Le 1er janvier 2003, la Villa Arson est devenue un établissement public du ministère de la Culture. L’inscription de l’école dans les problématiques les plus contemporaines se traduit par l’ouverture en 2002 du SCAN, studio de création en arts numériques, qui deviendra plus tard le pôle numérique. En 2006 débute un programme de rénovation des espaces, qui permet la création d’une grande salle de conférence et de projection et la réouverture publique des terrasses après travaux de mise en conformité et de végétalisation.

En 2007, le pôle volume est créé en regroupant les ateliers de modelage, de bois, de métal et de découpe numérique sur un vaste plateau modulable favorisant la transversalité des approches et du travail sur les différents médiums. Les ateliers techniques dans leur ensemble sont rénovés et requalifiés entre 2007 et 2011. Entre 2008 et 2013, la modernisation complète de la bibliothèque permet de mettre en exergue la richesse des fonds documentaires. La conduite d’un vaste projet d’inventaire et de numérisation des archives artistiques ouvre la voie vers la dématérialisation de l’offre documentaire et la création de sources accessibles pour le développement des recherches en art et théorie des arts.

De 2009 à 2018, l’ECLAT, pôle régional de formation au cinéma a été associé à la Villa Arson où il mènait une politique de programmation de cinéma d’art et de recherche d’une grande qualité dans le grand amphithéâtre, labellisé en 2013 salle de cinéma d’art et de recherche par le CNC. La présence de cette structure a permis d’offrir aux étudiantes et aux étudiants une formation complémentaire en terme de culture cinéphilique, de bénéficier de masterclasses avec des invités prestigieux et de mener une réflexion croisée sur les enjeux de la création artistique et cinématographique.

L’adaptation de l’enseignement au contexte européen né du processus de Bologne, la reconnaissance en 2010 du DNSEP au grade de Master et la création en 2013 d’un 3e cycle, ouvrent une nouvelle page de l’histoire de l’établissement.

En 2012, la programmation du centre d’art de la Villa Arson prend une nouvelle orientation, centrant ses propositions sur les questions de transmission et de recherche, en liaison plus étroite avec les enseignements. L’enjeu aujourd’hui est de penser la synergie à l’intérieur de la structure en mettant l’accent sur la recherche artistique dans un contexte global d’internationalisation des formations et des flux. Plus que jamais, nichée sur les hauteurs de Nice, de son promontoire arboré, fière de son histoire et largement reliée au monde, la Villa Arson a les ressources pour relever les défis du XXIe siècle et pour former les créateurs de demain, rompus aux interactions continues du local et du global et prêts à formuler leur propre vision du monde.

La Villa Arson est membre de UCA.

Université Côte d'Azur est un regroupement d'établissements d'enseignement supérieur sur la Côte d'Azur. Il rassemble les principaux acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la Côte d'Azur. L'Université Côte d'Azur vise à développer le modèle du XXIe siècle pour les universités françaises, basé sur de nouvelles interactions entre disciplines, une nouvelle forme de coordination entre recherche, enseignement et innovation et de solides partenariats avec le secteur privé et les collectivités locales. En janvier 2016, l'Université Côte d'Azur a remporté le prestigieux prix «IDEX» du gouvernement français pour son projet UCA-JEDI, qui l'a placée parmi les 10 meilleures universités françaises de classe mondiale.

Les membres fondateurs de l’université Côte d’Azur:
l’université Nice Sophia Antipolis
l’Observatoire de la Côte d'Azur
le centre national de la recherche scientifique
l’institut national de recherche en informatique et en automatique
SKEMA Business School
EDHEC Business School
le centre hospitalier universitaire de Nice
le CIRM (Centre National de Création Musicale)
• la Villa Arson
l’école supérieure de réalisation audiovisuelle
The Sustainable Design School
l’école supérieure de danse de Cannes Rosella Hightower
le Conservatoire à rayonnement régional de Nice

Cette communauté est une des deux structures de coopération de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec l’association entre les universités d’Aix-Marseille, d’Avignon et de Toulon.

La Villa Arson est membre du réseau l'École(S) du sud.

Les « Écoles supérieures d’art » sont des établissements publics d’expérimentation et de recherche qui dispensent des formations menant à des diplômes nationaux de l’enseignement supérieur artistique, de premier et deuxième cycles (valant grade de master européen). Elles développent des programmes de recherche post diplômant.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la principauté de Monaco comptent 7 écoles, faisant du territoire l’un des plus riches en matière d’enseignement artistique en Méditerranée.

Forts de cette richesse et de cette diversité, ces établissements ont souhaité s’associer au sein d’un réseau, L’École(s) du Sud, avec pour ambition :
• de construire et de valoriser leur coopération dans les domaines de l’enseignement, de la recherche, de l’accompagnement de la création et l’insertion professionnelle des jeunes diplômés,
• renforcer le rayonnement des écoles en région, et plus largement sur le territoire national et international,
• renforcer leur visibilité auprès des professionnels et du public, et communiquer de façon commune et plus efficace,
• proposer un ensemble d’actions communes et d’outils de mutualisation.

En 2017 et 2018, l'École(S) du sud à confié à Gaël Charbau le commissariat du programme Inventeurs d'aventures. Sous forme d'exposition, le deuxième épisode a été présenté à la Villa Arson du 15 octobre au 7 novembre 2017.

Cursus

évaluations et attributions des ECTS

Diplômes

Mobilités

Stages

Organisation des études

Le cursus de l’école nationale supérieure d’art de la Villa Arson menant au diplôme du DNSEP option Art (grade Master 2) se déroule sur 5 ans (10 semestres d’études). Chaque semestre est sanctionné par l’obtention de 30 ECTS.

Les 2 premiers semestres du cursus sont consacrés à l’initiation : acquisition, expérimentation et évaluation des savoirs. L’obtention de 60 ECTS en fin de 1re année permet à l’étudiante ou l'étudiant de s’inscrire dans l’année supérieure.

À l’issue du semestre 6, les étudiantes et les étudiants passent le Diplôme national en Art. Le DNA est attribué par un jury de 3 membres, dont 2 personnalités extérieures à l’école et la professeure coordonatrice ou le professeur coordonnateur de la 3e année.

L’inscription aux semestres 7, 8, 9 et 10 est soumise à l’obtention du DNA et au passage devant une commission d’admission qui juge de l’adéquation du projet de l’étudiante ou l'étudiant aux caractéristiques de l’enseignement en 2e cycle à la Villa Arson. L’obtention des 90 ECTS des semestres 7, 8 et 9 permet à l’étudiante ou l'étudiant de se présenter au DNSEP option Art (diplôme national supérieur d’expression plastique).

Le mémoire de diplôme fait l’objet d’une soutenance orale devant un jury de deux membres dont le professeur chargé de la coordination du mémoire et présidé par un enseignant extérieur à l’école titulaire d’un doctorat (tout deux étant membres du jury DNSEP).

Le DNSEP est attribué par un jury de 5 membres, dont 4 personnalités extérieures à l’école et de la professeure coordonatrice ou du professeur coordonnateur de la 5e année à l’issue d’une présentation publique de fin d’études.

Contrat d’études

En concertation avec la professeure coordonatrice ou le professeur coordonnateur d’année et la direction des études, chaque étudiante ou étudiant est invité à définir au cours du 1er semestre son contrat d’études.

Ce document qui sera rempli par les professeurs concernés vise à mettre en valeur l’individualisation du parcours de formation en relation avec l’élaboration du projet personnel de l’étudiante ou l'étudiant.

Il comprend, en plus des cours régulièrement inscrits dans l’emploi du temps et qui sont les mêmes pour toute la promotion, l’ensemble des ateliers où l’étudiante ou l'étudiant travaille plus particulièrement, les workshops suivis, les échanges ou stages effectués et les activités supplémentaires réalisées à la Villa Arson (au centre d’art ou au service des publics par exemple). Le contrat d’études est conservé par le secrétariat pédagogique dans le dossier de l’étudiante ou l'étudiant.

Ce contrat vise à aider l’étudiante ou l'étudiant à définir lui-même les orientations de son parcours et servira à établir « le supplément au diplôme » (document annexé au dossier lors du passage du DNA ou du DNSEP).

Modalités du contrôle continu

Chaque enseignant procède à l’évaluation des travaux sous forme d’un contrôle continu dont les résultats sont communiqués au secrétariat pédagogique ainsi qu’au jury d’évaluation semestrielle, avec les notes et appréciations concernant le travail de chaque étudiante ou étudiant. Les modalités du contrôle continu sont propres à chaque enseignant et seront communiquées aux étudiantes et aux étudiants lors du premier cours. Les résultats des contrôles continus sont consultables directement auprès de chaque enseignante ou enseignant.

