, Lettre volée, 2005
Frantz Fanon, Peau noire, Masques Blancs, Paris, Seuil, 1971
Gilroy Paul, «  L’Atlantique noir, contre-culture de la modernité », in L’Atlantique noir, Modernité et double conscience, (1993), Paris, Amsterdam, 2009
Global Conceptualism: Points of Origin, 1950-1980s, The Queen Museum of Art 1999
Gruzinski Serge, La Pensée métisse, Paris, Fayard, 1999, p.7-13
Hall Stuart, Identités et cultures, politiques des cultural studies, Amsterdam, 2008,
Hiller Susan, The Myth of Primitivism, New York, Routledge, 1991
Kaprow Alan, L’Art et la vie confondue, éditions du Centre Pompidou, 1999
Lanvin Maud, « Androgyny, spectatorship and the Weimar Photograph of Hannah Höch », New German Critique, n°51, Special Issue on Weimar Mass Culture, 1990, p.62-86
Lay Samatha, British Social Realism, from documentary to Brit Grit, London, Wallflowers Press, 2002
Lucie Smith Edward, Le Réalisme américain, Thames et Hudson, 1994
Macé Marielle, Styles, Critique de formes de vie, Gallimard, 2016
McEvilley Thomas, L’Identité culturelle en crise, Chambon, 1999
Mercer Kobena, Discrepant Abstraction, Iniva Mit, 2006
Molesworth Helen, « House work and Art Work », October 92 (été 2000), p.71-97
Preciado Paul, « Note pour une politique des « anormaux » », in Multitudes Queer, 2003
Sontag Susan, Notes on Camp, 1966
Zapperi Giovanna, L’artiste est une femme, La modernité de Marcel Duchamp, PUF, 2012

Situations post, S. Orlando, K. Ströbel

situations post (2014-) est une Unité de Recherches plastiques et théoriques dirigée par Katrin Ströbel et Sophie Orlando qui prend pour point de départ la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies artistiques. Il prend pour fondement l’intersection de race, milieux sociaux, genre et sexe comme des matériels formels déployés au sein d’une actualité critique, politique et sociale.

La pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) et la pensée féministe, queer et postcoloniale sont investies de manière artistique et conceptuelle non pas comme histoire des représentations, ou illustration, documentation de moments d’histoire, mais comme une histoire des formes appartenant à des affiliations artistiques et intellectuels.

L’atelier combine recherche, une analyse, et mise en pratique notamment de formes de productions artistiques processuelles et des pratiques collaboratives. Il s’attache à définir une réflexion sur les relations du savoir situé à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production comme espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

Nous utilisons notamment les savoirs situés de Donna Haraway, les « nouvelles ethnicités » selon Stuart Hall, l’intersectionnalité et l’épistémologie féministe noire de Patricia Hill Collins, les Sexpolitiques Queer de Sam Bourcier, la phénoménologie queer de Sara Ahmed.

Bibliographie sélective :

Pratiques collaboratives, émancipatrices.

Rancière Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008
Beuys Joseph, et Henrich Böll, Manifesto 1973
Kaprow Allan, Essays on the Blurring of Art and Life, London, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1993
Masotta Oscar, I committed a Happening, 1967
Gansterer Nikolaus, Drawing a Hypothesis, Figures of Thought, New York, Vienne, Springer Verlag, 2011
Avanessian, Armen : Speculative Drawings, Berlin, Sternberg Press, 2014
(dOCUMENTA (13) : Mark Lombardi : 100 Notes – 100 Thoughts, 100 Notizen – 100 Gedanken # 071), Stuttgart, Hatje Cantz, 2013
The Drawing Center (Ed) : Matt Mullican. A Drawing Translates the Way of Thinking. New York, The Drawing Center, 2008
Gilman Claire et al (Ed.) : Drawing Time Reading Time/Marking Language Paperback – London, New York, Drawing Room, 2013
Jussen, Bernhard : Hanne Darboven, Schreibzeit. Cologne, Walther König, 2000
Jonatan Habib Engqvist, Annika Enqvist, et al (Eds.) : Work, work, work. A reader about art and Labour. Berlin Sternberg Press, 2012
Anca Cristofovici & Barbara Montefalcone: The Art of Collaboration. Poets, Artists, Books. Houston, Cuneiform Press, University of Houston-Victoria, 2015
Kester Grant H. : The One and the Many : Contemporary Collaborative Art in a Global Context. London, Duke University Press, 2011
Thompson, Nato: Living as Form : Socially Engaged Art from 1991-2011. Massachussets, The Mit Press, 2012
Bither Philip: Trisha Brown : So That the Audience Does Not Know Whether I Have Stopped Dancing. Walker Art Center, 2008
Heister Andrea, Schielke Samuli : In Search of Europe? Art and Research in Collaboration. An Experiment. Heijningen, Japp Sam Books, 2013
Bruguera Tania, Live Forever : Collecting Live Art, Walther König, 2015
Hamburger Bahnhof SMPK : Black Mountain College, Walther König, 2015

Epistémologies féministes et queer.

Sara Ahmed, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Dorlin Elsa, Black Feminism, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, L’Harmattan, 2008.
Dorlin Elsa, La Matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française (2006), Paris, La Découverte, 2009
Dumont Fabienne, La rébellion du deuxième sexe, L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000), Dijon, Presses du réel, 2011.
Dyer Richard, White, London, Routledge, 1997.
Fainberg Leslie, Transgender Warrior: Making History from Joan of Art to Dennis Rodman, Boston, Beacon Press, 1997.
Hill Collins Patricia, La pensée féministe noire, Montréal, Remue-ménage, 2016.
Haraway Donna, Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils, 2007.
Mirza Heida Safia, Black British Feminism, A Reader, Londres et New York, Routledge, 1997
Mohanty Chandra Talpade, Feminism without Borders, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.

Peinture - Performance, L. Prexl

1er semestre :
Une histoire subjective de l’art action au travers de thématiques transversales : performance, corps, humour, politique, event, danse, ratage, destruction, poésie, image, happening, documentation, répétitivité, etc.

2e semestre :
En continuité du 1er semestre, rendu autour d’une action qui n’a pas eu lieu. Elaboration de la fausse documentation d’une performance non réalisée.

Galerie d’essais

Les étudiantes et les étudiants sont invités à présenter leur recherche et leur travaux aboutis en galerie d’essais c’est-à-dire dans les conditions d’accrochage d’un white cube.
+++

SAT

Sessions d’Analyse de Travaux (SAT).

Atelier d’expérimentation autour du corps et de l’espace, A. Séchet

Le corps qui danse.
Le corps qui se déplace dans l’espace.
Le corps dans le silence.
Le corps percussif.
Le corps seul.
Le corps avec d’autres corps.
Le corps parlant dansant.
Le corps chantant dansant.
Le corps qui fabrique des gestes.
Le corps qui fabrique des signes.
Le corps qui dialogue avec la parole.
Le corps qui dialogue avec les bruits.
Le corps qui rencontre un·e chorégraphe.
Danse Dance Danza Danz Dans Dança Dansu Dantza …

Cet atelier est l’occasion pour les étudiantes et les étudiants de peu à peu se fabriquer leur propre vocabulaire de gestes, en lien avec l’espace et leurs intérêts, afin de pouvoir les insérer dans leur propre pratique. Différentes propositions de travail du corps et d’improvisation seront faites à chacun des cours.

Atelier ouvert à toutes les années limité à 15 personnes.
Un jeudi sur deux 12h-14h.

Programmation informatique, J. Paquelin

Tous les jeudis, du 15 novembre au 13 décembre 2018, de 18h15 à 20h15

À la fois science et technologie, l’informatique fournit des techniques et des instruments de traitement de l’information. Un monde numérique, constitué d’un ensemble d’applications, de systèmes d’information, de réseaux sociaux, d’espace virtuels, de pratiques sociales, pénètre la quasi-totalité des activités humaines.

