1re année

2e année

3e année

4e année

5e année

À la Villa Arson, l'enseignement est assuré par des artistes et des acteurs du monde de l'art au sens le plus large du terme (écrivains, critiques, théoriciens, techniciens, commissaires, etc.). La pratique de l'évaluation est toujours collégiale et passe par le dialogue critique entre pairs. Le jugement esthétique s'élabore dans une communauté d'individualités artistiques irréductibles qui parviennent pourtant à se reconnaître dans une appréciation collective d'un travail.

Le lien avec le monde de l'art est renforcé par les invitations faites à d'autres artistes et d'autres professionnels dans le cadre de workshops, de conférences, de résidences, de projets de recherche ou dans le cadre de la programmation des expositions du Centre national d'art contemporain.

Coordination, P. M. Martin

semaine A : Pia Maria Martin
semaine B : Frédéric Clavère

Syntagme, J. Mauche

L’enjeu du cours consistera à interroger et expérimenter la puissance de la métaphore, en-deçà et au-delà de la phrase comme de l’image. Des processus d’écriture venant de divers horizons de pratiques littéraires comme scientifiques (histoire, sociologie, anthropologie) seront corrélés à des œuvres et des démarches artistiques contemporaines mettant en cause care, dispositif, littéralité, pragmatisme.

L’objectif est de sensibiliser aux effets de fascination/persuasion comme de répulsion des images, à l’œuvre dans le langage quotidien comme dans les enjeux esthétiques.

Des thématiques ayant trait à des effets rhétoriques du discours seront présentés afin de tester des dynamiques soucieuses de rapprochements inattendus et fructueux. Dans un souci de contextualisation de la micro-histoire au structuralisme critique, il s’agira de maintenir et de penser ensemble optimisation de la langue et intérêt pour ses irrégularités et scories.

évaluation : Un travail principalement écrit sera demandé (mais intéressé par inclure des images comme des éléments prélevés) avec le souci d’en explorer son autonomie.

bibliographie indicative
Giorgio Agamben, Qu’est-ce qu’un dispositif ?, traduction de Martin Rueff, Payot, 2007
Jack Goody, La Peur des représentations. L’ambivalence à l’égard des images, du théâtre, de la fiction, des reliques et de la sexualité, traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, La Découverte, 2006
Boris Goys, En public. Poétique de l’autodesign, traduction de Jean-Luc Florin, Perspectives critiques, P.U.F., 2015
Daniel Heller-Roazen, Echolalies. Essai sur l’oubli des langues, traduction Justine Landau, Seuil, 2007
Emmanuel Hocquard, Ma haie, P.O.L, 2001
William M. Johnston, L’Esprit viennois : Une histoire intellectuelle et sociale, 1848-1938, traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, Perspectives critiques, P.U.F., 1991

Figures de la théorie en art…, A. Gayraud

Théorie esthétique, philosophie de l’art, critique ou manifestes, entretiens : il y a mille manières de parler des œuvres — et de l’expérience que nous en faisons —, autant de manières de parler des arts. Face à l’objet qu’il veut saisir, chaque type de discours élabore en le désignant l’art ou l’œuvre dont il parle (par jugement, par description, par critique ou par revendication performative). L’esthétique de Kant constitue à partir de la réflexion philosophique, un sujet esthétique, au jugement à la fois subjectif et universel ; les écrits d’Adolf Loos sur l’architecture attestent eux un point de vue d’artiste, où la subjectivité qui compte est celle du fabricant d’art, avec ses interdits et ses exigences touchant directement à la production ; Walter Benjamin déploie une critique esthétique du surréalisme mais moins pour en penser les formes que pour lire en elles le sens caché de la société industrielle à l’aube du XXe siècle. Chaque forme de discours produit une figure de l’art. Chaque figure de l’art en favorise une dimension, bref chaque discours a un prix.
En étudiant une série de textes, on esquissera un module des différents rapports du discours à ce qui lui résiste et que le discours aide pourtant à constituer. Le discours sur l’art n’est pas qu’un ornement superfétatoire, il ouvre des possibilités artistiques, mais il en ferme d’autres, assurément.

Que reste t-il de la contre-culture ? – conférence dans le cadre du workshop Hippies Days – du 4 au 8 novembre 2019

Baumgarten, Alexander G., Esthétique (1750), trad. franç. J.-Y. Pranchère, Paris, L’Herne, 1988
Beardsley, Monroe C., Aesthetics. Problems in the Philosophy of Criticism (1958), rééd. Indianapolis, Hackett, 1981
Benjamin, Walter, L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (1938), in Œuvres, t. III, trad. M. De Gandillac et R. Rochlitz, Paris, Gallimard, 2000
Benjamin, Walter, Œuvres, I, II et III, trad. M. de Gandillac, R. Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2000
Bourdieu, Pierre, Manet, une révolution symbolique Cours au Collège de France (1998-2000), Seuil, 2013
Burke Edmund, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées de sublime et de beauté (1757), trad. franç. B. Saint-Girons, Paris, Vrin, 1998
Carroll Noël, Art in Three Dimensions, Oxford, Oxford University Press, 2010
Debussy, Claude, Monsieur Croche et d’autres écrits, Gallimard, 1987
Croce, Benedetto, Essais d’esthétique (1905-1940), textes choisis, traduits et présentés par G. Tiberghien, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1991
Danto Arthur, L’Assujettissement philosophique de l’art (1986), trad. franç. C. Hary-Schaeffer, Paris, Le Seuil, 1993
Dickie, George, Evaluating Art, Philadelphia, Temple University Press, 1988
Diderot, Denis, Œuvres esthétiques (1752-1781), Paris, Garnier, 1976
Harrison Charles et Wood Paul (dir.), Art en théorie. 1900-1990, une anthologie, Paris, Hazan, 1997
Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, Cours d’esthétique (1818-1830), trad. franç. V. Jankélévitch, Paris, Aubier, 4 vol., 1995
Hutcheson, Francis, Enquête sur l’origine de nos idées de beauté et de vertu (1725), trad. franç. A.-D. Balmès, Paris, Vrin, 1991
Hume, David, De la norme du goût (1657), in Essais esthétiques, trad. R. Bouveresse, Paris, Flammarion, 2000
Ingarden, Roman, Esthétique et ontologie de l’œuvre d’art, Choix de textes 1937-1969, Paris, Vrin, 2011
Kant, Emmanuel, Critique de la faculté de juger (1790), trad. franç. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1979
Lessing, Gotthold, E., Laocoon (1766), trad. franç. Courtin, Paris, Hermann, 1997
Loos, Adolf, Ornement et Crime : et autres textes, Paris, Payot et Rivages, coll. « Rivages poche / Petite bibliothèque » (no 412), 2003
Loos, Adolf, Paroles dans le vide (1897-1900) : Chroniques écrites à l’occasion de l’Exposition viennoise du Jubilé (1898), Autres chroniques des années 1897-1900, Malgré tout (1900-1930), Paris, Champ libre, 1979
Nietzsche, Friedrich, La Naissance de la tragédie (1872), Œuvres philosophiques complètes, Paris, Gallimard, 1977
Rothko, Mark, Écrits sur l’art, 1934-1969, Paris : Flammarion, 2005
Sylvester, David, Entretiens avec Francis Bacon, Flammarion, 2013
Valéry Paul, Variété, in Œuvres, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1957, t. I

Anglais, C. Bernstein

Au début de l’année scolaire les élèves de toutes les années passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue.

Les élèves dont le niveau d’anglais est très faible se réunissent pour des cours de remise à niveau en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Le travail est basé sur une Pratique Orale Guidée, à partir de textes simples et une analyse des structures grammaticales : les élèves sont amené·e·s à parler le plus vite possible en utilisant dès le départ les structures étudiées, et également à travailler leur compréhension orale par de nombreux exercices d’écoute, sans l’aide d’un support écrit. Elles ou ils doivent impérativement compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Le cours de niveau 1 a lieu sous la forme d’une semaine intensive, matin et après-midi, où les élèves n’auront aucun autre cour.

Pour valider les ECTS d’anglais une présence régulière en cours est indispensable.

Ouvrage de référence suggéré : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press (avec ou sans CD)

Anglais niveau 2 et 3, C. Bernstein

Au début de l’année scolaire les élèves de toutes les années passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue.

Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Le travail est basé sur une Pratique Orale Guidée, à partir de textes simples et une analyse des structures grammaticales. Il leur sera demandé aussi de s’exprimer plus librement autour de sujets divers, comme par exemple la présentation de leur travail en atelier, des sujets de société, des commentaires de textes, etc. Elles ou ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Le cours d’anglais de niveau 3 est un cours mixte, qui inclut d’une part : une révision des structures grammaticales avancées, que l’élève devra aussi travailler individuellement pour combler ses lacunes ; et d’autre part un travail théorique en anglais, sur des sujets reliés à l’art contemporain, à la littérature ou au cinéma, ou à des débats de société.

Pour valider les ECTS d’anglais une présence régulière en cours est indispensable.

Ouvrage de référence suggéré : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press (avec ou sans CD)

Environment and Society , C. Bernstein

Ce cours s’insère à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais, destinés aux élèves bilingues. Le cours de 2ème année prend la suite du cours de 1ère année en ce qu’il cherche à permettre à l’élève d’approfondir sa capacité à développer une pensée critique et analytique, à partir de documents de natures très variées.
Pour l’année 2019-2020 le cours explorera des enjeux liés à l’environnement et à la société, à partir de nombreux documents écrits ou filmés (agriculture et nourriture, santé et médecine, pollution, disparition des espèces, réchauffement climatique, pic pétrolier, décroissance, anthropocène, collapsologie, désobéissance civile, relocalisation et résilience, etc. feront partie des sujets abordés.) Il sera demandé aux élèves de rassembler au cours du semestre des informations diffusées dans les médias (journaux télévisés, radio, presse, etc) en lien direct avec les thématiques débattues.

Une partie des cours réuniront les élèves de niveau 3 et 4 pour des séances de 3h qui permettront de visionner des documents plus longs et d’en discuter.

Une dissertation sera demandée à la fin du semestre.

Bibliographie (sélection) :
John Robbins, The Food Revolution
Rachel Carson, Silent Spring
Fairfield Osborn, Our Plundered Planet
Theo Colburn, Dianne Dumanovski, John Peterson Myers, Our Stolen Future : Are we Threatening our Fertility,Intelligence and Survival ? A Scientific Detective Story
Rob Hopkins, The Transition Companion, Making your Community More Resilient in Uncertain Times
Richard Heinberg, The End of Growth, Adapting to Our New Economic Reality
Clive Hamilton, Requiem for a Species
Ivan Illich, Tools for Conviviality

An Informal Introduction…, C. Bernstein

Ce cours d’anglais s’insère à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais, destinés aux élèves bilingues. À partir de l’analyse des travaux de quelques artistes contemporains (en dehors de toute perspective historique) le cours de 1re année vise à aider l’élève à observer et à comprendre ce qu’elle ou il lit, regarde ou écoute, ainsi qu’à définir ce qui se présente à elle ou à lui et à évaluer les intentions qui lui sont exposées. Le cours l’aide à articuler ses idées et à synthétiser, à mieux cerner les enjeux de la création artistique, voire à tenter une définition de l’art. Les outils utilisés peuvent être des articles de presse, des documents visuels, des vidéos de plasticiens, des écrits d’artistes et de théoriciens, ou encore des expositions, des conférences, des rencontres avec des artistes.

Une dissertation sera demandée à la fin du semestre.

Bibliographie (sélection) :
John Dewey, Art as Experience
Allan Kaprow, Essays on the Blurring of Art and Life
Mark Rothko, Writings on Art
Dan Graham, Two-Way Mirror Power
John Cage, Silence

Céramique, F. Bauchet

Une initiation en groupe de 24 étudiant·e·s proposée en 1re année. Soit deux journées complètes par groupe et par mois.

Cette initiation débutera par un cours magistral en amphithéâtre comprenant un bref historique de la céramique et ses grandes définitions. Une projection de pièces en céramique illustrera ce cours qui est adressé à l’ensemble de la promotion.

Le deuxième cours par demi-promotion se déroulera à l’atelier Céramique pour une découverte des postes de travail et des machines.

L’année sera jalonnée d’expériences non notées et d’exercice. Un sujet sera proposé pour le second semestre. Les objectifs de cette initiation sont d’une part d’acquérir pour l’ étudiant·e une autonomie au travers de l’ensemble des grandes techniques de la céramique. D’autre part d’envisager l’articulation technique/création et d’observer l’ensemble des étapes de la conception à la réalisation.

Les exercices et le sujet donneront lieu a un bilan au premier et au second semestre afin d’évaluer la progression et de mesurer les qualités plastiques et esthétiques des travaux des étudiant·e·s.

Culture page, S. Shannon

Culture page c’est des commentaire des photos de pages de magazines, de livres ou de typo dans la rue, pour contribuer à aiguiser le regard des étudiants sur les publications, et de leurs composantes telles que leur iconographie ou leur typographie, le séquençage de leurs images ou la composition de leurs textes; ainsi que leur format, leur papier, leur poids, toutes les questions sensibles qui participent à la transmission du message d’une publication.

Approche technique de la photographie…, S. Accarie

L’appareil et ses réglages, diaphragme et profondeur de champ, vitesse, notion de sensibilité, longueurs focales.
Techniques de prise de vue, travail en extérieur, travail en studio.

objectif : Acquisition de données techniques de base et leur mise en application dans
le cadre d’exercices simples d’ordre thématique.
A terme, savoir maitriser un appareil photo.
La chaine de traitement argentique et Numérique.

évaluation : Contrôle continu avec bilan semestriel
Rendu en fin d’année

Cinéma - atelier de programmation, K. Andalian

L’objectif de cet atelier est de proposer aux étudiant·e·s de proposer une programmation pour la salle de cinéma (grand amphi) pour 2 à 3 évènements dans l’année.
Cet atelier réunira un groupe d’étudiant·e·s qui travaillera à l’élaboration d’une programmation de films dans une salle de cinéma. Après des séances de recherche (la programmation comme mode de pensée, selon Henri Langlois) sur le choix d’une thématique, les étudiant·e·s choisiront les films et les intervenant·e·s selon des critères de pertinences (cinéastes, historien·ne·s, sociologues, philosophes, etc.). Elles·Ils rédigeront les éditoriaux liés au thème choisi (inscription dans l’histoire du cinéma, perspective et analyse critique), ainsi que les synopsis, les notules biographiques des réalisa·teur·trice·s et des intervenant·e·s. Ces textes seront destinés à être publiés sur le site de la Villa Arson. Une affiche millésimée de la manifestation sera également conçue et éditée.
Ainsi, l’atelier relie théorie et pratique. Les séances de discussion et de réflexion seront suivis de travaux parcourant toutes les étapes nécessaires à une programmation de films dans une salle de cinéma, ce processus allant de la conception du programme à la projection en public. Ces projections pourront également proposer des performances en relation avec les thématiques développées. L’atelier appelle la participation d’autres enseignements dans l’objectif de créer une programmation originale, transversale et inédite, spécifique à la Villa Arson.
Dans le cadre de cet atelier, un workshop d’une ou deux journées avec un·e projectionniste portera sur la projection de films sur différents supports : le DCP (numérique), le 35 et le 16 mm (pellicule).

Peinture, P. Pinaud

Vidéo, P. M. Martin

Des enseignements pratiques sont délivrés à partir de quelques notions fondamentales : la caméra (traitement de la lumière, composition de l’image, mouvements d’appareil, cadrage et valeurs de plan) ; l’espace ; la mise en scène ; la dramaturgie ; le film expérimental ; raconter et écrire ; le montage ; l’installation dans l’espace (projections / écrans) Les étudiantes et les étudiants doivent réaliser une vidéo (entre 1 et 5 minutes) durant l´année et l’accompagner d’un texte autour d’un sujet donné.

ADD DIY TO…, C. Vialard

Cultures numériques - Scénographie, C. Vialard

SCÈNES est un projet pédagogique qui se situe sur un terrain proche du théâtre et de la représentation publique et qui en utilise l’appareillage technique et qui pourrait l’interroger. Les mots-clefs pourraient être: corps en mouvement, danse contemporaine, musique en direct, performance, son, objets, lumière, décor, costume, projection, image et image en mouvement.

Ce projet mené cette année avec la chorégraphe Marcia Barcellos et le musicien et metteur en scène Karl Biscuit de la Compagnie Système Castafiore propose de se familiariser avec l’espace scénique du théâtre et de la danse contemporaine. « La Compagnie Système Castafiore n’a aucun équivalent dans le paysage de l’art vivant français. Mêlant danse, images sophistiquées, installation sonore, leur représentation scénique du réel est le reflet de la folie de notre monde. La démarche de Système Castafiore, riche en savoir-faire multiples, est mise au service d’une imagerie ludique. Cela tient certainement à la joie communicative des maîtres d’œuvres : la chorégraphe Marcia Barcellos, le metteur en scène compositeur Karl Biscuit, dirigeant conjointement ce collectif d’artistes très créatifs. »

L’objectif est d’acquérir des compétences techniques et artistiques pour des projets scénographiques destinés à une présentation publique dans un théâtre ou dans un espace professionnel dédié.

Deux workshops distanciés seront proposé et un travail de projet continu sera assuré. Le premier workshop que dirigera Marcia Barcellos sur le mouvement du corps dans un espace avec un sujet proposé par la chorégraphe.
Suit un temps de travail consacré à la création d’un projet commun.

Un deuxième workshop avec Karl Biscuit autour des pratiques de mise en scène et de mise en espace qui aura lieu à la Roquette, un équipement du Théâtre de Grasse. Nous pourrons découvrir et utiliser alors l’équipement avec l’aide de techniciens.

L’évaluation se fera sur le résultat des propositions et l’implication des étudiant·e·s.

Corps/Espace, A. Séchet

Le corps danse. Le corps se déplace dans l’espace. Le corps dans le silence. Le corps percussif. Le corps seul. Le corps avec d’autres corps. Le corps parlant dansant. Le corps chantant dansant. Le corps fabrique des gestes. Le corps fabrique des signes. Le corps dialogue avec la parole. Le corps dialogue avec les bruits. Le corps dialogue avec l’espace. Le corps rencontre un·e chorégraphe. Le corps rencontre un·e artiste. Danse Dance Danza Danz Dança Dantza Dansu Dans…

Cet atelier permet aux étudiant·e·s de se fabriquer progressivement un vocabulaire personnel de gestes et de mouvements avec la question de l’espace et de l’engagement du corps en art contemporain. Ceci afin de pouvoir les contextualiser dans leur pratique artistique personnelle et dans de possibles collaborations. Mettre le corps en mouvement comme générateur d’une pensée singulière. Cet atelier s’intéresse aux liens possibles entre improvisation et conceptualisation.

Ces ateliers sont l’occasion d’aborder une question particulière liée au corps : le corps dans le silence, l’infime invisible au regard extérieur, le corps et ses prothèses, les accessoires de mouvements, les accessoires d’espace, l’élan, la chute, etc. Ces ateliers se font sous forme d’improvisations dirigées. Ces expérimentions ayant pour objectifs de les amener à prendre des décisions et des choix personnels aboutissant à des propositions de travail chorégraphiques ou performées, en individuel ou en collectif. Chaque fin d’atelier est l’occasion d’échanges, de discussions en collectif, suivis de références théoriques.

Seront évalués l’investissement personnel, les recherches, les expérimentations, la régularité, la perspicacité, l’audace, la singularité, la pertinence du travail proposé, la qualité des échanges, l’écoute et la prise de risque.

Au cours de l’année aura lieu une intervention « Atelier méthode Merce Cunningham » de Sophie Viora, chorégraphe.

références
Mr Gaga sur les pas d’Ohad Naharin. Documentaire de Tomer Heyman. 2015
Phia Ménard
Marina Abramovic
Michael Clark
An Art Made of Trust, Vulnerability and Connection | Marina Abramović | TED Talks : conférence-présentation-performée par Marina Abramovic en 2015.
Sheila Chandra, Speaking in Tongues I, II et III, 1997
Pina Bausch Café Muller
Helikopter création 2001 de Angelin Preljocaj musique de Karlheinz Stockhausen Helikopter quartet
Merce Cunningham 1919-2009 – La Danse en héritage
9 Evenings : Theatre & Engineering – Lucinda Childs, Vehicle
9 Evenings : Theatre & Engineering – Steve Paxton, Physical Things
9 Evenings : Theatre & Engineering – Yvonne Rainer, Carriage Discreteness
9 Evenings : Theatre & Engineering – Deborah Hay, Solo

Art-action, L. Prexl

Au travers des évolutions historiques de l’art-action, ce cours vise à dégager des thématiques plus larges et non chronologiques. Ces cours se pense comme des miscellanées curieuses et transversales.

Etre (juste) là :
Les artistes se contentant d’être présent pour faire œuvre.
(Raymond Hains, André Cadere, Yoko Ono, Till Roeskens, hapenning polonais 1960, Armand Robin, le dandysme, Abramovic, Santiago Reyes, Gilbert & George, On Kawara, etc.)

Mon corps ma bataille : le corps comme enjeu politique.
(Actionnisme, Gina Pane, Valérie Export, Carolee Sheeman, Jean-Jacques Lebel, Michel Journiac , Made in Eric, François Pluchart, Steven Cohen, Stellarc, le trans-humanisme, etc.)

De la lettre à l’acte : une première approche de la poésie action et sonore
(Cravan, les lettristes, Heidsieck, Jarry, Tarkos, la scène de la poésie-action contemporaine française, etc.)

Fluxus, piano et fortissimo : une approche de ce mouvement notamment au travers de l’utilisation quasi systématique du piano.

Cage vs Kaprow

Les arts de la scène et la performance. Montrer la permanente porosité entre théâtre, danse et performance en rendant compte de leurs typologies complexes.
(Cabaret voltaire, Judson Church NYC, Merce Cunningham, le théâtre du Zerep, Hanna Alprin, Trisha Braun, Jérome Bel, Bryon Gysin, Charlemagne Palestine, etc.)

La video transitionnelle : la performance pensée pour la caméra.
(Arnaud Labelle-Rojoux, Alexandre Gérard, Bas Jan Ader, Mathew Barney, Chris Burden, William Wegman, Bruce Nauman, etc.)

ETRUCLE , J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif.
L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
L’année sera consacrée aux différentes formes possibles d’ekphrasis, description d’œuvres, conçues de manière dynamique.

L’objectif est d’aider chaque participant·e·s à affiner son propre espace littéraire par la découverte de formes langagières et de formats artistiques. Expérimenter des situations de prise de parole individuelle comme collective. Développer de projets d’écriture de création.
En se focalisant sur des formes d’ekphrasis prises au sens extensif du terme, préciser et expérimenter le rapport au visuel comme au dicible à partir d’œuvres et de démarches (y incluant aussi celles des étudiant·e·s).

Il s’agira de Concevoir des textes, des propositions, des dispositifs individuels ou collectifs explorant les possibilités descriptives à partir d’objets ou de pratiques (pour l’essentiel artistiques).

évaluation : la mise en place d’un projet à dimension littéraire écrit/oral/plastique est requise. 2 à 3 pages sont demandées (écrits, brouillons, prélèvements…).

Des séances seront organisées avec Pascal Broccholichi (dans le cadre de l’exposition consacrée à Lars Fredrikson au MAMAC à Nice), Agnès Gayraud, Laurent Prexl et Anne Séchet.

bibliographie indicative (axe exposition Lars Fredrikson)

Anne-Marie Albiach, Cinq le cœur. Œuvres 1966-2012, Flammarion, 2014
Stéphane Bérard, Jean-Michel Espitallier, Christophe Fiat, Suzanne Joubert, Sabine Macher, Vannina Maestri, Nathalie Quintane, Jacques Sivan, Laurence Vielle, Vox Hôtel, Néant, 2006
Jean Daive, 1,2 de la série inaperçue, Flammarion, 1997
Roger Giroux, Journal d’un poème, Eric Pesty, 2011…
Anne Le Troter, Claire, Anne,Laurence, Hard Copy/Monospace Press, 2012
Claude Royet-Journoud, La Notion d’obstacle, Gallimard, 1978
Claude Royet-Journoud (dir.), L’in plano, Al Dante/Niok, 2002

LIRE & ÉCRIRE, V. Géré

Au premier semestre, l’atelier LIRE est un club de lecture de fiction et d’essais. Attention, il faudra avoir lu un ouvrage différent avant chaque séance. Chaque ouvrage est discuté collectivement.

Au second semestre, l’atelier ÉCRIRE propose diverses approches de l’écriture (fiction, poésie, essai, etc.), avec le partage de textes écrits par les étudiant·e·s à chaque séance (d’abord sur la base d’exercices, puis textes personnels).

objectifs : Décentrer son point de vue (à la lecture et à l’écriture), apprendre à regarder la construction d’un livre, identifier des procédés stylistiques, et surtout lire pour le plaisir.
Affirmer sa parole en public.
Écrire un texte argumentatif clair et informé, maîtriser la recherche en ligne ; développer son écriture personnelle.

pré-requis : Avoir fait l’atelier LIRE est un pré-requis pour faire l’atelier ÉCRIRE. Format de séminaire, avec méthodes de prise de parole et distribution de la parole selon des protocoles ; partage ORAL des écrits

évaluation : Présence à toutes les séances (pas de crédits au bout de 3 absences) ; remise d’un compte-rendu d’ouvrage à la fin du 1er semestre, et d’un écrit personnel à la fin du second semestre.

En partenariat avec la librairie Vigna.

bibliographie indicative
Les ouvrages lus pourront être des romans, des bandes dessinées, et des essais.

Art|Programmation (A|P), J. Paquelin

Ce cours propose d’apprendre à programmer au moyen du langage Python. Très populaire, il est bien documenté et sa communauté d’utilisateurs est étendue et active. Python est un logiciel libre, ainsi chacun peut l’utiliser sans avoir à payer de licence. Il permet le prototypage rapide aussi bien que le développement d’applications industrielles tout en restant approprié à l’enseignement.

Le cours comporte 3 temps :
Initiation-découverte (à la rentrée, 1 séance de 2 heures obligatoire)
Cette séance permet aux étudiant·e·s de déterminer s’ils·elles souhaitent s’investir davantage dans le médium code.

Bases (au premier semestre, 1 semaine intensive optionnelle)
Une semaine est dédiée à l’apprentissage des concepts de la programmation. Ce cours est ouvert à tou·te·s sans distinction d’année.

Approfondissement (au second semestre, séances optionnelles de 2 heures)
Ces cours thématiques approfondissent ou démontrent un sujet. Ils sont ouverts aux étudiant·e·s ayant validé les cours de bases.

En parallèle, en rendez-vous du soir, l’atelier A|P est une expérience de discussion et de création collective liée au code et plus généralement au numérique.

objectifs : L’objet de ce cours est de permettre aux étudiant·e·s de maîtriser suffisamment les mécaniques de pensée, le vocabulaire et les concepts de base de la programmation (i.e. la pratique du code) pour pouvoir développer une sensibilité aux technologies numériques et peut-être une pratique artistique numérique avancée.
Le monde devient numérique et il appartient à chacun —et particulièrement aux artistes— de ne pas être consommateur passif de ce qui nous est proposé. Le code nous donne justement la liberté d’agir sur les outils numériques pour les conformer à nos besoins plutôt que de nous plier aux contraintes qu’ils nous imposent.
Sur le plan plastique, le code est potentiellement plus riche que n’importe quel élément d’une suite logicielle graphique. Le code source, base des logiciels, n’impose rien si ce n’est d’être véritablement créatif. L’ordinateur et le code sont ainsi moins des outils que des matériaux pour la création et leur maîtrise permet de se distinguer de l’esthétique mainstream à laquelle les suites logicielles tentent de nous soumettre.

Plus qu’un cours technique, cet enseignement dote l’étudiant·e d’outils de pensée qui lui permettent de porter un regard analytique sur le monde numérique : Comment les outils numériques sont-ils fabriqués ? Quels biais d’usage introduisent-ils ? Comment se les approprier ? Comment et pourquoi.