Modalités des évaluations semestrielles

Le jury semestriel est composé d’au moins 3 enseignantes et enseignants dont une théoricienne ou un théoricien. Il examine l’ensemble des travaux des étudiantes et des étudiants, présentés sous la forme d’un accrochage accompagné des travaux préparatoires, notes et tous documents à l’appui de l’argumentation orale. L’évaluation se déroule sous forme d’un entretien d’une vingtaine de minutes. Elle donne lieu à l’établissement d’un document écrit comprenant l’intitulé et le nombre d’ECTS acquis et d’un commentaire synthétique visant à éclairer les étudiantes et les étudiants sur leur situation. En cas de difficultés importantes celles-ci doivent être signifiées clairement afin de mettre en alerte l’étudiante ou l'étudiant concerné pour la poursuite de son cursus. Une copie de ce document signé par le directeur est remise à chaque étudiante et étudiant.

Passage d’année

L’évaluation du second semestre se déroule dans les mêmes circonstances que l’évaluation de premier semestre, et décide, au vu des travaux et des réflexions des étudiantes et des étudiants ainsi que des résultats communiqués par l’ensemble des enseignantes et des enseignants, du passage dans l’année supérieure ou bien, s’il y a lieu, d’une autorisation de redoublement. En cas de déficience grave, la réorientation dans un autre établissement peut être proposée par le jury.
Pour les années diplômantes, les étudiantes et les étudiants doivent avoir acquis le nombre d’ECTS total requis (soit 165 pour le DNA, 270 pour le DNSEP).
Les décisions des jurys sont sans appel.
Les résultats semestriels et annuels assortis de l’attribution des ECTS correspondants sont envoyés par voie postale à chaque étudiante et étudiant.

Passage de cycle

Le passage du 1er cycle au 2e cycle est subordonné à l’avis d’une commission pédagogique spécifique examinant le parcours de l’étudiante ou de l'étudiant durant ses 3 années de 1er cycle et ses intentions pour le 2e cycle.
L’admission en 4e année est donc subordonnée à l’obtention du DNA et l’avis favorable de la commission (voir Arrêté du 16 juillet 2013).
La commission de passage en 2e cycle (phase projet et de recherche) est composée de quatre enseignants dont les coordonnateurs de 3e et 4e année, le directeur ou la directrice des études et du directeur ou la directrice de l’établissement.

Le système européen de transfert de crédits (ECTS)

Pour favoriser la circulation, la coopération et les échanges entre les établissements d’enseignement supérieur de l’Union européenne, un système dit ECTS (European Credit Transfer System - Système européen de transfert de crédits) a été mis en place. Il correspond à une méthodologie adoptée par les établissements d’enseignement supérieur permettant une harmonisation et une compréhension internationale des cursus d’études.
La volonté de créer un espace européen ouvert en matière d’éducation et de formation a conduit l’Union européenne à favoriser la coopération et les échanges entre les établissements d’enseignement supérieur et à œuvrer pour une meilleure lisibilité des formations relevant de ces établissements.

Caractéristiques du système ECTS

• il est centré sur le travail que l’étudiante ou l'étudiant fournit pour atteindre les objectifs du cursus d’études,
définis en termes de savoirs et de compétences ;
• il n’entraîne aucune modification du contenu des formations ;
• le volume de travail réalisé par l’étudiante ou l'étudiant (temps de présence aux cours, recherches
personnelles, documentation...) est apprécié par une unité quantitative commune : le crédit ;
• un crédit représente 25 à 30 heures de travail ;
• une année d’études correspond à 60 crédits.
Les 3 premières années correspondent à 180 crédits, les deux dernières années du cursus à 120 crédits. Une année d’étude est répartie en 2 semestres correspondant à 30 crédits chacun ;
• un certain nombre de crédits est affecté à chaque unité de cours correspondant à une formation durant un semestre ;
• les crédits sont attribués par l’équipe pédagogique qui évalue les connaissances et compétences acquises ;
• le cycle d’étude est achevé lorsque tous les crédits prévus dans le cursus sont acquis.
Le système des ECTS se généralise progressivement dans les établissements d’enseignement supérieur et concourt à l’harmonisation avec l’architecture européenne des diplômes, dite LMD, fondée sur 3 cycles de référence – 1er cycle de 3 ans, 2e cycle de 2 ans, 3e cycle de 3 ans, respectivement sanctionnés par la Licence, le Master et le Doctorat.

Le DNA (diplôme national d’art)

C’est un diplôme national de niveau II sanctionnant 3 années d’études. Sa validation au grade de Licence est en cours d’examen national.
La présentation au diplôme du DNA est soumise à l’obtention des 165 ECTS attribués au cours des 3 premières années du cursus.

Nature de l’épreuve

Il s’agit d’une présentation dans l’espace d’une sélection de travaux et de tous documents utiles pour comprendre la démarche initiée par l’étudiante ou l'étudiant. L’étudiante ou l'étudiant dans la présentation critique de ses propositions plastiques est invité à expliciter sa démarche, ses sources et sa méthode de travail.
La soutenance dure 30 minutes, dans un esprit de dialogue avec le jury.

Composition du jury de DNA

• une présidente ou un président désigné par le directeur de l’école
• une ou un artiste, une ou un professionnel de l’art
ou une enseignante ou un enseignant extérieur à l’école
• la ou le professeur coordonnateur de la 3e année

La composition du jury du diplôme est établie sur décision de la directrice ou u directeur de l’établissement.

Le DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique)

C’est un diplôme national de niveau I’homologué au grade de Master.
La présentation au DNSEP est subordonnée à l’obtention des 270 ECTS attribués pour les semestres 1 à 9.
Le passage du diplôme est constitué de deux épreuves distinctes :
• la soutenance d’un mémoire d’une durée de 20 minutes devant un jury de 2 personnes
• la soutenance d’un travail plastique d’une durée de 45 minutes devant un jury de 5 personnes.


Modalités concernant la soutenance du mémoire de DNSEP

La soutenance du mémoire se fait devant un jury composé de la ou le professeur coordonnateur du mémoire en 5e année et d’une personnalité extérieure titulaire d’un doctorat. Le résultat de cette soutenance est communiqué au jury du DNSEP, dont fait partie le docteur précité, et qui en prend acte dans le cadre de son évaluation globale du diplôme.

Composition du jury de DNSEP
• une représentante ou un représentant de l’école
• 4 personnalités qualifiées choisies dans le domaine d’activité
La présidente ou le président est choisi parmi les personnalités qualifiées.

La composition du jury du diplôme est établie sur décision de la directrice ou u directeur de l’établissement.

Mobilités internationales en cours de cursus


Pour les étudiantes et les étudiants de l’école (mobilités sortantes / outgoing mobilities)

Les échanges s’effectuent en 4e année pour un semestre :
• dans le cadre du programme Erasmus +,
• pour le Canada et le Québec, dans le cadre du programme d’échanges des étudiantes et des étudiants de la (CREPUQ -PÉÉ)
• dans le cadre de conventions spécifiques avec les autres pays.


Les étudiantes et les étudiants de l’école bénéficient du soutien financier du programme Erasmus +, de la Région Sud, et selon leur projet et leur destination de soutien de mécènes.

Pour les étudiantes et les étudiants étrangers accueillis en mobilité
(mobilité entrante / incoming mobilities)


Durée des séjours

Les étudiantes et les étudiants des établissements partenaires sont accueillis dans le cadre des mobilités, pour une durée variable selon l’accord inter-institutionnel signé avec leur établissement.
Pour être admissibles en mobilité, les étudiantes et les étudiants des écoles partenaires doivent être inscrits dans leur établissement et avoir un niveau d’études au moins équivalent au grade de licence 3 dans le système d’enseignement européen. Ils suivent les cours de la 4e année (équivalent au grade de master 1).

Niveau linguistique

Les cours sont dispensés en français. Une bonne pratique de la langue française est nécessaire ; il est conseillé de se préparer au TCF (test de connaissance du français voir le site du ciep). Les cours théoriques sont ouverts aux étudiantes et étudiants dans le cadre des mobilités s’ils peuvent attester d’un niveau B2 au minimum au TCF.

Procédure d’inscription

Le dossier comprend :
• un formulaire d’inscription à compléter : Application form
• une lettre de motivation, rédigée de préférence en français
• un portfolio (au format pdf maximum de 1,5 Mo pour envoi par par messagerie exclusivement) présentant au minimum 10 travaux artistiques récents
• les notes et crédits ECTS des semestres 4 et 5
• un curriculum vitae
• 2 photos d’identité
• une copie du passeport ou de la carte d’identité


Le dossier doit parvenir par messagerie exclusivement au plus tard le 15 mai pour le semestre d'automne (octobre—janvier) de l’année académique suivante, ou le 15 novembre pour le semestre de printemps (février—juin) adressé par le responsable de l’établissement d’origine en charge des relations internationales.