L’art n’échappe pas à la digitalisation du monde. Il est donc utile pour l’artiste de pouvoir dépasser l’usage des outils mis à sa disposition, de comprendre le fonctionnement des technologies numériques et de développer une compétence de programmation lui permettant de s’emparer de ce médium pour aller au delà de ce qui est offert.

Le numérique représente le monde à l’aide de nombres et manipule ceux-ci à l’aide d’algorithmes. La connaissance de ces derniers, et surtout la capacité à en créer de nouveaux, est éminemment utile à l’artiste. Prenons un exemple : les algorithmes de base de l’infographie sont incontournables pour qui veut pratiquer la photographie numérique, pourtant il n’est généralement pas nécessaire d’en connaître le détail mathématique pour pouvoir les utiliser. Dans le cas le plus trivial, il suffit d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil photographique, pour corriger les couleurs, supprimer les parasites et les yeux rouges et que, finalement, l’image soit compressée avant d’être enregistrée. Cependant, si le photographe est un artiste, s’il souhaite emprunter d’autres voies que celles communément proposées, il devra acquérir une nouvelle compétence, celle de la programmation. Les programmes qu’il créera alors, les algorithmes qu’il imaginera, produiront des images uniques, portant sa marque personnelle.

Bases de la programmation avec JavaScript et p5.js
Ce cours vous permettra d’acquérir
– une compréhension des mécanismes de bases de l’informatique,
– un savoir-faire et une méthode de pensée algorithmique,
– un langage de programmation généraliste (JavaScript) et un outil (p5.js) dédié aux arts plastiques.

Vous créerez
– des images fixes,
– des animations,
– des animations interactives.

Vous développerez également des compétences de pensée technique et des concepts transférables à de nombreux langages de programmation utilisés dans d’autres domaines. Notamment, toutes les compétences de base acquises durant ce cours s’appliquent également dans une large mesure à la programmation de l’Arduino et ses dérivés.

p5.js est une extension de JavaScript offrant les fonctionnalités de Processing mais ne se limitant pas à celles-ci. p5.js fonctionne dans tous les navigateurs récents, sur ordinateur, smartphones et tablettes. Vous pourrez ainsi créer des œuvres mobiles (ou fixes) partagées (ou non) sur le web.

Pour en savoir un peu plus :
http://bit.ly/AP_BJS_Intro

Inscription par mail : jean-louis.paquelin@villa-arson.org

Le cours est ouvert à toutes et tous, mais il n’y a qu’une dizaine de places.

Conférences

mar. 2 oct. 2018 18h30
Agnès Gayraud, Dialectique de la pop

Agnès Gayraud présentera son livre, tout juste paru aux éditions La Philharmonie/ La Découverte.

« Tout le monde connaît la pop, la reconnaît, a un avis sur elle. Pourtant, sa singularité artistique et philosophique reste peu interrogée, comme si un tabou pesait sur cette forme musicale née au début du XXe siècle et dont le destin est lié à ses conditions techniques de production et de diffusion.
Son ancrage, essentiel, dans le monde de la phonographie, est généralement interprété comme le trait honteux d’une musique qui aurait cessé d’en être tout à fait une, jusqu’à s’identifier aux « sons du capitalisme » qui déguisent en sucreries auditives les grognements de la bête immonde.
L’enregistrement et ses conséquences auraient avant tout dégradé la musique, altéré ce qui la préservait — imagine-t-on — de la standardisation, jusqu’à produire à la chaîne une forme de musique consommable, accessible à tous, universellement médiocre. Des hits d’ABBA aux hymnes de Beyoncé, la pop serait structurellement inauthentique; et restreinte à un corpus radiophonique aussi dominant sur le moment que rapidement oublié.
Dans cet ouvrage, Agnès Gayraud se penche sur l’étendue et sur la profondeur de cette musique longtemps qualifiée de « légère » et cantonnée à un statut d’objet de consommation, de moins-que-musique. Elle y déploie tous ses paradoxes, au cœur des œuvres musicales elles-mêmes, pour révéler les ramifications esthétiques d’une richesse insoupçonnée de ce qui a peut-être été l’art musical le plus important du XXe siècle. »

mar. 9 oct. 2018 18h30
Kriz Olbricht

Conférence réservée aux étudiantes et aux étudiants.

mar. 16 oct. 2018 18h30
Gregory Delaplace, Cacher – faire apparaître. Usages ethnographiques de la photographie

« Portrait de Badrah » par Vincent Micoud

Gregory Delaplace est Maître de Conférence au Département d’Anthropologie de l’Université Paris Nanterre, membre du LESC et de l’Institut Universitaire de France. Il est l’auteur de l’Invention des Morts (Paris, EMSCAT 2009) et a dirigé en 2018 le numéro « Fantômes » de la revue Terrain. Il prépare actuellement un livre sur les enquêtes scientifiques de la Société de Recherche Psychique dans les maisons hantées de l’Angleterre du XXème siècle.

Cacher – faire apparaître. Usages ethnographiques de la photographie
À partir d’un travail mené il y a plusieurs années sur les usages de la photographie en Mongolie, en particulier dans le domaine de la relation aux morts, il s’agit de s’interroger sur différents dispositifs grâce auxquels la photographie permet de faire apparaître certaines choses en en cachant d’autres.
Après avoir examiné les portraits funéraires réalisés par des opérations de retouche photographique au moment du décès d’une personne en Mongolie, et après avoir présenté le dispositif descriptif mis en œuvre pour en rendre compte ethnographiquement, je discuterai plus largement des procédés par lesquels les anthropologues, aux commencements de la discipline, ont cherché à faire apparaître la « culture » qu’ils se donnaient pour tâche d’étudier.
Dans un cas comme dans l’autre, pour les familles en deuil comme pour les ethnographes sur le terrain, la photographie promet de révéler l’existence objective de choses qui ne sont pas immédiatement accessibles. Dans un cas et dans l’autre, en revanche, ce sont les procédés employés pour y parvenir qui diffèrent, et le rapport établi entre ce qui est caché et ce qui apparaît.

Sur une invitation de Jean-Baptiste Ganne, professeur de photographie à la Villa Arson.

+ d’infos Grégory Delaplace

mar. 30 oct. 2018 18h30
Géraldine Gourbe

Géraldine Gourbe dans l'exposition Los Angeles, les années cool - Judy Chicago

Historienne de l’art et commissaire de l’exposition Los Angeles, les années cool.

Depuis la célébration de la scène artistique de Los Angeles, lors du « Pacific Standard Time: Art in L.A. 1945-1980 » (2011-2012), les œuvres de Judith Gerowitz, devenue en 1970 Judy Chicago, sont régulièrement présentées au grand public.
En 2013, l’exposition panorama du Getty Museum « Overdrive: L.A. Constructs the Future, 1940-1990 » a montré ces pièces avec parcimonie. Au même moment, le Pomona College Museum of Art a présenté avec « It Happened at Pomona: Art at the Edge of Los Angeles 1969-1970 » (2012) plusieurs de ses travaux alors méconnus.
Les commissaires Rebecca McGrew et Glenn Philipps avaient rassemblé autour d’Hal Gliksman (un des premiers directeurs du Pomona College Museum of Art, engagé auprès du mouvement du light and space) les œuvres de Michael Asher, Ron Cooper, James Turrell, Lloyd Hamrol, Robert Irwin… et plus étonnant, Judy Gerowitz/Judy Chicago.
Ces œuvres de Judy Gerowitz longtemps restées dans l’ombre du programme pédagogique de la Woman House ou de la pièce collaborative Dinner Party de Judy Chicago, posent question : quel statut leur accorder aujourd’hui ?

A l’occasion de l’exposition Los Angeles, les années cool à la Villa Arson, dont elle est la commissaire, Géraldine Gourbe revient sur le contexte des années 1960 et les alternatives pensées et organisées par des artistes de la Côte ouest face au modèle du white cube qui s’impose autant pour les musées que pour les galeries. En rupture avec cette uniformisation des espaces, les artistes investissent des lieux en affirmant les contextes architecturaux, en impliquant le spectateur, et en mettant en relation l’art et la vie.