évaluation : La série de cours correspondant à l’apprentissage des bases de la programmation est évaluée par des questionnaires en ligne auxquels l’étudiant·e peut répondre autant de fois qu’il·elle le souhaite (pour évaluer sa progression ou améliorer sa note).
Les autres enseignements (initiation, approfondissement, atelier) ne font pas l’objet d’évaluation. Cependant, la qualité de leur éventuelle mise en œuvre dans le cadre du projet personnel de l’étudiant·e sera remarquée

bibliographie indicative
Bob Cordeau et Laurent Pointal. Une introduction à Python 3
Patrick Fuchs et Pierre Poulain. Cours de Python
John Brunner. Sur l’onde de choc
William Gibson. Trilogie Bigend : Identification des schémas

Prototypes, J. Dubuisson

Cet atelier s’adresse aux d’étudiants qui souhaitent s’initier à différentes techniques de moulage et de modelage.
La terre, et le plâtre seront les matériaux de prédilection de l’atelier, nous travaillerons aussi avec d’autres matériaux comme le silicone, la résine acrylique, et l’alginate.
Le « faire » constituera l’ancrage de cet atelier. La production et les processus mis en œuvre (modelage et moulage) seront placés dans la perspective d’une histoire technique et esthétique. L’objectif de cet atelier est de développer une
sensibilité aux matériaux. Cette année nous commencerons à travailler à partir d’un groupe d’objets et d’éléments donnés, que nous apprendrons à mouler (étape la plus longue) puis à estamper en terre (reproduction d’une forme en terre).
Lorsqu’une forme est transformée en argile, il est possible, par des étirements, des découpes et diverses autres transformations, de la travailler comme une pâte, de lui donner une autre plasticité et de lui accorder d’autres qualités :
émotionnelles, fictionnelles, spéculatives, etc. C’est ce que nous tenterons de faire, de questionner notre rapport aux éléments et aux objets qui nous entourent afin de proposer d’autres scénarios.

Références artistiques
Alexandra Bircken, Camille Blatrix, Bruno Gironcoli, Marguerite Humeau, Jean-Luc Moulène

Référence bibliographique
Tim Ingold, Faire, Éditions Dehors

Atelier de sculpture générale, S. Magnin, E. Grandbarbe, T. Chiaparelli, C. Merlet

Deux ateliers-aventures annuels de constructions d’un bateau, mais aussi une maison de thé, un sauna Ukrainien, un atelier sur les terrasses, une cafétéria etc.

références
consulter les archives du Naval Art Club

À dess(e)in, J. Ayrton

L’atelier interroge le cœur et les marges du dessin contemporain, le considérant avant tout comme un média ouvert, en dialogue constant avec d’autres médiums et pratiques. Il accompagne ses expressions les plus littérales —dites classiques— aux plus protéiformes, éclatées, relavant de la « post-medium condition » selon les termes de Rosalind Krauss. Son approche conceptuelle s’enracine dans le sens premier du mot, le dessein, puisqu’il s’agit de regarder l’intention des choses, leur projet : les lignes d’un paysage, d’un cours d’eau, d’une roche. Les lignes d’un espace architectural pensé, construit, ses vides, ses pleins, son inscription dans un environnement. Les lignes du monde humain habitant et arpentant ces espaces. Nous regardons l’histoire des lignes, les lignes droites de la modernité face à celles qui désobéissent à l’ordre établi. Nous observons les moments historiques et contemporains où les lignes s’émancipent : devant le dérèglement du monde physique et idéologique, un certain chaos des lignes et des formes semble aujourd’hui vouloir l’emporter sur la maîtrise du trait parfait…

Conceptualismes, S. Orlando

Le cours présente les redéfinitions de l’art conceptuel en prenant pour point de départ le terme de « global conceptualism ». Issu de l’exposition dirigée par Luis Camnitzer, Jane Farver et Rachel Weiss au Queens Museum of Art à New York en 1999, ce terme initie une relecture des propositions de l’art conceptuel au-delà de l’occident, tout en proposant une définition politique et sociale du conceptualisme (Stephen Bann).
Nous verrons notamment comment les politiques identitaires (Wack ! Art and the Feminist Revolution, 2007, et Double Consciousness, Black Conceptual Art since 1970, 2005) participent activement à l’écriture du conceptualisme.

À partir d’œuvres conceptuelles internationales, le cours vise à interroger les théories et pratiques des années 1960 à 1990 qui fondent aujourd’hui le langage des pratiques artistiques contemporaines.

Les séances intensives seront organisées selon un assemblage de différents formats dont
• une hypothèse de lecture exposée puis discutée d’éléments de lectures,
• une analyse d’œuvres de manière collective,
• des lectures et analyses de textes de théorie de l’art.

Le cours sera construit par l’usage des pédagogies critiques de bell hooks (Teaching to Transgress) et Paulo Freire (Pédagogie des opprimés) qui conçoivent l’enseignement comme un lieu d’émancipation et de partage.

évaluation : L’évaluation consistera en un travail de 5/6 pages sur une œuvre conceptuelle relue et commentée.

Alberro Alexander et Sabeth Buchmann, Art after Concetptual Art, Generali Foundation, Walther König, 2006
Alberro, Alexander and Blake Stimson (ed), Conceptual Art, A critical anthology, Cambridge, MA and London : Mit Press, 1999
Bichop Claire, Artficial Hells, Participatory Art and the Politics of Spectatorship, London, New York, Verso, 2012
Butler, Cornelia and Lise Gabrielle Mark (ed), Wack ! Art and the Feminist Revolution, Los Angeles, Cambridge, MA and London : Museum of Contemporary Art and the MIT press, 2007
Camnitzer, Luis, Jane Ferver and Rachel Weiss (ed), Global Conceptualism : Points of Origin 1950s-1980s, New York, Queens Museum of Art, 1999
Cassel Olivier Valerie, Double Consciousness : Black Conceptual Art Since 1970, Houston, Contemporary Arts Museum, 2005
Goldsetein Ann and Anne Rorimer (ed), Reconsidering the Object of Art : 1965-1975, Los Angeles, Cambridge, MA and London, Museum of Concemporary Art and the MIT Press, 1995
Green Charles, The Third Hand : collaboration in art from conceptualism to postmodernism, Minneapolis, London, University of Minnesota Press, 2001
Groys Boris, Moscow conceptualism, MIT, 2010
Kwon Miwon, One Place After Another : site-specific art and locational identity, Cambridges Mass, The Mit Press, 2004
L’art conceptuel, une perspective, Paris, Musée d’art moderne de la ville de Paris, 1989
When Attitudes become Form works, concepts, processes, situations information, Kunsthalle Bern, 1969

Improvisation / Indétermination

Dans une démarche expérimentale et pédagogique, l’Ecole supérieure d’art de la Villa Arson propose un projet de recherche/création fédérant une vaste enquête autour des pratiques d’improvisation.

Associant recherche et pratique artistiques, il s’agit d’un plan de coupe collectif et un état des lieux, conçus comme une étape volontairement polymorphe, en collaboration avec les structures d’enseignement et de recherche de l’UCA et du Collège des arts, notamment le CTEL (Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des Arts vivants), l’Observatoire de la Côte d’Azur, l’ERACM (Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes & Marseille), en concertation avec le Pavillon Bosio, Monaco.

Ces partages d’expérience, de situation-création et de pensée prendront la forme de workshops ouverts à tous les étudiant·es et cherch·eur·euses de l’UCA, du Collège des Arts et du Pavillon Bosio, sans prérequis, d’octobre 2019 à avril
2020.

Voir le programme complet

Kit de survie féministe (KSF), V. Géré, A. Maguet

Pratiquer, éprouver puis mettre en forme le texte du « kit de survie
féministe », outil pour riposter/prendre la parole face à des
propos/attitudes/comportements sexistes, racistes, homophobes, transphobes,
classistes. À partir d’un texte écrit, créer un prototype de forme pratique à la
diffusion : sous forme d’édition ou de jeu

Introduction aux pratiques d’édition militantes ; jeu de rôle à partir du
texte/exercices d’improvisation ; travail de réécriture du texte ; conception de la mise
en forme et réalisation de la mise en forme

Protocoles de prise de parole ; lien entre l’action militante et les formes
graphiques/visuelles/plastiques

Présence pendant les 4 jours

Dorlin, Elsa. Se défendre. Une philosophie de la violence.…
Zeilinger, Irene. Non c’est non. Petit manuel d’auto-défense à l’usage de toutes les femmes
qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire.

Avec le collectif RER Q, V. Géré

LOIN - L'Orchestre Inharmonique de Nice, G. Tassart

L’Orchestre Inharmonique de Nice (LOIN) est un orchestre de musiques improvisées à géométrie variable composé d’étudiant·e·s sachant jouer (ou surtout pas) de la musique, ayant à leur portée tout ce qui peut produire un son.

Des sessions sont organisées toutes les deux semaines jusqu’en avril, mois au cours duquel nous recevons un·e invité·e chargé·e de préparer un concert donné publiquement à la Villa Arson.

Parallèlement des séances d’écoute sont organisées, proposées par le professeur ou les étudiant·e·s sachant que lors de ces moments il n’y a aucun·e chef, aucun·e leader ou direc·teur·trice.

Cette année nous serons rejoint·e·s une fois encore par des étudiant·e·s de l’ensa Cergy + un professeur, Jeff Guess.

Coordination, G. Tassart

Histoire des formes filmiques, K. Andalian

Ce cours propose une lecture de l’histoire du cinéma à partir de l’identification de l’image cinématographique et la recherche de sa spécificité. Il s’agit d’en saisir ses puissances par une observation précise des procédés de mise en scène et de montage, des articulations matérielles et expressives que les cinéastes ont mis en œuvre pour exprimer des points de vue, pour développer des esthétiques. Cette traversée de l’histoire s’appuie sur l’idée que le cinéma, projeté ou exposé, s’est défini dans son aptitude à dépasser le seul effet de représentation pour déclencher des opérations de la pensée.

Études de plan : quelques cinéastes évoqués/étudiés :
Alexandre Promio et Apichatpong Weerasethakul ;
S.M. Eisenstein, Jean Epstein, Isidore Isou et Jean-Luc Godard ;
Jean Vigo, Michelangelo Antonioni et Andrei Tarkovski ;
Georges Méliès, Segondo de Chomon et Patrick Bokanowski ;
David Wark Griffith, Charlie Chaplin et Jean-Marie Straub & Danièle Huillet ;
Jean Durand, Jerry Lewis et Jacques Lizène ;
Louis & Auguste Lumière et John Ford, Lav Diaz ;
Jacques Tati et Gus Van Sant ;
Peter Kubelka et David Lynch ;
Mario Peixoto et Luis Bunùel ;
Jean Eustache et Valérie Mréjen ;
Stan Brakhage, etc.

Un exercice pratique est donné aux étudiant·e·s en cours d’année.
Cet exercice fait l’objet d’une évaluation.

Schefer, Jean-Louis, L’Homme ordinaire du cinéma, Gallimard, 1980
Cavell, Stanley, La Projection du monde, Belin, 1999
Daney, Serge, Le Ciné-journal, 2 vol., Cahiers du Cinéma, 1998
Daney, Serge, La Rampe, Gallimard, 1983
Daney, serge, Le Salaire du zappeur, P.O.L, 1993
Aumont, Jacques, Moderne ?, Cahiers du Cinéma, 2007
Epstein, Jean, L’Intelligence d’une machine
Tarkovski, Andrei, Le Temps scellé, Philippe Rey, 2014
Bresson, Robert, Notes sur le cinématographe, Gallimard, 1995
Deleuze, Gilles, L’Image mouvement, L’Image-temps, Editions de Minuit, 1983
Vogel, Amos, Le Cinéma, art subversif, Capricci Editions, 2016

Cinéma - atelier de programmation, K. Andalian

L’objectif de cet atelier est de proposer aux étudiant·e·s de proposer une programmation pour la salle de cinéma (grand amphi) pour 2 à 3 évènements dans l’année.
Cet atelier réunira un groupe d’étudiant·e·s qui travaillera à l’élaboration d’une programmation de films dans une salle de cinéma. Après des séances de recherche (la programmation comme mode de pensée, selon Henri Langlois) sur le choix d’une thématique, les étudiant·e·s choisiront les films et les intervenant·e·s selon des critères de pertinences (cinéastes, historien·ne·s, sociologues, philosophes, etc.). Elles·Ils rédigeront les éditoriaux liés au thème choisi (inscription dans l’histoire du cinéma, perspective et analyse critique), ainsi que les synopsis, les notules biographiques des réalisa·teur·trice·s et des intervenant·e·s. Ces textes seront destinés à être publiés sur le site de la Villa Arson. Une affiche millésimée de la manifestation sera également conçue et éditée.
Ainsi, l’atelier relie théorie et pratique. Les séances de discussion et de réflexion seront suivis de travaux parcourant toutes les étapes nécessaires à une programmation de films dans une salle de cinéma, ce processus allant de la conception du programme à la projection en public. Ces projections pourront également proposer des performances en relation avec les thématiques développées. L’atelier appelle la participation d’autres enseignements dans l’objectif de créer une programmation originale, transversale et inédite, spécifique à la Villa Arson.
Dans le cadre de cet atelier, un workshop d’une ou deux journées avec un·e projectionniste portera sur la projection de films sur différents supports : le DCP (numérique), le 35 et le 16 mm (pellicule).

Dessin, K. Ströbel

L’atelier interroge le cœur et les marges du dessin contemporain, le considérant avant tout comme un média ouvert, en dialogue constant avec d’autres médiums et pratiques. Il accompagne ses expressions les plus littérales —dites classiques— aux plus protéiformes, éclatées, relavant de la « post-medium condition » selon les termes de Rosalind Krauss. Son approche conceptuelle s’enracine dans le sens premier du mot, le dessein, puisqu’il s’agit de regarder l’intention des choses, leur projet : les lignes d’un paysage, d’un cours d’eau, d’une roche. Les lignes d’un espace architectural pensé, construit, ses vides, ses pleins, son inscription dans un environnement. Les lignes du monde humain habitant et arpentant ces espaces. Nous regardons l’histoire des lignes, les lignes droites de la modernité face à celles qui désobéissent à l’ordre établi. Nous observons les moments historiques et contemporains où les lignes s’émancipent : devant le dérèglement du monde physique et idéologique, un certain chaos des lignes et des formes semble aujourd’hui vouloir l’emporter sur la maîtrise du trait parfait…

Environment and Society , C. Bernstein

Ce cours s’insère à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais, destinés aux élèves bilingues. Le cours de 2ème année prend la suite du cours de 1ère année en ce qu’il cherche à permettre à l’élève d’approfondir sa capacité à développer une pensée critique et analytique, à partir de documents de natures très variées.
Pour l’année 2019-2020 le cours explorera des enjeux liés à l’environnement et à la société, à partir de nombreux documents écrits ou filmés (agriculture et nourriture, santé et médecine, pollution, disparition des espèces, réchauffement climatique, pic pétrolier, décroissance, anthropocène, collapsologie, désobéissance civile, relocalisation et résilience, etc. feront partie des sujets abordés.) Il sera demandé aux élèves de rassembler au cours du semestre des informations diffusées dans les médias (journaux télévisés, radio, presse, etc) en lien direct avec les thématiques débattues.

Une partie des cours réuniront les élèves de niveau 3 et 4 pour des séances de 3h qui permettront de visionner des documents plus longs et d’en discuter.

Une dissertation sera demandée à la fin du semestre.

Bibliographie (sélection) :
John Robbins, The Food Revolution
Rachel Carson, Silent Spring
Fairfield Osborn, Our Plundered Planet
Theo Colburn, Dianne Dumanovski, John Peterson Myers, Our Stolen Future : Are we Threatening our Fertility,Intelligence and Survival ? A Scientific Detective Story
Rob Hopkins, The Transition Companion, Making your Community More Resilient in Uncertain Times
Richard Heinberg, The End of Growth, Adapting to Our New Economic Reality
Clive Hamilton, Requiem for a Species
Ivan Illich, Tools for Conviviality

Anglais niveau 2 et 3, C. Bernstein

Au début de l’année scolaire les élèves de toutes les années passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue.

Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Le travail est basé sur une Pratique Orale Guidée, à partir de textes simples et une analyse des structures grammaticales. Il leur sera demandé aussi de s’exprimer plus librement autour de sujets divers, comme par exemple la présentation de leur travail en atelier, des sujets de société, des commentaires de textes, etc. Elles ou ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Le cours d’anglais de niveau 3 est un cours mixte, qui inclut d’une part : une révision des structures grammaticales avancées, que l’élève devra aussi travailler individuellement pour combler ses lacunes ; et d’autre part un travail théorique en anglais, sur des sujets reliés à l’art contemporain, à la littérature ou au cinéma, ou à des débats de société.

Pour valider les ECTS d’anglais une présence régulière en cours est indispensable.

Ouvrage de référence suggéré : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press (avec ou sans CD)

Anglais niveau 3, C. Bernstein

Au début de l’année scolaire les élèves de toutes les années passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue.

Le cours d’anglais de niveau 3 est un cours mixte, qui inclut d’une part : une révision des structures grammaticales avancées, que l’élève devra aussi travailler individuellement pour combler ses lacunes ; et d’autre part un travail théorique en anglais, sur des sujets reliés à l’art contemporain, à la littérature ou au cinéma, ou à des débats de société.

Pour valider les ECTS d’anglais une présence régulière en cours est indispensable.

Glocals Only, J. Bouillon

Glocals Only est le nom que nous utiliserons pour désigner le groupe dans lequel seront échangées une histoire du réseau et des listes d’adresses internet que nous partagerons et discuterons. Nous pourrons pratiquer tous les moyens d’expressions numériques et explorer tous les liens possibles qui nous semblerons pertinents pour élargir notre vision du monde et faire réfléchir nos camarades de jeu. Nous poursuivrons, par la rhétorique et l’exemple, en parallèle des projets étudiants, l’idée d’une présentation formelle et critique de leurs travaux, d’une origine et d’une évolution des projets singulière et pertinente pour que l’inscription culturelle et la qualité des réalisations atteignent le plus haut degré d’exigence possible.

« Le terme «SURF CLUB» est issu du slogan du blog du groupe Nasty Nets «Internet Surfing Club» (2006). Ce terme est utilisé pour décrire les blogs de groupes d’artistes où le sujet dominant est la culture et l’esthétique de l’Internet et où les lignes sont floues entre les rôles d’artiste, de conservateur et d’archiviste ».

Ce club est accessible à toutes les années confondues. Le nombre de rencontres est à définir.

Références :
https://news.artnet.com/art-world/georgia-okeeffe-mandela-effect-1570156
https://www.youtube.com/watch?v=5aeKFrqFpmM&feature=youtu.be&fbclid=IwAR1YNcd-LYYd2lC4w4b1HYLsrYgUeEVQETxyCraiS9LhpnwAzgFAtmTUunQ

Audium, P. Broccolichi

Approche théorique : étude des cultures sonores dans l’art contemporain.

Approche plastique : programme d’observation audio appuyé sur l’expérience bidimensionnelle et tridimensionnelle des espaces et des volumes (observation des environnements sonores, initiation acoustique et technologique).
L’œuvre sonore et son dispositif.
La pratique phonographique (l’écoute et la mise en espace, le rôle de la propagation et la place de l’auditeur).
Programme d’initiation animé en groupes de travail (captation sonore en extérieur et studio, montage et mixage, synthèse analogique).
Séances dédiées à des projets personnels ou collectifs.

Exercices : Le sujet est donné aux étudiant·e·s au début du 1er semestre.
Le rendu des projets est prévu pour la fin du 2e semestre.

L’appréciation vaut pour la pratique plastique, la méthodologie de travail, les qualités
techniques et la mise en œuvre.

Bibliographie indicative
Jonathan Sterne, Une histoire de la modernité sonore, La Découverte
Juliette Volcler, Contrôle – comment s’inventa l’art de la manipulation sonore, La Découverte
Critique n°829-830, Musique, violence, politique
Michael Nyman, Experimental Music, Cage et au-delà (Cambridge 1999), éditions Allia, Paris, 2005
Edwin Prévost, No Sound Is Innocent, AMM and the practice of self-invention, Essex, Metamusical
narratives : essays, Copula, 1995
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe, Éditions NRF
Darò Carlotta, Avant-gardes sonores en architecture, Les presses du réel
Revue Tacet, Haute école des arts du Rhin
Alex Ross, The Rest is Noise, Actes Sud
Max Feed, œuvre et héritage de Max Neuhaus, Institut Supérieur des Beaux-Arts de
Besançon

Pôle numérique - son, vidéo, P. Broccolichi, G. Tassart, A. Merebbah, S. Nicolas

C’est un cours qui montrera les occurrences possibles et imaginables entre le son et
l’image. Le cours se fera à partir de réflexions conjointes entre les enseignant·e·s et les étudiant·e·s
Sur la base de nombreux exemples issus de l’histoire de l’art, de phonographies et de filmographies.

évaluation : suivi de projets par les deux enseignants sur la base d’un exercice, échanges
d’expériences, débats, participation…

Michel Chion, L’Audiovision
Max Neuhaus, Les Pianos ne poussent pas sur les arbres
lasonotheque.org

Histoires de photographies, J. Ganne

Approche théorique : histoires de photographies (art, image et idéologie), parcours dans l’histoire de la photographie depuis le XIXe s.

objectif : Acquisition de notions historiques spécifiques et en relation avec l’histoire des arts et des idées.

évaluation : contrôle continu

bibliographie indicative
Walter Benjamin, Petite histoire de la photographie [1931], traduction de Lionel Duvoy, Paris, Allia, 2012
Pierre Bourdieu (dir.), Un art moyen, Editions de Minuit, 1965
Gisèle Freund, Photographie et société, Éditions du Seuil, 1976
Susan Sontag, Sur la photographie [1977], Christian Bourgois éditeur, 1982
Hervé Guibert, L’Image fantôme, Éditions de Minuit, 1981
Clément Chéroux, Vernaculaires, essais d’histoire de la photographie, Le Point du jour, Cherbourg, 2015

Approche technique de la photographie…, S. Accarie

L’appareil et ses réglages, diaphragme et profondeur de champ, vitesse, notion de sensibilité, longueurs focales.
Techniques de prise de vue, travail en extérieur, travail en studio.

objectif : Acquisition de données techniques de base et leur mise en application dans
le cadre d’exercices simples d’ordre thématique.
A terme, savoir maitriser un appareil photo.
La chaine de traitement argentique et Numérique.

évaluation : Contrôle continu avec bilan semestriel
Rendu en fin d’année

Figures de la théorie en art…, A. Gayraud

Théorie esthétique, philosophie de l’art, critique ou manifestes, entretiens : il y a mille manières de parler des œuvres — et de l’expérience que nous en faisons —, autant de manières de parler des arts. Face à l’objet qu’il veut saisir, chaque type de discours élabore en le désignant l’art ou l’œuvre dont il parle (par jugement, par description, par critique ou par revendication performative). L’esthétique de Kant constitue à partir de la réflexion philosophique, un sujet esthétique, au jugement à la fois subjectif et universel ; les écrits d’Adolf Loos sur l’architecture attestent eux un point de vue d’artiste, où la subjectivité qui compte est celle du fabricant d’art, avec ses interdits et ses exigences touchant directement à la production ; Walter Benjamin déploie une critique esthétique du surréalisme mais moins pour en penser les formes que pour lire en elles le sens caché de la société industrielle à l’aube du XXe siècle. Chaque forme de discours produit une figure de l’art. Chaque figure de l’art en favorise une dimension, bref chaque discours a un prix.
En étudiant une série de textes, on esquissera un module des différents rapports du discours à ce qui lui résiste et que le discours aide pourtant à constituer. Le discours sur l’art n’est pas qu’un ornement superfétatoire, il ouvre des possibilités artistiques, mais il en ferme d’autres, assurément.

Que reste t-il de la contre-culture ? – conférence dans le cadre du workshop Hippies Days – du 4 au 8 novembre 2019

Baumgarten, Alexander G., Esthétique (1750), trad. franç. J.-Y. Pranchère, Paris, L’Herne, 1988
Beardsley, Monroe C., Aesthetics. Problems in the Philosophy of Criticism (1958), rééd. Indianapolis, Hackett, 1981
Benjamin, Walter, L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (1938), in Œuvres, t. III, trad. M. De Gandillac et R. Rochlitz, Paris, Gallimard, 2000
Benjamin, Walter, Œuvres, I, II et III, trad. M. de Gandillac, R. Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2000
Bourdieu, Pierre, Manet, une révolution symbolique Cours au Collège de France (1998-2000), Seuil, 2013
Burke Edmund, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées de sublime et de beauté (1757), trad. franç. B. Saint-Girons, Paris, Vrin, 1998
Carroll Noël, Art in Three Dimensions, Oxford, Oxford University Press, 2010
Debussy, Claude, Monsieur Croche et d’autres écrits, Gallimard, 1987
Croce, Benedetto, Essais d’esthétique (1905-1940), textes choisis, traduits et présentés par G. Tiberghien, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1991
Danto Arthur, L’Assujettissement philosophique de l’art (1986), trad. franç. C. Hary-Schaeffer, Paris, Le Seuil, 1993
Dickie, George, Evaluating Art, Philadelphia, Temple University Press, 1988
Diderot, Denis, Œuvres esthétiques (1752-1781), Paris, Garnier, 1976
Harrison Charles et Wood Paul (dir.), Art en théorie. 1900-1990, une anthologie, Paris, Hazan, 1997
Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, Cours d’esthétique (1818-1830), trad. franç. V. Jankélévitch, Paris, Aubier, 4 vol., 1995
Hutcheson, Francis, Enquête sur l’origine de nos idées de beauté et de vertu (1725), trad. franç. A.-D. Balmès, Paris, Vrin, 1991
Hume, David, De la norme du goût (1657), in Essais esthétiques, trad. R. Bouveresse, Paris, Flammarion, 2000
Ingarden, Roman, Esthétique et ontologie de l’œuvre d’art, Choix de textes 1937-1969, Paris, Vrin, 2011
Kant, Emmanuel, Critique de la faculté de juger (1790), trad. franç. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1979
Lessing, Gotthold, E., Laocoon (1766), trad. franç. Courtin, Paris, Hermann, 1997
Loos, Adolf, Ornement et Crime : et autres textes, Paris, Payot et Rivages, coll. « Rivages poche / Petite bibliothèque » (no 412), 2003
Loos, Adolf, Paroles dans le vide (1897-1900) : Chroniques écrites à l’occasion de l’Exposition viennoise du Jubilé (1898), Autres chroniques des années 1897-1900, Malgré tout (1900-1930), Paris, Champ libre, 1979
Nietzsche, Friedrich, La Naissance de la tragédie (1872), Œuvres philosophiques complètes, Paris, Gallimard, 1977
Rothko, Mark, Écrits sur l’art, 1934-1969, Paris : Flammarion, 2005
Sylvester, David, Entretiens avec Francis Bacon, Flammarion, 2013
Valéry Paul, Variété, in Œuvres, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1957, t. I

À côté, contre et au-delà du canon…, V. Géré

Peinture moderne socialement et politiquement engagée ; peinture américaine du XXe et XXIe siècle ; bases de l’histoire de l’art féministe (Linda Nochlin et Griselda Pollock) ; peinture figurative des années 1960 et 1970 ; pratiques picturales des
années 1980 et 1990 ; évolutions de la peinture vis-à-vis des autres médiums artistiques ; transformation des pratiques picturales à l’ère du numérique.

objectifs : Connaître des œuvres et des artistes en dehors du canon de l’histoire de l’art moderne marquée par le modernisme ; avoir des notions de nouvelle histoire de l’art, nourrie de l’histoire de l’art féministe, postcoloniale, des études afro-américaines, des Black studies, etc. ; connaître les enjeux théoriques liés à l’évolution de la peinture au XXe et XXIe siècle.

évaluation : Assiduité (présence en cours obligatoire, pas de crédits au bout de 3 absences non
justifiées) ; QCM final portant sur le contenu du cours.

En partenariat avec le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice.