Le dossier est à envoyer à international@villa-arson.org.

À partir de la 2e année, les étudiantes et les étudiants sont invités à effectuer des stages dans des institutions, en entreprises ou dans des ateliers d’artistes ou d’artisans, en fonction de leur parcours de formation.
Ces stages doivent être choisis en concertation avec l’équipe enseignante et font l’objet d’une convention de stage qui doit être élaborée avec le secrétariat pédagogique avant qu’elle ne soit visée par la direction.
La Villa Arson offre la possibilité de réaliser un stage en régie et/ou en médiation des expositions auprès des services concernés (expositions et service des publics).

1er cycle

Un stage obligatoire de 2 semaines minimum doit être validé avant le passage du DNA (semestre 5).
Ce stage peut également être réalisé dans le cadre d’Erasmus + à l’étranger. Dans ce cas, le stage doit durer au moins 2 mois et prendre place en dehors des périodes d’enseignement.

2e cycle

Un stage long, de 3 à 6 mois, peut remplacer un semestre d’études à l’étranger en 4e année.
Ces stages sont soumis à l’approbation de l’équipe pédagogique et donnent lieu à une convention élaborée par le secrétariat pédagogique visée par la direction. Les étudiantes et les étudiants doivent remettre un rapport de stage avec un commentaire de leur tuteur lors de leur retour à la Villa Arson.
Dans le cadre d’un stage à l’étranger, la convention sera établie par le service des relations internationales.
Les modalités d’évaluation semestrielle doivent être négociées avec le coordonnateur de 4e année et la directrice des études avant le départ. Le non respect des engagements pris par l’étudiante et l'étudiant concernant l’évaluation semestrielle à l’issue de son stage entrainera une non attribution des crédits ECTS du semestre concerné.

L’établissement dispose de nombreux ateliers techniques qui ont fait l’objet, pour la plupart, d’une remise aux normes et d’une rénovation, voire d’une extension des équipements. Il s’agit non seulement de faciliter l’initiation des étudiantes et des étudiants aux différentes techniques et à l’utilisation de différents matériaux, mais aussi de mettre à la disposition des artistes en résidence les moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs projets dans les meilleures conditions durant leur séjour.

Les ateliers sont regroupés dans les divers pôles qui entretiennent entre eux des liens structurels et poursuivent des projets communs.

pôle numérique

Le studio vidéo-infographie offre des équipements de qualité professionnelle permettant le tournage (caméras, pieds, éclairages…), le montage (stations de travail dédiées), la post-production (logiciels spécialisés) et la diffusion (vidéoprojecteurs, écrans LCD, streaming…) de vidéogrammes au format HD. Il offre également une salle de cours informatique multipostes pour les formations techniques sur divers logiciels de retouche d’image, de mise en page et de création de sites internet. Un espace est dédié à l’imagerie 3D et un autre à la consultation internet. Une part importante des activités du studio est réservée à la phonographie et aux projets de mise en espace des sons, avec une gamme adaptée d’équipements de captation.

studio son

Studio son

6 postes de montage Mac Pro
(Digital Performer – Reaper – Ableton Live – WaveLab – cartes son MOTU 828 & Ultralite MK3)
Cabine acoustique professionnelle Studiobricks
Traitements / effets

compresseur TLAudio ebony, Lexicon LXP, Yamaha SPX90 & 1000, Ultrapatch pro, sampler Akaï S1000, pédales delay, loop boss, big muff
Équipement de captation

(microphones Neumann 184 mt & TLM 103, SM57 Dynamic, SM58, couple Schoeps, hydrophone CETACEAN C54, parabole Telinga, HF Sennheiser ew 100, Shure SM81-LC, MX 393/S, shotgun Sennheiser ME 66)
Tables mixage

Allen&heath GL2400, Makie, Korg, Yamaha
Enregistreurs numériques et analogiques

Sound Devices 788T, ZOOM H4N & H6, Edirol R4, Revox
Studio analogique

(Doepfer, Roland System 100M, DX7, RSF Kobol, Audio Signal generator TBF)
Systèmes diffusion

QSC K12 & Ksub, Genelec 1031A & 1032A, FOCAL CMS-50, Yamaha MSP5
Atelier électronique

Modules Arduino, circuits bending & imprimés, fabrication capteurs Sensor & microphones

pôle volume

Afin de faciliter les synergies entre les ateliers, le pôle volume regroupe plusieurs entités complémentaires sur une surface de plus de 600 m2 qui dispose d’un équipement à air comprimé et un espace spécifique dévolu à l’expérimentation. Il est également câblé en fibre optique et dispose d’une connexion wifi. En outre ce pôle s’est doté d’un outillage de découpe numérique (conception assistée par ordinateur / fabrication assistée par ordinateur) dédiée à des expériences transdisciplinaires (sérigraphie, céramique, gravure…) comportant : une CNC Heintz 1440, découpe numérique et une Spedy 300, découpe laser.

atelier bois

Les espaces pour le travail du bois disposent de machines performantes et récentes : scie à panneau, rabot dégauchisseuse, scie à ruban, scies radiales, perceuse à colonne, ponceuses à ruban, tour à bois, assemblage Hoffman, matériel électroportatif, machine à queues d’arondes.

atelier métal

Pour l’ensemble des travaux un équipement est disponible, à la fois en petits matériels électro-portatif et en machines fixes : guillotine 1 x 2 en 2 mm., plieuse, cintreuses à galets, une rouleuse perceuse à colonne, tronçonneuse à eau, ponceuse à ruban, une presse 10t., chalumeau oxy découpeur, un MIG, un poste à souder à arc rotatif, un découpeur plasma. Une forge à gaz a été installée en 2014.
En 2017, l’atelier métal est doté d’un TIG pour le soudage aluminium, offrant de nouvelles perspectives.

atelier modelage/moulage

Un espace équipé pour le modelage et le moulage (plâtre et matériaux de synthèse) a été spécialement aménagé sous la forme de grands plateaux de marbre, bac à terre, VMC.

atelier céramique

Les équipements de cet atelier ont été récemment renouvelés et complétés afin de répondre à une augmentation très importante de sa fréquentation :
4 fours de grande capacité dernière génération sont installés (650 l / 1300° – 700 l / 1300° – 120 l / 1430° – 1150 l / 1100°), 2 tours, une cabinet d’émaillage modèle 2010, une crouteuse, une boudineuse, un broyeur à jarres, un four pour émaux sur cuivre, un touret pour l’abrasion.

atelier matériaux souples

pôle édition

atelier édition

Il est équipé de deux imprimantes A0 (110 cm) stylus pro 9800 EPSON et Xanté film meker 4 (format A3+) permettant des tirages photo format poster ou sur films transparents (typons) pour sérigraphie ou offset. Un logiciel adapté à l’imprimerie (Color Gate) permet des séparations quadrichromiques.

atelier gravure

L’espace gravure en taille douce dispose d’une grande presse Fleury (plateau d’1,10 m – ouverture 0,60 m), d’une presse à bras et d’une presse Ledeuil pour les empreintes.
La production de gravures depuis 35 ans fait l’objet actuellement d’un programme de numérisation. Cette collection est conservée à la bibliothèque de la Villa Arson.

atelier sérigraphie

Il dispose d’un équipement performant en tables d’impression pour tout format (3 tables). D’autres matériels complètent le dispositif : un bloc d’insolation avec étuve de séchage, un bac de dégravage avec fond lumineux, une affûteuse de racles. L’ensemble des équipements répond à la mise en oeuvre de projets, notamment la réalisation de livres d’artistes, qui se font avec les étudiant-es et à l’invitation d’artistes extérieurs.

pôle peinture et dessin

Ce pôle dispose d’espaces spécifiques (amphithéâtre dessin, ateliers techniques) et de petits matériels. Concernant la peinture, l’établissement a investi dans une cabine de peinture professionnelle à air comprimé. Il s agit d’initier les étudiant-es à la peinture au pistolet sur divers supports, notamment en volume.

cabine de peinture

pôle photographie

Les étudiantes et les étudiants ont à leur disposition des matériels de prise de vue, argentique et numérique : chambre Sinar P2 format 4” x 5”, Hasselblad 503 CW et 501 CM, boitiers FM3 Nikon, boitiers numériques Nikon et Canon, dos numérique IXPress. Une salle de traitement informatique câblée avec le pôle numérique et le studio édition permet retouches et numérisation ; elle est dotée de scanners 24 x 36, 120 et 4” x 5”. L’impression de tirages jet d’encre de très haute qualité est possible sur projet.