Précédée d’une visite à 17h30 dans l’exposition Los Angeles, les années cool intitulée THE DIFFERENCE BETWEEN BASEBALL AND SOFTBALL
Un parcours commenté des œuvres qui ont fait partie du projet de l’exposition mais ne sont pas exposées (pour x raisons dont il sera question).
Entrée libre. Rdv à l’entrée du centre d’art.

Cette conférence/visite s’inscrit dans le cadre du workshop L’exposition et ses formats alternatifs organisé par L’École(s) du Sud – Réseau des écoles supérieures d’art de PACA et Monaco (du 29 octobre au 2 novembre 2018 à Nice).

mar. 13 nov. 2018 18h30
Florentine Lamarche-Ovize

Sur une invitation de Katrin Ströbel, professeur de dessin à la Villa Arson.

mar. 6 nov. 2018 18h30
Inès Dahn

Inès Dahn est sociologue.

Sur une invitation de Laurent Prexl, professeur de peinture-performance.

mar. 20 nov. 2018 18h30
Thomas Rentmeister

Muda, 2011 divers matériaux (entre autre des frigos, crème pour bébé, polystyrène, linge, sucre, papier, farine, bougies, objets en plastique, kleenex, cotons tiges, tampons, lessive) env. 385 x 1195 x 1145 cm. Kunstmuseum Bonn, 2011

Thomas Rentmeister, artiste allemand, professeur de sculpture à la HBK Braunschweig, présente son travail.

La conférence sera en anglais.

The impact of Thomas Rentmeisters Oeuvre comes from his enjoyment to experiment with all of the facets the field of his artistic work affords. At times, his sculptures seem to defy physical laws or to change the determinate aesthetics of the chosen material. He consistently challenges rules of perception.

homasrentmeister.de

Dans le cadre du partenariat Erasmus+ avec la HBK Braunschweig (Allemagne).
Sur une invitation de Burkard Blümlein, professeur de sculpture à la Villa Arson.

mar. 27 nov. 2018 18h30
Événement annulé

Franck Dufour, Conférence annulée

Franck Dufour est artiste-chercheur spécialiste des arts hypermédias.
Dans le cadre de l’atelier international Pratiques sonores avec le CMMAS – Centre mexicain pour la musique et les arts sonores (Mexique).
Sur une invitation de Pascal Broccolichi, professeur de son à la Villa Arson.

mar. 4 déc. 2018 18h30
Laurent Montaron

Figure pentagonale, 2016 Série de photographies, 160 x 110 cm chaque

laurentmontaron.com

Sur une invitation de Julien Dubuisson, professeur de sculpture à la Villa Arson.

mar. 11 déc. 2018 18h30
Violaine Lochu, Vox on Vox

Violaine Lochu, Vestiges de Roncevaux, 2013. Photo Romain Al. / Hybird. Photo : Valérie Sonnier

Une conférence performée de Violaine Lochu

Le travail de Violaine Lochu est exploration de la voix et du langage.
Dans ses performances, vidéos, pièces sonores, elle croise ses propres recherches vocales avec une relecture libre de différentes traditions écrites ou orales (mythes, contes, chansons populaires…), des réflexions théoriques (nourries de psychanalyse, de linguistique, de sociologie…), et un matériau sonore recueilli lors des nombreuses rencontres auxquelles sa pratique donne lieu.

www.violainelochu.fr

Sur une invitation de Gauthier Tassart, professeur de vidéo à la Villa Arson.

mar. 8 janv. 2019 18h30
Maxime Boidy, Corps politiques en images artistiques

Carte postale / Émeutes ouvrières de Fressenneville (Somme) du 4 au 8 avril 1906

L’objet de cette conférence de Maxime Boidy est la longue histoire des corps politiques représentés dans l’imagerie occidentale. Elle en propose un tour d’horizon succinct mais attentif à certaines figurations des collectifs politiques dans les arts contemporains (Jeremy Deller, David Batchelor, etc.). En confrontant ces images multiples à l’illustration de presse ou à la photographie des débuts du XXe siècle, il s’agit, textes à l’appui, d’en réfléchir les formes et les significations, présentes et passées.

Maxime Boidy est maître de conférences en études visuelles à l’UPEM – Université Paris-Est à Marne-la-Vallée (LISAA – EA 4120) et chercheur associé au LabToP – CRESPPA (UMR 7217 – Université Paris 8).
Ses recherches portent notamment sur l’histoire intellectuelle des savoirs visuels, l’iconographie politique et les esthétiques de la représentation.
Il a récemment préfacé et coordonné la réédition de Techniques de l’observateur : Vision et modernité au XIXe siècle de Jonathan Crary (Éditions Dehors, 2016) et publié Les Études visuelles (Presses Universitaires de Vincennes, 2017).
À la confluence de l’histoire de l’art, de l’esthétique, de la théorie littéraire et des Cultural Studies, les Etudes visuelles (Visual Studies) sont un important champ de réflexion universitaire, artistique et militant.

Sur une invitation de Jérôme Mauche, professeur de théorie et pratiques des idées à la Villa Arson.

le mar. 15 janv. 2019 18h30
Stella Geppert, FORM FOLLOWS MOVEMENT

Rencontre avec l’artiste Stella Geppert.

Stella Geppert est sculptrice. Dans ses œuvres artistiques, elle développe des concepts performatifs de corps et d’espace, des installations, des dessins, des objets et des sculptures. Ses dispositifs expérimentaux traitent de phénomènes spatiaux. Ils mettent en exergue tous les comportements et situations de communication qui entourent le travail. Ces processus font émerger des réalisation d’actions collectives immédiates, de manière sculpturale.
voir le site de l’artiste

Atelier dessin

Dans le cadre de l’unité de recherche Situations post.

le mar. 22 janv. 2019 18h30
Philippe Comar

Paolo Mascagni – Antonio Serrantoni, Anatomiae Universae Icones, Pise, 1823

Francis Bacon (1909-1992), célèbre pour ses peintures aux figures violentées, torturées, écorchées, est héritier d’une longue tradition iconographique qui, depuis la Renaissance, s’est attachée à représenter le corps supplicié et anatomisé. Peut-on établir la généalogie de ces images et, au-delà des ressemblances thématiques ou formelles, dégager ce qui les unit : la nostalgie d’un corps idéal perdu ?

Philippe Comar, né en 1955, vit et travaille à Paris.
Plasticien, scénographe, commissaire d’exposition et écrivain, professeur aux Beaux-Arts de Paris depuis 1979, il a exposé au Centre Georges Pompidou, à la Biennale de Venise, à la Cité des Sciences et de l’Industrie, au Műcsarnok-Kunsthalle à Budapest, au Musée des Arts et métiers, au musée Picasso à Barcelone, au Musée de Vence, à la Villa Tamaris à Toulon. Ses œuvres figurent dans les collections du Musée national d’art moderne et du Fonds national d’art contemporain.

Il a conçu et réalisé l’exposition Sténopé, consacrée aux images en perspective, présentée depuis 1987 à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris. En 1999, il a réalisé la scénographie du ballet Orison de Pierre Darde, à l’Opéra national de Paris.

Il a collaboré à la conception et/ou aux catalogues d’une quinzaine de grandes expositions thématiques traitant du corps et de sa représentation. Dernièrement : Pierre Bonnard, peintre de l’Arcadie (Musée d’Orsay, Paris, 2016), Des vices et des vertus (Musée Félicien Rops, Namur, 2017), Freud, du regard à l’écoute (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, Paris, 2018).