Ammer, Manuela, Hochdörfer, Achim, et David Joselit. Painting 2.0 : Expression in the
Information Age

Eisenman, Nicole, Al-Ugh-Gories
Graw, Isabelle, The Love of Painting. Genealogy of a Success Medium
Bernard Jordan (éd.), Nina Childress, Tableaux fluo : 2013-2016.
Lavrador, Judicaël, Qu’est-ce que la peinture aujourd’hui ?
Nochlin, Linda, Femmes, art et pouvoir
October. « Art since 1900 ».
Rothkopf, Scott, Laura Owens
Vitamine P. Nouvelles perspectives en peinture, 2.

LIRE & ÉCRIRE, V. Géré

Au premier semestre, l’atelier LIRE est un club de lecture de fiction et d’essais. Attention, il faudra avoir lu un ouvrage différent avant chaque séance. Chaque ouvrage est discuté collectivement.

Au second semestre, l’atelier ÉCRIRE propose diverses approches de l’écriture (fiction, poésie, essai, etc.), avec le partage de textes écrits par les étudiant·e·s à chaque séance (d’abord sur la base d’exercices, puis textes personnels).

objectifs : Décentrer son point de vue (à la lecture et à l’écriture), apprendre à regarder la construction d’un livre, identifier des procédés stylistiques, et surtout lire pour le plaisir.
Affirmer sa parole en public.
Écrire un texte argumentatif clair et informé, maîtriser la recherche en ligne ; développer son écriture personnelle.

pré-requis : Avoir fait l’atelier LIRE est un pré-requis pour faire l’atelier ÉCRIRE. Format de séminaire, avec méthodes de prise de parole et distribution de la parole selon des protocoles ; partage ORAL des écrits

évaluation : Présence à toutes les séances (pas de crédits au bout de 3 absences) ; remise d’un compte-rendu d’ouvrage à la fin du 1er semestre, et d’un écrit personnel à la fin du second semestre.

En partenariat avec la librairie Vigna.

bibliographie indicative
Les ouvrages lus pourront être des romans, des bandes dessinées, et des essais.

Atelier de sculpture générale, S. Magnin, E. Grandbarbe, T. Chiaparelli, C. Merlet

Deux ateliers-aventures annuels de constructions d’un bateau, mais aussi une maison de thé, un sauna Ukrainien, un atelier sur les terrasses, une cafétéria etc.

références
consulter les archives du Naval Art Club

Culture page, S. Shannon

Culture page c’est des commentaire des photos de pages de magazines, de livres ou de typo dans la rue, pour contribuer à aiguiser le regard des étudiants sur les publications, et de leurs composantes telles que leur iconographie ou leur typographie, le séquençage de leurs images ou la composition de leurs textes; ainsi que leur format, leur papier, leur poids, toutes les questions sensibles qui participent à la transmission du message d’une publication.

Syntagme, J. Mauche

L’enjeu du cours consistera à interroger et expérimenter la puissance de la métaphore, en-deçà et au-delà de la phrase comme de l’image. Des processus d’écriture venant de divers horizons de pratiques littéraires comme scientifiques (histoire, sociologie, anthropologie) seront corrélés à des œuvres et des démarches artistiques contemporaines mettant en cause care, dispositif, littéralité, pragmatisme.

L’objectif est de sensibiliser aux effets de fascination/persuasion comme de répulsion des images, à l’œuvre dans le langage quotidien comme dans les enjeux esthétiques.

Des thématiques ayant trait à des effets rhétoriques du discours seront présentés afin de tester des dynamiques soucieuses de rapprochements inattendus et fructueux. Dans un souci de contextualisation de la micro-histoire au structuralisme critique, il s’agira de maintenir et de penser ensemble optimisation de la langue et intérêt pour ses irrégularités et scories.

évaluation : Un travail principalement écrit sera demandé (mais intéressé par inclure des images comme des éléments prélevés) avec le souci d’en explorer son autonomie.

bibliographie indicative
Giorgio Agamben, Qu’est-ce qu’un dispositif ?, traduction de Martin Rueff, Payot, 2007
Jack Goody, La Peur des représentations. L’ambivalence à l’égard des images, du théâtre, de la fiction, des reliques et de la sexualité, traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, La Découverte, 2006
Boris Goys, En public. Poétique de l’autodesign, traduction de Jean-Luc Florin, Perspectives critiques, P.U.F., 2015
Daniel Heller-Roazen, Echolalies. Essai sur l’oubli des langues, traduction Justine Landau, Seuil, 2007
Emmanuel Hocquard, Ma haie, P.O.L, 2001
William M. Johnston, L’Esprit viennois : Une histoire intellectuelle et sociale, 1848-1938, traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, Perspectives critiques, P.U.F., 1991

ETRUCLE , J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif.
L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
L’année sera consacrée aux différentes formes possibles d’ekphrasis, description d’œuvres, conçues de manière dynamique.

L’objectif est d’aider chaque participant·e·s à affiner son propre espace littéraire par la découverte de formes langagières et de formats artistiques. Expérimenter des situations de prise de parole individuelle comme collective. Développer de projets d’écriture de création.
En se focalisant sur des formes d’ekphrasis prises au sens extensif du terme, préciser et expérimenter le rapport au visuel comme au dicible à partir d’œuvres et de démarches (y incluant aussi celles des étudiant·e·s).

Il s’agira de Concevoir des textes, des propositions, des dispositifs individuels ou collectifs explorant les possibilités descriptives à partir d’objets ou de pratiques (pour l’essentiel artistiques).

évaluation : la mise en place d’un projet à dimension littéraire écrit/oral/plastique est requise. 2 à 3 pages sont demandées (écrits, brouillons, prélèvements…).

Des séances seront organisées avec Pascal Broccholichi (dans le cadre de l’exposition consacrée à Lars Fredrikson au MAMAC à Nice), Agnès Gayraud, Laurent Prexl et Anne Séchet.

bibliographie indicative (axe exposition Lars Fredrikson)

Anne-Marie Albiach, Cinq le cœur. Œuvres 1966-2012, Flammarion, 2014
Stéphane Bérard, Jean-Michel Espitallier, Christophe Fiat, Suzanne Joubert, Sabine Macher, Vannina Maestri, Nathalie Quintane, Jacques Sivan, Laurence Vielle, Vox Hôtel, Néant, 2006
Jean Daive, 1,2 de la série inaperçue, Flammarion, 1997
Roger Giroux, Journal d’un poème, Eric Pesty, 2011…
Anne Le Troter, Claire, Anne,Laurence, Hard Copy/Monospace Press, 2012
Claude Royet-Journoud, La Notion d’obstacle, Gallimard, 1978
Claude Royet-Journoud (dir.), L’in plano, Al Dante/Niok, 2002

Art|Programmation (A|P), J. Paquelin

Ce cours propose d’apprendre à programmer au moyen du langage Python. Très populaire, il est bien documenté et sa communauté d’utilisateurs est étendue et active. Python est un logiciel libre, ainsi chacun peut l’utiliser sans avoir à payer de licence. Il permet le prototypage rapide aussi bien que le développement d’applications industrielles tout en restant approprié à l’enseignement.

Le cours comporte 3 temps :
Initiation-découverte (à la rentrée, 1 séance de 2 heures obligatoire)
Cette séance permet aux étudiant·e·s de déterminer s’ils·elles souhaitent s’investir davantage dans le médium code.

Bases (au premier semestre, 1 semaine intensive optionnelle)
Une semaine est dédiée à l’apprentissage des concepts de la programmation. Ce cours est ouvert à tou·te·s sans distinction d’année.

Approfondissement (au second semestre, séances optionnelles de 2 heures)
Ces cours thématiques approfondissent ou démontrent un sujet. Ils sont ouverts aux étudiant·e·s ayant validé les cours de bases.

En parallèle, en rendez-vous du soir, l’atelier A|P est une expérience de discussion et de création collective liée au code et plus généralement au numérique.

objectifs : L’objet de ce cours est de permettre aux étudiant·e·s de maîtriser suffisamment les mécaniques de pensée, le vocabulaire et les concepts de base de la programmation (i.e. la pratique du code) pour pouvoir développer une sensibilité aux technologies numériques et peut-être une pratique artistique numérique avancée.
Le monde devient numérique et il appartient à chacun —et particulièrement aux artistes— de ne pas être consommateur passif de ce qui nous est proposé. Le code nous donne justement la liberté d’agir sur les outils numériques pour les conformer à nos besoins plutôt que de nous plier aux contraintes qu’ils nous imposent.
Sur le plan plastique, le code est potentiellement plus riche que n’importe quel élément d’une suite logicielle graphique. Le code source, base des logiciels, n’impose rien si ce n’est d’être véritablement créatif. L’ordinateur et le code sont ainsi moins des outils que des matériaux pour la création et leur maîtrise permet de se distinguer de l’esthétique mainstream à laquelle les suites logicielles tentent de nous soumettre.

Plus qu’un cours technique, cet enseignement dote l’étudiant·e d’outils de pensée qui lui permettent de porter un regard analytique sur le monde numérique : Comment les outils numériques sont-ils fabriqués ? Quels biais d’usage introduisent-ils ? Comment se les approprier ? Comment et pourquoi.

évaluation : La série de cours correspondant à l’apprentissage des bases de la programmation est évaluée par des questionnaires en ligne auxquels l’étudiant·e peut répondre autant de fois qu’il·elle le souhaite (pour évaluer sa progression ou améliorer sa note).
Les autres enseignements (initiation, approfondissement, atelier) ne font pas l’objet d’évaluation. Cependant, la qualité de leur éventuelle mise en œuvre dans le cadre du projet personnel de l’étudiant·e sera remarquée

bibliographie indicative
Bob Cordeau et Laurent Pointal. Une introduction à Python 3
Patrick Fuchs et Pierre Poulain. Cours de Python
John Brunner. Sur l’onde de choc
William Gibson. Trilogie Bigend : Identification des schémas

Improvisation / Indétermination

Dans une démarche expérimentale et pédagogique, l’Ecole supérieure d’art de la Villa Arson propose un projet de recherche/création fédérant une vaste enquête autour des pratiques d’improvisation.

Associant recherche et pratique artistiques, il s’agit d’un plan de coupe collectif et un état des lieux, conçus comme une étape volontairement polymorphe, en collaboration avec les structures d’enseignement et de recherche de l’UCA et du Collège des arts, notamment le CTEL (Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des Arts vivants), l’Observatoire de la Côte d’Azur, l’ERACM (Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes & Marseille), en concertation avec le Pavillon Bosio, Monaco.

Ces partages d’expérience, de situation-création et de pensée prendront la forme de workshops ouverts à tous les étudiant·es et cherch·eur·euses de l’UCA, du Collège des Arts et du Pavillon Bosio, sans prérequis, d’octobre 2019 à avril
2020.

Voir le programme complet

M.M.M., A. Maguet, A. Gayraud, G. Tassart

Création et encouragement d’une scène musicale au sein de l’établissement.
Organisation avec les étudiant·e·s de concerts, rencontres et festivals à la Villa Arson et hors les murs : programmation, contacts, communication (affiches, flyers et réseaux sociaux), technique, captation, archivage, diffusion, etc.
Projections de films musicaux dont le fond et la forme questionnent les représentations contemporaines.
Séances d’écoute et de discussion autour de thèmes donnés.
Réalisation d’une émission de radio mensuelle.
Répétitions, workshop et concert de L’Orchestre Inharmonique de Nice.

L’objectif est d’identifier, explorer et expérimenter par l’observation, la pratique et la théorie, les enjeux qui, depuis plus d’un siècle, lient les musiques (plus ou moins) populaires et les arts plastiques, en connaitre les histoires et en dessiner les perspectives, en éprouver les réalités et savoir jouer de ses fictions.

évaluation : L’évaluation portera sur l’implication, la régularité et le sérieux avec lesquels les étudiant·e·s se seront investi·e·s, durant toutes l’année scolaire, dans toutes les phases des projets proposés selon les rôles donnés à chacun·e.

bibliographie indicative
Greil Marcus, Lipstick Traces, 1989
Philippe Robert, Agitation Frite (vol. 1, 2 et 3), 2017/2018
Agnès Gayraud, La Dialectique de la pop, 2018
Simon Reynolds, Retromania, 2011
Dan Graham, Rock / Music : Textes, 1999
Victor Bockris & Gerard Malanga, The Velvet Underground: Up-Tight, 1983
Julian Cope, Krautrocksampler 1996 & Japrocksampler, 2007
Aurélien Tchiemessom, Sun Ra : Un Noir dans le cosmos, 2004
Benjamin Fogel, Le Renoncement de Howard Devoto, 2015
Guy Schraenen, Vinyl Records, 2005
Guy Peellaert & Nick Cohn, Rock Dreams, 1973
Martin Kippenberger, Musik / 1979-1995, 2010
M.Kelley, C.Loren, Niagara, J.Shaw, Return of the Repressed: Destroy All Monsters, 2011
Daniel Caux, Les Silences, les couleurs du prisme & la mécanique du temps qui passe, 2009
Matthieu Saladin, Esthétique de l’improvisation libre, expérimentation musicale et politique, 2014
Stéphane Malfettes, American Rock Trip, 2012
V/A  Sonic Youth etc… Sensational Fix, 2009
Kodwo Eshun, More Brilliant than the Sun: Adventures in Sonic Fiction, 1998
V/A Revue Audimat (11 numéros)

Conceptualismes, S. Orlando

Le cours présente les redéfinitions de l’art conceptuel en prenant pour point de départ le terme de « global conceptualism ». Issu de l’exposition dirigée par Luis Camnitzer, Jane Farver et Rachel Weiss au Queens Museum of Art à New York en 1999, ce terme initie une relecture des propositions de l’art conceptuel au-delà de l’occident, tout en proposant une définition politique et sociale du conceptualisme (Stephen Bann).
Nous verrons notamment comment les politiques identitaires (Wack ! Art and the Feminist Revolution, 2007, et Double Consciousness, Black Conceptual Art since 1970, 2005) participent activement à l’écriture du conceptualisme.

À partir d’œuvres conceptuelles internationales, le cours vise à interroger les théories et pratiques des années 1960 à 1990 qui fondent aujourd’hui le langage des pratiques artistiques contemporaines.

Les séances intensives seront organisées selon un assemblage de différents formats dont
• une hypothèse de lecture exposée puis discutée d’éléments de lectures,
• une analyse d’œuvres de manière collective,
• des lectures et analyses de textes de théorie de l’art.

Le cours sera construit par l’usage des pédagogies critiques de bell hooks (Teaching to Transgress) et Paulo Freire (Pédagogie des opprimés) qui conçoivent l’enseignement comme un lieu d’émancipation et de partage.

évaluation : L’évaluation consistera en un travail de 5/6 pages sur une œuvre conceptuelle relue et commentée.

Alberro Alexander et Sabeth Buchmann, Art after Concetptual Art, Generali Foundation, Walther König, 2006
Alberro, Alexander and Blake Stimson (ed), Conceptual Art, A critical anthology, Cambridge, MA and London : Mit Press, 1999
Bichop Claire, Artficial Hells, Participatory Art and the Politics of Spectatorship, London, New York, Verso, 2012
Butler, Cornelia and Lise Gabrielle Mark (ed), Wack ! Art and the Feminist Revolution, Los Angeles, Cambridge, MA and London : Museum of Contemporary Art and the MIT press, 2007
Camnitzer, Luis, Jane Ferver and Rachel Weiss (ed), Global Conceptualism : Points of Origin 1950s-1980s, New York, Queens Museum of Art, 1999
Cassel Olivier Valerie, Double Consciousness : Black Conceptual Art Since 1970, Houston, Contemporary Arts Museum, 2005
Goldsetein Ann and Anne Rorimer (ed), Reconsidering the Object of Art : 1965-1975, Los Angeles, Cambridge, MA and London, Museum of Concemporary Art and the MIT Press, 1995
Green Charles, The Third Hand : collaboration in art from conceptualism to postmodernism, Minneapolis, London, University of Minnesota Press, 2001
Groys Boris, Moscow conceptualism, MIT, 2010
Kwon Miwon, One Place After Another : site-specific art and locational identity, Cambridges Mass, The Mit Press, 2004
L’art conceptuel, une perspective, Paris, Musée d’art moderne de la ville de Paris, 1989
When Attitudes become Form works, concepts, processes, situations information, Kunsthalle Bern, 1969

Imprimer autrement…, A. Séchet, L. Prexl, J. Mauche

La technique de la sérigraphie est proposée à partir des recherches personnelles et régulières des étudiants (lectures, collectes, dessins, écritures, productions numériques, photos…). Ceci afin d’élargir les possibilités de cette technique jusqu’à l’élaboration de propositions d’installation dans l’espace. Il s’agit pour les étudiant·e·s de trouver ainsi des alternatives aux encres de sérigraphie traditionnelles sur des supports engageant l’espace.
La finalité d’une exposition collective mettra en pratique la question des interactions entre les pièces réalisées. Ce sera également l’occasion pour les étudiant·e·s qui le souhaitent d’activer des installations par des performances.

Découverte des techniques de la sérigraphie par une mise en pratique régulière ; travail de groupe et réflexion collective au travers des workshops ; collaboration avec d’autres enseignant·e·s autour du projet ; rendez-vous collectifs et suivis individuels réguliers ; expérimentation du terrain par une exposition collective hors de la villa arson.

Initiation à la sérigraphie : expérimentation aux travers de nouveaux matériaux et nouveaux supports. Mise en lien du travail d’impression avec l’écriture, la lecture et la performance.

Constitution d’une banque de données personnelles favorisant l’élaboration d’une vision singulière pour chaque étudiant·e. Expérimentation et réflexion sur l’exposition collective.

Corps/Espace, A. Séchet

Le corps danse. Le corps se déplace dans l’espace. Le corps dans le silence. Le corps percussif. Le corps seul. Le corps avec d’autres corps. Le corps parlant dansant. Le corps chantant dansant. Le corps fabrique des gestes. Le corps fabrique des signes. Le corps dialogue avec la parole. Le corps dialogue avec les bruits. Le corps dialogue avec l’espace. Le corps rencontre un·e chorégraphe. Le corps rencontre un·e artiste. Danse Dance Danza Danz Dança Dantza Dansu Dans…

Cet atelier permet aux étudiant·e·s de se fabriquer progressivement un vocabulaire personnel de gestes et de mouvements avec la question de l’espace et de l’engagement du corps en art contemporain. Ceci afin de pouvoir les contextualiser dans leur pratique artistique personnelle et dans de possibles collaborations. Mettre le corps en mouvement comme générateur d’une pensée singulière. Cet atelier s’intéresse aux liens possibles entre improvisation et conceptualisation.

Ces ateliers sont l’occasion d’aborder une question particulière liée au corps : le corps dans le silence, l’infime invisible au regard extérieur, le corps et ses prothèses, les accessoires de mouvements, les accessoires d’espace, l’élan, la chute, etc. Ces ateliers se font sous forme d’improvisations dirigées. Ces expérimentions ayant pour objectifs de les amener à prendre des décisions et des choix personnels aboutissant à des propositions de travail chorégraphiques ou performées, en individuel ou en collectif. Chaque fin d’atelier est l’occasion d’échanges, de discussions en collectif, suivis de références théoriques.

Seront évalués l’investissement personnel, les recherches, les expérimentations, la régularité, la perspicacité, l’audace, la singularité, la pertinence du travail proposé, la qualité des échanges, l’écoute et la prise de risque.

Au cours de l’année aura lieu une intervention « Atelier méthode Merce Cunningham » de Sophie Viora, chorégraphe.

références
Mr Gaga sur les pas d’Ohad Naharin. Documentaire de Tomer Heyman. 2015
Phia Ménard
Marina Abramovic
Michael Clark
An Art Made of Trust, Vulnerability and Connection | Marina Abramović | TED Talks : conférence-présentation-performée par Marina Abramovic en 2015.
Sheila Chandra, Speaking in Tongues I, II et III, 1997
Pina Bausch Café Muller
Helikopter création 2001 de Angelin Preljocaj musique de Karlheinz Stockhausen Helikopter quartet
Merce Cunningham 1919-2009 – La Danse en héritage
9 Evenings : Theatre & Engineering – Lucinda Childs, Vehicle
9 Evenings : Theatre & Engineering – Steve Paxton, Physical Things
9 Evenings : Theatre & Engineering – Yvonne Rainer, Carriage Discreteness
9 Evenings : Theatre & Engineering – Deborah Hay, Solo

ADD DIY TO…, C. Vialard

Cultures numériques - Scénographie, C. Vialard

SCÈNES est un projet pédagogique qui se situe sur un terrain proche du théâtre et de la représentation publique et qui en utilise l’appareillage technique et qui pourrait l’interroger. Les mots-clefs pourraient être: corps en mouvement, danse contemporaine, musique en direct, performance, son, objets, lumière, décor, costume, projection, image et image en mouvement.

Ce projet mené cette année avec la chorégraphe Marcia Barcellos et le musicien et metteur en scène Karl Biscuit de la Compagnie Système Castafiore propose de se familiariser avec l’espace scénique du théâtre et de la danse contemporaine. « La Compagnie Système Castafiore n’a aucun équivalent dans le paysage de l’art vivant français. Mêlant danse, images sophistiquées, installation sonore, leur représentation scénique du réel est le reflet de la folie de notre monde. La démarche de Système Castafiore, riche en savoir-faire multiples, est mise au service d’une imagerie ludique. Cela tient certainement à la joie communicative des maîtres d’œuvres : la chorégraphe Marcia Barcellos, le metteur en scène compositeur Karl Biscuit, dirigeant conjointement ce collectif d’artistes très créatifs. »

L’objectif est d’acquérir des compétences techniques et artistiques pour des projets scénographiques destinés à une présentation publique dans un théâtre ou dans un espace professionnel dédié.

Deux workshops distanciés seront proposé et un travail de projet continu sera assuré. Le premier workshop que dirigera Marcia Barcellos sur le mouvement du corps dans un espace avec un sujet proposé par la chorégraphe.
Suit un temps de travail consacré à la création d’un projet commun.

Un deuxième workshop avec Karl Biscuit autour des pratiques de mise en scène et de mise en espace qui aura lieu à la Roquette, un équipement du Théâtre de Grasse. Nous pourrons découvrir et utiliser alors l’équipement avec l’aide de techniciens.

L’évaluation se fera sur le résultat des propositions et l’implication des étudiant·e·s.

Kit de survie féministe (KSF), V. Géré, A. Maguet

Pratiquer, éprouver puis mettre en forme le texte du « kit de survie
féministe », outil pour riposter/prendre la parole face à des
propos/attitudes/comportements sexistes, racistes, homophobes, transphobes,
classistes. À partir d’un texte écrit, créer un prototype de forme pratique à la
diffusion : sous forme d’édition ou de jeu

Introduction aux pratiques d’édition militantes ; jeu de rôle à partir du
texte/exercices d’improvisation ; travail de réécriture du texte ; conception de la mise
en forme et réalisation de la mise en forme

Protocoles de prise de parole ; lien entre l’action militante et les formes
graphiques/visuelles/plastiques

Présence pendant les 4 jours

Dorlin, Elsa. Se défendre. Une philosophie de la violence.…
Zeilinger, Irene. Non c’est non. Petit manuel d’auto-défense à l’usage de toutes les femmes
qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire.

Avec le collectif RER Q, V. Géré

Sculpture - Installation, B. Blümlein

P.P.P.P , P. Pinaud

LOIN - L'Orchestre Inharmonique de Nice, G. Tassart

L’Orchestre Inharmonique de Nice (LOIN) est un orchestre de musiques improvisées à géométrie variable composé d’étudiant·e·s sachant jouer (ou surtout pas) de la musique, ayant à leur portée tout ce qui peut produire un son.

Des sessions sont organisées toutes les deux semaines jusqu’en avril, mois au cours duquel nous recevons un·e invité·e chargé·e de préparer un concert donné publiquement à la Villa Arson.

Parallèlement des séances d’écoute sont organisées, proposées par le professeur ou les étudiant·e·s sachant que lors de ces moments il n’y a aucun·e chef, aucun·e leader ou direc·teur·trice.

Cette année nous serons rejoint·e·s une fois encore par des étudiant·e·s de l’ensa Cergy + un professeur, Jeff Guess.

Coordination, L. Prexl

Figures de la théorie en art…, A. Gayraud

Théorie esthétique, philosophie de l’art, critique ou manifestes, entretiens : il y a mille manières de parler des œuvres — et de l’expérience que nous en faisons —, autant de manières de parler des arts. Face à l’objet qu’il veut saisir, chaque type de discours élabore en le désignant l’art ou l’œuvre dont il parle (par jugement, par description, par critique ou par revendication performative). L’esthétique de Kant constitue à partir de la réflexion philosophique, un sujet esthétique, au jugement à la fois subjectif et universel ; les écrits d’Adolf Loos sur l’architecture attestent eux un point de vue d’artiste, où la subjectivité qui compte est celle du fabricant d’art, avec ses interdits et ses exigences touchant directement à la production ; Walter Benjamin déploie une critique esthétique du surréalisme mais moins pour en penser les formes que pour lire en elles le sens caché de la société industrielle à l’aube du XXe siècle. Chaque forme de discours produit une figure de l’art. Chaque figure de l’art en favorise une dimension, bref chaque discours a un prix.
En étudiant une série de textes, on esquissera un module des différents rapports du discours à ce qui lui résiste et que le discours aide pourtant à constituer. Le discours sur l’art n’est pas qu’un ornement superfétatoire, il ouvre des possibilités artistiques, mais il en ferme d’autres, assurément.

Que reste t-il de la contre-culture ? – conférence dans le cadre du workshop Hippies Days – du 4 au 8 novembre 2019

Baumgarten, Alexander G., Esthétique (1750), trad. franç. J.-Y. Pranchère, Paris, L’Herne, 1988
Beardsley, Monroe C., Aesthetics. Problems in the Philosophy of Criticism (1958), rééd. Indianapolis, Hackett, 1981
Benjamin, Walter, L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (1938), in Œuvres, t. III, trad. M. De Gandillac et R. Rochlitz, Paris, Gallimard, 2000
Benjamin, Walter, Œuvres, I, II et III, trad. M. de Gandillac, R. Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2000
Bourdieu, Pierre, Manet, une révolution symbolique Cours au Collège de France (1998-2000), Seuil, 2013
Burke Edmund, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées de sublime et de beauté (1757), trad. franç. B. Saint-Girons, Paris, Vrin, 1998
Carroll Noël, Art in Three Dimensions, Oxford, Oxford University Press, 2010
Debussy, Claude, Monsieur Croche et d’autres écrits, Gallimard, 1987
Croce, Benedetto, Essais d’esthétique (1905-1940), textes choisis, traduits et présentés par G. Tiberghien, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1991
Danto Arthur, L’Assujettissement philosophique de l’art (1986), trad. franç. C. Hary-Schaeffer, Paris, Le Seuil, 1993
Dickie, George, Evaluating Art, Philadelphia, Temple University Press, 1988
Diderot, Denis, Œuvres esthétiques (1752-1781), Paris, Garnier, 1976
Harrison Charles et Wood Paul (dir.), Art en théorie. 1900-1990, une anthologie, Paris, Hazan, 1997
Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, Cours d’esthétique (1818-1830), trad. franç. V. Jankélévitch, Paris, Aubier, 4 vol., 1995
Hutcheson, Francis, Enquête sur l’origine de nos idées de beauté et de vertu (1725), trad. franç. A.-D. Balmès, Paris, Vrin, 1991
Hume, David, De la norme du goût (1657), in Essais esthétiques, trad. R. Bouveresse, Paris, Flammarion, 2000
Ingarden, Roman, Esthétique et ontologie de l’œuvre d’art, Choix de textes 1937-1969, Paris, Vrin, 2011
Kant, Emmanuel, Critique de la faculté de juger (1790), trad. franç. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1979
Lessing, Gotthold, E., Laocoon (1766), trad. franç. Courtin, Paris, Hermann, 1997
Loos, Adolf, Ornement et Crime : et autres textes, Paris, Payot et Rivages, coll. « Rivages poche / Petite bibliothèque » (no 412), 2003
Loos, Adolf, Paroles dans le vide (1897-1900) : Chroniques écrites à l’occasion de l’Exposition viennoise du Jubilé (1898), Autres chroniques des années 1897-1900, Malgré tout (1900-1930), Paris, Champ libre, 1979
Nietzsche, Friedrich, La Naissance de la tragédie (1872), Œuvres philosophiques complètes, Paris, Gallimard, 1977
Rothko, Mark, Écrits sur l’art, 1934-1969, Paris : Flammarion, 2005
Sylvester, David, Entretiens avec Francis Bacon, Flammarion, 2013
Valéry Paul, Variété, in Œuvres, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1957, t. I

Montrer..., A. Gayraud

Une journée consacrée aux théories de l’exposition des Wunderkammern du 16e siècle et autres cabinets de curiosité du 17e siècle aux formes d’expositions contemporaines. Avec Vincent Normand et Tristan Garcia, auteurs de d’un ouvrage collaboratif de référence qui va paraître en août : Theater, Garden, Bestiary, A Materialist History of Exhibitions, Sternberg Press, 2019.
Sur l’histoire matérialiste de l’exposition, un entretien détaille les approches du livre : lire l’article

journée d’étude (en janvier ou février 2020)
avec la participation de Vincent Normand et Tristan Garcia

À côté, contre et au-delà du canon…, V. Géré

Peinture moderne socialement et politiquement engagée ; peinture américaine du XXe et XXIe siècle ; bases de l’histoire de l’art féministe (Linda Nochlin et Griselda Pollock) ; peinture figurative des années 1960 et 1970 ; pratiques picturales des
années 1980 et 1990 ; évolutions de la peinture vis-à-vis des autres médiums artistiques ; transformation des pratiques picturales à l’ère du numérique.

objectifs : Connaître des œuvres et des artistes en dehors du canon de l’histoire de l’art moderne marquée par le modernisme ; avoir des notions de nouvelle histoire de l’art, nourrie de l’histoire de l’art féministe, postcoloniale, des études afro-américaines, des Black studies, etc. ; connaître les enjeux théoriques liés à l’évolution de la peinture au XXe et XXIe siècle.