studio de prise de vue

Un studio de prises de vue équipé de flashes électroniques et d’éclairages tungstène s’ajoute à plusieurs laboratoires de développement et de tirage.

amphithéâtres (1, 2 et 3)

Ces amphithéâtres de 50 à 90 places sont utilisés pour les cours théoriques et les présentations. Ils sont câblés, isolés acoustiquement et équipés d’écran mobiles et de vidéoprojecteurs.

galerie d'essais

La Villa Arson est dotée d’une galerie d’essais modulable grâce à un système de cloisons mobiles, une surface totale de près de 300 m2, qui peut donc être donc utilisée comme un seul espace ou bien comme un lieu comprenant quatre espaces plus réduits. La galerie d’essais est câblée et reliée directement au pôle numériques de manière à pouvoir montrer toutes les productions issues des studios. En complément de la galerie d’essais, un magasin technique équipé de huit modules de diffusion et de nombreux périphériques mobiles sont destinés à la réalisation d’installations sonores et de projets de performance.

galerie provisoire

La Galerie provisoire est un espace de 100 m2 au cœur la Villa Arson, au confluent de l’école et du centre d’art.

grand amphithéatre

Un amphithéâtre de près de 193 places, équipé d’enceintes Genelec 5.1 et d’un dispositif de projection vidéo, est conçu pour la spatialisation et la présentation de travaux électroacoustiques et de cinéma pour l’oreille. Ce grand amphithéâtre a été rénové à l’été 2014 : agrandissement de la scène, de la régie pour une diffusion optimale de l’image et du son, pose d’un écran de cinéma et mise en conformité pour l’accessibilité handicap.

bibliothèque d'études et de recherche

La bibliothèque d’études et de recherche est le fruit d’une volonté affirmée, depuis plus de trente ans, de créer un pôle de ressources documentaires spécialisé sur l’art. Riche d’environ 53 000 documents, elle compte une importante collection patrimoniale datant du XIXe siècle, héritée de l’ancienne École Nationale des Arts Décoratifs de Nice.

Pratique

La bibliothèque est accessible gratuitement à tous les publics, du 3 octobre au 30 juin.

Horaires d’ouverture

– du mardi au vendredi de 10h à 18h.
Elle est fermée le lundi et pendant les congés de l’école.

Consultation des collections

– Les documents de la salle de lecture sont librement accessibles,
– Le fonds audiovisuel et les ouvrages de formats spéciaux sont immédiatement consultables sur demande,
– La consultation des documents conservés en réserve se fait en accès différé.

Prêt

Le prêt est réservé aux étudiantes et aux étudiants, aux professeures et professeurs ainsi qu'aux personnels de la Villa Arson.
Pour s’inscrire, se munir d’une photographie d’identité et de sa carte d’étudiante ou d'étudiant.

Le prêt est limité à quatre documents imprimés et deux documents audiovisuels pendant trois semaines, exception faite des usuels et des livres précieux et/ou rares qui sont exclus du prêt.

Équipements

– Photocopieur en libre-service : cartes de photocopie à acheter sur place,
– Ordinateurs en libre accès avec connexion Internet.

Contacts

Contact général
Tél . +33 (0)4 92 07 73 88
bibliotheque@villa-arson.org

Christophe Robert
christophe.robert@villa-arson.org

Marie Magnaldi
marie.magnaldi@villa-arson.org

centre d'art
Spartacus Chetwynd, vue de l'exposition Ne pas jouer avec des choses mortes, 2008

Dès sa création, la Villa Arson comportait un centre d'expositions associé à l'école d'art qui devint en 1982, centre national d'art contemporain. Il participe d'un réseau de 47 centres d’art en France réunis au sein de dca. Il conçoit et met en place un programme de trois cycles d’expositions par an avec une mission de soutien aux artistes pour la production de nouvelles œuvres.

Cette programmation s’accompagne d’une politique éditoriale, de conférences/rencontres et d’activités pour les publics.

Le centre d'art de la Villa Arson s'inscrit dans plusieurs réseaux professionnels :

• d.c.a. (Association française de développement des centres d’art)
Depuis sa création en 1992, l’association d.c.a contribue à mettre en réseau et à fédérer les centres d’art en France avec leurs différences de statuts et de programmations. S’élevant aujourd’hui à 48 structures, les centres d’art membres de d.c.a présentent une grande diversité au niveau de leur histoire, taille, contexte géographique et sociologique.

En majorité subventionnés par des fonds publics (Drac, régions, départements, communautés d’agglomération, villes), la plupart d’entre eux sont des associations, bien que certains soient gérés en régie directe (régionale, départementale ou municipale). Leur champ d’action varie d’un lieu à l’autre, en fonction de leur financement et de leur situation, en centre ville, en zone suburbaine ou rurale.

A travers d.c.a, nous souhaitons mettre en valeur la richesse de la création contemporaine et des projets culturels en direction des publics. Nos collaborations, coproductions, coéditions, partenariats nationaux et internationaux, fondés sur des échanges artistiques, ont pour but de donner aux centres d’art une plus grande visibilité.

• le réseau botox(s)
Déterminés à représenter de façon objective et professionnelle le monde de l’art contemporain, différents acteurs de Nice et de la région se sont fédérés pour défendre, représenter et soutenir l’ art contemporain sur la Côte d’Azur et à Nice plus particulièrement, terre historiquement tournée vers la culture et notamment les arts visuels. Forts des événements réalisés depuis déjà de nombreuses années mais qui, en 2007, ont trouvé une indéniable visibilité, une forme adéquate et efficace a été donnée à cet engagement pour assurer la diffusion et la promotion de l’art contemporain au travers d’une nouvelle association : botox(s)

• les Archives de la critique d’art
Depuis 1988, en lien étroit avec l’Association internationale des critiques d’art (AICA) et avec l’université Rennes 2, les critiques d’art se réunissent en association afin de rassembler et préserver des fonds spécifiques, susciter et participer aux débats esthétiques, animer et soutenir la recherche.

Aujourd’hui, les Archives de la critique d’art demeurent uniques en Europe. Elles donnent accès à plus de 60 fonds d’archives qui représentent la mémoire des témoins et acteurs de la scène artistique des six dernières décennies, à près de 300 fonds d’écrits qui sont la photographie exacte de la critique d’art contemporaine ainsi qu’à une importante bibliothèque spécialisée qui vient en appui des fonds pour enrichir les problématiques de recherche.

À l’automne 2012, avec son quarantième numéro, la revue Critique d’art a engagé une mutation profonde.

La Villa Arson fait partie du réseau d’éditeurs partenaires des Archives.

résidence d'artistes
Sonia Boyce et Mathilde Dadaux, Villa Arson, 2016

Parallèlement au programme de résidences/recherche lié au programme de 3e cycle, la Villa Arson accueille des artistes chaque année. Uniquement sur invitation, les artistes sont choisis par la direction de l’établissement et le directeur du centre d’art en fonction de projets à développer dans le cadre de la programmation artistique ou pédagogique. Les artistes sont hébergés sur place pour une période de trois mois environ et bénéficient d’un atelier individuel.

publications

Activités éditoriales (supports imprimés et web)

À travers sa programmation artistique, la Villa Arson combine une double activité de production d'expositions et d'édition. Les ouvrages publiés sont des catalogues d'expositions rendant compte de la mise en espace du travail d'un ou plusieurs artistes en apportant un regard analytique sur le travail artistique et le projet curatorial mais aussi des ouvrages thématiques, des anthologies ou encore des essais proposant un prolongement à une recherche dont l'exposition a été le point de départ (Ne pas jouer avec des choses mortes, Acclimatation, Le Temps de l'écoute, Des corps compétents) ; des monographies (Tatiana Trouvé, Roman Ondák, Ryan Gander, Sonia Boyce, Aurélien Froment) et aussi éditions d'artistes (disques vinyles, calendriers, cartes postales).

Depuis 2012, la Villa Arson accompagne également sa programmation artistique de projets éditoriaux en ligne. Il s'agit aussi bien de projets d'ampleur tel que la publication d'une base de données consacrées à l'Histoire de la performance sur la Côte d'Azur de 1951 à 2011, que des sites dédiés aux artistes diplômés de la Villa Arson (depuis 2014) ou encore d'un site monographique dédié au travail d'une artiste (Emmanuelle Lainé). Depuis 2016, ces projets sont réunis sur une plateforme éditoriale.

Librairie

Depuis l'été 2013, chaque visiteur de la Villa Arson est accueilli par l'équipe de médiation dans un espace aménagé en librairie. On retrouve dans cet espace de vente toutes les éditions de la Villa Arson parues depuis 1984 : catalogues et affiches des expositions, monographies d'artistes, essais théoriques mais aussi des éditions de disques vinyles, cartes postales et calendriers.
Au gré de la programmation artistique la librairie enrichit également ses rayonnages de publications directement liées l'actualité.