Il est par ailleurs l’auteur d’une douzaine d’ouvrages (essais, fictions, romans), derniers titres parus :
Faites à peindre – Sade, Darwin, Courbet, L’Échoppe, Paris, 2014
Peau de femme (roman), Gallimard, Paris, 2015
Les urinoirs dans l’art… avant Marcel Duchamp, Beaux-Arts éditions, Paris, 2017
Dessin contre nature, Tohu-Bohu éditions, Paris, 2018

Sur une invitation de Caroline Challan-Belval, professeure de gravure à la Villa Arson.

le mar. 19 févr. 2019 18h30
Marielle Macé, « Nos cabanes — poésie, anthropologie et luttes contemporaines »

« Nos cabanes — poésie, anthropologie et luttes contemporaines »
« 47 % des vertébrés disparus en dix ans : faut qu’on se refasse une cabane, mais avec des idées au lieu de branches de saule, des histoires à la place des choses », pose Olivier Cadiot, impeccable.

Vite des cabanes, en effet. Pas pour vivre de peu mais pour braver ce monde abîmé, l’habiter autrement, l’élargir : étendre le parlement des vivants, écouter les choses de la nature (qui ne parlent pas mais qui n’en pensent pas moins), mêler à nos pensées les phrases des rivières, des forêts, des oiseaux ou des morts…

Ici la poésie en sait long. Car ces « choses » qui réclament si fort qu’on les traite autrement (et qu’une anthropologie aujourd’hui élargie place au cœur de son effort), ce sont les très anciennes choses lyriques. Pour une fois qu’on peut affirmer l’expertise du poème, on n’hésite pas. On tend l’oreille.

Sur une invitation de Sophie Orlando et Katrine Ströbel, professeures à la Villa Arson dans le cadre de l’unité de recherche Situations post.

Marielle Macé est écrivain, spécialiste de littérature française, normalienne, agrégée, docteur (Paris-IV, 2002), directrice d’études à l’EHESS. Ses livres prennent la littérature pour alliée dans une compréhension des formes de la vie commune. Parmi ses publications : Le Temps de l’essai (Belin, 2006), Façons de lire, manières d’être (Gallimard, 2011), Styles. Critique de nos formes de vie (Gallimard, 2016), « Nous » (Critique, n° 841-842, 2017), Sidérer, considérer. Migrants en France, 2017 (Verdier, 2017), Nos cabanes (Verdier, 2019).

mar. 19 févr. 2019 18h30
Événement annulé

Sara Ahmed

Sarah Ahmed

Sarah Ahmed est auteure féministe.
saranahmed.com

Rencontre organisée en partenariat avec l’Ensa Dijon.

Sur une invitation de Sophie Orlando et Katrin Ströbel, professeures à la Villa Arson.

le mar. 5 mars 2019 18h30
Vanina Géré, L'universitaire, la terroriste et le petit lapin

Artemisia Gentileschi Judith Décapitant Holopherme Capodimonte Naples 1612-14 158,8 x 125,5 cm.

Nourri de l’histoire de l’art féministe, des études afro-américaines, de la sociologie de l’art mais aussi de bande dessinée lesbienne underground, le travail de Vanina Géré examine la capacité de certaines pratiques artistiques à porter des aspirations politiques, avec une prédilection pour les œuvres polarisantes. Cette conférence présentera les recherches de Vanina Géré depuis sa thèse sur l’œuvre de la pasticienne afro-américaine Kara Walker jusqu’à ses incursions dans les écrits de l’activiste queer Sarah Schulman – et ses digressions dans des sujets loufoques comme le lapin dans l’art. La conférence mettra également en avant la manière dont l’enseignement a affecté la recherche de Vanina Géré, et évoquera ses tentatives de construction d’une pédagogie féministe émancipatrice en école d’art.

Vanina Géré est professeure d’histoire de l’art à la Villa Arson.

Workshops

de lun. 26 nov. 2018 9h00 à ven. 30 nov. 2018 23h00de lun. 26 nov. 2018 à ven. 30 nov. 2018
Nicole Crème, Sud Side 2018

Ce workshop est proposé par les ateliers Édition de l’Esadmm à Marseille (Jean-Baptiste Sauvage), de la Villa Arson (Arnaud Maguet) et l’atelier Sud Side. 

A partir d’une collecte de motifs, résidus de bois, métal, patron industriels, martyrs* et autres empreintes issues de l’atelier, nous tenterons de constituer un ensemble de signe, découpe, un répertoire de formes que nous imprimerons sur place. Les outils utilisés pour cet alphabet expérimental sont la CNC à commande numérique, le bois gravé, le frottage, l’impression directe aux encres grasses et la sérigraphie. L’atelier de Nicole Crème qui fait partie de Sud Side nous accompagne sur le projet. Les aller-retours entre les différentes machines augmenteront les possibilités d’épuisement du motifs, l’ensemble prenant place au fur et à mesure du workshop sur le mur du fond, espace de restitution devant lequel le public sera convié pour clôturer l’aventure. 

*On appelle « martyr » une pièce que l’on abîme pour en protéger une autre : elle est sacrifiée pour la bonne cause. Un martyr peut prendre diverses formes.

de mer. 16 janv. 2019 à jeu. 17 janv. 2019
Stella Geppert, FORM FOLLOWS MOVEMENT 
II

« Avant qu’elle ne le dise, son corps a basculé dans un état qui semblait suivre la logique physique du langage avant même que le mot parlé ne se forme. »

Comment sommes-nous intégrés dans les actions pour qu’elles se forment avant même de pouvoir les concevoir ? Que fait la forme avant de se former ? Quel effet cette observation a-t-elle sur les comportements collectifs, l’empathie et les situations sociales ?
Workshop sur le rapport entre forme, geste, mouvement et médium.

Workshop sur inscription (15 places).

de lun. 18 févr. 2019 à ven. 22 févr. 2019
Jean-Charles de Quillacq, Jagna Ciuchta, Vanessa Desclaux, Situations post — Fuck patriarcat

Jagna Ciuchta, One Within the Other, La Galerie, Noisy-le-Sec, 2017

Co-organisé avec Vanessa Desclaux, ARC Fuck Patriarcat – Unité de recherche « Art et société », de l’Ensa Dijon.
L’objectif du workshop est de continuer le travail engagé dans situations post :
a) sur l’espace de l’exposition comme atelier,
b) sur le transfert de formes critiques et plastiques d’un médium à l’autre,
c) sur les pratiques collaboratives.
Nous proposons de réunir dans un même espace de travail et d’exposition des artistes sculpteur et sculptrices-performeurs (Jagna Ciuchta et Jean-Charles de Quillacq, curatrice (Vanessa Desclaux), et des étudiantes et étudiants pour manipuler des objets artistiques, des textes (notamment de Marielle Macé et de Sara Ahmed) et les passer de mains en mains afin d’investir par la phénoménologie queer les systèmes de productions et de notations à partir de la production et du partage de ressources dans un temps et un espace commun.

Nous investirons la galerie provisoire pendant une semaine pour mener ce workshop, pratique de transfert, de notation, de mise en espace, de partage de formes.

Workshop ouvert à 8 étudiantes et étudiants de chacune des deux écoles.

Inscriptions auprès du secrétariat pédagogique.

Sur une proposition de Sophie Orlando et Katrin Ströbel, professeures à la Villa Arson.

Jagna Ciuchta
Dans la pratique de Jagna Ciuchta, l’exposition est médium, espace réflexif, terrain de jeu de l’artiste. Éphémère, l’œuvre vit au cœur de ce que l’on peut appeler « une situation d’exposition ». Analysé avec précision dans sa singularité et la réalité des paradigmes curatoriaux, le lieu de l’exposition devient matière à récits plastiques. Aussi, au regard de ses spécificités, les artistes invités par Jagna Ciuchta peuvent créer un travail in situ, leurs œuvres apparaître par le biais d’une citation (par exemple photographique), « ré-exister » dans une nouvelle mise en scène, l’ensemble de ces occurrences se rencontrer dans un même projet, se retrouver plus tard, encore, motifs… Chapitre après chapitre – d’exposition en exposition – , l’œuvre se déploie, se stratifie et se ramifie, affirme sa nature organique.