évaluation : Assiduité (présence en cours obligatoire, pas de crédits au bout de 3 absences non
justifiées) ; QCM final portant sur le contenu du cours.

En partenariat avec le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice.

Ammer, Manuela, Hochdörfer, Achim, et David Joselit. Painting 2.0 : Expression in the
Information Age

Eisenman, Nicole, Al-Ugh-Gories
Graw, Isabelle, The Love of Painting. Genealogy of a Success Medium
Bernard Jordan (éd.), Nina Childress, Tableaux fluo : 2013-2016.
Lavrador, Judicaël, Qu’est-ce que la peinture aujourd’hui ?
Nochlin, Linda, Femmes, art et pouvoir
October. « Art since 1900 ».
Rothkopf, Scott, Laura Owens
Vitamine P. Nouvelles perspectives en peinture, 2.

Conceptualismes, S. Orlando

Le cours présente les redéfinitions de l’art conceptuel en prenant pour point de départ le terme de « global conceptualism ». Issu de l’exposition dirigée par Luis Camnitzer, Jane Farver et Rachel Weiss au Queens Museum of Art à New York en 1999, ce terme initie une relecture des propositions de l’art conceptuel au-delà de l’occident, tout en proposant une définition politique et sociale du conceptualisme (Stephen Bann).
Nous verrons notamment comment les politiques identitaires (Wack ! Art and the Feminist Revolution, 2007, et Double Consciousness, Black Conceptual Art since 1970, 2005) participent activement à l’écriture du conceptualisme.

À partir d’œuvres conceptuelles internationales, le cours vise à interroger les théories et pratiques des années 1960 à 1990 qui fondent aujourd’hui le langage des pratiques artistiques contemporaines.

Les séances intensives seront organisées selon un assemblage de différents formats dont
• une hypothèse de lecture exposée puis discutée d’éléments de lectures,
• une analyse d’œuvres de manière collective,
• des lectures et analyses de textes de théorie de l’art.

Le cours sera construit par l’usage des pédagogies critiques de bell hooks (Teaching to Transgress) et Paulo Freire (Pédagogie des opprimés) qui conçoivent l’enseignement comme un lieu d’émancipation et de partage.

évaluation : L’évaluation consistera en un travail de 5/6 pages sur une œuvre conceptuelle relue et commentée.

Alberro Alexander et Sabeth Buchmann, Art after Concetptual Art, Generali Foundation, Walther König, 2006
Alberro, Alexander and Blake Stimson (ed), Conceptual Art, A critical anthology, Cambridge, MA and London : Mit Press, 1999
Bichop Claire, Artficial Hells, Participatory Art and the Politics of Spectatorship, London, New York, Verso, 2012
Butler, Cornelia and Lise Gabrielle Mark (ed), Wack ! Art and the Feminist Revolution, Los Angeles, Cambridge, MA and London : Museum of Contemporary Art and the MIT press, 2007
Camnitzer, Luis, Jane Ferver and Rachel Weiss (ed), Global Conceptualism : Points of Origin 1950s-1980s, New York, Queens Museum of Art, 1999
Cassel Olivier Valerie, Double Consciousness : Black Conceptual Art Since 1970, Houston, Contemporary Arts Museum, 2005
Goldsetein Ann and Anne Rorimer (ed), Reconsidering the Object of Art : 1965-1975, Los Angeles, Cambridge, MA and London, Museum of Concemporary Art and the MIT Press, 1995
Green Charles, The Third Hand : collaboration in art from conceptualism to postmodernism, Minneapolis, London, University of Minnesota Press, 2001
Groys Boris, Moscow conceptualism, MIT, 2010
Kwon Miwon, One Place After Another : site-specific art and locational identity, Cambridges Mass, The Mit Press, 2004
L’art conceptuel, une perspective, Paris, Musée d’art moderne de la ville de Paris, 1989
When Attitudes become Form works, concepts, processes, situations information, Kunsthalle Bern, 1969

Cinéma - atelier de programmation, K. Andalian

L’objectif de cet atelier est de proposer aux étudiant·e·s de proposer une programmation pour la salle de cinéma (grand amphi) pour 2 à 3 évènements dans l’année.
Cet atelier réunira un groupe d’étudiant·e·s qui travaillera à l’élaboration d’une programmation de films dans une salle de cinéma. Après des séances de recherche (la programmation comme mode de pensée, selon Henri Langlois) sur le choix d’une thématique, les étudiant·e·s choisiront les films et les intervenant·e·s selon des critères de pertinences (cinéastes, historien·ne·s, sociologues, philosophes, etc.). Elles·Ils rédigeront les éditoriaux liés au thème choisi (inscription dans l’histoire du cinéma, perspective et analyse critique), ainsi que les synopsis, les notules biographiques des réalisa·teur·trice·s et des intervenant·e·s. Ces textes seront destinés à être publiés sur le site de la Villa Arson. Une affiche millésimée de la manifestation sera également conçue et éditée.
Ainsi, l’atelier relie théorie et pratique. Les séances de discussion et de réflexion seront suivis de travaux parcourant toutes les étapes nécessaires à une programmation de films dans une salle de cinéma, ce processus allant de la conception du programme à la projection en public. Ces projections pourront également proposer des performances en relation avec les thématiques développées. L’atelier appelle la participation d’autres enseignements dans l’objectif de créer une programmation originale, transversale et inédite, spécifique à la Villa Arson.
Dans le cadre de cet atelier, un workshop d’une ou deux journées avec un·e projectionniste portera sur la projection de films sur différents supports : le DCP (numérique), le 35 et le 16 mm (pellicule).

Culture page, S. Shannon

Culture page c’est des commentaire des photos de pages de magazines, de livres ou de typo dans la rue, pour contribuer à aiguiser le regard des étudiants sur les publications, et de leurs composantes telles que leur iconographie ou leur typographie, le séquençage de leurs images ou la composition de leurs textes; ainsi que leur format, leur papier, leur poids, toutes les questions sensibles qui participent à la transmission du message d’une publication.

Les sismographes , J. Ayrton, K. Ströbel

L’atelier interroge le cœur et les marges du dessin contemporain, le considérant avant tout comme un média ouvert, en dialogue constant avec d’autres médiums et pratiques. Il accompagne ses expressions les plus littérales – dites classiques – aux plus protéiformes, éclatées, relavant de la « post-medium condition » selon les termes de Rosalind Krauss. Son approche conceptuelle s’enracine dans le sens premier du mot, le dessein, puisqu’il s’agit de regarder l’intention des choses, leur projet : les lignes d’un paysage, d’un cours d’eau, d’une roche. Les lignes d’un espace architectural pensé, construit, ses vides, ses pleins, son inscription dans un environnement. Les lignes du monde humain habitant et arpentant ces espaces. Nous regardons l’histoire des lignes, les lignes droites de la modernité face à celles qui désobéissent à l’ordre établi. Nous observons les moments historiques et contemporains où les lignes s’émancipent : devant le dérèglement du monde physique et idéologique, un certain chaos des lignes et des formes semble aujourd’hui vouloir l’emporter sur la maîtrise du trait parfait.

Les Sismographes enregistrent tout. Le visible, l’invisible. L’audible, le silence, les pensées, les nuages, les choses inexprimables. Les Sismographes observent, capturent, dessinent, saisissent les traces, les lignes, les gestes. L’ombre d’un arbre sur le mur d’un bâtiment, les souvenirs d’une longue promenade, une conversation entre amants, les mouvements d’une skateuse qui dévale seule un boulevard vide à minuit en faisant de grandes serpentines, ils·elles dessinent les cauchemars et les rêves, le capitalisme, les frontières, les luttes, les grands et petits séismes qui font trembler nos jours.

Les Sismographes est un atelier ouvert à tou·te·s les amoureu·ses·x de la ligne.

Workshop portfolio (en anglais), C. Bernstein

Le but du workshop est de produire un portfolio des œuvres de chaque participant : il s’adresse d’une part aux élèves qui se préparent à une mobilité à l’étranger en 4e année, et d’autre part à celles et ceux qui souhaitent acquérir des notions simples mais indispensables des enjeux communicationnels concernant leur travail. Le workshop se déroule entièrement en anglais, et est ouvert aussi aux élèves des autres années.
Le workshop commence par déterminer le but et le contenu idéal d’un portfolio, et par examiner des exemples de portfolios réussis ou ratés. La production plastique de chaque participant·e fait ensuite l’objet d’un travail approfondi d’analyse en groupe, le but étant de faire ressortir les caractéristiques essentielles de cette production – caractéristiques que le portfolio devra mettre en avant, par le choix des œuvres représentées, le séquençage, la mise en page, l’ambiance, le format, les couleurs ou la police, etc. La création d’un portfolio est l’occasion pour l’élève de se retourner sur sa propre production artistique des deux ou trois années précédentes, et de tenter d’en définir les grandes lignes. Les différents aspects du portfolio seront discutés en fonction de leur adéquation avec la production plastique de l’élève.

La première semaine intensive, du 20 au 24 janvier 2020, sera consacrée à l’analyse des travaux plastiques des élèves, et la deuxième, du 10 au 14 février 2020, à la critique et à l’amélioration des portfolios qui auront été élaborés entre les deux semaines.

Les participant·e·s devront être présent·e·s sur l’ensemble des séances et devront obligatoirement rendre un portfolio en fin de workshop.

Bibliographie :
Larry Volk and Danielle Currier, No Plastic Sleeves
www.noplasticsleeves.com
Harold Linton, Portfolio Design

S.A.T. , B. Blümlein

SAT se présente comme un suivi des travaux personnels des étudiant·e·s en groupe, un lieu de discussion où, avant tout, les étudiant·e·s ont la parole. Contrairement aux galeries d’essais, il n’y a pas de présentation orale du travail par l’étudiant·e et SAT ne réunit pas plusieurs enseignants. Il ne s’agit donc pas d’une évaluation collégiale du travail d’un·e étudiant·e par un groupe de professeur·e·s. Il s’agit plutôt d’un cours actif dans lequel les participant·e·s tentent de développer et de pratiquer une méthode d’analyse de travaux plastiques tout médium confondu et sur lesquels on ne dispose pas d’informations préalables. Suivant le principe de transversalité, SAT se propose non seulement d’interroger et d’analyser des travaux issus de pratiques différentes (peinture, sculpture, photo, vidéo…) mais réunit également différents niveaux d’études car, en général, la discussion devient plus riche si il y a des étudiant·e·s de différentes années, « débutant·es et expert·e·s ». SAT est donc ouvert aux étudiant·e·s de 3e, 4e et 5e année mélangées.

Il s’agit d’apprendre et de pratiquer l’analyse de réalisations plastiques (tout médium) :
Observer, découvrir, questionner, identifier, comparer, interpréter, juger, verbaliser…
Forme, matériaux, couleur, fonction, information, présentation, contexte, alternatives…
Intentions, références, conclusions, critique, appréciation, propositions…
L’étudiant·e qui présente son travail a un retour critique sur son travail, de la part de ses collègues, et qui n’est pas contaminé par son interprétation personnelle.

Évaluation continue.

Les éléments bibliographiques évoquées pendant les sessions et concernant les travaux présentés, constituent les références.

Glocals Only, J. Bouillon

Glocals Only est le nom que nous utiliserons pour désigner le groupe dans lequel seront échangées une histoire du réseau et des listes d’adresses internet que nous partagerons et discuterons. Nous pourrons pratiquer tous les moyens d’expressions numériques et explorer tous les liens possibles qui nous semblerons pertinents pour élargir notre vision du monde et faire réfléchir nos camarades de jeu. Nous poursuivrons, par la rhétorique et l’exemple, en parallèle des projets étudiants, l’idée d’une présentation formelle et critique de leurs travaux, d’une origine et d’une évolution des projets singulière et pertinente pour que l’inscription culturelle et la qualité des réalisations atteignent le plus haut degré d’exigence possible.

« Le terme «SURF CLUB» est issu du slogan du blog du groupe Nasty Nets «Internet Surfing Club» (2006). Ce terme est utilisé pour décrire les blogs de groupes d’artistes où le sujet dominant est la culture et l’esthétique de l’Internet et où les lignes sont floues entre les rôles d’artiste, de conservateur et d’archiviste ».

Ce club est accessible à toutes les années confondues. Le nombre de rencontres est à définir.

Références :
https://news.artnet.com/art-world/georgia-okeeffe-mandela-effect-1570156
https://www.youtube.com/watch?v=5aeKFrqFpmM&feature=youtu.be&fbclid=IwAR1YNcd-LYYd2lC4w4b1HYLsrYgUeEVQETxyCraiS9LhpnwAzgFAtmTUunQ

Beau jeu - Grand geste, P. Broccolichi

Il s’agit pour les étudiants·e·s de mettre en application les connaissances acquises en 2e année et de poursuivre l’expérimentation du champ artistique sonore à partir de projets personnels (installation sonore, field recording, performance, pièce électroacoustique, projet de diffusion multiphonique, etc.).

Accompagnement de workshops et séminaires.

Bibliographie indicative
Jonathan Sterne, Une histoire de la modernité sonore, La Découverte
Juliette Volcler, Contrôle – comment s’inventa l’art de la manipulation sonore, La Découverte
Critique n°829-830, Musique, violence, politique
Michael Nyman, Experimental Music, Cage et au-delà (Cambridge 1999), éditions Allia,
Paris, 2005
Edwin Prévost, No Sound Is Innocent, AMM and the practice of self-invention, Essex, Metamusical
narratives : essays, Copula, 1995
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe, Éditions NRF
Darò Carlotta, Avant-gardes sonores en architecture, Les presses du réel
Revue Tacet, Haute école des arts du Rhin
Alex Ross, The Rest is Noise, Actes Sud
Max Feed, œuvre et héritage de Max Neuhaus, Institut Supérieur des Beaux-Arts de
Besançon

Photo : Penser la complexité contre la terrible simplification, S. Accarie, J. Ganne

Convoquons tous les champs de la pensée, tel qu’ils sont rassemblés dans les écoles d’art mais également dans tous les domaines du savoir et de l’action, depuis la pensée du corps et de son déplacement jusqu’à la philosophie et la littérature. Utilisons l’outil photographique pour penser la complexité contre la terrible simplification. Au croisement de toutes les pratiques, cet atelier de photographie est le lieu créatif où se montent et se démontent les systèmes de représentation.

Objectifs : Acquisition de données techniques spécialisées.
Accompagnement technique et théorique des projets individuels vers le diplôme.
Réflexion d’ordre technique et plastique et réflexion théorique pour répondre à des propositions de travaux mettant en jeu une production. Échange avec les étudiant·e·s dans l’élaboration de leur production et de la construction de leur réflexion pour favoriser la plus grande autonomie.

Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

Au-delà du pop art…, A. Gayraud

En ce début de XXIe siècle, la plupart des débats artistiques renvoient l’opposition du savant et du populaire à une vieille convention devenue creuse. L’histoire de l’art a abandonné les anciennes hiérarchies plaçant les arts majeurs en surplomb d’arts mineurs destinés au vulgaire. Dans les usages toutefois, dans la culture, qui véhicule des idées qu’elle n’interroge plus, l’opposition du savant et du populaire a la peau dure. Elle fait dysfonctionner la réflexion dès qu’on interroge la légitimité d’un art ou d’une manière d’en faire sont abordés. Soudain, l’origine, la complexité, la médiation d’un savoir, la destination, toutes ces déterminations se mettent à compter pour évaluer la charge savante ou la charge populaire d’une proposition, sans qu’on distingue bien pourquoi ni comment. Faut-il tout à fait les déconstruire l’opposition esthétique du savant et du populaire ou en dégager pour de bon le sens opératoire, enfin adapté à notre temps ?

semaine intensive – du 10 au 14 février 2020
Les matins : cours.
Les après-midi : invité⋅e⋅s et/ou possibilité d’ateliers plastiques ou de discussions autour de propositions des étudiant⋅e⋅s.

Que reste t-il de la contre-culture ? – conférence dans le cadre du workshop Hippies Days – du 4 au 8 novembre 2019

Badiou, Alain/ Bourdieu, Pierre/ Butler, Judith et alii, Qu’est-ce qu’un peuple ?, La Fabrique, Paris, 2013
Bourdieu, Pierre, « Les mésaventures de l’amateur », in : Eclats/Boulez, R. Samuel ed., Paris, Editions du Centre Georges Pompidou, 1986, pp. 74-75
Hoggart, Richard, La Culture du pauvre. Étude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre, Éditions de Minuit,Paris, 1970
Kosmicki, Guillaume, « Musiques savantes, musiques populaires : une transmission ? » Conférence donnée pour la Cité de la Musique, dans le cadre des « Leçons magistrales ». [En ligne : http://guillaume-kosmicki.org/pdf/musiquespopulaires&musiquessavantes.pdf]
Levine, Lawrence W., Highbrow/Lowbrow. The Emergence of Cultural Hierachy in America. Cambridge/Mass Harvard University Press, 1988
Lippard Lucy R., Le Pop Art, Thames & Hudson, Paris 1996
Pattison, Robert, The Triumph of Vulgarity, Rock Music in the Mirror of Romanticism, Oxford University Press, 1987
Wahrol, Andy, Ma philosophie de A à B, Flammarion, Paris, 1977
« Le Pop Art américain aujourd’hui » (cat. d’expo), Galerie d’art contemporain des musées de Nice, 1979
Filmographie : Keaton, Buster, The Playhouse, 1921

LIRE & ÉCRIRE, V. Géré

Au premier semestre, l’atelier LIRE est un club de lecture de fiction et d’essais. Attention, il faudra avoir lu un ouvrage différent avant chaque séance. Chaque ouvrage est discuté collectivement.

Au second semestre, l’atelier ÉCRIRE propose diverses approches de l’écriture (fiction, poésie, essai, etc.), avec le partage de textes écrits par les étudiant·e·s à chaque séance (d’abord sur la base d’exercices, puis textes personnels).

objectifs : Décentrer son point de vue (à la lecture et à l’écriture), apprendre à regarder la construction d’un livre, identifier des procédés stylistiques, et surtout lire pour le plaisir.
Affirmer sa parole en public.
Écrire un texte argumentatif clair et informé, maîtriser la recherche en ligne ; développer son écriture personnelle.

pré-requis : Avoir fait l’atelier LIRE est un pré-requis pour faire l’atelier ÉCRIRE. Format de séminaire, avec méthodes de prise de parole et distribution de la parole selon des protocoles ; partage ORAL des écrits

évaluation : Présence à toutes les séances (pas de crédits au bout de 3 absences) ; remise d’un compte-rendu d’ouvrage à la fin du 1er semestre, et d’un écrit personnel à la fin du second semestre.

En partenariat avec la librairie Vigna.

bibliographie indicative
Les ouvrages lus pourront être des romans, des bandes dessinées, et des essais.

Art|Programmation (A|P), J. Paquelin

Ce cours propose d’apprendre à programmer au moyen du langage Python. Très populaire, il est bien documenté et sa communauté d’utilisateurs est étendue et active. Python est un logiciel libre, ainsi chacun peut l’utiliser sans avoir à payer de licence. Il permet le prototypage rapide aussi bien que le développement d’applications industrielles tout en restant approprié à l’enseignement.

Le cours comporte 3 temps :
Initiation-découverte (à la rentrée, 1 séance de 2 heures obligatoire)
Cette séance permet aux étudiant·e·s de déterminer s’ils·elles souhaitent s’investir davantage dans le médium code.

Bases (au premier semestre, 1 semaine intensive optionnelle)
Une semaine est dédiée à l’apprentissage des concepts de la programmation. Ce cours est ouvert à tou·te·s sans distinction d’année.

Approfondissement (au second semestre, séances optionnelles de 2 heures)
Ces cours thématiques approfondissent ou démontrent un sujet. Ils sont ouverts aux étudiant·e·s ayant validé les cours de bases.

En parallèle, en rendez-vous du soir, l’atelier A|P est une expérience de discussion et de création collective liée au code et plus généralement au numérique.

objectifs : L’objet de ce cours est de permettre aux étudiant·e·s de maîtriser suffisamment les mécaniques de pensée, le vocabulaire et les concepts de base de la programmation (i.e. la pratique du code) pour pouvoir développer une sensibilité aux technologies numériques et peut-être une pratique artistique numérique avancée.
Le monde devient numérique et il appartient à chacun —et particulièrement aux artistes— de ne pas être consommateur passif de ce qui nous est proposé. Le code nous donne justement la liberté d’agir sur les outils numériques pour les conformer à nos besoins plutôt que de nous plier aux contraintes qu’ils nous imposent.
Sur le plan plastique, le code est potentiellement plus riche que n’importe quel élément d’une suite logicielle graphique. Le code source, base des logiciels, n’impose rien si ce n’est d’être véritablement créatif. L’ordinateur et le code sont ainsi moins des outils que des matériaux pour la création et leur maîtrise permet de se distinguer de l’esthétique mainstream à laquelle les suites logicielles tentent de nous soumettre.

Plus qu’un cours technique, cet enseignement dote l’étudiant·e d’outils de pensée qui lui permettent de porter un regard analytique sur le monde numérique : Comment les outils numériques sont-ils fabriqués ? Quels biais d’usage introduisent-ils ? Comment se les approprier ? Comment et pourquoi.

évaluation : La série de cours correspondant à l’apprentissage des bases de la programmation est évaluée par des questionnaires en ligne auxquels l’étudiant·e peut répondre autant de fois qu’il·elle le souhaite (pour évaluer sa progression ou améliorer sa note).
Les autres enseignements (initiation, approfondissement, atelier) ne font pas l’objet d’évaluation. Cependant, la qualité de leur éventuelle mise en œuvre dans le cadre du projet personnel de l’étudiant·e sera remarquée

bibliographie indicative
Bob Cordeau et Laurent Pointal. Une introduction à Python 3
Patrick Fuchs et Pierre Poulain. Cours de Python
John Brunner. Sur l’onde de choc
William Gibson. Trilogie Bigend : Identification des schémas

ETRUCLE , J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif.
L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
L’année sera consacrée aux différentes formes possibles d’ekphrasis, description d’œuvres, conçues de manière dynamique.

L’objectif est d’aider chaque participant·e·s à affiner son propre espace littéraire par la découverte de formes langagières et de formats artistiques. Expérimenter des situations de prise de parole individuelle comme collective. Développer de projets d’écriture de création.
En se focalisant sur des formes d’ekphrasis prises au sens extensif du terme, préciser et expérimenter le rapport au visuel comme au dicible à partir d’œuvres et de démarches (y incluant aussi celles des étudiant·e·s).

Il s’agira de Concevoir des textes, des propositions, des dispositifs individuels ou collectifs explorant les possibilités descriptives à partir d’objets ou de pratiques (pour l’essentiel artistiques).

évaluation : la mise en place d’un projet à dimension littéraire écrit/oral/plastique est requise. 2 à 3 pages sont demandées (écrits, brouillons, prélèvements…).

Des séances seront organisées avec Pascal Broccholichi (dans le cadre de l’exposition consacrée à Lars Fredrikson au MAMAC à Nice), Agnès Gayraud, Laurent Prexl et Anne Séchet.

bibliographie indicative (axe exposition Lars Fredrikson)

Anne-Marie Albiach, Cinq le cœur. Œuvres 1966-2012, Flammarion, 2014
Stéphane Bérard, Jean-Michel Espitallier, Christophe Fiat, Suzanne Joubert, Sabine Macher, Vannina Maestri, Nathalie Quintane, Jacques Sivan, Laurence Vielle, Vox Hôtel, Néant, 2006
Jean Daive, 1,2 de la série inaperçue, Flammarion, 1997
Roger Giroux, Journal d’un poème, Eric Pesty, 2011…
Anne Le Troter, Claire, Anne,Laurence, Hard Copy/Monospace Press, 2012
Claude Royet-Journoud, La Notion d’obstacle, Gallimard, 1978
Claude Royet-Journoud (dir.), L’in plano, Al Dante/Niok, 2002

Situations post, S. Orlando, K. Ströbel

situations post (2014-) est une Unité de Recherches plastiques et théoriques dirigée par Katrin Ströbel et Sophie Orlando qui prend pour point de départ la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies artistiques. Il prend pour fondement l’intersection de race, milieux sociaux, genre et sexe comme des matériels formels déployés au sein d’une actualité critique, politique et sociale.

La pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) et la pensée féministe, queer et postcoloniale sont investies de manière artistique et conceptuelle non pas comme histoire des représentations, ou illustration, documentation de moments d’histoire, mais comme une histoire des formes appartenant à des affiliations artistiques et intellectuels.

L’atelier combine recherche, une analyse, et mise en pratique notamment de formes de productions artistiques processuelles et des pratiques collaboratives. Il s’attache à définir une réflexion sur les relations du savoir situé à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production comme espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

Nous utilisons notamment les savoirs situés de Donna Haraway, les « nouvelles ethnicités » selon Stuart Hall, l’intersectionnalité et l’épistémologie féministe noire de Patricia Hill Collins, les Sexpolitiques Queer de Sam Bourcier, la phénoménologie queer de Sara Ahmed.

Bibliographie sélective :

Pratiques collaboratives, émancipatrices.

Rancière Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008
Beuys Joseph, et Henrich Böll, Manifesto 1973
Kaprow Allan, Essays on the Blurring of Art and Life, London, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1993
Masotta Oscar, I committed a Happening, 1967
Gansterer Nikolaus, Drawing a Hypothesis, Figures of Thought, New York, Vienne, Springer Verlag, 2011
Avanessian, Armen : Speculative Drawings, Berlin, Sternberg Press, 2014
(dOCUMENTA (13) : Mark Lombardi : 100 Notes – 100 Thoughts, 100 Notizen – 100 Gedanken # 071), Stuttgart, Hatje Cantz, 2013
The Drawing Center (Ed) : Matt Mullican. A Drawing Translates the Way of Thinking. New York, The Drawing Center, 2008
Gilman Claire et al (Ed.) : Drawing Time Reading Time/Marking Language Paperback – London, New York, Drawing Room, 2013
Jussen, Bernhard : Hanne Darboven, Schreibzeit. Cologne, Walther König, 2000
Jonatan Habib Engqvist, Annika Enqvist, et al (Eds.) : Work, work, work. A reader about art and Labour. Berlin Sternberg Press, 2012
Anca Cristofovici & Barbara Montefalcone: The Art of Collaboration. Poets, Artists, Books. Houston, Cuneiform Press, University of Houston-Victoria, 2015
Kester Grant H. : The One and the Many : Contemporary Collaborative Art in a Global Context. London, Duke University Press, 2011
Thompson, Nato: Living as Form : Socially Engaged Art from 1991-2011. Massachussets, The Mit Press, 2012
Bither Philip: Trisha Brown : So That the Audience Does Not Know Whether I Have Stopped Dancing. Walker Art Center, 2008
Heister Andrea, Schielke Samuli : In Search of Europe? Art and Research in Collaboration. An Experiment. Heijningen, Japp Sam Books, 2013
Bruguera Tania, Live Forever : Collecting Live Art, Walther König, 2015
Hamburger Bahnhof SMPK : Black Mountain College, Walther König, 2015

Epistémologies féministes et queer.