Depuis 2017, on retrouve le catalogue des 230 publications de la Villa Arson sur le site de la une librairie en ligne.

équipe pédagogique

Secrétariat pédagogique

Les étudiantes et étudiants sont encadrés par une équipe de 32 professeures et professeurs, techniciennes et techniciens, assistantes et assistants d'ateliers.

Stéphane Accarie

Artiste, il est responsable du studio Photographie de la Villa Arson depuis 2001.

Né en 1970 à Marseille, il vit et travaille à Nice. Ses photographies sont issues d’un travail fait en deux temps, des prises de vue en extérieur constituant une collection d’images puis la construction de la pièce finie en atelier. Il ne considère pas les images brutes issues de la pellicule fraîchement développée comme se suffisant à elles-mêmes. Il travaille dans la construction-reconstruction du médium photographie, sa matérialité et sa réalité, en se rapprochant plus d’un travail pictural – au sens du processus – plutôt que d’une démarche photographique. Il recherche, non pas des images désenchantées de banlieues mais des espaces ou des modules architecturaux qui sont réinvestis par la nature et où une certaine poésie s’installe. Il y a une beauté inhérente à ces lisières de villes, à ces volumes industriels posés là.
(Extrait de communiqué de presse, galerie Sintitulo Mougins, 2003)

Kaloust Andalian

Scénariste et réalisateur, il est professeur associé à la Villa Arson depuis 2004.

Il intervient à la Villa Arson auprès des 2e année pour le cours Histoire et lecture des formes filmiques. Il accompagne tout au cours de l’année les étudiantes et les étudiants travaillant le médium vidéo et s’intéressant au cinéma. Membre de l’association L’ÉCLAT, (Pôle régional d’éducation artistique et de formation au cinéma Paca), il mène des formations au cinéma à destination des professeurs de collèges et de lycées et participe, au titre de conseil artistique, aux nombreuses programmations cinématographiques composées par l’association. Au sein de celle-ci, il a coordonné, à la Villa Arson, les masterclass et rencontres avec Abbas Kiarostami (2007), Wang Bing (2013), Avi Mograbi et Arnaud Des Pallières (2014). Il enseigne le scénario et la dramaturgie appliquée au récit cinématographique ainsi que l’esthétique du montage à l’ESRA (École Supérieure de réalisation Audiovisuelle) de Nice.

Par ailleurs, il a publié des textes sur le cinéma dans divers ouvrages collectifs ou catalogues notamment : Une histoire d’actrice et d’oubli (Corlet, 2007) ; Fernand Léger et le cinéma (RMN, 2008) ; Désir filmé (Sémiose, 2009) ; Jacques Lizène, le cinéma et la seconde moitié du XXe siècle (Yellow Now, 2010) ; Le cinéma entre deux « A propos » (Les presses du réel, 2012).

Joan Ayrton

Joan Ayrton est professeure de Dessin à la Villa Arson depuis janvier 2019.

De nationalité anglaise, elle est une artiste dont la production —peinture, photographie, film — interroge les enjeux du regard et de la représentation dans une réflexion associant principalement la couleur, l’architecture et le paysage. Depuis quelques années, son attention se porte plus spécifiquement sur des questions minérales ou géologiques, une recherche menant à considérer les instabilités et dérèglements du monde physique et politique contemporain, comme à penser les évocations ou métaphores d’une géologie abstraite (dans l’esprit des rivières mentales et cristallisations conceptuelles de Robert Smithson). La couleur, le plus souvent monochrome, est travaillée en gammes, ou suites, prenant parfois la forme de nuanciers. Les propriétés des médiums ou une certaine approche des techniques employées (appareil photographique, scanner et multiples techniques d’impression) ont engagé — au-delà des motifs ou sujets abordés — une réflexion sur l’image, à travers son support, son format, son caractère unique ou multiple, sa disposition dans un espace. L’exposition est avant tout pour elle le moyen d’expérimenter un jeu de croisements d’idées dans un temps et un espace donné, de faire émerger d’un ensemble de pièces présentées une forme d’hypothèse.

Frédéric Bauchet

Artiste et professeur, responsable de l’atelier Céramique à la Villa Arson depuis 2001.

Frédéric Bauchet a proposé dès son arrivée que l’enseignement de la céramique soit plus étroitement associé aux enjeux de la création contemporaine. Il a à la fois élargi le champ des techniques de la céramique enseignées à la Villa Arson, et travaillé à relier les productions de l’atelier céramique aux autres ateliers et disciplines de l’école. Frédéric Bauchet s’est également impliqué pour créer des liens entre les écoles d’art disposant d’un atelier céramique et à échelle internationale, au travers d’un réseau européen ECART (European Ceramic Art & Research Team). Son travail plastique est une interrogation constante des composants historiques, politiques et phénoménologiques de la céramique. Lors de ses périodes de résidence d’artiste à la Manufacture de Sèvres, son approche conceptuelle du médium s’est enrichie au contact des techniques et des formes propres à la céramique élaborée par des maîtres d’art disposant d’un très grand savoir-faire et dépositaires d’une tradition d’excellence inégalée. Frédéric Bauchet, dans son travail artistique comme dans son activité d’enseignement, veille à entretenir des liens productifs avec des médiums complémentaires.

Claire Bernstein

Critique d’art et traductrice, elle est professeur d’Anglais à la Villa Arson depuis 2007.

D’origine franco-américaine, née à New York, Claire Bernstein est titulaire d’un Bachelor of Arts de l’Université américaine de Bryn Mawr près de Philadelphie, avec une dominante en arts plastiques. Arrivée en France à l’âge de vingt ans, après un passage à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs et à l’École du Louvre elle obtient le diplôme de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle reprend des études quelques années plus tard, et obtient un Master Professionnel de Médiation et Ingénierie Culturelle de l’Université de Nice Sophia-Antipolis.

En plus d’une activité d’artiste peintre et d’écrivain, elle a collaboré à de nombreuses revues en tant que critique d’art (art press, Tema Celeste, Juliet Art Magazine, Plus ou moins zéro, Varia Revue, etc.). Elle est également traductrice de poésie contemporaine et a collaboré aux revues TXT et Fusées ainsi qu’au site de poésie comparative Sitaudis.

Elle a traduit des textes et catalogues pour la Fondation Maeght, le Centre national d’art contemporain de la Villa Arson, le Consortium, la Galerie nationale du Jeu de Paume, la Maison Populaire, ou l’Esba d’Angers. Outre une longue expérience de l’enseignement de l’anglais aux adultes, elle a suivi une formation à la pédagogie alternative de Maria Montessori. Elle a également suivi une formation de base à la Communication Non Violente selon Marshall Rosenberg. Claire Bernstein a enseigné la peinture et l’histoire de l’art à l’École méditerranéenne de l’art des jardins à Sophia-Antipolis.

Burkard Blümlein

Artiste, il est professeur de Sculpture à la Villa Arson depuis 2007.

Né en 1960 à Würzburg (Allemagne), il a étudié aux Académies des Beaux Arts de Karlsruhe et de Nuremberg, aux universités de Fribourg/Brg et de Munich ainsi qu’à l’Institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques à Paris.
Il vit à Paris et à Munich.

Depuis 1990 il a présenté de nombreuses expositions en Allemagne, en France et ailleurs, réalisations de commandes pour l’espace public à Munich et au Couvent de La Tourette. Il est représenté par les galeries Hafemann (Wiesbaden) et Bernard Jordan (Paris). De 1999 à 2002 il a enseigné à la Staatliche Akademie der Bildenden Künste de Stuttgart, de 2002 à 2007 il a été professeur de sculpture à École Européenne Supérieure de l’Image à Angoulême.

Publications : Perlenzählerperlen (1991), Sichtbare Arbeiten / Travaux visibles (1999), Bilder / Images (2009), Gespräche im Museum und anderswo / Conversations au musée et ailleurs (2014).

Julien Bouillon

Julien Bouillon (1971) vit et travaille à Paris. Artiste, il est professeur à la Villa Arson depuis 2003. Son travail a été exposé, entre autres, au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne et aux États-Unis.

Julien Bouillon a travaillé ces dernières années à détourner un certain nombre de formats standard (tableaux, magazines, etc.) pour produire des objets spécifiques. Son travail s’est développé sur la base d’une approche multimédia et d’un intérêt permanent pour les techniques. Dans son livre Contre la méthode Paul Feyerabend a défendu l’idée qu’il n’existe pas de règles méthodologiques immuables dont les scientifiques devraient toujours se servir, et qui garantiraient de façon incontestable la validité de leurs recherches. Selon lui, une «dose» d’anarchisme méthodologique ne pourrait être que profitable à la science. C’est ce à quoi Julien Bouillon aspire en art.