Jean-Charles de Quillacq
Jean-Charles de Quillacq est né en 1979, il vit à Sussac, Limousin. Résident du programme 5/7 de la Villa Arson de 2013 à 2015, il a participé à l’exposition L’après-midi (cur. Mathieu Mercier) au centre d’art. Son travail a également été montré à la Fondation d’entreprise Ricard dans le cadre de l’exposition Humainnonhumain (cur. Anne Bonnin, 2014), au CNEAI, Chatou, à la galerie Juliette Jongma, Amsterdam, à la galerie Klemm’s, Berlin, au Salon de Montrouge (2011) et à Bétonsalon (2010). Il est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon et ancien résident de la Rijksakademie, Amsterdam. Il a récemment été invité à la Galerie Noisy-le-Sec, La langue de ma bouche (2018).

Vanessa Desclaux
Professeure d’enseignement artistique en histoire des arts à l’école nationale supérieure d’art de Dijon, elle a terminé un doctorat au Goldsmiths College de l’Université de Londres. Elle est également commissaire d’exposition indépendante et s’occupait entre 2009 et 2010 du programme d’expositions de Bloomberg Space à Londres. De 2006 à 2009, elle a travaillé pour la Tate Modern en tant que commissaire assistante sur de nombreux projets d’exposition et de performances. Elle est également l’auteure d’essais sur l’art et écrit régulièrement pour la presse spécialisée en Europe. Elle est professeure d’histoire de l’art et directrice des études et de la recherche à l’école d’art de Dijon.

de lun. 18 févr. 2019 à ven. 22 févr. 2019
Jean-Noël Buatois, L'art et la matière à l'époque anthropocène

Jean-Noël Buatois est coutelier.

Je vous propose une approche de la matière qui constitue à la fois les matériaux que nous utilisons pour travailler, mais qui parallèlement nous constitue également et nous travaille en retour. Depuis cet aller retour je vous propose d’initier une démarche de mise en œuvre concrète mais aussi d’exploration des contenus de la matière, son éventuel sens caché à nos yeux de modernes, nous qui de bien des façons nous en sommes affranchis. Mon parcours prête à une pratique autour des objets, peut-être est ce là où j’aurai le plus à vous apporter, mais la semaine est ouverte à tous les types d’expériences.

J’y ajoute une contrainte, l’obligation organique d’être l’expression de son époque nous fait dialoguer avec elle. Je vous propose donc de situer notre action face à ce que les géologues ont appelé l’ère anthropocène, qui commence autour de 1850 avec la machine à vapeur, et qui se caractérise par une consommation d’énergie colossale qui met en danger les équilibres de la planète qui nous supporte.
Nous nous trouvons face à un monde qui est physiquement dominé par les actions des hommes qui agissent désormais avec la même puissance que les manifestations volcaniques, les raz de marée, les tremblements de terre, les cyclones, les incendies galopants, les glissements de terrain, les torrents de boue. Tout ce que nous appelions autrefois « nature », qui apparaissait comme une altérité autonome apparait désormais teinté de nos actions. Que devient le rapport des artistes à la matière et au monde à travers cette nouvelle perspective ? N.B.

Workshop ouvert aux étudiantes et étudiants de 2e, 3e, 4e et 5e année à raison de dix personnes maximum.

Inscriptions auprès du secrétariat pédagogique et/ou auprès de Thierry Chiaparelli.

Sur une invitation de Thierry Chiapparelli, responsable de l’atelier métal à la Villa Arson.

(…)Au moment ou j’écris cette courte bio, je suis en train d‘écrire un récit de voyage à l’ère anthropocène, qui explore les qualités d’un monde face à une perspective obligée de transformation et où l’homme existe désormais de plus en plus comme un faisceau de données et de moins en moins dans le contact au monde avec son corps. Je réalise toujours
des objets. Je n’ai jamais cessé de dessiner ni de photographier. Les obsessions qui ont traversé ma vie sont toujours aux commandes, je les regarde avec distance et parfois amusement mais elles sont toujours la source de mon énergie.
Ce qui a beaucoup changé en moi, c’est la conscience de l’extrême fragilité de la vie et la certitude que les humains sont
liés entre eux par un réseau de nécessités oubliés, et qu’au plus vite, nous avons la tache stimulante de penser le nouveau
monde à venir. N. B.

de lun. 18 févr. 2019 à ven. 22 févr. 2019
Nathalie Quintane, Que faire ? Comment faire ?

Le workshop abordera, entre autres, la question de l’articulation des formes (quelles formes pour un mémoire ? Comment/pourquoi utiliser des archives ou des documents dans un travail ? Que faire d’une enquête ? etc.).
Un temps sera consacré aux travaux des étudiantes et des étudiants et à leurs questions.

Inscriptions auprès du secrétariat pédagogique et/ou de Jérôme Mauche.

Sur une invitation de Jérôme Mauche, professeur de théorie et pratiques des idées à la Villa Arson.

Nathalie Quintane, écrivain, née en 1964, publie d’abord ses premiers textes dans des revues de poésie (Action Poétique, Nioques, Doc(k)s, Java, la Revue de littérature générale) puis, chez P.O.L., des livres sans indication générique ainsi que deux romans. Elle participe à de nombreuses lectures publiques, en France et à l'étranger et travaille régulièrement avec des artistes.

Derniers livres parus :
Que faire des classes moyennes ?, Paris, P.O.L., 2016.
Un œil en moins, Paris, P.O.L., 2018.
Ultra-Proust, Paris, La Fabrique, 2018.

http://www.pol-editeur.com/

de lun. 18 févr. 2019 à ven. 22 févr. 2019
Taroop & Glabel

Fondé au début de la décennie 90, le collectif Taroop & Glabel s’est fait une spécialité de l’observation amusée — ce qui n’exclut pas critique, et acérée, bien au contraire — du monde qui l’entoure. Ses sujets de prédilection vont d’abord aux vieilles illusions — mais toujours aussi coriaces ! — par où, depuis la nuit des temps, on se voile le réel : fausses gloires, fausses sciences, religions (toujours fausses). Toute une foire, bref, aux vanités. Mais il sait prendre garde, aussi, aux formes nouvelles qu’emprunte aujourd’hui cet éternel penchant qui est en l’homme de s’abuser lui-même et d’abuser son prochain : société de consommation de masse, société des loisirs, société du spectacle ; règne de la publicité, donc, des parcs d‘attractions et du journal télévisé. Tout coïncide ici dans un même éclat de rire, féroce, et pour que vacillent les idoles : la Vierge Marie à Lourdes, à Disneyland ce brave Mickey.
Or, donc, pour mieux faire mouche, partout, pour mieux taper dans le mille, et ce sur tous les fronts, T&G ont développé, au fil des ans, un langage plastique varié, tout à la fois, ainsi que d’une unité ou d’une cohérence remarquables. Cela va de dessins, dont le trait a décidément quelque chose à voir à la caricature, de collages, dans la meilleure tradition du dadaïsme et du situationnisme, jusqu’à ces sculptures-assemblages récentes où se télescopent (autre type de collages si l’on veut) des éléments qu’on croyait en apparence opposés : jouets Mac Do et objets pieux ; crucifix (ou plutôt ce qu’il en reste : un corps), tête de Titi et ventouse de plastique en guise de socle (de celles, plutôt, qu’on utilise d’habitude pour délivrer les tuyaux en tous genres). Cela, pour ne rien dire, encore, des petits poèmes qu’ils composent aussi sur des sujets liés à l’actualité — parfois des aphorismes — ou des livres qu’ils ont publié (aux éditions du Bouquet Final, notamment, leurs éditions maison, ou chez d’autres éditeurs de livres d’artistes).