Sara Ahmed, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Dorlin Elsa, Black Feminism, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, L’Harmattan, 2008.
Dorlin Elsa, La Matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française (2006), Paris, La Découverte, 2009
Dumont Fabienne, La rébellion du deuxième sexe, L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000), Dijon, Presses du réel, 2011.
Dyer Richard, White, London, Routledge, 1997.
Fainberg Leslie, Transgender Warrior: Making History from Joan of Art to Dennis Rodman, Boston, Beacon Press, 1997.
Hill Collins Patricia, La pensée féministe noire, Montréal, Remue-ménage, 2016.
Haraway Donna, Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils, 2007.
Mirza Heida Safia, Black British Feminism, A Reader, Londres et New York, Routledge, 1997
Mohanty Chandra Talpade, Feminism without Borders, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.

M.M.M., A. Maguet, A. Gayraud, G. Tassart

Création et encouragement d’une scène musicale au sein de l’établissement.
Organisation avec les étudiant·e·s de concerts, rencontres et festivals à la Villa Arson et hors les murs : programmation, contacts, communication (affiches, flyers et réseaux sociaux), technique, captation, archivage, diffusion, etc.
Projections de films musicaux dont le fond et la forme questionnent les représentations contemporaines.
Séances d’écoute et de discussion autour de thèmes donnés.
Réalisation d’une émission de radio mensuelle.
Répétitions, workshop et concert de L’Orchestre Inharmonique de Nice.

L’objectif est d’identifier, explorer et expérimenter par l’observation, la pratique et la théorie, les enjeux qui, depuis plus d’un siècle, lient les musiques (plus ou moins) populaires et les arts plastiques, en connaitre les histoires et en dessiner les perspectives, en éprouver les réalités et savoir jouer de ses fictions.

évaluation : L’évaluation portera sur l’implication, la régularité et le sérieux avec lesquels les étudiant·e·s se seront investi·e·s, durant toutes l’année scolaire, dans toutes les phases des projets proposés selon les rôles donnés à chacun·e.

bibliographie indicative
Greil Marcus, Lipstick Traces, 1989
Philippe Robert, Agitation Frite (vol. 1, 2 et 3), 2017/2018
Agnès Gayraud, La Dialectique de la pop, 2018
Simon Reynolds, Retromania, 2011
Dan Graham, Rock / Music : Textes, 1999
Victor Bockris & Gerard Malanga, The Velvet Underground: Up-Tight, 1983
Julian Cope, Krautrocksampler 1996 & Japrocksampler, 2007
Aurélien Tchiemessom, Sun Ra : Un Noir dans le cosmos, 2004
Benjamin Fogel, Le Renoncement de Howard Devoto, 2015
Guy Schraenen, Vinyl Records, 2005
Guy Peellaert & Nick Cohn, Rock Dreams, 1973
Martin Kippenberger, Musik / 1979-1995, 2010
M.Kelley, C.Loren, Niagara, J.Shaw, Return of the Repressed: Destroy All Monsters, 2011
Daniel Caux, Les Silences, les couleurs du prisme & la mécanique du temps qui passe, 2009
Matthieu Saladin, Esthétique de l’improvisation libre, expérimentation musicale et politique, 2014
Stéphane Malfettes, American Rock Trip, 2012
V/A  Sonic Youth etc… Sensational Fix, 2009
Kodwo Eshun, More Brilliant than the Sun: Adventures in Sonic Fiction, 1998
V/A Revue Audimat (11 numéros)

Corps/Espace, A. Séchet

Le corps danse. Le corps se déplace dans l’espace. Le corps dans le silence. Le corps percussif. Le corps seul. Le corps avec d’autres corps. Le corps parlant dansant. Le corps chantant dansant. Le corps fabrique des gestes. Le corps fabrique des signes. Le corps dialogue avec la parole. Le corps dialogue avec les bruits. Le corps dialogue avec l’espace. Le corps rencontre un·e chorégraphe. Le corps rencontre un·e artiste. Danse Dance Danza Danz Dança Dantza Dansu Dans…

Cet atelier permet aux étudiant·e·s de se fabriquer progressivement un vocabulaire personnel de gestes et de mouvements avec la question de l’espace et de l’engagement du corps en art contemporain. Ceci afin de pouvoir les contextualiser dans leur pratique artistique personnelle et dans de possibles collaborations. Mettre le corps en mouvement comme générateur d’une pensée singulière. Cet atelier s’intéresse aux liens possibles entre improvisation et conceptualisation.

Ces ateliers sont l’occasion d’aborder une question particulière liée au corps : le corps dans le silence, l’infime invisible au regard extérieur, le corps et ses prothèses, les accessoires de mouvements, les accessoires d’espace, l’élan, la chute, etc. Ces ateliers se font sous forme d’improvisations dirigées. Ces expérimentions ayant pour objectifs de les amener à prendre des décisions et des choix personnels aboutissant à des propositions de travail chorégraphiques ou performées, en individuel ou en collectif. Chaque fin d’atelier est l’occasion d’échanges, de discussions en collectif, suivis de références théoriques.

Seront évalués l’investissement personnel, les recherches, les expérimentations, la régularité, la perspicacité, l’audace, la singularité, la pertinence du travail proposé, la qualité des échanges, l’écoute et la prise de risque.

Au cours de l’année aura lieu une intervention « Atelier méthode Merce Cunningham » de Sophie Viora, chorégraphe.

références
Mr Gaga sur les pas d’Ohad Naharin. Documentaire de Tomer Heyman. 2015
Phia Ménard
Marina Abramovic
Michael Clark
An Art Made of Trust, Vulnerability and Connection | Marina Abramović | TED Talks : conférence-présentation-performée par Marina Abramovic en 2015.
Sheila Chandra, Speaking in Tongues I, II et III, 1997
Pina Bausch Café Muller
Helikopter création 2001 de Angelin Preljocaj musique de Karlheinz Stockhausen Helikopter quartet
Merce Cunningham 1919-2009 – La Danse en héritage
9 Evenings : Theatre & Engineering – Lucinda Childs, Vehicle
9 Evenings : Theatre & Engineering – Steve Paxton, Physical Things
9 Evenings : Theatre & Engineering – Yvonne Rainer, Carriage Discreteness
9 Evenings : Theatre & Engineering – Deborah Hay, Solo

Imprimer autrement…, A. Séchet, L. Prexl, J. Mauche

La technique de la sérigraphie est proposée à partir des recherches personnelles et régulières des étudiants (lectures, collectes, dessins, écritures, productions numériques, photos…). Ceci afin d’élargir les possibilités de cette technique jusqu’à l’élaboration de propositions d’installation dans l’espace. Il s’agit pour les étudiant·e·s de trouver ainsi des alternatives aux encres de sérigraphie traditionnelles sur des supports engageant l’espace.
La finalité d’une exposition collective mettra en pratique la question des interactions entre les pièces réalisées. Ce sera également l’occasion pour les étudiant·e·s qui le souhaitent d’activer des installations par des performances.

Découverte des techniques de la sérigraphie par une mise en pratique régulière ; travail de groupe et réflexion collective au travers des workshops ; collaboration avec d’autres enseignant·e·s autour du projet ; rendez-vous collectifs et suivis individuels réguliers ; expérimentation du terrain par une exposition collective hors de la villa arson.

Initiation à la sérigraphie : expérimentation aux travers de nouveaux matériaux et nouveaux supports. Mise en lien du travail d’impression avec l’écriture, la lecture et la performance.

Constitution d’une banque de données personnelles favorisant l’élaboration d’une vision singulière pour chaque étudiant·e. Expérimentation et réflexion sur l’exposition collective.

ADD DIY TO…, C. Vialard

Cultures numériques - Scénographie, C. Vialard

SCÈNES est un projet pédagogique qui se situe sur un terrain proche du théâtre et de la représentation publique et qui en utilise l’appareillage technique et qui pourrait l’interroger. Les mots-clefs pourraient être: corps en mouvement, danse contemporaine, musique en direct, performance, son, objets, lumière, décor, costume, projection, image et image en mouvement.

Ce projet mené cette année avec la chorégraphe Marcia Barcellos et le musicien et metteur en scène Karl Biscuit de la Compagnie Système Castafiore propose de se familiariser avec l’espace scénique du théâtre et de la danse contemporaine. « La Compagnie Système Castafiore n’a aucun équivalent dans le paysage de l’art vivant français. Mêlant danse, images sophistiquées, installation sonore, leur représentation scénique du réel est le reflet de la folie de notre monde. La démarche de Système Castafiore, riche en savoir-faire multiples, est mise au service d’une imagerie ludique. Cela tient certainement à la joie communicative des maîtres d’œuvres : la chorégraphe Marcia Barcellos, le metteur en scène compositeur Karl Biscuit, dirigeant conjointement ce collectif d’artistes très créatifs. »

L’objectif est d’acquérir des compétences techniques et artistiques pour des projets scénographiques destinés à une présentation publique dans un théâtre ou dans un espace professionnel dédié.

Deux workshops distanciés seront proposé et un travail de projet continu sera assuré. Le premier workshop que dirigera Marcia Barcellos sur le mouvement du corps dans un espace avec un sujet proposé par la chorégraphe.
Suit un temps de travail consacré à la création d’un projet commun.

Un deuxième workshop avec Karl Biscuit autour des pratiques de mise en scène et de mise en espace qui aura lieu à la Roquette, un équipement du Théâtre de Grasse. Nous pourrons découvrir et utiliser alors l’équipement avec l’aide de techniciens.

L’évaluation se fera sur le résultat des propositions et l’implication des étudiant·e·s.

KLUB 16, P. M. Martin

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiantes et étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agit de travailler sur des films de 8 mm, 16 mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou de groupe. Il s’agit également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16 mm, de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignantes et enseignants ou des intervenantes et intervenants extérieurs seront invités.

Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Kit de survie féministe (KSF), V. Géré, A. Maguet

Pratiquer, éprouver puis mettre en forme le texte du « kit de survie
féministe », outil pour riposter/prendre la parole face à des
propos/attitudes/comportements sexistes, racistes, homophobes, transphobes,
classistes. À partir d’un texte écrit, créer un prototype de forme pratique à la
diffusion : sous forme d’édition ou de jeu

Introduction aux pratiques d’édition militantes ; jeu de rôle à partir du
texte/exercices d’improvisation ; travail de réécriture du texte ; conception de la mise
en forme et réalisation de la mise en forme

Protocoles de prise de parole ; lien entre l’action militante et les formes
graphiques/visuelles/plastiques

Présence pendant les 4 jours

Dorlin, Elsa. Se défendre. Une philosophie de la violence.…
Zeilinger, Irene. Non c’est non. Petit manuel d’auto-défense à l’usage de toutes les femmes
qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire.

Avec le collectif RER Q, V. Géré

P.P.P.P , P. Pinaud

LOIN - L'Orchestre Inharmonique de Nice, G. Tassart

L’Orchestre Inharmonique de Nice (LOIN) est un orchestre de musiques improvisées à géométrie variable composé d’étudiant·e·s sachant jouer (ou surtout pas) de la musique, ayant à leur portée tout ce qui peut produire un son.

Des sessions sont organisées toutes les deux semaines jusqu’en avril, mois au cours duquel nous recevons un·e invité·e chargé·e de préparer un concert donné publiquement à la Villa Arson.

Parallèlement des séances d’écoute sont organisées, proposées par le professeur ou les étudiant·e·s sachant que lors de ces moments il n’y a aucun·e chef, aucun·e leader ou direc·teur·trice.

Cette année nous serons rejoint·e·s une fois encore par des étudiant·e·s de l’ensa Cergy + un professeur, Jeff Guess.

Galerie d'essais

Sculpture - Installation, B. Blümlein

Atelier de sculpture générale, S. Magnin, E. Grandbarbe, T. Chiaparelli, C. Merlet

Deux ateliers-aventures annuels de constructions d’un bateau, mais aussi une maison de thé, un sauna Ukrainien, un atelier sur les terrasses, une cafétéria etc.

références
consulter les archives du Naval Art Club

Environment and Society , C. Bernstein

Ce cours s’insère à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais, destinés aux élèves bilingues. Le cours de 2ème année prend la suite du cours de 1ère année en ce qu’il cherche à permettre à l’élève d’approfondir sa capacité à développer une pensée critique et analytique, à partir de documents de natures très variées.
Pour l’année 2019-2020 le cours explorera des enjeux liés à l’environnement et à la société, à partir de nombreux documents écrits ou filmés (agriculture et nourriture, santé et médecine, pollution, disparition des espèces, réchauffement climatique, pic pétrolier, décroissance, anthropocène, collapsologie, désobéissance civile, relocalisation et résilience, etc. feront partie des sujets abordés.) Il sera demandé aux élèves de rassembler au cours du semestre des informations diffusées dans les médias (journaux télévisés, radio, presse, etc) en lien direct avec les thématiques débattues.

Une partie des cours réuniront les élèves de niveau 3 et 4 pour des séances de 3h qui permettront de visionner des documents plus longs et d’en discuter.

Une dissertation sera demandée à la fin du semestre.

Bibliographie (sélection) :
John Robbins, The Food Revolution
Rachel Carson, Silent Spring
Fairfield Osborn, Our Plundered Planet
Theo Colburn, Dianne Dumanovski, John Peterson Myers, Our Stolen Future : Are we Threatening our Fertility,Intelligence and Survival ? A Scientific Detective Story
Rob Hopkins, The Transition Companion, Making your Community More Resilient in Uncertain Times
Richard Heinberg, The End of Growth, Adapting to Our New Economic Reality
Clive Hamilton, Requiem for a Species
Ivan Illich, Tools for Conviviality

L'observatoire des vidéos, G. Tassart

Anglais niveau 2 et 3, C. Bernstein

Au début de l’année scolaire les élèves de toutes les années passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue.

Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Le travail est basé sur une Pratique Orale Guidée, à partir de textes simples et une analyse des structures grammaticales. Il leur sera demandé aussi de s’exprimer plus librement autour de sujets divers, comme par exemple la présentation de leur travail en atelier, des sujets de société, des commentaires de textes, etc. Elles ou ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Le cours d’anglais de niveau 3 est un cours mixte, qui inclut d’une part : une révision des structures grammaticales avancées, que l’élève devra aussi travailler individuellement pour combler ses lacunes ; et d’autre part un travail théorique en anglais, sur des sujets reliés à l’art contemporain, à la littérature ou au cinéma, ou à des débats de société.

Pour valider les ECTS d’anglais une présence régulière en cours est indispensable.

Ouvrage de référence suggéré : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press (avec ou sans CD)

Fight entertainment..., L. Prexl

Autour de la figure de l’artiste américain Henry Flynt, ce cours a pour but de regarder l’art en résistance contre lui même. Dès 1965, H.F. énonce le « concept-art » et l’idée de « l’anti-art ». On regardera les primitifs italiens, le situationnisme, l’autodestruction et l’autodafé. On s’intéressera à la vanité et à la télévision. On regardera la banalyse, Phillipe Thomas et les achromes. On ne likera pas sur les réseaux tout en réfléchissant sur le marxisme dans l’art conceptuel. On regardera l’Unisme. On parlera de biologie en étudiant Thomas Heams. On verra des gens qui refuse de dormir comme d’autres qui revendiquent un simple métier comme œuvre. On lira Orwell et Huxley. On se demandera où est la limite du plagiat. On s’interrogera sur le slogan et le manifeste. Et puis on se demandera qu’est-ce qu’une œuvre unique ? On réfléchira à être artiste ou faire une œuvre – ou les deux ! peut-être ne ferons nous rien, mais quel est ce rien qui est à faire ?

En prolongement du cours «Fight Entertaiment Now!», Bertrand Rigaux propose un travail minimal qui s’appuie d’abord sur le regard. Diplômé du Fresnois et lauréat de nombreux prix, il a notamment collaboré avec le CNES. https://www.bertrandrigaux.net/

Coordination, P. Broccolichi

ADD DIY TO…, C. Vialard

Cultures numériques - Scénographie, C. Vialard

SCÈNES est un projet pédagogique qui se situe sur un terrain proche du théâtre et de la représentation publique et qui en utilise l’appareillage technique et qui pourrait l’interroger. Les mots-clefs pourraient être: corps en mouvement, danse contemporaine, musique en direct, performance, son, objets, lumière, décor, costume, projection, image et image en mouvement.

Ce projet mené cette année avec la chorégraphe Marcia Barcellos et le musicien et metteur en scène Karl Biscuit de la Compagnie Système Castafiore propose de se familiariser avec l’espace scénique du théâtre et de la danse contemporaine. « La Compagnie Système Castafiore n’a aucun équivalent dans le paysage de l’art vivant français. Mêlant danse, images sophistiquées, installation sonore, leur représentation scénique du réel est le reflet de la folie de notre monde. La démarche de Système Castafiore, riche en savoir-faire multiples, est mise au service d’une imagerie ludique. Cela tient certainement à la joie communicative des maîtres d’œuvres : la chorégraphe Marcia Barcellos, le metteur en scène compositeur Karl Biscuit, dirigeant conjointement ce collectif d’artistes très créatifs. »

L’objectif est d’acquérir des compétences techniques et artistiques pour des projets scénographiques destinés à une présentation publique dans un théâtre ou dans un espace professionnel dédié.

Deux workshops distanciés seront proposé et un travail de projet continu sera assuré. Le premier workshop que dirigera Marcia Barcellos sur le mouvement du corps dans un espace avec un sujet proposé par la chorégraphe.
Suit un temps de travail consacré à la création d’un projet commun.

Un deuxième workshop avec Karl Biscuit autour des pratiques de mise en scène et de mise en espace qui aura lieu à la Roquette, un équipement du Théâtre de Grasse. Nous pourrons découvrir et utiliser alors l’équipement avec l’aide de techniciens.

L’évaluation se fera sur le résultat des propositions et l’implication des étudiant·e·s.

Cinéma - atelier de programmation, K. Andalian

L’objectif de cet atelier est de proposer aux étudiant·e·s de proposer une programmation pour la salle de cinéma (grand amphi) pour 2 à 3 évènements dans l’année.
Cet atelier réunira un groupe d’étudiant·e·s qui travaillera à l’élaboration d’une programmation de films dans une salle de cinéma. Après des séances de recherche (la programmation comme mode de pensée, selon Henri Langlois) sur le choix d’une thématique, les étudiant·e·s choisiront les films et les intervenant·e·s selon des critères de pertinences (cinéastes, historien·ne·s, sociologues, philosophes, etc.). Elles·Ils rédigeront les éditoriaux liés au thème choisi (inscription dans l’histoire du cinéma, perspective et analyse critique), ainsi que les synopsis, les notules biographiques des réalisa·teur·trice·s et des intervenant·e·s. Ces textes seront destinés à être publiés sur le site de la Villa Arson. Une affiche millésimée de la manifestation sera également conçue et éditée.
Ainsi, l’atelier relie théorie et pratique. Les séances de discussion et de réflexion seront suivis de travaux parcourant toutes les étapes nécessaires à une programmation de films dans une salle de cinéma, ce processus allant de la conception du programme à la projection en public. Ces projections pourront également proposer des performances en relation avec les thématiques développées. L’atelier appelle la participation d’autres enseignements dans l’objectif de créer une programmation originale, transversale et inédite, spécifique à la Villa Arson.
Dans le cadre de cet atelier, un workshop d’une ou deux journées avec un·e projectionniste portera sur la projection de films sur différents supports : le DCP (numérique), le 35 et le 16 mm (pellicule).

Les sismographes , J. Ayrton, K. Ströbel

L’atelier interroge le cœur et les marges du dessin contemporain, le considérant avant tout comme un média ouvert, en dialogue constant avec d’autres médiums et pratiques. Il accompagne ses expressions les plus littérales – dites classiques – aux plus protéiformes, éclatées, relavant de la « post-medium condition » selon les termes de Rosalind Krauss. Son approche conceptuelle s’enracine dans le sens premier du mot, le dessein, puisqu’il s’agit de regarder l’intention des choses, leur projet : les lignes d’un paysage, d’un cours d’eau, d’une roche. Les lignes d’un espace architectural pensé, construit, ses vides, ses pleins, son inscription dans un environnement. Les lignes du monde humain habitant et arpentant ces espaces. Nous regardons l’histoire des lignes, les lignes droites de la modernité face à celles qui désobéissent à l’ordre établi. Nous observons les moments historiques et contemporains où les lignes s’émancipent : devant le dérèglement du monde physique et idéologique, un certain chaos des lignes et des formes semble aujourd’hui vouloir l’emporter sur la maîtrise du trait parfait.

Les Sismographes enregistrent tout. Le visible, l’invisible. L’audible, le silence, les pensées, les nuages, les choses inexprimables. Les Sismographes observent, capturent, dessinent, saisissent les traces, les lignes, les gestes. L’ombre d’un arbre sur le mur d’un bâtiment, les souvenirs d’une longue promenade, une conversation entre amants, les mouvements d’une skateuse qui dévale seule un boulevard vide à minuit en faisant de grandes serpentines, ils·elles dessinent les cauchemars et les rêves, le capitalisme, les frontières, les luttes, les grands et petits séismes qui font trembler nos jours.

Les Sismographes est un atelier ouvert à tou·te·s les amoureu·ses·x de la ligne.

Culture page, S. Shannon

Culture page c’est des commentaire des photos de pages de magazines, de livres ou de typo dans la rue, pour contribuer à aiguiser le regard des étudiants sur les publications, et de leurs composantes telles que leur iconographie ou leur typographie, le séquençage de leurs images ou la composition de leurs textes; ainsi que leur format, leur papier, leur poids, toutes les questions sensibles qui participent à la transmission du message d’une publication.

S.A.T. , B. Blümlein

SAT se présente comme un suivi des travaux personnels des étudiant·e·s en groupe, un lieu de discussion où, avant tout, les étudiant·e·s ont la parole. Contrairement aux galeries d’essais, il n’y a pas de présentation orale du travail par l’étudiant·e et SAT ne réunit pas plusieurs enseignants. Il ne s’agit donc pas d’une évaluation collégiale du travail d’un·e étudiant·e par un groupe de professeur·e·s. Il s’agit plutôt d’un cours actif dans lequel les participant·e·s tentent de développer et de pratiquer une méthode d’analyse de travaux plastiques tout médium confondu et sur lesquels on ne dispose pas d’informations préalables. Suivant le principe de transversalité, SAT se propose non seulement d’interroger et d’analyser des travaux issus de pratiques différentes (peinture, sculpture, photo, vidéo…) mais réunit également différents niveaux d’études car, en général, la discussion devient plus riche si il y a des étudiant·e·s de différentes années, « débutant·es et expert·e·s ». SAT est donc ouvert aux étudiant·e·s de 3e, 4e et 5e année mélangées.

Il s’agit d’apprendre et de pratiquer l’analyse de réalisations plastiques (tout médium) :
Observer, découvrir, questionner, identifier, comparer, interpréter, juger, verbaliser…
Forme, matériaux, couleur, fonction, information, présentation, contexte, alternatives…
Intentions, références, conclusions, critique, appréciation, propositions…
L’étudiant·e qui présente son travail a un retour critique sur son travail, de la part de ses collègues, et qui n’est pas contaminé par son interprétation personnelle.

Évaluation continue.

Les éléments bibliographiques évoquées pendant les sessions et concernant les travaux présentés, constituent les références.

Glocals Only, J. Bouillon

Glocals Only est le nom que nous utiliserons pour désigner le groupe dans lequel seront échangées une histoire du réseau et des listes d’adresses internet que nous partagerons et discuterons. Nous pourrons pratiquer tous les moyens d’expressions numériques et explorer tous les liens possibles qui nous semblerons pertinents pour élargir notre vision du monde et faire réfléchir nos camarades de jeu. Nous poursuivrons, par la rhétorique et l’exemple, en parallèle des projets étudiants, l’idée d’une présentation formelle et critique de leurs travaux, d’une origine et d’une évolution des projets singulière et pertinente pour que l’inscription culturelle et la qualité des réalisations atteignent le plus haut degré d’exigence possible.

« Le terme «SURF CLUB» est issu du slogan du blog du groupe Nasty Nets «Internet Surfing Club» (2006). Ce terme est utilisé pour décrire les blogs de groupes d’artistes où le sujet dominant est la culture et l’esthétique de l’Internet et où les lignes sont floues entre les rôles d’artiste, de conservateur et d’archiviste ».

Ce club est accessible à toutes les années confondues. Le nombre de rencontres est à définir.

Références :
https://news.artnet.com/art-world/georgia-okeeffe-mandela-effect-1570156
https://www.youtube.com/watch?v=5aeKFrqFpmM&feature=youtu.be&fbclid=IwAR1YNcd-LYYd2lC4w4b1HYLsrYgUeEVQETxyCraiS9LhpnwAzgFAtmTUunQ

Beau jeu - Grand geste, P. Broccolichi

Approches spécifiques, sous la forme d’ateliers de recherche et d’aide au développement de projets personnels. Réflexions sur le dialogue entre l’œuvre et les dispositifs scénographiques d’exposition.
Collaborations multipistes avec les divers modules d’enseignement du pôle numérique (vidéo, cultures numériques) et d’autres pratiques (sculpture, dessin, peinture, etc.)

Accompagnement des diplômes et de l’élaboration du mémoire.

Accompagnement de workshops et séminaires.

Des séances d’écoute d’œuvres sonores et de musique contemporaine sont régulièrement programmées à partir de la sonothèque du studio son.

Bibliographie indicative
Jonathan Sterne, Une histoire de la modernité sonore, La Découverte
Juliette Volcler, Contrôle – comment s’inventa l’art de la manipulation sonore, La Découverte
Critique n°829-830, Musique, violence, politique
Michael Nyman, Experimental Music, Cage et au-delà (Cambridge 1999), éditions Allia,
Paris, 2005
Edwin Prévost, No Sound Is Innocent, AMM and the practice of self-invention, Essex, Metamusical
narratives : essays, Copula, 1995
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe, Éditions NRF
Darò Carlotta, Avant-gardes sonores en architecture, Les presses du réel
Revue Tacet, Haute école des arts du Rhin
Alex Ross, The Rest is Noise, Actes Sud
Max Feed, œuvre et héritage de Max Neuhaus, Institut Supérieur des Beaux-Arts de
Besançon

Figures de la théorie en art…, A. Gayraud

Théorie esthétique, philosophie de l’art, critique ou manifestes, entretiens : il y a mille manières de parler des œuvres — et de l’expérience que nous en faisons —, autant de manières de parler des arts. Face à l’objet qu’il veut saisir, chaque type de discours élabore en le désignant l’art ou l’œuvre dont il parle (par jugement, par description, par critique ou par revendication performative). L’esthétique de Kant constitue à partir de la réflexion philosophique, un sujet esthétique, au jugement à la fois subjectif et universel ; les écrits d’Adolf Loos sur l’architecture attestent eux un point de vue d’artiste, où la subjectivité qui compte est celle du fabricant d’art, avec ses interdits et ses exigences touchant directement à la production ; Walter Benjamin déploie une critique esthétique du surréalisme mais moins pour en penser les formes que pour lire en elles le sens caché de la société industrielle à l’aube du XXe siècle. Chaque forme de discours produit une figure de l’art. Chaque figure de l’art en favorise une dimension, bref chaque discours a un prix.
En étudiant une série de textes, on esquissera un module des différents rapports du discours à ce qui lui résiste et que le discours aide pourtant à constituer. Le discours sur l’art n’est pas qu’un ornement superfétatoire, il ouvre des possibilités artistiques, mais il en ferme d’autres, assurément.