Pascal Broccolichi

Artiste, il est professeur enseignant les Pratiques sonores depuis 2004. Il est né en 1967 à Antibes.
Évoluant autour de différents mediums aussi divers que l’installation, la phonographie et la captation électromagnétique, son travail prend sa source dans une approche focalisée sur la perception auditive et tout particulièrement dans le son envisagé comme un vocabulaire de formes qui se prêtent à la création de dispositifs d’écoute. Comme cadre pour sa recherche, il a développé un réseau d’environnements multiples liés par des relations continues entre une œuvre et la suivante. En exploitant les principes habituels de certaines lois acoustiques et leur champ d’application technologique autour de l’espace d’exposition, Pascal Broccolichi coordonne la typologie des sons avec nos capacités de perception.
Après des études à la Villa Arson et un Master à l’université du Massachusetts – Amherst en 1994, il participe à la création de la Station à Nice en 1996 et fonde en 2000 le laboratoire LECSonic qui participe au développement de ressources liées à l’observation sonore
et électromagnétique.

Projets récents : Roadshow, Total Museum of Contemporary Art, Séoul, Corée ; Laisser les sons aller où ils vont, FRAC Franche-Comté ; International sound art exhibition SKAN II, Skanu Me-s” festival Riga 2014 (Lettonie), Entrée libre mais non obligatoire, manifestation mono/polygraphique de Noël Dolla, Villa Arson (Nice), Invasive harmonie, Le Bon Accueil, (Rennes), Festival de Flandre, Courtrai (Belgique), Abruit, ART SEQUANA 2, Art contemporain du Havre (Paris), Hyperprisme-3, Espace de l’Art Concret (Mouans-Sartoux).

Publications : Thierry Davila, Pascal Broccolichi – Cartographie de l’inouï, (Les presses du réel, 2012), Leonardo Music Journal N°23 – SOUND ART (MIT Press, San Francisco, USA), Site of Sound : Of Architecture and the Ear Vol. 2, by Brandon La Belle & Claudia Martinho ; Le Temps de l’écoute – Pratiques sonores et musicales sur la Côte d’Azur des années 1950 à nos jours (Les presses du réel – Collection Villa Arson, 2013).

Caroline Challan-Belval

Artiste, elle est professeur responsable de l’atelier Gravure depuis 2010.

Née à Cognac en 1977, elle vit et travaille entre Nice, Paris et Lisbonne. Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, elle est titulaire d’un Master 2 Recherche en Architecture et Patrimoine – Universités de Nice et de Gênes. Elle a séjourné et travaillé à New York avec une bourse Colin Lefranc en 2002. Elle enseigne à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Nice Sophia-Antipolis (M2).

Sa recherche, tournée vers l’architecture et les mondes souterrains, interroge la forme, l’espace, ses structures cachées et leur perception. Elle l’aborde par la pratique du dessin, de la gravure et de la peinture, conjointement à une approche théorique, influencée par la pensée de Lucrèce et de Merleau-Ponty. Sa démarche consiste à saisir et à restituer les dramaturgies modernes dans des lieux de transformation : Ars architectonica, Opus caementecium, Gardiens d’étoiles, Chelsea meat factory, NY Subway, 15 jours en usine, la fonderie d’Outreau, Connais-toi toi-même, Bestiaire mythologique, l’Ère du poisson, l’Homme cherche-midi, Anti mémoire, Visões-Ficção, Fragments botaniques, Latone…

Collections publiques : MoMA (New York), Bibliothèque Nationale de France (Paris), MAMAC (Nice), Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris).

Thierry Chiaparelli

Artiste, il est responsable de l’atelier Métal du Pôle Volume depuis 2006.

Né à Nice en 1970 où il vit et travaille. Après ses études préparatoires à la Villa Thiole, il intègre la Villa Arson en 1989 puis obtient son diplôme national supérieur d’expression plastique en 1994. Recruté comme assistant au service des expositions du centre d’art de la Villa Arson, il est aussi assistant de Bernard Pagés jusqu’en 1996, dessinateur pour l’architecte Marc Barani puis assistant de Noël Dolla.
Parallèlement à son travail au sein de la plateforme 4D (atelier métal et découpe numérique), sa pratique tourne autour de la sculpture et plus particulièrement du dessin, représenté par la galerie espace A VENDRE à Nice dans laquelle il expose régulièrement depuis 2012.

Frédéric Clavère

Artiste, il est professeur de Peinture depuis 2007.

Il est né en 1962 à Toulouse. Il s’installe à Marseille en 1979 où il étudie à l’École Supérieure d’Art de Marseille, là il croise les influences de Support Surface (Viallat, Jaccard, Charvolen) ainsi que celles de Toni Grand ou Joël Kermarrec. En 1986 il est à l’origine avec Joël Yvon et Thierry Thoubert d’un atelier collectif M.D.P. qui est rejoint lors de différents projets d’expositions, éditions, résidences par plusieurs artistes de la scène marseillaise mais aussi européenne notamment d’Allemagne (Hamburg, Stuttgart, Düsseldorf) d’Italie (Milan, Naples) et de Pologne (Wrocław) ainsi que d’Algérie.

Le travail de Frédéric Clavère est axé sur une pratique de la peinture sans toutefois adopter une forme stylistique ou théorique déterminée ; il s’agit plutôt d’une pratique de sample où l’image est largement sollicitée dans des registres hétéroclites convoquant haute et basse cultures.

Son travail a été présenté par différentes galeries et institutions notamment la Galerie Athanor, Jean Pierre Alis, la galerie du Tableau, Bernard Plasse, la galerie Bertrand Baraudou (Nice), le CREDAC, la Chaufferie Strasbourg, Le Dix Neuf Montbéliard (Otto Teichert, Philippe Cyroulnik). Les œuvres de Frédéric Clavère sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques comme le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Fonds Communal de Marseille, etc.

Frédéric Clavère a enseigné à l’École Supérieure d’Art de Toulon de 1993 à 2007.

Depuis 1995 son travail a été exposé dans divers lieux marseillais : MMM interface, la Galerie Athanor, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, RLBQ, Sextant&+ et VF galerie.

En 2013 réalisation d’une œuvre publique Le Tunnel des 1000 signes (Friche Belle de Mai) lors de Marseille Capitale Européenne de la Culture.

Une première monographie a été éditée en 2007 par l’association Sextant &+ et Monografik.

Julien Dubuisson

Artiste, il enseigne la Sculpture-installation à la Villa Arson depuis 2016.

Julien Dubuisson se forme en sculpture à l’école nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Après cinq années passées à Bruxelles il s’installe à Madrid pendant un an comme membre de la Casa de Velázquez.
Dès son retour en France, il séjourne plusieurs mois sur l’île de Vassivière au Centre international d’art et du paysage. Bien que son travail accorde une place importante à une pratique d’atelier et reste marqué par une tradition sculpturale, il s’accompagne, conscient que la pérennisation d’un tel modèle ne s’impose plus, d’une réflexion sur les possibilités de la sculpture. Il s’interroge sur les conditions d’apparition des formes, et des systèmes de pensée qui les précèdent. Pendant sa participation au programme de 3e cycle 5/7 à la Villa Arson, il s’est concentré sur la réalisation d’un « petit théâtre » intitulé Pavillon nocturne. Une publication éponyme est consacrée à ce projet.

Jean-Baptiste Ganne

Artiste, il est professeur de Photographie à la Villa Arson depuis 2012.

Né en 1972 à Gardanne, Jean-Baptiste Ganne vit à Nice. (Dé)formé d’abord à l’École Nationale de la Photographie en Arles puis à la Villa Arson, il expérimente diverses voies d’expression et n’hésite pas à marier les genres : écriture, lectures-performances, installations sonores, photo et vidéo. Son activité d’artiste s’articule autour de « la représentation du politique et la politique de la représentation » comme, par exemple, dans Le Capital Illustré (illustration photographique du livre de Marx).

Délibérément axée vers le social et le politique et riche d’une réflexion qu’ont approfondie maintes lectures, l’œuvre de Ganne se construit dans un rapport étroit avec les données de la culture urbaine contemporaine. Fin observateur des gestes, des mots, des traces perçus et captés tout au long de ses cheminements quotidiens, l’artiste sait restituer un sens nouveau et transgressif aux éléments appréhendés. (Maurice Fréchuret).

Artiste pluridisciplinaire, il s’attache également à favoriser les rencontres entre artistes et disciplines comme au sein de La Station à Nice, collectif d’artistes dont il est l’un des animateurs. En résidence à la Rijksakademie à Amsterdam en 2003 et 2004, il a aussi été pensionnaire de la Villa Médicis de 2006 à 2007.