Diversité de médiums, donc, mais où l’on reconnaît bien, de part en part, la même marque de fabrique. Le collectif Taroop & Glabel s’ingénie ainsi à faire nique à ceux qui voudraient faire de l’art une extension du domaine de la mode : une saison dans les médias et hop ! on passe à autre chose. Tout comme il s’ingénie, aussi, à faire mentir ceux qui voudraient n’y voir qu’un doux délassement, rien d’autre qu’une manière — ultra chic ! — d’améliorer son intérieur. Bien au contraire : il s’agit, dans leurs œuvres, de porter partout l’irrespect, l’inquiétude, le doute. Et l’on n’est jamais bien sûr, soi-même, le spectateur, de ce qu’il faut en penser. On n’est jamais bien sûr, dans le moment où l’on rit, de n’être pas soi-même la cible de ce dont, en blaguant, on voudrait s’excepter.

Une grande sérigraphie, datée de 2005, et publiée chez Semiose éditions, proclame cette maxime, presque un slogan. « Isme : abêtir pour asservir ». Voilà qui résume, en un sens, tout l’enjeu de la lutte, et voilà l’ennemi à nouveau désigné : la bêtise, sous toutes ses formes. La bêtise, oui, au travers de toutes ses manifestations, au travers de ses multiples actualisations. Il s’agit, d’un mot, de faire trou dans ce trop plein d’évidence, dans ce trop plein d’assurance qui sont devenus, plus que jamais, la caractéristique de notre temps. Le triomphe des idéologies. T&G sont la mauvaise conscience d’une époque qui a développé, avec brio, l’art d’éviter le réel. Sa voix criante et riante. Ce n’est pas que ce soit joli, ni reposant, ou édifiant. C’est l’art même. C’est essentiel. Tout simplement.
F.C.

Le lundi sera consacré a l’installation du dispositif et une première rencontre avec l’artiste qui présentera son travail.
Le mardi verra la présentation du travaux des étudiantes et des étudiants ainsi qu’une discussion avec l’artiste autour de l’ébauche des projets pour la semaine.
Le reste de la semaine sera consacré à la préparation d’un rendu et probablement d’un projet éditorial sur la base du travail personnel des étudiantes et étudiants.

Workshop ouvert aux étudiantes et étudiants de 2e, 3e, 4e et 5e année à raison de dix personnes maximum.

Inscriptions auprès du secrétariat pédagogique et/ou auprès de Laurent Prexl.

Sur une invitation de Laurent Prexl, professeur de peinture et performance à la Villa Arson.

de lun. 25 févr. 2019 à ven. 1 mars 2019
Agnès Gayraud, Autour de l’Anthropocène

Sonic Acts, port de Mourmansk, Russie

La nature et le faire.
Penser l’écologie comme champ, des premiers environnementalistes à la dark ecology, de l’Anthropocène au Capitalocène.

Contrairement à ce qui apparaît quand on la traite de façon superficielle, la question écologique n’est pas simplement un camp : être « pro-nature » ou pas, être « environnementaliste » ou pas.
En réalité, elle recouvre, et ce depuis la deuxième moitié du XIXe siècle (d’Elysée Reclus à Tanaka Shôzô), un champ de pensée, où des camps ennemis s’affrontent, des représentations de la nature qui se complètent parfois, se contredisent le plus souvent, entre le transcendantalisme originel, l’écologie profonde d’Arne Næss et la dark ecology de Timothy Morton. Comprendre où se situer, quand on pratique un art, quand on se rapporte à un matériau, naturel ou artificiel, transformé ou hyper-transformé, suppose d’aller au-delà de la simple position écologique comme « camp » : il faut parcourir le champ, et saisir ce qui se joue de la représentation de la nature, de l’homme, du faire (art et technique) de ce dernier.
C’est ce que nous explorerons, en étudiant les positions les plus radicales, et en nous interrogeant sur leurs conséquences non seulement éthiques mais aussi esthétiques.

Workshop ouvert à toutes les années. Dans la limite de 45 personnes.

Tous les matins de 9h30 à 12h.

Inscriptions auprès du secrétariat pédagogique.
Éléments de bibliographie :

Rémi Beau, Catherine Larrère (dir.), Penser l'anthropocène, Paris, Les Presses de Sciences Po, 2018.
Dominique Bourg, Augustin Fragnière, La pensée écologique. Une anthologie, Puf, 2014
Emerson Ralph Waldo, Nature (1836), trad. franç. P. Oliete Loscos, Paris, Allia, 2004.
Grove R., Colonial Conservation, Ecological Hegemony and Popular Resistance : Towards a Global Synthesis, Imperialism and the Natural World, dir. J. M. MacHenzie, University of Manchester Press, 1990. Grove R
Humboldt, A., Essai sur la géographie des plantes, Schoell et Tübingue, Cotta, Paris, 1807.
Jonas, Hans, Le principe responsabilité : une éthique pour la civilisation technologique, Flammarion, (1979), 1991
Morton, Thimothy, Dark Ecology : For a logic of Future Coexistence, Columbia University Press, 2016
Morton, Th., Ecology whithout nature, Rethinking Environmental Aesthetics, Harvard University Press, 2007
Næss, Arne, Vers l’écologie profonde, Wildprojet, 2009.
Rosset, Clément, L’Anti-nature : éléments pour une philosophie tragique, PUF, 2003
Worster, D., Les pionniers de l'écologie, Une histoire des idées écologiques, Sang de la terre, Paris, 1992.

de mer. 20 févr. 2019 à dim. 24 févr. 2019
de mer. 27 févr. 2019 à ven. 1 mars 2019
Aurélie Petrel

Partant de recherches que je mène depuis la pensée de Peter Eisenman ouvrant sur le parallélisme entre cartographie et photographie, je propose d’envisager 5 jours de réflexions, de repérages, d’études, de marches et de prises de vue à partir d’un maillage d’espaces et/ou de territoires en 2 dimensions et 3 dimensions. Les étudiantes et les étudiants seront amenés à s’approprier cet outil afin d’envisager leurs pratiques à travers ce prisme. Pour ce faire, nous aurons besoin de cartes de la région, des plans d’évacuation de la Villa Arson, des plans zones extérieures et de deux bobines de 400 m de sandow noir. À l’aide des câbles élastiques, nous pourrons mener à bien cette semaine d’expérimentation en documentant au fur et à mesure les étapes et des réalisations en vue d’une restitution en fin
de semaine.
L’approche résolument conceptuelle de Peter Eisenman rend compte de la capacité de la géométrie à définir l’espace. Cette démarche fait écho à la réflexion que j’ai conduit depuis quinze ans de ma première pièce Hypercube (2001) à une autre pièce Table : Simulation #1 (2015). Ces deux installations sont à comprendre dans le rapport qu’elles entretiennent à l’espace, au temps et au corps. Leur structuration fait écho à la relation de l’image à la construction et par extension à l’architecture. Peter Eisenman a obtenu son doctorat en philosophie à Cambridge en 1963 avant de evenir architecte. Cette figure de proue, penseur et architecte, guidera notre démarche. Nous pourrons questionner les avant-gardes des années 60 à 80 en architecture notamment autour du mouvement de l’Institute for Architecture and UrbanStudies, 1967-1984.

Inscriptions auprès du secrétariat pédagogique et/ou de Laurent Septier.

Sur une invitation de Laurent Septier, professeur de Photographie à la Villa Arson.