Que reste t-il de la contre-culture ? – conférence dans le cadre du workshop Hippies Days – du 4 au 8 novembre 2019

Baumgarten, Alexander G., Esthétique (1750), trad. franç. J.-Y. Pranchère, Paris, L’Herne, 1988
Beardsley, Monroe C., Aesthetics. Problems in the Philosophy of Criticism (1958), rééd. Indianapolis, Hackett, 1981
Benjamin, Walter, L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (1938), in Œuvres, t. III, trad. M. De Gandillac et R. Rochlitz, Paris, Gallimard, 2000
Benjamin, Walter, Œuvres, I, II et III, trad. M. de Gandillac, R. Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2000
Bourdieu, Pierre, Manet, une révolution symbolique Cours au Collège de France (1998-2000), Seuil, 2013
Burke Edmund, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées de sublime et de beauté (1757), trad. franç. B. Saint-Girons, Paris, Vrin, 1998
Carroll Noël, Art in Three Dimensions, Oxford, Oxford University Press, 2010
Debussy, Claude, Monsieur Croche et d’autres écrits, Gallimard, 1987
Croce, Benedetto, Essais d’esthétique (1905-1940), textes choisis, traduits et présentés par G. Tiberghien, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1991
Danto Arthur, L’Assujettissement philosophique de l’art (1986), trad. franç. C. Hary-Schaeffer, Paris, Le Seuil, 1993
Dickie, George, Evaluating Art, Philadelphia, Temple University Press, 1988
Diderot, Denis, Œuvres esthétiques (1752-1781), Paris, Garnier, 1976
Harrison Charles et Wood Paul (dir.), Art en théorie. 1900-1990, une anthologie, Paris, Hazan, 1997
Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, Cours d’esthétique (1818-1830), trad. franç. V. Jankélévitch, Paris, Aubier, 4 vol., 1995
Hutcheson, Francis, Enquête sur l’origine de nos idées de beauté et de vertu (1725), trad. franç. A.-D. Balmès, Paris, Vrin, 1991
Hume, David, De la norme du goût (1657), in Essais esthétiques, trad. R. Bouveresse, Paris, Flammarion, 2000
Ingarden, Roman, Esthétique et ontologie de l’œuvre d’art, Choix de textes 1937-1969, Paris, Vrin, 2011
Kant, Emmanuel, Critique de la faculté de juger (1790), trad. franç. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1979
Lessing, Gotthold, E., Laocoon (1766), trad. franç. Courtin, Paris, Hermann, 1997
Loos, Adolf, Ornement et Crime : et autres textes, Paris, Payot et Rivages, coll. « Rivages poche / Petite bibliothèque » (no 412), 2003
Loos, Adolf, Paroles dans le vide (1897-1900) : Chroniques écrites à l’occasion de l’Exposition viennoise du Jubilé (1898), Autres chroniques des années 1897-1900, Malgré tout (1900-1930), Paris, Champ libre, 1979
Nietzsche, Friedrich, La Naissance de la tragédie (1872), Œuvres philosophiques complètes, Paris, Gallimard, 1977
Rothko, Mark, Écrits sur l’art, 1934-1969, Paris : Flammarion, 2005
Sylvester, David, Entretiens avec Francis Bacon, Flammarion, 2013
Valéry Paul, Variété, in Œuvres, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1957, t. I

Montrer..., A. Gayraud

Une journée consacrée aux théories de l’exposition des Wunderkammern du 16e siècle et autres cabinets de curiosité du 17e siècle aux formes d’expositions contemporaines. Avec Vincent Normand et Tristan Garcia, auteurs de d’un ouvrage collaboratif de référence qui va paraître en août : Theater, Garden, Bestiary, A Materialist History of Exhibitions, Sternberg Press, 2019.
Sur l’histoire matérialiste de l’exposition, un entretien détaille les approches du livre : lire l’article

journée d’étude (en janvier ou février 2020)
avec la participation de Vincent Normand et Tristan Garcia

Au-delà du pop art…, A. Gayraud

En ce début de XXIe siècle, la plupart des débats artistiques renvoient l’opposition du savant et du populaire à une vieille convention devenue creuse. L’histoire de l’art a abandonné les anciennes hiérarchies plaçant les arts majeurs en surplomb d’arts mineurs destinés au vulgaire. Dans les usages toutefois, dans la culture, qui véhicule des idées qu’elle n’interroge plus, l’opposition du savant et du populaire a la peau dure. Elle fait dysfonctionner la réflexion dès qu’on interroge la légitimité d’un art ou d’une manière d’en faire sont abordés. Soudain, l’origine, la complexité, la médiation d’un savoir, la destination, toutes ces déterminations se mettent à compter pour évaluer la charge savante ou la charge populaire d’une proposition, sans qu’on distingue bien pourquoi ni comment. Faut-il tout à fait les déconstruire l’opposition esthétique du savant et du populaire ou en dégager pour de bon le sens opératoire, enfin adapté à notre temps ?

semaine intensive – du 10 au 14 février 2020
Les matins : cours.
Les après-midi : invité⋅e⋅s et/ou possibilité d’ateliers plastiques ou de discussions autour de propositions des étudiant⋅e⋅s.

Que reste t-il de la contre-culture ? – conférence dans le cadre du workshop Hippies Days – du 4 au 8 novembre 2019

Badiou, Alain/ Bourdieu, Pierre/ Butler, Judith et alii, Qu’est-ce qu’un peuple ?, La Fabrique, Paris, 2013
Bourdieu, Pierre, « Les mésaventures de l’amateur », in : Eclats/Boulez, R. Samuel ed., Paris, Editions du Centre Georges Pompidou, 1986, pp. 74-75
Hoggart, Richard, La Culture du pauvre. Étude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre, Éditions de Minuit,Paris, 1970
Kosmicki, Guillaume, « Musiques savantes, musiques populaires : une transmission ? » Conférence donnée pour la Cité de la Musique, dans le cadre des « Leçons magistrales ». [En ligne : http://guillaume-kosmicki.org/pdf/musiquespopulaires&musiquessavantes.pdf]
Levine, Lawrence W., Highbrow/Lowbrow. The Emergence of Cultural Hierachy in America. Cambridge/Mass Harvard University Press, 1988
Lippard Lucy R., Le Pop Art, Thames & Hudson, Paris 1996
Pattison, Robert, The Triumph of Vulgarity, Rock Music in the Mirror of Romanticism, Oxford University Press, 1987
Wahrol, Andy, Ma philosophie de A à B, Flammarion, Paris, 1977
« Le Pop Art américain aujourd’hui » (cat. d’expo), Galerie d’art contemporain des musées de Nice, 1979
Filmographie : Keaton, Buster, The Playhouse, 1921

LIRE & ÉCRIRE, V. Géré

Au premier semestre, l’atelier LIRE est un club de lecture de fiction et d’essais. Attention, il faudra avoir lu un ouvrage différent avant chaque séance. Chaque ouvrage est discuté collectivement.

Au second semestre, l’atelier ÉCRIRE propose diverses approches de l’écriture (fiction, poésie, essai, etc.), avec le partage de textes écrits par les étudiant·e·s à chaque séance (d’abord sur la base d’exercices, puis textes personnels).

objectifs : Décentrer son point de vue (à la lecture et à l’écriture), apprendre à regarder la construction d’un livre, identifier des procédés stylistiques, et surtout lire pour le plaisir.
Affirmer sa parole en public.
Écrire un texte argumentatif clair et informé, maîtriser la recherche en ligne ; développer son écriture personnelle.

pré-requis : Avoir fait l’atelier LIRE est un pré-requis pour faire l’atelier ÉCRIRE. Format de séminaire, avec méthodes de prise de parole et distribution de la parole selon des protocoles ; partage ORAL des écrits

évaluation : Présence à toutes les séances (pas de crédits au bout de 3 absences) ; remise d’un compte-rendu d’ouvrage à la fin du 1er semestre, et d’un écrit personnel à la fin du second semestre.

En partenariat avec la librairie Vigna.

bibliographie indicative
Les ouvrages lus pourront être des romans, des bandes dessinées, et des essais.

Art|Programmation (A|P), J. Paquelin

Ce cours propose d’apprendre à programmer au moyen du langage Python. Très populaire, il est bien documenté et sa communauté d’utilisateurs est étendue et active. Python est un logiciel libre, ainsi chacun peut l’utiliser sans avoir à payer de licence. Il permet le prototypage rapide aussi bien que le développement d’applications industrielles tout en restant approprié à l’enseignement.

Le cours comporte 3 temps :
Initiation-découverte (à la rentrée, 1 séance de 2 heures obligatoire)
Cette séance permet aux étudiant·e·s de déterminer s’ils·elles souhaitent s’investir davantage dans le médium code.

Bases (au premier semestre, 1 semaine intensive optionnelle)
Une semaine est dédiée à l’apprentissage des concepts de la programmation. Ce cours est ouvert à tou·te·s sans distinction d’année.

Approfondissement (au second semestre, séances optionnelles de 2 heures)
Ces cours thématiques approfondissent ou démontrent un sujet. Ils sont ouverts aux étudiant·e·s ayant validé les cours de bases.

En parallèle, en rendez-vous du soir, l’atelier A|P est une expérience de discussion et de création collective liée au code et plus généralement au numérique.

objectifs : L’objet de ce cours est de permettre aux étudiant·e·s de maîtriser suffisamment les mécaniques de pensée, le vocabulaire et les concepts de base de la programmation (i.e. la pratique du code) pour pouvoir développer une sensibilité aux technologies numériques et peut-être une pratique artistique numérique avancée.
Le monde devient numérique et il appartient à chacun —et particulièrement aux artistes— de ne pas être consommateur passif de ce qui nous est proposé. Le code nous donne justement la liberté d’agir sur les outils numériques pour les conformer à nos besoins plutôt que de nous plier aux contraintes qu’ils nous imposent.
Sur le plan plastique, le code est potentiellement plus riche que n’importe quel élément d’une suite logicielle graphique. Le code source, base des logiciels, n’impose rien si ce n’est d’être véritablement créatif. L’ordinateur et le code sont ainsi moins des outils que des matériaux pour la création et leur maîtrise permet de se distinguer de l’esthétique mainstream à laquelle les suites logicielles tentent de nous soumettre.

Plus qu’un cours technique, cet enseignement dote l’étudiant·e d’outils de pensée qui lui permettent de porter un regard analytique sur le monde numérique : Comment les outils numériques sont-ils fabriqués ? Quels biais d’usage introduisent-ils ? Comment se les approprier ? Comment et pourquoi.

évaluation : La série de cours correspondant à l’apprentissage des bases de la programmation est évaluée par des questionnaires en ligne auxquels l’étudiant·e peut répondre autant de fois qu’il·elle le souhaite (pour évaluer sa progression ou améliorer sa note).
Les autres enseignements (initiation, approfondissement, atelier) ne font pas l’objet d’évaluation. Cependant, la qualité de leur éventuelle mise en œuvre dans le cadre du projet personnel de l’étudiant·e sera remarquée

bibliographie indicative
Bob Cordeau et Laurent Pointal. Une introduction à Python 3
Patrick Fuchs et Pierre Poulain. Cours de Python
John Brunner. Sur l’onde de choc
William Gibson. Trilogie Bigend : Identification des schémas

La vocation biographique, J. Mauche

En croisant le modèle des Vies politiques d’Hannah Arendt et celui de La Vocation suspendue de Pierre Klossowski, il sera proposé et discuté des éléments de savoir et de technique liés à des parcours de vie et à des œuvres existentielles, issus de démarches artistiques, narratives, poétiques, chorégraphiques, anthropologiques ou historiques.

L’objectif est d’aider aux développements inventifs des projets menés par les étudiant·e·s afin que chacun·e explore ses intuitions visuelles et conceptuelles en terme d’association, d’appropriation, comme de désidentification ou de dépossession de données vitales.
Créer un espace spécifique de dialogue et d’échange de réalité autour du langage inscrit dans des contextes historiques et sociaux, au travers de leur socioanalyse factuelle, imaginaire, potentielle aussi.

Une attention forte sera accordée à la provenance des éléments (témoignage, enquête, donnée…) et à leur construction sociale. L’enjeu est de tenter des combinaisons, des greffes, des formes d’affinité élective, de vies réelles comme imaginaires.

Les séminaires de 3 x 3 jours dans l’année seront aussi l’occasion d’un travail de collecte, partage et de mise en forme d’éléments documentaires vitaux.

évaluation : Un travail à dimension principalement écrite sera demandé sous forme d’enquête fictive ou réelle. Des rendez-vous individuels et collectifs sont obligatoires afin d’assurer un suivi réel des projets au plus près de leur avancement.

inscription : La présentation d’un projet personnel est requise (1 page) pour l’inscription.

bibliographie indicative
Luc Boltanski et Arnaud Esquerre, Enrichissement. Une critique de la marchandise, NRF Essais, Gallimard, 2017
Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Libre Examen, Seuil, 1993
Pierre Bourdieu, Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004
Chris Kraus, I love Dick, traduction d’Alice Zeniter, Flammarion, 2016
Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939, et La Possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, Plon, 1958
Gertrude Stein, Narration, traduction de Chloé Thomas, Versions françaises, Éditions Rue d’Ulm, 2017
Margot et Rudolf Wittkower, Les Enfants de Saturne. Psychologie et comportement des artistes de l’Antiquité à la Révolution française, traduction de Daniel Arasse, Histoire de l’art, Macula, 1985

Situations post, S. Orlando, K. Ströbel

situations post (2014-) est une Unité de Recherches plastiques et théoriques dirigée par Katrin Ströbel et Sophie Orlando qui prend pour point de départ la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies artistiques. Il prend pour fondement l’intersection de race, milieux sociaux, genre et sexe comme des matériels formels déployés au sein d’une actualité critique, politique et sociale.

La pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) et la pensée féministe, queer et postcoloniale sont investies de manière artistique et conceptuelle non pas comme histoire des représentations, ou illustration, documentation de moments d’histoire, mais comme une histoire des formes appartenant à des affiliations artistiques et intellectuels.

L’atelier combine recherche, une analyse, et mise en pratique notamment de formes de productions artistiques processuelles et des pratiques collaboratives. Il s’attache à définir une réflexion sur les relations du savoir situé à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production comme espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

Nous utilisons notamment les savoirs situés de Donna Haraway, les « nouvelles ethnicités » selon Stuart Hall, l’intersectionnalité et l’épistémologie féministe noire de Patricia Hill Collins, les Sexpolitiques Queer de Sam Bourcier, la phénoménologie queer de Sara Ahmed.

Bibliographie sélective :

Pratiques collaboratives, émancipatrices.

Rancière Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008
Beuys Joseph, et Henrich Böll, Manifesto 1973
Kaprow Allan, Essays on the Blurring of Art and Life, London, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1993
Masotta Oscar, I committed a Happening, 1967
Gansterer Nikolaus, Drawing a Hypothesis, Figures of Thought, New York, Vienne, Springer Verlag, 2011
Avanessian, Armen : Speculative Drawings, Berlin, Sternberg Press, 2014
(dOCUMENTA (13) : Mark Lombardi : 100 Notes – 100 Thoughts, 100 Notizen – 100 Gedanken # 071), Stuttgart, Hatje Cantz, 2013
The Drawing Center (Ed) : Matt Mullican. A Drawing Translates the Way of Thinking. New York, The Drawing Center, 2008
Gilman Claire et al (Ed.) : Drawing Time Reading Time/Marking Language Paperback – London, New York, Drawing Room, 2013
Jussen, Bernhard : Hanne Darboven, Schreibzeit. Cologne, Walther König, 2000
Jonatan Habib Engqvist, Annika Enqvist, et al (Eds.) : Work, work, work. A reader about art and Labour. Berlin Sternberg Press, 2012
Anca Cristofovici & Barbara Montefalcone: The Art of Collaboration. Poets, Artists, Books. Houston, Cuneiform Press, University of Houston-Victoria, 2015
Kester Grant H. : The One and the Many : Contemporary Collaborative Art in a Global Context. London, Duke University Press, 2011
Thompson, Nato: Living as Form : Socially Engaged Art from 1991-2011. Massachussets, The Mit Press, 2012
Bither Philip: Trisha Brown : So That the Audience Does Not Know Whether I Have Stopped Dancing. Walker Art Center, 2008
Heister Andrea, Schielke Samuli : In Search of Europe? Art and Research in Collaboration. An Experiment. Heijningen, Japp Sam Books, 2013
Bruguera Tania, Live Forever : Collecting Live Art, Walther König, 2015
Hamburger Bahnhof SMPK : Black Mountain College, Walther König, 2015

Epistémologies féministes et queer.

Sara Ahmed, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Dorlin Elsa, Black Feminism, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, L’Harmattan, 2008.
Dorlin Elsa, La Matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française (2006), Paris, La Découverte, 2009
Dumont Fabienne, La rébellion du deuxième sexe, L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000), Dijon, Presses du réel, 2011.
Dyer Richard, White, London, Routledge, 1997.
Fainberg Leslie, Transgender Warrior: Making History from Joan of Art to Dennis Rodman, Boston, Beacon Press, 1997.
Hill Collins Patricia, La pensée féministe noire, Montréal, Remue-ménage, 2016.
Haraway Donna, Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils, 2007.
Mirza Heida Safia, Black British Feminism, A Reader, Londres et New York, Routledge, 1997
Mohanty Chandra Talpade, Feminism without Borders, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.

Improvisation / Indétermination

Dans une démarche expérimentale et pédagogique, l’Ecole supérieure d’art de la Villa Arson propose un projet de recherche/création fédérant une vaste enquête autour des pratiques d’improvisation.

Associant recherche et pratique artistiques, il s’agit d’un plan de coupe collectif et un état des lieux, conçus comme une étape volontairement polymorphe, en collaboration avec les structures d’enseignement et de recherche de l’UCA et du Collège des arts, notamment le CTEL (Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des Arts vivants), l’Observatoire de la Côte d’Azur, l’ERACM (Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes & Marseille), en concertation avec le Pavillon Bosio, Monaco.

Ces partages d’expérience, de situation-création et de pensée prendront la forme de workshops ouverts à tous les étudiant·es et cherch·eur·euses de l’UCA, du Collège des Arts et du Pavillon Bosio, sans prérequis, d’octobre 2019 à avril
2020.

Voir le programme complet

ETRUCLE , J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif.
L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
L’année sera consacrée aux différentes formes possibles d’ekphrasis, description d’œuvres, conçues de manière dynamique.

L’objectif est d’aider chaque participant·e·s à affiner son propre espace littéraire par la découverte de formes langagières et de formats artistiques. Expérimenter des situations de prise de parole individuelle comme collective. Développer de projets d’écriture de création.
En se focalisant sur des formes d’ekphrasis prises au sens extensif du terme, préciser et expérimenter le rapport au visuel comme au dicible à partir d’œuvres et de démarches (y incluant aussi celles des étudiant·e·s).

Il s’agira de Concevoir des textes, des propositions, des dispositifs individuels ou collectifs explorant les possibilités descriptives à partir d’objets ou de pratiques (pour l’essentiel artistiques).

évaluation : la mise en place d’un projet à dimension littéraire écrit/oral/plastique est requise. 2 à 3 pages sont demandées (écrits, brouillons, prélèvements…).

Des séances seront organisées avec Pascal Broccholichi (dans le cadre de l’exposition consacrée à Lars Fredrikson au MAMAC à Nice), Agnès Gayraud, Laurent Prexl et Anne Séchet.

bibliographie indicative (axe exposition Lars Fredrikson)

Anne-Marie Albiach, Cinq le cœur. Œuvres 1966-2012, Flammarion, 2014
Stéphane Bérard, Jean-Michel Espitallier, Christophe Fiat, Suzanne Joubert, Sabine Macher, Vannina Maestri, Nathalie Quintane, Jacques Sivan, Laurence Vielle, Vox Hôtel, Néant, 2006
Jean Daive, 1,2 de la série inaperçue, Flammarion, 1997
Roger Giroux, Journal d’un poème, Eric Pesty, 2011…
Anne Le Troter, Claire, Anne,Laurence, Hard Copy/Monospace Press, 2012
Claude Royet-Journoud, La Notion d’obstacle, Gallimard, 1978
Claude Royet-Journoud (dir.), L’in plano, Al Dante/Niok, 2002

Photo : Penser la complexité contre la terrible simplification, S. Accarie, J. Ganne

Convoquons tous les champs de la pensée, tel qu’ils sont rassemblés dans les écoles d’art mais également dans tous les domaines du savoir et de l’action, depuis la pensée du corps et de son déplacement jusqu’à la philosophie et la littérature. Utilisons l’outil photographique pour penser la complexité contre la terrible simplification. Au croisement de toutes les pratiques, cet atelier de photographie est le lieu créatif où se montent et se démontent les systèmes de représentation.

Objectifs : Acquisition de données techniques spécialisées.
Accompagnement technique et théorique des projets individuels vers le diplôme.
Réflexion d’ordre technique et plastique et réflexion théorique pour répondre à des propositions de travaux mettant en jeu une production. Échange avec les étudiant·e·s dans l’élaboration de leur production et de la construction de leur réflexion pour favoriser la plus grande autonomie.

Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

M.M.M., A. Maguet, A. Gayraud, G. Tassart

Création et encouragement d’une scène musicale au sein de l’établissement.
Organisation avec les étudiant·e·s de concerts, rencontres et festivals à la Villa Arson et hors les murs : programmation, contacts, communication (affiches, flyers et réseaux sociaux), technique, captation, archivage, diffusion, etc.
Projections de films musicaux dont le fond et la forme questionnent les représentations contemporaines.
Séances d’écoute et de discussion autour de thèmes donnés.
Réalisation d’une émission de radio mensuelle.
Répétitions, workshop et concert de L’Orchestre Inharmonique de Nice.

L’objectif est d’identifier, explorer et expérimenter par l’observation, la pratique et la théorie, les enjeux qui, depuis plus d’un siècle, lient les musiques (plus ou moins) populaires et les arts plastiques, en connaitre les histoires et en dessiner les perspectives, en éprouver les réalités et savoir jouer de ses fictions.

évaluation : L’évaluation portera sur l’implication, la régularité et le sérieux avec lesquels les étudiant·e·s se seront investi·e·s, durant toutes l’année scolaire, dans toutes les phases des projets proposés selon les rôles donnés à chacun·e.

bibliographie indicative
Greil Marcus, Lipstick Traces, 1989
Philippe Robert, Agitation Frite (vol. 1, 2 et 3), 2017/2018
Agnès Gayraud, La Dialectique de la pop, 2018
Simon Reynolds, Retromania, 2011
Dan Graham, Rock / Music : Textes, 1999
Victor Bockris & Gerard Malanga, The Velvet Underground: Up-Tight, 1983
Julian Cope, Krautrocksampler 1996 & Japrocksampler, 2007
Aurélien Tchiemessom, Sun Ra : Un Noir dans le cosmos, 2004
Benjamin Fogel, Le Renoncement de Howard Devoto, 2015
Guy Schraenen, Vinyl Records, 2005
Guy Peellaert & Nick Cohn, Rock Dreams, 1973
Martin Kippenberger, Musik / 1979-1995, 2010
M.Kelley, C.Loren, Niagara, J.Shaw, Return of the Repressed: Destroy All Monsters, 2011
Daniel Caux, Les Silences, les couleurs du prisme & la mécanique du temps qui passe, 2009
Matthieu Saladin, Esthétique de l’improvisation libre, expérimentation musicale et politique, 2014
Stéphane Malfettes, American Rock Trip, 2012
V/A  Sonic Youth etc… Sensational Fix, 2009
Kodwo Eshun, More Brilliant than the Sun: Adventures in Sonic Fiction, 1998
V/A Revue Audimat (11 numéros)

Conceptualismes, S. Orlando

Le cours présente les redéfinitions de l’art conceptuel en prenant pour point de départ le terme de « global conceptualism ». Issu de l’exposition dirigée par Luis Camnitzer, Jane Farver et Rachel Weiss au Queens Museum of Art à New York en 1999, ce terme initie une relecture des propositions de l’art conceptuel au-delà de l’occident, tout en proposant une définition politique et sociale du conceptualisme (Stephen Bann).
Nous verrons notamment comment les politiques identitaires (Wack ! Art and the Feminist Revolution, 2007, et Double Consciousness, Black Conceptual Art since 1970, 2005) participent activement à l’écriture du conceptualisme.

À partir d’œuvres conceptuelles internationales, le cours vise à interroger les théories et pratiques des années 1960 à 1990 qui fondent aujourd’hui le langage des pratiques artistiques contemporaines.

Les séances intensives seront organisées selon un assemblage de différents formats dont
• une hypothèse de lecture exposée puis discutée d’éléments de lectures,
• une analyse d’œuvres de manière collective,
• des lectures et analyses de textes de théorie de l’art.

Le cours sera construit par l’usage des pédagogies critiques de bell hooks (Teaching to Transgress) et Paulo Freire (Pédagogie des opprimés) qui conçoivent l’enseignement comme un lieu d’émancipation et de partage.

évaluation : L’évaluation consistera en un travail de 5/6 pages sur une œuvre conceptuelle relue et commentée.

Alberro Alexander et Sabeth Buchmann, Art after Concetptual Art, Generali Foundation, Walther König, 2006
Alberro, Alexander and Blake Stimson (ed), Conceptual Art, A critical anthology, Cambridge, MA and London : Mit Press, 1999
Bichop Claire, Artficial Hells, Participatory Art and the Politics of Spectatorship, London, New York, Verso, 2012
Butler, Cornelia and Lise Gabrielle Mark (ed), Wack ! Art and the Feminist Revolution, Los Angeles, Cambridge, MA and London : Museum of Contemporary Art and the MIT press, 2007
Camnitzer, Luis, Jane Ferver and Rachel Weiss (ed), Global Conceptualism : Points of Origin 1950s-1980s, New York, Queens Museum of Art, 1999
Cassel Olivier Valerie, Double Consciousness : Black Conceptual Art Since 1970, Houston, Contemporary Arts Museum, 2005
Goldsetein Ann and Anne Rorimer (ed), Reconsidering the Object of Art : 1965-1975, Los Angeles, Cambridge, MA and London, Museum of Concemporary Art and the MIT Press, 1995
Green Charles, The Third Hand : collaboration in art from conceptualism to postmodernism, Minneapolis, London, University of Minnesota Press, 2001
Groys Boris, Moscow conceptualism, MIT, 2010
Kwon Miwon, One Place After Another : site-specific art and locational identity, Cambridges Mass, The Mit Press, 2004
L’art conceptuel, une perspective, Paris, Musée d’art moderne de la ville de Paris, 1989
When Attitudes become Form works, concepts, processes, situations information, Kunsthalle Bern, 1969

Corps/Espace, A. Séchet

Le corps danse. Le corps se déplace dans l’espace. Le corps dans le silence. Le corps percussif. Le corps seul. Le corps avec d’autres corps. Le corps parlant dansant. Le corps chantant dansant. Le corps fabrique des gestes. Le corps fabrique des signes. Le corps dialogue avec la parole. Le corps dialogue avec les bruits. Le corps dialogue avec l’espace. Le corps rencontre un·e chorégraphe. Le corps rencontre un·e artiste. Danse Dance Danza Danz Dança Dantza Dansu Dans…

Cet atelier permet aux étudiant·e·s de se fabriquer progressivement un vocabulaire personnel de gestes et de mouvements avec la question de l’espace et de l’engagement du corps en art contemporain. Ceci afin de pouvoir les contextualiser dans leur pratique artistique personnelle et dans de possibles collaborations. Mettre le corps en mouvement comme générateur d’une pensée singulière. Cet atelier s’intéresse aux liens possibles entre improvisation et conceptualisation.