Agnès Gayraud

Agnès Gayraud est une philosophe, journaliste et auteure-compositrice-interprète française. Elle est connue comme fondatrice du projet musical La Féline.

Agrégée de philosophie, Agnès Gayraud est lauréate de la Bourse de la Fondation Thiers remise par l’Institut de France en 2008. En 2010, diplômée d’un doctorat en Histoire de la Philosophie, elle est l’auteure de la thèse La critique de la subjectivité et de ses figures chez T. W. Adorno soutenue à l’université Paris IV Sorbonne. La même année, elle obtient une bourse d’excellence de l’Université de Montréal. Attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’université Paris IV, elle est également maître de conférence et exerce une année au département littérature de l’université de Stanford en Californie. Journaliste, elle entretient sa plume critique dans les pages Culture du quotidien Libération où elle décortique principalement la musique pop. Elle est également auteure pour la rubrique littérature de Philosophie Magazine. Agnès Gayraud alimente régulièrement un blog personnel de réflexion sur la musique nommé Moderne, c’est déjà vieux.

Vanina Géré

Vanina Géré est professeure d’Histoire de l’art.

Ancienne élève de l’ENS-Lyon, Global Visiting Scholar à New York University (NYU) et elle est agrégée d’anglais, est docteure en histoire de l’art et études américaines, diplômée de l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 (2012). Sa thèse de doctorat portait sur l’œuvre de la plasticienne américaine Kara Walker (Prix de la Chancellerie des Universités de Paris 2013). Spécialiste d’art contemporain américain, V. Géré a enseigné l’histoire des arts à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de Design à Nancy et exerce une pratique de critique d’art et de traduction d’écrits sur l’art.

Éric Grandbarbe

Éric Grandbarbe est responsable de l’atelier Textiles & matériaux souples.

Stéphane Magnin

Artiste, il est professeur de Scultpure et d’Installation depuis 2001.

Né en 1965 à Paris, il vit et travaille à Cap d’Ail. Stéphane Magnin est un artiste protéiforme qui ne cesse de convoquer et de rassembler une étonnante pluralité d’idées, d’énergies, d’images et de prototypes comme autant d’invitations à la rencontre et au partage. Passionné de science-fiction, d’architectures utopiques et de tous les jeux possibles, il manipule, mixe et contamine des références hétérogènes issues de la culture populaire et de la culture savante, dans un esprit poétique dont il ne cesse de lâcher la bride.
(Extrait de communiqué de presse, Biennale d’Anglet, 2011)

Arnaud Maguet

Artiste plasticien et non-musicien au sens où l’entend Brian Eno, il est professeur au studio Édition depuis 2010. Il vit et travaille à Nice.

Nous pourrions dire comme certains que sa pratique tente d’établir une ligne téléphérique entre les cimes des avant-gardes du XXe siècle et les caniveaux des cultures underground mais cela serait à la fois terriblement pompeux et extrêmement réducteur. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’en se ré-appropriant avec les moyens du bord des techniques que, manifestement, il ne maîtrise pas totalement, il a exposé ses œuvres au MAC/VAL, au Plateau, au Centre Georges Pompidou, à la Villa Arson, au MAMAC de Nice, au Musée Départemental d’Art Contemporain de Rochechouart, à la friche Belle de Mai à Marseille ou encore au Confort Moderne à Poitiers. Il a également montré son travail aux USA, au Japon, au Maroc, en Angleterre, en Suisse, en Allemagne et en Italie. Ses travaux sont présents dans diverses collections publiques (CNAP, FRAC Île-de-France, Musée de Rochechouart…)
et chez quelques collectionneurs privés. Il est actuellement représenté par la galerie Sultana à Paris.

Arnaud Maguet est aussi le créateur du label de musique atypique Les Disques en Rotin Réunis (www.ldrr.com) auquel ont participé entre autres Super Reverb, Bader Motor, Hifiklub, Jad Fair, The Legendary Tigerman, Lee Ranaldo, Jean-Marc Montera, SPLITt, Kid Congo Powers, Jean-Luc Verna, Céleste Boursier-Mougenot…
Il a lui même enregistré quelques disques solos sous divers pseudonymes et réalisé en 2012 un film-portrait du musicien américain R. Stevie Moore I Am A Genius (And There’s Nothing I Can Do About It).

Pia Maria Martin

Artiste, elle est professeur de Vidéo depuis 2013.

Née en 1974, elle est diplômée de l’École d’État des Beaux-Arts de Stuttgart en 2003. Partant d’un travail avec les films super 8 et 16mm, elle a appris les usages fondamentaux artisanaux du film analogique. Pia Maria Martin a encore aujourd’hui une préférence pour la prise d’images analogiques qu’elle retravaille en digital. Elle a réalisé différents courts-métrages d’animation, des vidéo clips musicaux, des documentaires et des installations comprenant des images en mouvement. Elle a eu plusieurs expositions personnelles (galerie Reinhard Hauff (Stuttgart); Haus 19 (Berlin) ; Kunstmuseum (Stuttgart) ; Kunsthalle (Göppingen) ; McLoughlin Gallery (San Francisco) ; Stadtgalerie (Saarbrücken) et a participé à de nombreuses expositions collectives et à des festivals de films d’artistes. Depuis 15 ans, Pia Maria Martin s’emploie à animer des objets, à ressusciter des animaux, au moyen d’une technique rare : le film image par image. Tournant sur pellicule, elle compose ses films animés en orchestrant, au dixième de seconde, le déplacement simultané des objets dont elle décrit le parcours, la transformation ou la vie fugace. La musique qui accompagne les images, puisée dans le grand répertoire classique ou produite par l’artiste et des musiciens de ses amis, ne manque pas de souligner la simultanéité harmonieuse des mouvements coordonnés. Mais elle renforce également parfois, par sa grandiloquence ou par ses bruitages, l’humour de ses films.

Philippe Martinat

Philippe Martinat est régisseur des espaces pédagogiques.

Jérôme Mauche

Jérôme Mauche est écrivain, apparenté poète.
Il enseigne l’Histoire et la pratique des idées.

Il a fait paraître une douzaine de livres auprès de plusieurs éditeurs comme le Bleu du ciel ou Le Seuil, entre poésie, récits et fiction (dernier titre paru Le sbire à travers, Le Bleu du ciel, 2014). Son travail s’inscrit dans un espace interstitiel, entre poésie et art. Il s’intéresse, avec éclectisme, aux transferts de techniques notamment depuis l’art contemporain vers la littérature, aux liens entre arbitraire et humour, aux langages juridiques et entrepreneuriaux, des récits au récit, ainsi qu’aux formes intermédiaires de la parole écrite comme parlée. Il lui a toujours paru nécessaire d’articuler écriture de création et engagements institutionnels, à divers titres. Il a été professeur à l’École Nationale des Beaux-Arts de Lyon où il codirigeait une unité de recherche : la « Station d’arts poétiques » (préfiguration Master d’Ecriture contemporaine), et où il participait aux programmes de recherche « Post-Performance Future » et « Blanche ou l’oubli » (design graphique). Il dirige une collection de littérature et de poésie française et étrangère aux éditions des Petits Matins et organise des rencontres et des lectures : actuellement « Poésie plate-forme » à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris, Rencontres au Musée des Beaux-Arts de Lyon (Assises Internationales du Roman/Villa Gillet). Il a beaucoup de projets. Il a été commissaire d’expositions d’art moderne historique pour plusieurs musées en France et écrit sur quelques artistes. Il ne pratique pas la performance.

Christophe Merlet

Il est technicien responsable de l’atelier Bois du pôle Volume.

Aurélien Merebbah

Aurélien Merebbah est technicien du pôle numérique et des amphithéâtres.

Sophie Orlando

Sophie Orlando est historienne de l’art, professeure de théorie et d’histoire de l’art à la Villa Arson. Elle y co-dirige l’unité de recherche situations post avec l’artiste Katrin Ströbel (2014-).

Elle travaille avec les épistémologies féministes intersectionelles en histoire de l’art par une écriture critique et théorique.

Co-éditrice d’un ouvrage pédagogique Art et mondialisation, une anthologie de textes de 1950 à nos jours, publié par le Centre Pompidou (2013) elle explore, pratique et diffuse les pensées du décentrement (féministes, anti/post/décoloniales, et queer) notamment en continuité avec les Nouvelles Histoires de l’Art et les Etudes Visuelles.