Aurélie Pétrel (1980) vit et travaille à Paris, Genève et Zurich.
Professeure et responsable du Pool Photographie à la HEAD-Genève depuis 2012, elle donne un cours spécialisé, active un lab.zone en workmaster, participe ponctuellement à travers l’ensemble des filières et plus activement en Arts visuels dans les options Appropriation et Information-fiction. Aurélie Pétrel est photographe. Depuis 2001, six villes constituent le socle de ses prises de vue : Shanghai, Tokyo, Paris, Leipzig, Montréal et New York. Sa pratique photographique coexiste
avec une pratique d’atelier. La base du travail part de Prises de vue latentes qui donnent l’impulsion d’une écriture en partition, elles sont le mouvement premier qui rend possible tous les suivants. Les oeuvres d’Aurélie Pétrel proposent des expériences photographiques, topographiques, sémantiques, et cognitives, ou support, surface, espace et contexte multiplient les possibles. Son travail s’articule autour du statut de l’image, de son apparition à sa matérialité. C'est à travers des installations photographiques assimilées à des sculptures, qu'elle traite les tensions entre le réel et son double photographique, et vice-versa. Aurélie Pétrel créée des jeux d’illusion et de déplacement de la réalité. L’architecture
de l’image se superpose à celle du lieu pour générer une nouvelle “vue”, une nouvelle expérience du regard. Les limites entre image et contexte, mémoire et imaginaire, disparaissent et l’oeuvre révèle dès lors, autant qu’elle dissimule.
« Ma démarche d’artiste porte sur la question de la mutation de l’image dans ce qu’elle peut provoquer de trouble dans son expérience de pluri-perception. Au fil du temps, j’ai développé une méthode d’analyse de mon environnement et un prisme de lecture. La photographie est la colonne vertébrale de ma démarche construite en deux temps. Le premier est photographique, je définis des terrains sur lesquels je mène des enquêtes, je travaille en étant confronté au sujet d’étude. De cette première phase, je récolte des terrains sur lesquels je travaille sur le long terme. Aujourd’hui, c’est autour de la pensée et de gestes artistiques d’un architecte-théoricien que je souhaite aborder les séries photographiques, les
installations et les objets qui constitueront un corpus d’œuvres. Peter Eisenman est un architecte new-yorkais reconnu internationalement. Dans le cadre de son agence, il a réalisé le Mémorial des juifs assassinés d’Europe à Berlin. N’ayant exploré jusqu’alors le travail de Peter Eisenman qu’à travers des lectures, je parcoure actuellement plusieurs lieux à la
découverte de ses projets d’envergure, aux États-Unis avec New York en premier lieu, au Japon, en Italie et en Allemagne. »

de lun. 25 févr. 2019 à ven. 1 mars 2019
Phoenix Atala, Ensa épisode 1

Lors d’une longue résidence à Los Angeles j’ai eu des rendez-vous dans les studios, assisté à des tournages et j’ai suivi des cours de scénario de série télévisée. J’ai appris diverses techniques pour attirer l’attention du spectateur, fabriquer des personnages attachants et raconter des histoires addictives. J’ai aussi appris la formule qui constitue le squelette de chaque épisode de série télévisée. J’ai trouvé que cette formule était poétique et qu’en plus de servir de guide à la construction d’un épisode elle décrivait élégamment la condition humaine. Inspiré de cette expérience je propose un atelier sur 5 jours ayant pour objectif de réaliser le pilote d’une série télévisée sur la vie dans une école d’art. L’atelier commence par une session de recherche, de discussion et de partage d’information sur les techniques de narration, de storytelling et d’écriture scénaristique. Puis le groupe se constitue en “writer’s room”. Les étudiants partagent des expériences, évènements ou anecdotes sur leur vie à l’école et utilisent ce matériau pour composer le scénario d’un pilote. S’enchaînent rapidement le découpage, plan de tournage, tournage et montage. L’objectif est un film de 10/15mn qui aurait le potentiel de se décliner en une série d’épisodes. P.A.

Sur une invitation de Julien Bouillon, professeur de cultures numériques à la Villa Arson.

Inscriptions au secrétariat pédagogique et/ou auprès de de Julien Bouillon.
Phoenix Atala est un artiste plasticien multidisciplinaire. Il rencontre Grand Magasin à l’aube du 21e siècle. Ensemble ils fabriquent une demi-douzaine de spectacles très réussis. À 30 ans, il réalise un long métrage qui décrit la grammaire cinématographique. En 2012 il conçoit un dispositif de contemplation du paysage, puis part en résidence aux États-Unis d’où il chronique ses expériences. À son retour il se lance dans des performances solos qui expliquent l’écriture d’un
spectacle, écrit et réalise une websérie expérimentale qui expose les règles scénaristiques et code un un jeu vidéo qui raconte la vie d’un artiste. Ses productions sont présentées au Centre Pompidou, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au Magasin de Grenoble, à la Gaîté Lyrique, au Printemps de Septembre à Toulouse, Chez Bushwick et à FIAF à New York, au Mac-Val, au MK2, à la Ménagerie de Verre à Paris, ainsi que sur France Culture et Canal +...
voir le site de l'artiste

Libération (4/28/2017) – “C’est sans doute le charme singulier de cet artiste: savoir souligner les conventions
sans surplomb.” Eve Beauvallet

Mouvement (3/2/2017) – “La comédie, un art sérieux. (entretien)” Carole Bailly

de mar. 26 févr. 2019 à ven. 1 mars 2019
Aziyadé Baudouin-Talec, Le bruit des choses

Comment par la voix et les bruits créer une expérience sonore et linguistique ?
En travaillant à partir de la mémoire sensorielle et d’expériences sonores vécues et/ou mises en place, nous tenterons de capturer des espaces mentaux au travers de pratiques sonores et littéraires.
Dans un premier temps, nous traverserons l’histoire du rapport entre langage et bruit dans l’art et la poésie grâce à un panorama d’artistes, de poètes et de groupes artistiques en passant par l’Intonarumori de Luigi Russolo, le Zaoum d’Iliazd, les expériences futuristes, le lettrisme, la poésie sonore (Bernard Heidsieck, Henry Chopin…), John Cage et ses textes-partitions, les actions et textes de Vito Acconci et en abordant la poésie contemporaine et la notion de lecture-action. Enfin seront présentés des extraits de lectures-actions de nombreux artistes, écrivains, chorégraphes et réalisateurs contemporains qui sont intervenus dans le cadre des Ecritures bougées.
Dans un second temps, nous travaillerons sur différentes modalités de la voix et des bruits, enregistrés ou en direct, tout en pensant le rapport au corps et à la mise en espace des propositions dans l’objectif d’une restitution publique. Les créations pourront être individuelles et/ou collectives.
Ce workshop sera l’occasion de plonger dans l’univers sonore à l’écoute des bruits extérieurs et intérieurs et de créer ses propres expériences sonores à la recherche d’une palette de bruits indescriptibles.

Workshop ouvert aux étudiantes et étudiants de 2e, 3e, 4e et 5e année à raison de douze personnes maximum.

Inscriptions au secrétariat pédagogique et/ou auprès de de Pascal Broccolichi.

Restitutions du workshop le samedi 2 mars à 17h30 à l’occasion des Journées portes ouvertes et le dimanche 24 mars à 14h à l’occasion du Printemps des arts de Monaco.

Sur une invitation de Pascal Broccolichi, professeur de son à la Villa Arson.

Aziyadé Baudouin-Talec écrit et active ses textes lors de lectures-actions. Elle a créé en 2016 Les écritures bougées, Centre de littérature contemporaine, structure nomade de production et de diffusion de la littérature sous toutes ses formes. Dans ce cadre, elle organise différents évènements (lectures-actions, concerts, projections, expositions, conférences) autour des rapports entre littérature et plasticité, (littérature, art contemporain, danse contemporaine, musique, cinéma et théorie). Les écritures bougées collaborent avec des centres d’arts, des FRAC, des librairies et des lieux alternatifs. Les Écritures bougées, une anthologie ouvrage réunissant une quarantaine de textes ayant été activés durant les évènements des Écritures bougées est paru aux éditions MIX en septembre 2018.

de mar. 26 févr. 2019 à sam. 2 mars 2019
Anne Séchet, Éric Grandbarbe, Joindre, imprimer, malaxer le vent

Écriture / Installation sérigraphie / Textiles-matériaux souples

Les matériaux sont les mots, l’écriture, le souffle, l’air, les textiles flottants, les bâches ondulantes, les surfaces souples, les drapeaux, les manches à air, les gonflables, les actions, les gestes…

Les étudiantes et les étudiants sont invités à inventer des propositions plastiques qui seront réalisées en matériaux souples et qui associent les mots à toutes sources d’air (vent, ventilateur, courant d’air, soufflet mécanique…).