Ces ateliers sont l’occasion d’aborder une question particulière liée au corps : le corps dans le silence, l’infime invisible au regard extérieur, le corps et ses prothèses, les accessoires de mouvements, les accessoires d’espace, l’élan, la chute, etc. Ces ateliers se font sous forme d’improvisations dirigées. Ces expérimentions ayant pour objectifs de les amener à prendre des décisions et des choix personnels aboutissant à des propositions de travail chorégraphiques ou performées, en individuel ou en collectif. Chaque fin d’atelier est l’occasion d’échanges, de discussions en collectif, suivis de références théoriques.

Seront évalués l’investissement personnel, les recherches, les expérimentations, la régularité, la perspicacité, l’audace, la singularité, la pertinence du travail proposé, la qualité des échanges, l’écoute et la prise de risque.

Au cours de l’année aura lieu une intervention « Atelier méthode Merce Cunningham » de Sophie Viora, chorégraphe.

références
Mr Gaga sur les pas d’Ohad Naharin. Documentaire de Tomer Heyman. 2015
Phia Ménard
Marina Abramovic
Michael Clark
An Art Made of Trust, Vulnerability and Connection | Marina Abramović | TED Talks : conférence-présentation-performée par Marina Abramovic en 2015.
Sheila Chandra, Speaking in Tongues I, II et III, 1997
Pina Bausch Café Muller
Helikopter création 2001 de Angelin Preljocaj musique de Karlheinz Stockhausen Helikopter quartet
Merce Cunningham 1919-2009 – La Danse en héritage
9 Evenings : Theatre & Engineering – Lucinda Childs, Vehicle
9 Evenings : Theatre & Engineering – Steve Paxton, Physical Things
9 Evenings : Theatre & Engineering – Yvonne Rainer, Carriage Discreteness
9 Evenings : Theatre & Engineering – Deborah Hay, Solo

KLUB 16, P. M. Martin

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiantes et étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agit de travailler sur des films de 8 mm, 16 mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou de groupe. Il s’agit également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16 mm, de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignantes et enseignants ou des intervenantes et intervenants extérieurs seront invités.

Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Kit de survie féministe (KSF), V. Géré, A. Maguet

Pratiquer, éprouver puis mettre en forme le texte du « kit de survie
féministe », outil pour riposter/prendre la parole face à des
propos/attitudes/comportements sexistes, racistes, homophobes, transphobes,
classistes. À partir d’un texte écrit, créer un prototype de forme pratique à la
diffusion : sous forme d’édition ou de jeu

Introduction aux pratiques d’édition militantes ; jeu de rôle à partir du
texte/exercices d’improvisation ; travail de réécriture du texte ; conception de la mise
en forme et réalisation de la mise en forme

Protocoles de prise de parole ; lien entre l’action militante et les formes
graphiques/visuelles/plastiques

Présence pendant les 4 jours

Dorlin, Elsa. Se défendre. Une philosophie de la violence.…
Zeilinger, Irene. Non c’est non. Petit manuel d’auto-défense à l’usage de toutes les femmes
qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire.

Avec le collectif RER Q, V. Géré

P.P.P.P , P. Pinaud

LOIN - L'Orchestre Inharmonique de Nice, G. Tassart

L’Orchestre Inharmonique de Nice (LOIN) est un orchestre de musiques improvisées à géométrie variable composé d’étudiant·e·s sachant jouer (ou surtout pas) de la musique, ayant à leur portée tout ce qui peut produire un son.

Des sessions sont organisées toutes les deux semaines jusqu’en avril, mois au cours duquel nous recevons un·e invité·e chargé·e de préparer un concert donné publiquement à la Villa Arson.

Parallèlement des séances d’écoute sont organisées, proposées par le professeur ou les étudiant·e·s sachant que lors de ces moments il n’y a aucun·e chef, aucun·e leader ou direc·teur·trice.

Cette année nous serons rejoint·e·s une fois encore par des étudiant·e·s de l’ensa Cergy + un professeur, Jeff Guess.

Environment and Society , C. Bernstein

Ce cours s’insère à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais, destinés aux élèves bilingues. Le cours de 2ème année prend la suite du cours de 1ère année en ce qu’il cherche à permettre à l’élève d’approfondir sa capacité à développer une pensée critique et analytique, à partir de documents de natures très variées.
Pour l’année 2019-2020 le cours explorera des enjeux liés à l’environnement et à la société, à partir de nombreux documents écrits ou filmés (agriculture et nourriture, santé et médecine, pollution, disparition des espèces, réchauffement climatique, pic pétrolier, décroissance, anthropocène, collapsologie, désobéissance civile, relocalisation et résilience, etc. feront partie des sujets abordés.) Il sera demandé aux élèves de rassembler au cours du semestre des informations diffusées dans les médias (journaux télévisés, radio, presse, etc) en lien direct avec les thématiques débattues.

Une partie des cours réuniront les élèves de niveau 3 et 4 pour des séances de 3h qui permettront de visionner des documents plus longs et d’en discuter.

Une dissertation sera demandée à la fin du semestre.

Bibliographie (sélection) :
John Robbins, The Food Revolution
Rachel Carson, Silent Spring
Fairfield Osborn, Our Plundered Planet
Theo Colburn, Dianne Dumanovski, John Peterson Myers, Our Stolen Future : Are we Threatening our Fertility,Intelligence and Survival ? A Scientific Detective Story
Rob Hopkins, The Transition Companion, Making your Community More Resilient in Uncertain Times
Richard Heinberg, The End of Growth, Adapting to Our New Economic Reality
Clive Hamilton, Requiem for a Species
Ivan Illich, Tools for Conviviality

Anglais niveau 2 et 3, C. Bernstein

Au début de l’année scolaire les élèves de toutes les années passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue.

Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Le travail est basé sur une Pratique Orale Guidée, à partir de textes simples et une analyse des structures grammaticales. Il leur sera demandé aussi de s’exprimer plus librement autour de sujets divers, comme par exemple la présentation de leur travail en atelier, des sujets de société, des commentaires de textes, etc. Elles ou ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Le cours d’anglais de niveau 3 est un cours mixte, qui inclut d’une part : une révision des structures grammaticales avancées, que l’élève devra aussi travailler individuellement pour combler ses lacunes ; et d’autre part un travail théorique en anglais, sur des sujets reliés à l’art contemporain, à la littérature ou au cinéma, ou à des débats de société.

Pour valider les ECTS d’anglais une présence régulière en cours est indispensable.

Ouvrage de référence suggéré : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press (avec ou sans CD)

Fight entertainment..., L. Prexl

Autour de la figure de l’artiste américain Henry Flynt, ce cours a pour but de regarder l’art en résistance contre lui même. Dès 1965, H.F. énonce le « concept-art » et l’idée de « l’anti-art ». On regardera les primitifs italiens, le situationnisme, l’autodestruction et l’autodafé. On s’intéressera à la vanité et à la télévision. On regardera la banalyse, Phillipe Thomas et les achromes. On ne likera pas sur les réseaux tout en réfléchissant sur le marxisme dans l’art conceptuel. On regardera l’Unisme. On parlera de biologie en étudiant Thomas Heams. On verra des gens qui refuse de dormir comme d’autres qui revendiquent un simple métier comme œuvre. On lira Orwell et Huxley. On se demandera où est la limite du plagiat. On s’interrogera sur le slogan et le manifeste. Et puis on se demandera qu’est-ce qu’une œuvre unique ? On réfléchira à être artiste ou faire une œuvre – ou les deux ! peut-être ne ferons nous rien, mais quel est ce rien qui est à faire ?

En prolongement du cours «Fight Entertaiment Now!», Bertrand Rigaux propose un travail minimal qui s’appuie d’abord sur le regard. Diplômé du Fresnois et lauréat de nombreux prix, il a notamment collaboré avec le CNES. https://www.bertrandrigaux.net/

Galerie d'essais

Coordination, K. Ströbel

ADD DIY TO…, C. Vialard

Cultures numériques - Scénographie, C. Vialard

SCÈNES est un projet pédagogique qui se situe sur un terrain proche du théâtre et de la représentation publique et qui en utilise l’appareillage technique et qui pourrait l’interroger. Les mots-clefs pourraient être: corps en mouvement, danse contemporaine, musique en direct, performance, son, objets, lumière, décor, costume, projection, image et image en mouvement.

Ce projet mené cette année avec la chorégraphe Marcia Barcellos et le musicien et metteur en scène Karl Biscuit de la Compagnie Système Castafiore propose de se familiariser avec l’espace scénique du théâtre et de la danse contemporaine. « La Compagnie Système Castafiore n’a aucun équivalent dans le paysage de l’art vivant français. Mêlant danse, images sophistiquées, installation sonore, leur représentation scénique du réel est le reflet de la folie de notre monde. La démarche de Système Castafiore, riche en savoir-faire multiples, est mise au service d’une imagerie ludique. Cela tient certainement à la joie communicative des maîtres d’œuvres : la chorégraphe Marcia Barcellos, le metteur en scène compositeur Karl Biscuit, dirigeant conjointement ce collectif d’artistes très créatifs. »

L’objectif est d’acquérir des compétences techniques et artistiques pour des projets scénographiques destinés à une présentation publique dans un théâtre ou dans un espace professionnel dédié.

Deux workshops distanciés seront proposé et un travail de projet continu sera assuré. Le premier workshop que dirigera Marcia Barcellos sur le mouvement du corps dans un espace avec un sujet proposé par la chorégraphe.
Suit un temps de travail consacré à la création d’un projet commun.

Un deuxième workshop avec Karl Biscuit autour des pratiques de mise en scène et de mise en espace qui aura lieu à la Roquette, un équipement du Théâtre de Grasse. Nous pourrons découvrir et utiliser alors l’équipement avec l’aide de techniciens.

L’évaluation se fera sur le résultat des propositions et l’implication des étudiant·e·s.

Cinéma - atelier de programmation, K. Andalian

L’objectif de cet atelier est de proposer aux étudiant·e·s de proposer une programmation pour la salle de cinéma (grand amphi) pour 2 à 3 évènements dans l’année.
Cet atelier réunira un groupe d’étudiant·e·s qui travaillera à l’élaboration d’une programmation de films dans une salle de cinéma. Après des séances de recherche (la programmation comme mode de pensée, selon Henri Langlois) sur le choix d’une thématique, les étudiant·e·s choisiront les films et les intervenant·e·s selon des critères de pertinences (cinéastes, historien·ne·s, sociologues, philosophes, etc.). Elles·Ils rédigeront les éditoriaux liés au thème choisi (inscription dans l’histoire du cinéma, perspective et analyse critique), ainsi que les synopsis, les notules biographiques des réalisa·teur·trice·s et des intervenant·e·s. Ces textes seront destinés à être publiés sur le site de la Villa Arson. Une affiche millésimée de la manifestation sera également conçue et éditée.
Ainsi, l’atelier relie théorie et pratique. Les séances de discussion et de réflexion seront suivis de travaux parcourant toutes les étapes nécessaires à une programmation de films dans une salle de cinéma, ce processus allant de la conception du programme à la projection en public. Ces projections pourront également proposer des performances en relation avec les thématiques développées. L’atelier appelle la participation d’autres enseignements dans l’objectif de créer une programmation originale, transversale et inédite, spécifique à la Villa Arson.
Dans le cadre de cet atelier, un workshop d’une ou deux journées avec un·e projectionniste portera sur la projection de films sur différents supports : le DCP (numérique), le 35 et le 16 mm (pellicule).

Les sismographes , J. Ayrton, K. Ströbel

L’atelier interroge le cœur et les marges du dessin contemporain, le considérant avant tout comme un média ouvert, en dialogue constant avec d’autres médiums et pratiques. Il accompagne ses expressions les plus littérales – dites classiques – aux plus protéiformes, éclatées, relavant de la « post-medium condition » selon les termes de Rosalind Krauss. Son approche conceptuelle s’enracine dans le sens premier du mot, le dessein, puisqu’il s’agit de regarder l’intention des choses, leur projet : les lignes d’un paysage, d’un cours d’eau, d’une roche. Les lignes d’un espace architectural pensé, construit, ses vides, ses pleins, son inscription dans un environnement. Les lignes du monde humain habitant et arpentant ces espaces. Nous regardons l’histoire des lignes, les lignes droites de la modernité face à celles qui désobéissent à l’ordre établi. Nous observons les moments historiques et contemporains où les lignes s’émancipent : devant le dérèglement du monde physique et idéologique, un certain chaos des lignes et des formes semble aujourd’hui vouloir l’emporter sur la maîtrise du trait parfait.

Les Sismographes enregistrent tout. Le visible, l’invisible. L’audible, le silence, les pensées, les nuages, les choses inexprimables. Les Sismographes observent, capturent, dessinent, saisissent les traces, les lignes, les gestes. L’ombre d’un arbre sur le mur d’un bâtiment, les souvenirs d’une longue promenade, une conversation entre amants, les mouvements d’une skateuse qui dévale seule un boulevard vide à minuit en faisant de grandes serpentines, ils·elles dessinent les cauchemars et les rêves, le capitalisme, les frontières, les luttes, les grands et petits séismes qui font trembler nos jours.

Les Sismographes est un atelier ouvert à tou·te·s les amoureu·ses·x de la ligne.

Culture page, S. Shannon

Culture page c’est des commentaire des photos de pages de magazines, de livres ou de typo dans la rue, pour contribuer à aiguiser le regard des étudiants sur les publications, et de leurs composantes telles que leur iconographie ou leur typographie, le séquençage de leurs images ou la composition de leurs textes; ainsi que leur format, leur papier, leur poids, toutes les questions sensibles qui participent à la transmission du message d’une publication.

S.A.T. , B. Blümlein

SAT se présente comme un suivi des travaux personnels des étudiant·e·s en groupe, un lieu de discussion où, avant tout, les étudiant·e·s ont la parole. Contrairement aux galeries d’essais, il n’y a pas de présentation orale du travail par l’étudiant·e et SAT ne réunit pas plusieurs enseignants. Il ne s’agit donc pas d’une évaluation collégiale du travail d’un·e étudiant·e par un groupe de professeur·e·s. Il s’agit plutôt d’un cours actif dans lequel les participant·e·s tentent de développer et de pratiquer une méthode d’analyse de travaux plastiques tout médium confondu et sur lesquels on ne dispose pas d’informations préalables. Suivant le principe de transversalité, SAT se propose non seulement d’interroger et d’analyser des travaux issus de pratiques différentes (peinture, sculpture, photo, vidéo…) mais réunit également différents niveaux d’études car, en général, la discussion devient plus riche si il y a des étudiant·e·s de différentes années, « débutant·es et expert·e·s ». SAT est donc ouvert aux étudiant·e·s de 3e, 4e et 5e année mélangées.

Il s’agit d’apprendre et de pratiquer l’analyse de réalisations plastiques (tout médium) :
Observer, découvrir, questionner, identifier, comparer, interpréter, juger, verbaliser…
Forme, matériaux, couleur, fonction, information, présentation, contexte, alternatives…
Intentions, références, conclusions, critique, appréciation, propositions…
L’étudiant·e qui présente son travail a un retour critique sur son travail, de la part de ses collègues, et qui n’est pas contaminé par son interprétation personnelle.

Évaluation continue.

Les éléments bibliographiques évoquées pendant les sessions et concernant les travaux présentés, constituent les références.

Glocals Only, J. Bouillon

Glocals Only est le nom que nous utiliserons pour désigner le groupe dans lequel seront échangées une histoire du réseau et des listes d’adresses internet que nous partagerons et discuterons. Nous pourrons pratiquer tous les moyens d’expressions numériques et explorer tous les liens possibles qui nous semblerons pertinents pour élargir notre vision du monde et faire réfléchir nos camarades de jeu. Nous poursuivrons, par la rhétorique et l’exemple, en parallèle des projets étudiants, l’idée d’une présentation formelle et critique de leurs travaux, d’une origine et d’une évolution des projets singulière et pertinente pour que l’inscription culturelle et la qualité des réalisations atteignent le plus haut degré d’exigence possible.

« Le terme «SURF CLUB» est issu du slogan du blog du groupe Nasty Nets «Internet Surfing Club» (2006). Ce terme est utilisé pour décrire les blogs de groupes d’artistes où le sujet dominant est la culture et l’esthétique de l’Internet et où les lignes sont floues entre les rôles d’artiste, de conservateur et d’archiviste ».

Ce club est accessible à toutes les années confondues. Le nombre de rencontres est à définir.

Références :
https://news.artnet.com/art-world/georgia-okeeffe-mandela-effect-1570156
https://www.youtube.com/watch?v=5aeKFrqFpmM&feature=youtu.be&fbclid=IwAR1YNcd-LYYd2lC4w4b1HYLsrYgUeEVQETxyCraiS9LhpnwAzgFAtmTUunQ

Beau jeu - Grand geste, P. Broccolichi

Approches spécifiques, sous la forme d’ateliers de recherche et d’aide au développement de projets personnels. Réflexions sur le dialogue entre l’œuvre et les dispositifs scénographiques d’exposition.
Collaborations multipistes avec les divers modules d’enseignement du pôle numérique (vidéo, cultures numériques) et d’autres pratiques (sculpture, dessin, peinture, etc.)

Accompagnement des diplômes et de l’élaboration du mémoire.

Accompagnement de workshops et séminaires.

Des séances d’écoute d’œuvres sonores et de musique contemporaine sont régulièrement programmées à partir de la sonothèque du studio son.

Bibliographie indicative
Jonathan Sterne, Une histoire de la modernité sonore, La Découverte
Juliette Volcler, Contrôle – comment s’inventa l’art de la manipulation sonore, La Découverte
Critique n°829-830, Musique, violence, politique
Michael Nyman, Experimental Music, Cage et au-delà (Cambridge 1999), éditions Allia,
Paris, 2005
Edwin Prévost, No Sound Is Innocent, AMM and the practice of self-invention, Essex, Metamusical
narratives : essays, Copula, 1995
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe, Éditions NRF
Darò Carlotta, Avant-gardes sonores en architecture, Les presses du réel
Revue Tacet, Haute école des arts du Rhin
Alex Ross, The Rest is Noise, Actes Sud
Max Feed, œuvre et héritage de Max Neuhaus, Institut Supérieur des Beaux-Arts de
Besançon

Photo : Penser la complexité contre la terrible simplification, S. Accarie, J. Ganne

Convoquons tous les champs de la pensée, tel qu’ils sont rassemblés dans les écoles d’art mais également dans tous les domaines du savoir et de l’action, depuis la pensée du corps et de son déplacement jusqu’à la philosophie et la littérature. Utilisons l’outil photographique pour penser la complexité contre la terrible simplification. Au croisement de toutes les pratiques, cet atelier de photographie est le lieu créatif où se montent et se démontent les systèmes de représentation.

Objectifs : Acquisition de données techniques spécialisées.
Accompagnement technique et théorique des projets individuels vers le diplôme.
Réflexion d’ordre technique et plastique et réflexion théorique pour répondre à des propositions de travaux mettant en jeu une production. Échange avec les étudiant·e·s dans l’élaboration de leur production et de la construction de leur réflexion pour favoriser la plus grande autonomie.

Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

Figures de la théorie en art…, A. Gayraud

Théorie esthétique, philosophie de l’art, critique ou manifestes, entretiens : il y a mille manières de parler des œuvres — et de l’expérience que nous en faisons —, autant de manières de parler des arts. Face à l’objet qu’il veut saisir, chaque type de discours élabore en le désignant l’art ou l’œuvre dont il parle (par jugement, par description, par critique ou par revendication performative). L’esthétique de Kant constitue à partir de la réflexion philosophique, un sujet esthétique, au jugement à la fois subjectif et universel ; les écrits d’Adolf Loos sur l’architecture attestent eux un point de vue d’artiste, où la subjectivité qui compte est celle du fabricant d’art, avec ses interdits et ses exigences touchant directement à la production ; Walter Benjamin déploie une critique esthétique du surréalisme mais moins pour en penser les formes que pour lire en elles le sens caché de la société industrielle à l’aube du XXe siècle. Chaque forme de discours produit une figure de l’art. Chaque figure de l’art en favorise une dimension, bref chaque discours a un prix.
En étudiant une série de textes, on esquissera un module des différents rapports du discours à ce qui lui résiste et que le discours aide pourtant à constituer. Le discours sur l’art n’est pas qu’un ornement superfétatoire, il ouvre des possibilités artistiques, mais il en ferme d’autres, assurément.

Que reste t-il de la contre-culture ? – conférence dans le cadre du workshop Hippies Days – du 4 au 8 novembre 2019

Baumgarten, Alexander G., Esthétique (1750), trad. franç. J.-Y. Pranchère, Paris, L’Herne, 1988
Beardsley, Monroe C., Aesthetics. Problems in the Philosophy of Criticism (1958), rééd. Indianapolis, Hackett, 1981
Benjamin, Walter, L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (1938), in Œuvres, t. III, trad. M. De Gandillac et R. Rochlitz, Paris, Gallimard, 2000
Benjamin, Walter, Œuvres, I, II et III, trad. M. de Gandillac, R. Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2000
Bourdieu, Pierre, Manet, une révolution symbolique Cours au Collège de France (1998-2000), Seuil, 2013
Burke Edmund, Recherche philosophique sur l’origine de nos idées de sublime et de beauté (1757), trad. franç. B. Saint-Girons, Paris, Vrin, 1998
Carroll Noël, Art in Three Dimensions, Oxford, Oxford University Press, 2010
Debussy, Claude, Monsieur Croche et d’autres écrits, Gallimard, 1987
Croce, Benedetto, Essais d’esthétique (1905-1940), textes choisis, traduits et présentés par G. Tiberghien, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1991
Danto Arthur, L’Assujettissement philosophique de l’art (1986), trad. franç. C. Hary-Schaeffer, Paris, Le Seuil, 1993
Dickie, George, Evaluating Art, Philadelphia, Temple University Press, 1988
Diderot, Denis, Œuvres esthétiques (1752-1781), Paris, Garnier, 1976
Harrison Charles et Wood Paul (dir.), Art en théorie. 1900-1990, une anthologie, Paris, Hazan, 1997
Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, Cours d’esthétique (1818-1830), trad. franç. V. Jankélévitch, Paris, Aubier, 4 vol., 1995
Hutcheson, Francis, Enquête sur l’origine de nos idées de beauté et de vertu (1725), trad. franç. A.-D. Balmès, Paris, Vrin, 1991
Hume, David, De la norme du goût (1657), in Essais esthétiques, trad. R. Bouveresse, Paris, Flammarion, 2000
Ingarden, Roman, Esthétique et ontologie de l’œuvre d’art, Choix de textes 1937-1969, Paris, Vrin, 2011
Kant, Emmanuel, Critique de la faculté de juger (1790), trad. franç. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1979
Lessing, Gotthold, E., Laocoon (1766), trad. franç. Courtin, Paris, Hermann, 1997
Loos, Adolf, Ornement et Crime : et autres textes, Paris, Payot et Rivages, coll. « Rivages poche / Petite bibliothèque » (no 412), 2003
Loos, Adolf, Paroles dans le vide (1897-1900) : Chroniques écrites à l’occasion de l’Exposition viennoise du Jubilé (1898), Autres chroniques des années 1897-1900, Malgré tout (1900-1930), Paris, Champ libre, 1979
Nietzsche, Friedrich, La Naissance de la tragédie (1872), Œuvres philosophiques complètes, Paris, Gallimard, 1977
Rothko, Mark, Écrits sur l’art, 1934-1969, Paris : Flammarion, 2005
Sylvester, David, Entretiens avec Francis Bacon, Flammarion, 2013
Valéry Paul, Variété, in Œuvres, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1957, t. I

Montrer..., A. Gayraud

Une journée consacrée aux théories de l’exposition des Wunderkammern du 16e siècle et autres cabinets de curiosité du 17e siècle aux formes d’expositions contemporaines. Avec Vincent Normand et Tristan Garcia, auteurs de d’un ouvrage collaboratif de référence qui va paraître en août : Theater, Garden, Bestiary, A Materialist History of Exhibitions, Sternberg Press, 2019.
Sur l’histoire matérialiste de l’exposition, un entretien détaille les approches du livre : lire l’article

journée d’étude (en janvier ou février 2020)
avec la participation de Vincent Normand et Tristan Garcia

Au-delà du pop art…, A. Gayraud

En ce début de XXIe siècle, la plupart des débats artistiques renvoient l’opposition du savant et du populaire à une vieille convention devenue creuse. L’histoire de l’art a abandonné les anciennes hiérarchies plaçant les arts majeurs en surplomb d’arts mineurs destinés au vulgaire. Dans les usages toutefois, dans la culture, qui véhicule des idées qu’elle n’interroge plus, l’opposition du savant et du populaire a la peau dure. Elle fait dysfonctionner la réflexion dès qu’on interroge la légitimité d’un art ou d’une manière d’en faire sont abordés. Soudain, l’origine, la complexité, la médiation d’un savoir, la destination, toutes ces déterminations se mettent à compter pour évaluer la charge savante ou la charge populaire d’une proposition, sans qu’on distingue bien pourquoi ni comment. Faut-il tout à fait les déconstruire l’opposition esthétique du savant et du populaire ou en dégager pour de bon le sens opératoire, enfin adapté à notre temps ?

semaine intensive – du 10 au 14 février 2020
Les matins : cours.
Les après-midi : invité⋅e⋅s et/ou possibilité d’ateliers plastiques ou de discussions autour de propositions des étudiant⋅e⋅s.

Que reste t-il de la contre-culture ? – conférence dans le cadre du workshop Hippies Days – du 4 au 8 novembre 2019

Badiou, Alain/ Bourdieu, Pierre/ Butler, Judith et alii, Qu’est-ce qu’un peuple ?, La Fabrique, Paris, 2013
Bourdieu, Pierre, « Les mésaventures de l’amateur », in : Eclats/Boulez, R. Samuel ed., Paris, Editions du Centre Georges Pompidou, 1986, pp. 74-75
Hoggart, Richard, La Culture du pauvre. Étude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre, Éditions de Minuit,Paris, 1970
Kosmicki, Guillaume, « Musiques savantes, musiques populaires : une transmission ? » Conférence donnée pour la Cité de la Musique, dans le cadre des « Leçons magistrales ». [En ligne : http://guillaume-kosmicki.org/pdf/musiquespopulaires&musiquessavantes.pdf]
Levine, Lawrence W., Highbrow/Lowbrow. The Emergence of Cultural Hierachy in America. Cambridge/Mass Harvard University Press, 1988
Lippard Lucy R., Le Pop Art, Thames & Hudson, Paris 1996
Pattison, Robert, The Triumph of Vulgarity, Rock Music in the Mirror of Romanticism, Oxford University Press, 1987
Wahrol, Andy, Ma philosophie de A à B, Flammarion, Paris, 1977
« Le Pop Art américain aujourd’hui » (cat. d’expo), Galerie d’art contemporain des musées de Nice, 1979
Filmographie : Keaton, Buster, The Playhouse, 1921

LIRE & ÉCRIRE, V. Géré

Au premier semestre, l’atelier LIRE est un club de lecture de fiction et d’essais. Attention, il faudra avoir lu un ouvrage différent avant chaque séance. Chaque ouvrage est discuté collectivement.

Au second semestre, l’atelier ÉCRIRE propose diverses approches de l’écriture (fiction, poésie, essai, etc.), avec le partage de textes écrits par les étudiant·e·s à chaque séance (d’abord sur la base d’exercices, puis textes personnels).

objectifs : Décentrer son point de vue (à la lecture et à l’écriture), apprendre à regarder la construction d’un livre, identifier des procédés stylistiques, et surtout lire pour le plaisir.
Affirmer sa parole en public.
Écrire un texte argumentatif clair et informé, maîtriser la recherche en ligne ; développer son écriture personnelle.

pré-requis : Avoir fait l’atelier LIRE est un pré-requis pour faire l’atelier ÉCRIRE. Format de séminaire, avec méthodes de prise de parole et distribution de la parole selon des protocoles ; partage ORAL des écrits

évaluation : Présence à toutes les séances (pas de crédits au bout de 3 absences) ; remise d’un compte-rendu d’ouvrage à la fin du 1er semestre, et d’un écrit personnel à la fin du second semestre.

En partenariat avec la librairie Vigna.

bibliographie indicative
Les ouvrages lus pourront être des romans, des bandes dessinées, et des essais.