En amont du workshop :
Des sessions de travail pour les textes avec Jérôme Mauche ont lieu jeudi 13/12 et jeudi 10/01. D’autres rendez-vous auront lieu dans l’atelier sérigraphie pour élaborer les propositions et réaliser les impressions des textes sur les supports. Le travail de patronage pourra aussi se faire en amont avec Éric Grandbarbe.

La semaine de workshop :
Montage, couture et reliquats d’impressions en sérigraphie. La majorité du workshop se déroulera en atelier textiles-matériaux souples. Le choix des formes finies ainsi que des mises en espace et en situation aura lieu cette semaine là.

À l’occasion des journées portes ouvertes :
Activation des propositions le samedi après-midi à 16h, dans différents lieux choisis par les étudiantes et les étudiants.

Inscriptions au secrétariat pédagogique et/ou auprès de d’Anne Séchet.

Sur une proposition d’Anne Séchet et Éric Grandbarbe avec la participation de Jérôme Mauche, professeurs à la Villa Arson.

de mar. 26 févr. 2019 à ven. 1 mars 2019
Pia Maria Martin, KLUB16 Goes Seaside

installation mixed media, KLUB16, 2018

À partir de déplacements à l’Observatoire Océanographique de Villefranche le KLUB16 expérimentera sur la création d’images numérique et en argentique et leur mise en espace.

Workshop ouvert prioritairement aux étudiantes et aux étudiants ayant suivi l’ARC KLUB16 en 2018|19 et/ou en 2017|18, dans la limite de 7 personnes.

Inscription au workshop auprès de Pia Maria Martin.

Sur une invitation de Pia Maria Martin, professeure de vidéo à la Villa Arson.

de lun. 25 févr. 2019 à ven. 1 mars 2019
Gustavo Sagorsky, Juxtapositions - photographie-sculpture

Gustavo Sagorsky
workshop en anglais

The main idea is to examine the relationship between photography and sculpture. The aim is to merge the social commitment inherent in some street photography with the introspective and isolated act of working with objects in the studio.
The process will begin with photography tasks in the street, where the students will be asked to relate to elements in the urban environment as sculptural components. They will need to collect these components and bring them to the studio. With these objects they will create ensemble sculptures which will only exist in the photographs taken. (If it is possible they will be printed and made into a pop-up show.)

Workshop ouvert principalement aux étudiantes et étudiants de 2e mais aussi aux 3e, 4e et 5e année à raison de 12 personnes au total.

Inscriptions auprès du secrétariat pédagogique et/ou auprès de Burkard Blümlein.

Sur une invitation de Burkard Blümlein, professeur de sculpture à la Villa Arson.

Born in Argentina in 1975, Gustavo Sagorsky lives and works in Jerusalem. He received both his BFA and MFA from the Bezalel Academy of Art and Design in Jerusalem. Since 2008 he has been teaching in the Photography Department at Bezalel. Sagorsky's works has been exhibited in several venues, including solo shows in Philadelphia, Buenos Aires and Tel Aviv. He has curated several exhibitions in various locations, such as the H2 Zentrrum, Augsburg, Germany; the Tel Aviv Photography Festival. He has been invited to give workshops, seminars and tutorials in several institution as the Corcoran School of Art in Washington D.C., Glasgow School of Art and UArts , Philadelphia. Juxtapositions - Photography and Sculpture Workshop. The main idea is to examine the relationship between photography and sculpture. The aim is to merge the social commitment inherent in some street photography with the introspective and isolated act of working with objects in the studio. The process will begin with photography tasks in the street, where the students will be asked to relate to elements in the urban environment as sculptural components. They will need to collect these components and bring them to the studio. With these objects they will create ensemble sculptures which will only exist in the photographs taken.


Caroline Challan-Belval

Le workshop Gravure est mené par Caroline Challan-Belval, professeure de Gravure à la Villa Arson.

de lun. 4 mars 2019 à ven. 8 mars 2019
de lun. 11 mars 2019 à ven. 15 mars 2019
Timothy Mason, Impression offset

Vue partielle de l’exposition Drive by Shootings Dead End, Galerie Michel Rein, Paris, 2001

Initiation à l’impression offset, toutes les étapes depuis le choix de la photographie jusqu’au tirage en passant par le tramage et l’insolation.

Workshop ouvert aux étudiantes et étudiants de 2e, 3e, 4e et 5e année à raison de 5 personnes à chacune des 2 sessions.

Inscriptions auprès du secrétariat pédagogique et/ou auprès d’Arnaud Maguet.

Sur une invitation d’Arnaud Maguet, professeur d’Édition à la Villa Arson.

Timothy Mason a d'abord travaillé à l'aide d'un sténopé, un dispositif photographique rudimentaire sans objectif. Il a produit de la sorte une série remarquable de vues d'intérieurs d'espaces publics ou semi-publics, lieux de
consommation, de transit, ou de pouvoir, tels que supermarchés, aéroports, bowlings, piscines, salles de conférences, etc. Le rendu particulier du sténopé, le mélange de profondeur de champ et de faible définition, les couleurs glauques, accentuent l'étrangeté de ces lieux (ou plus exactement "non-lieux") qui sont en train de devenir notre milieu naturel. Il ne s'agit pas chez lui d'en saisir la monumentalité écrasante, ou d'en tirer des études de composition et de rythme, comme parfois chez Andreas Gursky. L'organisation en triptyques de ces images affiche le caractère fragmenté et composite de la vision, et sans doute de ces espaces eux-mêmes, qui ne s'offrent jamais entièrement et spontanément au regard. Les travaux récents, dont un ensemble inédit est présenté ici, sont réalisés à partir d'images découpées dans des catalogues qu'il utilise comme des matrices. Le recto et le verso de l'image se lisent alors en surimpression, ainsi que les effets de trame.
Timothy Mason obtient ainsi une matière (une substance) complexe : le discours publicitaire se trouve parasité et révèle de très intéressants effets de sens qui concernent les codes gestuels ou discursifs du travail, du pouvoir, de l'information. L'image produite résulte d'un recyclage, d'une sorte de compression, qui donne naissance à un matériau visuel inédit, qui tient de l'imprimé, du pictural, et du photographique à la fois.

de lun. 1 avril 2019 à ven. 5 avril 2019
Claire Gapenne, Orchestre inharmonique

Fervente figure d'une scène musicale amiénoise qui se renouvelle et n'accepte pas les étiquettes, Claire Gapenne est partisante d'une musique libre et immédiate. Active dans des groupes tel que Terrine, Headwar ou Me Donner elle expérimente divers instruments sans jamais se perfectionner. Hédonisme, humour et poésie sont ses lignes de recherche. On essayera ici de créer une pièce poétique en laissant libre cri de coeur du hasard...

Voyages d'étude

voyages d'étude
DoKumenta Kassel 2017

de mer. 21 nov. 2018 8h00 à sam. 24 nov. 2018 22h00de mer. 21 nov. 2018 à sam. 24 nov. 2018
, Voyage d'intégration à Turin et Milan

Fondation Pirelli, Milano.

Chaque année la Villa Arson organise un voyage d’étude destiné en priorité à la promotion de 1re année.

Au programme : visite du Castello di Rivoli Museo d’Arte Contemporanea (Turin) et à Milan de la Fondazione Prada, du Museo del Novecento, de la Pinacoteca di Brera, de la Fondation Pirelli et du Mudec – Museo delle Culture di Milano.

de lun. 4 mars 2019 à ven. 8 mars 2019
, Voyage Monte Verita

Voyage d’étude à Lech : skyspace de James Turrel; à Bregentz : musée de Peter Zumthor; à Ascona : Monte Verita et à Vals : thermes de Peter Zumthor.

Voyage organisé par Julien Bouillon, Thierry Chiapparelli et Stéphane Magnin.

Places limitées à 14 personnes.

Inscription à la plateforme sculpture avant le mercredi 30 janvier 2019.