Art|Programmation (A|P), J. Paquelin

Ce cours propose d’apprendre à programmer au moyen du langage Python. Très populaire, il est bien documenté et sa communauté d’utilisateurs est étendue et active. Python est un logiciel libre, ainsi chacun peut l’utiliser sans avoir à payer de licence. Il permet le prototypage rapide aussi bien que le développement d’applications industrielles tout en restant approprié à l’enseignement.

Le cours comporte 3 temps :
Initiation-découverte (à la rentrée, 1 séance de 2 heures obligatoire)
Cette séance permet aux étudiant·e·s de déterminer s’ils·elles souhaitent s’investir davantage dans le médium code.

Bases (au premier semestre, 1 semaine intensive optionnelle)
Une semaine est dédiée à l’apprentissage des concepts de la programmation. Ce cours est ouvert à tou·te·s sans distinction d’année.

Approfondissement (au second semestre, séances optionnelles de 2 heures)
Ces cours thématiques approfondissent ou démontrent un sujet. Ils sont ouverts aux étudiant·e·s ayant validé les cours de bases.

En parallèle, en rendez-vous du soir, l’atelier A|P est une expérience de discussion et de création collective liée au code et plus généralement au numérique.

objectifs : L’objet de ce cours est de permettre aux étudiant·e·s de maîtriser suffisamment les mécaniques de pensée, le vocabulaire et les concepts de base de la programmation (i.e. la pratique du code) pour pouvoir développer une sensibilité aux technologies numériques et peut-être une pratique artistique numérique avancée.
Le monde devient numérique et il appartient à chacun —et particulièrement aux artistes— de ne pas être consommateur passif de ce qui nous est proposé. Le code nous donne justement la liberté d’agir sur les outils numériques pour les conformer à nos besoins plutôt que de nous plier aux contraintes qu’ils nous imposent.
Sur le plan plastique, le code est potentiellement plus riche que n’importe quel élément d’une suite logicielle graphique. Le code source, base des logiciels, n’impose rien si ce n’est d’être véritablement créatif. L’ordinateur et le code sont ainsi moins des outils que des matériaux pour la création et leur maîtrise permet de se distinguer de l’esthétique mainstream à laquelle les suites logicielles tentent de nous soumettre.

Plus qu’un cours technique, cet enseignement dote l’étudiant·e d’outils de pensée qui lui permettent de porter un regard analytique sur le monde numérique : Comment les outils numériques sont-ils fabriqués ? Quels biais d’usage introduisent-ils ? Comment se les approprier ? Comment et pourquoi.

évaluation : La série de cours correspondant à l’apprentissage des bases de la programmation est évaluée par des questionnaires en ligne auxquels l’étudiant·e peut répondre autant de fois qu’il·elle le souhaite (pour évaluer sa progression ou améliorer sa note).
Les autres enseignements (initiation, approfondissement, atelier) ne font pas l’objet d’évaluation. Cependant, la qualité de leur éventuelle mise en œuvre dans le cadre du projet personnel de l’étudiant·e sera remarquée

bibliographie indicative
Bob Cordeau et Laurent Pointal. Une introduction à Python 3
Patrick Fuchs et Pierre Poulain. Cours de Python
John Brunner. Sur l’onde de choc
William Gibson. Trilogie Bigend : Identification des schémas

Situations post, S. Orlando, K. Ströbel

situations post (2014-) est une Unité de Recherches plastiques et théoriques dirigée par Katrin Ströbel et Sophie Orlando qui prend pour point de départ la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies artistiques. Il prend pour fondement l’intersection de race, milieux sociaux, genre et sexe comme des matériels formels déployés au sein d’une actualité critique, politique et sociale.

La pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) et la pensée féministe, queer et postcoloniale sont investies de manière artistique et conceptuelle non pas comme histoire des représentations, ou illustration, documentation de moments d’histoire, mais comme une histoire des formes appartenant à des affiliations artistiques et intellectuels.

L’atelier combine recherche, une analyse, et mise en pratique notamment de formes de productions artistiques processuelles et des pratiques collaboratives. Il s’attache à définir une réflexion sur les relations du savoir situé à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production comme espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

Nous utilisons notamment les savoirs situés de Donna Haraway, les « nouvelles ethnicités » selon Stuart Hall, l’intersectionnalité et l’épistémologie féministe noire de Patricia Hill Collins, les Sexpolitiques Queer de Sam Bourcier, la phénoménologie queer de Sara Ahmed.

Bibliographie sélective :

Pratiques collaboratives, émancipatrices.

Rancière Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008
Beuys Joseph, et Henrich Böll, Manifesto 1973
Kaprow Allan, Essays on the Blurring of Art and Life, London, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1993
Masotta Oscar, I committed a Happening, 1967
Gansterer Nikolaus, Drawing a Hypothesis, Figures of Thought, New York, Vienne, Springer Verlag, 2011
Avanessian, Armen : Speculative Drawings, Berlin, Sternberg Press, 2014
(dOCUMENTA (13) : Mark Lombardi : 100 Notes – 100 Thoughts, 100 Notizen – 100 Gedanken # 071), Stuttgart, Hatje Cantz, 2013
The Drawing Center (Ed) : Matt Mullican. A Drawing Translates the Way of Thinking. New York, The Drawing Center, 2008
Gilman Claire et al (Ed.) : Drawing Time Reading Time/Marking Language Paperback – London, New York, Drawing Room, 2013
Jussen, Bernhard : Hanne Darboven, Schreibzeit. Cologne, Walther König, 2000
Jonatan Habib Engqvist, Annika Enqvist, et al (Eds.) : Work, work, work. A reader about art and Labour. Berlin Sternberg Press, 2012
Anca Cristofovici & Barbara Montefalcone: The Art of Collaboration. Poets, Artists, Books. Houston, Cuneiform Press, University of Houston-Victoria, 2015
Kester Grant H. : The One and the Many : Contemporary Collaborative Art in a Global Context. London, Duke University Press, 2011
Thompson, Nato: Living as Form : Socially Engaged Art from 1991-2011. Massachussets, The Mit Press, 2012
Bither Philip: Trisha Brown : So That the Audience Does Not Know Whether I Have Stopped Dancing. Walker Art Center, 2008
Heister Andrea, Schielke Samuli : In Search of Europe? Art and Research in Collaboration. An Experiment. Heijningen, Japp Sam Books, 2013
Bruguera Tania, Live Forever : Collecting Live Art, Walther König, 2015
Hamburger Bahnhof SMPK : Black Mountain College, Walther König, 2015

Epistémologies féministes et queer.

Sara Ahmed, Queer Phenomenology, Duke University, 2006
Dorlin Elsa, Black Feminism, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Paris, L’Harmattan, 2008.
Dorlin Elsa, La Matrice de la race, Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française (2006), Paris, La Découverte, 2009
Dumont Fabienne, La rébellion du deuxième sexe, L’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines (1970-2000), Dijon, Presses du réel, 2011.
Dyer Richard, White, London, Routledge, 1997.
Fainberg Leslie, Transgender Warrior: Making History from Joan of Art to Dennis Rodman, Boston, Beacon Press, 1997.
Hill Collins Patricia, La pensée féministe noire, Montréal, Remue-ménage, 2016.
Haraway Donna, Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, Paris, Exils, 2007.
Mirza Heida Safia, Black British Feminism, A Reader, Londres et New York, Routledge, 1997
Mohanty Chandra Talpade, Feminism without Borders, Durham, Londres, Duke University Press, 2003.

Improvisation / Indétermination

Dans une démarche expérimentale et pédagogique, l’Ecole supérieure d’art de la Villa Arson propose un projet de recherche/création fédérant une vaste enquête autour des pratiques d’improvisation.

Associant recherche et pratique artistiques, il s’agit d’un plan de coupe collectif et un état des lieux, conçus comme une étape volontairement polymorphe, en collaboration avec les structures d’enseignement et de recherche de l’UCA et du Collège des arts, notamment le CTEL (Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des Arts vivants), l’Observatoire de la Côte d’Azur, l’ERACM (Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes & Marseille), en concertation avec le Pavillon Bosio, Monaco.

Ces partages d’expérience, de situation-création et de pensée prendront la forme de workshops ouverts à tous les étudiant·es et cherch·eur·euses de l’UCA, du Collège des Arts et du Pavillon Bosio, sans prérequis, d’octobre 2019 à avril
2020.

Voir le programme complet

Photo : Penser la complexité contre la terrible simplification, S. Accarie, J. Ganne

Convoquons tous les champs de la pensée, tel qu’ils sont rassemblés dans les écoles d’art mais également dans tous les domaines du savoir et de l’action, depuis la pensée du corps et de son déplacement jusqu’à la philosophie et la littérature. Utilisons l’outil photographique pour penser la complexité contre la terrible simplification. Au croisement de toutes les pratiques, cet atelier de photographie est le lieu créatif où se montent et se démontent les systèmes de représentation.

Objectifs : Acquisition de données techniques spécialisées.
Accompagnement technique et théorique des projets individuels vers le diplôme.
Réflexion d’ordre technique et plastique et réflexion théorique pour répondre à des propositions de travaux mettant en jeu une production. Échange avec les étudiant·e·s dans l’élaboration de leur production et de la construction de leur réflexion pour favoriser la plus grande autonomie.

Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

ETRUCLE , J. Mauche

Partant du désordre alphabétique de nos lectures, l’Atelier ETRUCLE (pour lecture) se propose d’organiser et de comparer les régimes d’interprétation de chacun, à partir d’une base commune : un texte mobilisé par un souci prospectif.
L’horizon sera d’expérimenter seul et collectivement, à chaque fois, des maniements oraux, textuels et visuels, dans un souci rhétorique aussi.
L’année sera consacrée aux différentes formes possibles d’ekphrasis, description d’œuvres, conçues de manière dynamique.

L’objectif est d’aider chaque participant·e·s à affiner son propre espace littéraire par la découverte de formes langagières et de formats artistiques. Expérimenter des situations de prise de parole individuelle comme collective. Développer de projets d’écriture de création.
En se focalisant sur des formes d’ekphrasis prises au sens extensif du terme, préciser et expérimenter le rapport au visuel comme au dicible à partir d’œuvres et de démarches (y incluant aussi celles des étudiant·e·s).

Il s’agira de Concevoir des textes, des propositions, des dispositifs individuels ou collectifs explorant les possibilités descriptives à partir d’objets ou de pratiques (pour l’essentiel artistiques).

évaluation : la mise en place d’un projet à dimension littéraire écrit/oral/plastique est requise. 2 à 3 pages sont demandées (écrits, brouillons, prélèvements…).

Des séances seront organisées avec Pascal Broccholichi (dans le cadre de l’exposition consacrée à Lars Fredrikson au MAMAC à Nice), Agnès Gayraud, Laurent Prexl et Anne Séchet.

bibliographie indicative (axe exposition Lars Fredrikson)

Anne-Marie Albiach, Cinq le cœur. Œuvres 1966-2012, Flammarion, 2014
Stéphane Bérard, Jean-Michel Espitallier, Christophe Fiat, Suzanne Joubert, Sabine Macher, Vannina Maestri, Nathalie Quintane, Jacques Sivan, Laurence Vielle, Vox Hôtel, Néant, 2006
Jean Daive, 1,2 de la série inaperçue, Flammarion, 1997
Roger Giroux, Journal d’un poème, Eric Pesty, 2011…
Anne Le Troter, Claire, Anne,Laurence, Hard Copy/Monospace Press, 2012
Claude Royet-Journoud, La Notion d’obstacle, Gallimard, 1978
Claude Royet-Journoud (dir.), L’in plano, Al Dante/Niok, 2002

M.M.M., A. Maguet, A. Gayraud, G. Tassart

Création et encouragement d’une scène musicale au sein de l’établissement.
Organisation avec les étudiant·e·s de concerts, rencontres et festivals à la Villa Arson et hors les murs : programmation, contacts, communication (affiches, flyers et réseaux sociaux), technique, captation, archivage, diffusion, etc.
Projections de films musicaux dont le fond et la forme questionnent les représentations contemporaines.
Séances d’écoute et de discussion autour de thèmes donnés.
Réalisation d’une émission de radio mensuelle.
Répétitions, workshop et concert de L’Orchestre Inharmonique de Nice.

L’objectif est d’identifier, explorer et expérimenter par l’observation, la pratique et la théorie, les enjeux qui, depuis plus d’un siècle, lient les musiques (plus ou moins) populaires et les arts plastiques, en connaitre les histoires et en dessiner les perspectives, en éprouver les réalités et savoir jouer de ses fictions.

évaluation : L’évaluation portera sur l’implication, la régularité et le sérieux avec lesquels les étudiant·e·s se seront investi·e·s, durant toutes l’année scolaire, dans toutes les phases des projets proposés selon les rôles donnés à chacun·e.

bibliographie indicative
Greil Marcus, Lipstick Traces, 1989
Philippe Robert, Agitation Frite (vol. 1, 2 et 3), 2017/2018
Agnès Gayraud, La Dialectique de la pop, 2018
Simon Reynolds, Retromania, 2011
Dan Graham, Rock / Music : Textes, 1999
Victor Bockris & Gerard Malanga, The Velvet Underground: Up-Tight, 1983
Julian Cope, Krautrocksampler 1996 & Japrocksampler, 2007
Aurélien Tchiemessom, Sun Ra : Un Noir dans le cosmos, 2004
Benjamin Fogel, Le Renoncement de Howard Devoto, 2015
Guy Schraenen, Vinyl Records, 2005
Guy Peellaert & Nick Cohn, Rock Dreams, 1973
Martin Kippenberger, Musik / 1979-1995, 2010
M.Kelley, C.Loren, Niagara, J.Shaw, Return of the Repressed: Destroy All Monsters, 2011
Daniel Caux, Les Silences, les couleurs du prisme & la mécanique du temps qui passe, 2009
Matthieu Saladin, Esthétique de l’improvisation libre, expérimentation musicale et politique, 2014
Stéphane Malfettes, American Rock Trip, 2012
V/A  Sonic Youth etc… Sensational Fix, 2009
Kodwo Eshun, More Brilliant than the Sun: Adventures in Sonic Fiction, 1998
V/A Revue Audimat (11 numéros)

Conceptualismes, S. Orlando

Le cours présente les redéfinitions de l’art conceptuel en prenant pour point de départ le terme de « global conceptualism ». Issu de l’exposition dirigée par Luis Camnitzer, Jane Farver et Rachel Weiss au Queens Museum of Art à New York en 1999, ce terme initie une relecture des propositions de l’art conceptuel au-delà de l’occident, tout en proposant une définition politique et sociale du conceptualisme (Stephen Bann).
Nous verrons notamment comment les politiques identitaires (Wack ! Art and the Feminist Revolution, 2007, et Double Consciousness, Black Conceptual Art since 1970, 2005) participent activement à l’écriture du conceptualisme.

À partir d’œuvres conceptuelles internationales, le cours vise à interroger les théories et pratiques des années 1960 à 1990 qui fondent aujourd’hui le langage des pratiques artistiques contemporaines.

Les séances intensives seront organisées selon un assemblage de différents formats dont
• une hypothèse de lecture exposée puis discutée d’éléments de lectures,
• une analyse d’œuvres de manière collective,
• des lectures et analyses de textes de théorie de l’art.

Le cours sera construit par l’usage des pédagogies critiques de bell hooks (Teaching to Transgress) et Paulo Freire (Pédagogie des opprimés) qui conçoivent l’enseignement comme un lieu d’émancipation et de partage.

évaluation : L’évaluation consistera en un travail de 5/6 pages sur une œuvre conceptuelle relue et commentée.

Alberro Alexander et Sabeth Buchmann, Art after Concetptual Art, Generali Foundation, Walther König, 2006
Alberro, Alexander and Blake Stimson (ed), Conceptual Art, A critical anthology, Cambridge, MA and London : Mit Press, 1999
Bichop Claire, Artficial Hells, Participatory Art and the Politics of Spectatorship, London, New York, Verso, 2012
Butler, Cornelia and Lise Gabrielle Mark (ed), Wack ! Art and the Feminist Revolution, Los Angeles, Cambridge, MA and London : Museum of Contemporary Art and the MIT press, 2007
Camnitzer, Luis, Jane Ferver and Rachel Weiss (ed), Global Conceptualism : Points of Origin 1950s-1980s, New York, Queens Museum of Art, 1999
Cassel Olivier Valerie, Double Consciousness : Black Conceptual Art Since 1970, Houston, Contemporary Arts Museum, 2005
Goldsetein Ann and Anne Rorimer (ed), Reconsidering the Object of Art : 1965-1975, Los Angeles, Cambridge, MA and London, Museum of Concemporary Art and the MIT Press, 1995
Green Charles, The Third Hand : collaboration in art from conceptualism to postmodernism, Minneapolis, London, University of Minnesota Press, 2001
Groys Boris, Moscow conceptualism, MIT, 2010
Kwon Miwon, One Place After Another : site-specific art and locational identity, Cambridges Mass, The Mit Press, 2004
L’art conceptuel, une perspective, Paris, Musée d’art moderne de la ville de Paris, 1989
When Attitudes become Form works, concepts, processes, situations information, Kunsthalle Bern, 1969

Corps/Espace, A. Séchet

Le corps danse. Le corps se déplace dans l’espace. Le corps dans le silence. Le corps percussif. Le corps seul. Le corps avec d’autres corps. Le corps parlant dansant. Le corps chantant dansant. Le corps fabrique des gestes. Le corps fabrique des signes. Le corps dialogue avec la parole. Le corps dialogue avec les bruits. Le corps dialogue avec l’espace. Le corps rencontre un·e chorégraphe. Le corps rencontre un·e artiste. Danse Dance Danza Danz Dança Dantza Dansu Dans…

Cet atelier permet aux étudiant·e·s de se fabriquer progressivement un vocabulaire personnel de gestes et de mouvements avec la question de l’espace et de l’engagement du corps en art contemporain. Ceci afin de pouvoir les contextualiser dans leur pratique artistique personnelle et dans de possibles collaborations. Mettre le corps en mouvement comme générateur d’une pensée singulière. Cet atelier s’intéresse aux liens possibles entre improvisation et conceptualisation.

Ces ateliers sont l’occasion d’aborder une question particulière liée au corps : le corps dans le silence, l’infime invisible au regard extérieur, le corps et ses prothèses, les accessoires de mouvements, les accessoires d’espace, l’élan, la chute, etc. Ces ateliers se font sous forme d’improvisations dirigées. Ces expérimentions ayant pour objectifs de les amener à prendre des décisions et des choix personnels aboutissant à des propositions de travail chorégraphiques ou performées, en individuel ou en collectif. Chaque fin d’atelier est l’occasion d’échanges, de discussions en collectif, suivis de références théoriques.

Seront évalués l’investissement personnel, les recherches, les expérimentations, la régularité, la perspicacité, l’audace, la singularité, la pertinence du travail proposé, la qualité des échanges, l’écoute et la prise de risque.

Au cours de l’année aura lieu une intervention « Atelier méthode Merce Cunningham » de Sophie Viora, chorégraphe.

références
Mr Gaga sur les pas d’Ohad Naharin. Documentaire de Tomer Heyman. 2015
Phia Ménard
Marina Abramovic
Michael Clark
An Art Made of Trust, Vulnerability and Connection | Marina Abramović | TED Talks : conférence-présentation-performée par Marina Abramovic en 2015.
Sheila Chandra, Speaking in Tongues I, II et III, 1997
Pina Bausch Café Muller
Helikopter création 2001 de Angelin Preljocaj musique de Karlheinz Stockhausen Helikopter quartet
Merce Cunningham 1919-2009 – La Danse en héritage
9 Evenings : Theatre & Engineering – Lucinda Childs, Vehicle
9 Evenings : Theatre & Engineering – Steve Paxton, Physical Things
9 Evenings : Theatre & Engineering – Yvonne Rainer, Carriage Discreteness
9 Evenings : Theatre & Engineering – Deborah Hay, Solo

KLUB 16, P. M. Martin

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiantes et étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agit de travailler sur des films de 8 mm, 16 mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou de groupe. Il s’agit également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16 mm, de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignantes et enseignants ou des intervenantes et intervenants extérieurs seront invités.

Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Kit de survie féministe (KSF), V. Géré, A. Maguet

Pratiquer, éprouver puis mettre en forme le texte du « kit de survie
féministe », outil pour riposter/prendre la parole face à des
propos/attitudes/comportements sexistes, racistes, homophobes, transphobes,
classistes. À partir d’un texte écrit, créer un prototype de forme pratique à la
diffusion : sous forme d’édition ou de jeu

Introduction aux pratiques d’édition militantes ; jeu de rôle à partir du
texte/exercices d’improvisation ; travail de réécriture du texte ; conception de la mise
en forme et réalisation de la mise en forme

Protocoles de prise de parole ; lien entre l’action militante et les formes
graphiques/visuelles/plastiques

Présence pendant les 4 jours

Dorlin, Elsa. Se défendre. Une philosophie de la violence.…
Zeilinger, Irene. Non c’est non. Petit manuel d’auto-défense à l’usage de toutes les femmes
qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire.

Avec le collectif RER Q, V. Géré

P.P.P.P , P. Pinaud

LOIN - L'Orchestre Inharmonique de Nice, G. Tassart

L’Orchestre Inharmonique de Nice (LOIN) est un orchestre de musiques improvisées à géométrie variable composé d’étudiant·e·s sachant jouer (ou surtout pas) de la musique, ayant à leur portée tout ce qui peut produire un son.

Des sessions sont organisées toutes les deux semaines jusqu’en avril, mois au cours duquel nous recevons un·e invité·e chargé·e de préparer un concert donné publiquement à la Villa Arson.

Parallèlement des séances d’écoute sont organisées, proposées par le professeur ou les étudiant·e·s sachant que lors de ces moments il n’y a aucun·e chef, aucun·e leader ou direc·teur·trice.

Cette année nous serons rejoint·e·s une fois encore par des étudiant·e·s de l’ensa Cergy + un professeur, Jeff Guess.

Galerie d'essais

Fight entertainment..., L. Prexl

Autour de la figure de l’artiste américain Henry Flynt, ce cours a pour but de regarder l’art en résistance contre lui même. Dès 1965, H.F. énonce le « concept-art » et l’idée de « l’anti-art ». On regardera les primitifs italiens, le situationnisme, l’autodestruction et l’autodafé. On s’intéressera à la vanité et à la télévision. On regardera la banalyse, Phillipe Thomas et les achromes. On ne likera pas sur les réseaux tout en réfléchissant sur le marxisme dans l’art conceptuel. On regardera l’Unisme. On parlera de biologie en étudiant Thomas Heams. On verra des gens qui refuse de dormir comme d’autres qui revendiquent un simple métier comme œuvre. On lira Orwell et Huxley. On se demandera où est la limite du plagiat. On s’interrogera sur le slogan et le manifeste. Et puis on se demandera qu’est-ce qu’une œuvre unique ? On réfléchira à être artiste ou faire une œuvre – ou les deux ! peut-être ne ferons nous rien, mais quel est ce rien qui est à faire ?

En prolongement du cours «Fight Entertaiment Now!», Bertrand Rigaux propose un travail minimal qui s’appuie d’abord sur le regard. Diplômé du Fresnois et lauréat de nombreux prix, il a notamment collaboré avec le CNES. https://www.bertrandrigaux.net/

L'observatoire des vidéos, G. Tassart

Anglais niveau 2 et 3, C. Bernstein

Au début de l’année scolaire les élèves de toutes les années passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue.

Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Le travail est basé sur une Pratique Orale Guidée, à partir de textes simples et une analyse des structures grammaticales. Il leur sera demandé aussi de s’exprimer plus librement autour de sujets divers, comme par exemple la présentation de leur travail en atelier, des sujets de société, des commentaires de textes, etc. Elles ou ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Le cours d’anglais de niveau 3 est un cours mixte, qui inclut d’une part : une révision des structures grammaticales avancées, que l’élève devra aussi travailler individuellement pour combler ses lacunes ; et d’autre part un travail théorique en anglais, sur des sujets reliés à l’art contemporain, à la littérature ou au cinéma, ou à des débats de société.

Pour valider les ECTS d’anglais une présence régulière en cours est indispensable.

Ouvrage de référence suggéré : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press (avec ou sans CD)

Environment and Society , C. Bernstein

Ce cours s’insère à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais, destinés aux élèves bilingues. Le cours de 2ème année prend la suite du cours de 1ère année en ce qu’il cherche à permettre à l’élève d’approfondir sa capacité à développer une pensée critique et analytique, à partir de documents de natures très variées.
Pour l’année 2019-2020 le cours explorera des enjeux liés à l’environnement et à la société, à partir de nombreux documents écrits ou filmés (agriculture et nourriture, santé et médecine, pollution, disparition des espèces, réchauffement climatique, pic pétrolier, décroissance, anthropocène, collapsologie, désobéissance civile, relocalisation et résilience, etc. feront partie des sujets abordés.) Il sera demandé aux élèves de rassembler au cours du semestre des informations diffusées dans les médias (journaux télévisés, radio, presse, etc) en lien direct avec les thématiques débattues.

Une partie des cours réuniront les élèves de niveau 3 et 4 pour des séances de 3h qui permettront de visionner des documents plus longs et d’en discuter.

Une dissertation sera demandée à la fin du semestre.

Bibliographie (sélection) :
John Robbins, The Food Revolution
Rachel Carson, Silent Spring
Fairfield Osborn, Our Plundered Planet
Theo Colburn, Dianne Dumanovski, John Peterson Myers, Our Stolen Future : Are we Threatening our Fertility,Intelligence and Survival ? A Scientific Detective Story
Rob Hopkins, The Transition Companion, Making your Community More Resilient in Uncertain Times
Richard Heinberg, The End of Growth, Adapting to Our New Economic Reality
Clive Hamilton, Requiem for a Species
Ivan Illich, Tools for Conviviality

Projets en partenariat

Voyages et visites

Workshops école(s) du sud

Pour la première fois dans l’histoire du réseau, une semaine de workshops communs aux écoles d’art de la région se déroule du 4 au 8 novembre 2019.

Sur inscription ou motivation, les étudiant·e·s d’Aix-en-Provence, Avignon, Marseille, Monaco, Nice et Toulon ont la possibilité de suivre un workshop dans l’une des écoles, permettant ainsi la découverte de nouveaux interlocu·teur·trices.

Voir le programme complet

Le partenariat entre les École(s) du Sud reçoit le soutien du ministère de la Culture et de la Mairie de Monaco.

Improvisation / Indétermination

Dans une démarche expérimentale et pédagogique, l’Ecole supérieure d’art de la Villa Arson propose un projet de recherche/création fédérant une vaste enquête autour des pratiques d’improvisation.

Associant recherche et pratique artistiques, il s’agit d’un plan de coupe collectif et un état des lieux, conçus comme une étape volontairement polymorphe, en collaboration avec les structures d’enseignement et de recherche de l’UCA et du Collège des arts, notamment le CTEL (Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des Arts vivants), l’Observatoire de la Côte d’Azur, l’ERACM (Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes & Marseille), en concertation avec le Pavillon Bosio, Monaco.

Ces partages d’expérience, de situation-création et de pensée prendront la forme de workshops ouverts à tous les étudiant·es et cherch·eur·euses de l’UCA, du Collège des Arts et du Pavillon Bosio, sans prérequis, d’octobre 2019 à avril
2020.

Voir le programme complet

Des visites d’expositions et des voyages d’études organisés par la Villa Arson sont proposés à différents moments de l’année. Ils permettent aux étudiant·es de rencontrer les œuvres, les artistes et les commissaires en exercice dans un contexte favorable.

Visite du Mamac et de la Station

vendredi 27 septembre 2019

14h30 : visite de l’exposition « Le Diable au corps » et les collections permanentes du Mamac.
16h30 : visite de l’exposition « L’Age du Double  » de Brice Dellsperger et des ateliers des artistes résidants de la Station.

Voyage à la 15e Biennale d’art contemporain de Lyon, P. M. Martin

du mardi 26 au vendredi 29 novembre 2019
visite des différents lieux d’expositions de la 15e Biennale d’art contemporain de Lyon.