Elle a publié l’essai British Black Art, Une histoire de l’art occidentale en débat, Paris, Dis Voir en 2016. Grâce à la bourse Théorie-Critique du Cnap (2013), elle a mené une étude sur les productions de l’artiste Sonia Boyce, sous la forme de l’exposition “Paper Tiger Whisky Soap Theatre, (Dada Nice) », (30 janvier-29 avril 2016, Villa Arson), puis sous la forme d’une monographie sur ses vidéos de performances improvisées intitulée Sonia Boyce, Thoughtful Disobedience, Les presses du réel – collection Villa Arson, 2017.

En tant que Research Fellow du programme de recherche AHRC “Black Artists and Modernism” (2015-2018, UAL, Middlesex University) elle a développé un cycle de conférences sur les relectures du conceptualisme dans des collections muséales européennes. Puis, elle a co-dirigé avec l’artiste susan puis an lok et le commissaire Nick Aiken le colloque « Conceptualism : Intersectional Readings, International Framings » au Van Abbemuseum d’Einhdoven (déc 2017). Une publication est à paraître en 2019 sur L’Internationale Online.

Pascal Pinaud

Artiste, il est professeur de Peinture depuis 2000.

Né en 1964 à Toulouse, travaille et vit à Nice. Diplômé de la Villa Arson en 1990, Pascal Pinaud a assisté de nombreux artistes comme Robert Barry, Noël Dolla, Ben, Martin Kippenberger, Maurizio Nannucci, Peter Downsbrough, Hubert Duprat, Michel Verjux et participé au montage de nombreuses expositions avant de se tourner vers l’enseignement parallèlement au développement de sa carrière d’artiste.

« La stratégie de Pascal Pinaud est claire. Elle vise à maintenir le tableau comme mémoire, forme, support et structure de la peinture, un archétype et un prétexte, une scène commode, indémodable et surcodée. Sa tactique n’est pas moins limpide. Ouvrir plusieurs fronts et mener les batailles ou les parties en simultané. Tous les angles d’attaque diffèrent et tous se valent. L’avantage décisif ne peut tenir qu’à cette dispersion désinvolte, cette démultiplication dépensière des scénarios, tous également mis au point, minutieusement suivis, méticuleusement réalisés, la qualité de la mise en œuvre de chacun contrastent d’autant plus avec l’équivalence vaine de tous. La peinture s’est longtemps rêvée comme une question de maîtrise, de savoir-faire d’exception : le rendu redonde ici le caractère fini de ce rêve comme de la peinture elle-même. A l’inachevé, au bâclé, au défait où le vingtième siècle a souvent trouvé sa marque, Pascal Pinaud préfère l’insistance gratuite d’un goût du laborieux et du réussi, vertige artisanal pervers dont l’humour insidieux consiste à réétablir la séduction dans la fascination vide du métier perdu. Ses glacis profonds, ses marquetteries sophistiquées, ses broderies chatoyantes, ses impeccables laques de carrosserie, comme les gouttes ou les macarons de couleur précieuse ou kitsch qui constellent d’autres de ses tableaux ne relèvent donc d’aucune nostalgie frelatée. Ce sont autant de détrompe-l’oeil qui ne réintègrent au tableau les beautés exilées du bien fait ou les signes héroïques de l’histoire de la peinture radicale que pour en ravager les prétentions et les significations. » (Eric de Chassey).

Pascal Pinaud est présent dans de plusieurs collections privées et publiques et a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives. Pascal Pinaud intervient par ailleurs fréquemment dans les écoles d’art comme conférencier, comme artiste invité ou en tant que membre des jurys de diplômes des écoles supérieures d’art.

Il a dirigé avec Joseph Mouton le programme de 3e cycle spécifique 5/7 (Pratique – Production – Exposition) de 2013 à 2016.

Laurent Prexl

Artiste, il est professeur de Peinture et de performance depuis le début de l’année 2016.

Anne Séchet

Artiste plasticienne, performeuse, chanteuse-auteur-compositeur et poète, elle est professeur responsable de l’atelier Sérigraphie depuis depuis 2002.

Elle développe une pratique artistique qui se ramifie en un réseau de propositions s’autorisant des entrées dans différents champs : installation, performance, écriture, peinture, photo, vidéo, son, musique. Elle semble avoir toujours été dans cette position des lisières. En effet, en parallèle à ses études à la Villa Arson, elle a suivi un cursus de lettres modernes et a fait partie d’une troupe de théâtre. Son intérêt pour le spectacle vivant l’a amenée à se mettre elle-même en scène : d’abord dans des photographies puis, dans des performances. Elle construit pour chaque performance des séries de pièces, des installations ou des assemblages d’objets.

Les mots prennent une place importante dans sa pratique plastique autant par le choix des titres des pièces que par le temps régulier passé à l’écriture. Elle a ainsi conçu une édition de poésie et prépare plusieurs éditions à venir. Elle est aussi commissaire d’expositions et s’occupe régulièrement de la programmation d’un lieu d’art, la MDAC (Cagnes-sur-mer). Elle y a invité de nombreux artistes pour un travail in situ.

Laurent Septier

Artiste, il est professeur de photographie depuis 1995, Il a été coordonnateur général des études de 2009 à 2013.

Né en 1953. Artiste dont le travail s’organise autour de la pratique et de la réflexion sur plusieurs outils, visant entre autres à élucider les rapports du langage et de l’image. Le point de départ (1976) s’ancre dans la photographie avec un travail noir et blanc de format carré, de facture plutôt classique, dont l’objet est la Chine. Il a été accompagné d’un travail d’autoportraits quotidiens au Polaroid SX-70 commencé le 1er janvier 1981, tenu près de 30 ans, comptant 10 813 images (1,40 x 62 m). Les moyens utilisés se sont multipliés depuis : dessins, aquarelles, caissons lumineux, installations, micro-sculptures, photographies numériques all over, pièces murales (Toroni figuratifs) et récentes publications de poèmes, de notes de voyages et d’un guide sur l’art contemporain chinois, tout restant ouvert et in progress. Références, hommages (à Opalka, à Toroni, aux Becher), accompagnent la dimension de répétition qui est elle-même une référence à ce que la photographie suscite dans son propre dispositif, quelque chose comme “différence et répétition”, une mécanique obsessionnelle.

Publications : Gagner un peu d’immortalité, notes de voyages, Chine 1986-2010. Marseille : Diem Perdidi, 2013 ; Cent trente-deux plats chinois. Toulouse : Contrat Maint, 2013 ; Art contemporain, Pékin en 11 parcours, avec Anny Lazarus. Marseille : Images en Manœuvres, 2010 ; Œuvres photographiques complètes (extraits). Toulouse : Contrat Maint, 2013.

Susanna Shannon

Designer éditorial, elle est professeure d’Édition depuis 2015.

La pratique du design graphique par Susanna Shannon [Washington DC, 1957] s’ancre notamment dans un goût profond pour la typographie contemporaine et ce qui s’imprime, avant et depuis l’avènement de la PAO. Déjà, fin des années 1970 à Londres où elle était étudiante, David King s’amusait à appeler sa jeune apprentie « Me and my typography ».

Depuis, elle a réalisé une cinquantaine de nouvelles formules de presse pour L’Expansion, Les Inrockuptibles, l’Express styles, Libération, La Life, Crash et pour des villes ou des institutions. Directeur artistique et consultante dans la presse, elle a designé des catalogues d’art contemporain pour des musées : Centre Georges Pompidou [Joseph Beuys ; Le temps, vite ; L’informe ; Elles@ centre Pompidou, Crumb…], Musée d’art moderne de la Ville de Paris [Bertrand Lavier, Gillian Wearing, Robert Crumb]. Des livres [Le Point du jour éditeur, Gallimard, Skira Flammarion, les Empêcheurs de penser en rond], des revues comme Eav, publication annuelle de l’école d’architecture de Versailles, Pétunia ou if, revue de poésie contemporaine. Une centaine de couvertures [les Empêcheurs de penser en rond]. Des expositions. Et bien d’autres choses : marques, logos, signalétique [Ville de Montpellier, lnstitut pour la ville en mouvement…], agendas, shoppings bags, affiches et bannières, en particulier pour le syndicat Sud.

Susanna Shannon a cofondé au début des années 1990 Irrégulomadaire, publication irrégulière qui explore les rapports entre texte et image : « une revue design, écrit Eric Loret, répandue en livres, affiches, installations » (Libération, 7 décembre 2011).

Le design éditorial (et les usages contemporains de la typographie), elle aime aussi l’enseigner [à Los Angeles, Nantes, Washington, Nancy, Paris, Genève, Luminy, Aix et Nice], montrer aux étudiants pour aiguiser leur regard – l’acuité fond vite – photos et doubles pages de journaux, images et signes quotidiens, affiches et enseignes autour d’eux dans la ville, en les commentant et racontant ce qui s’y passe.

Susanna Shannon dirige design dept, bureau de design graphique indépendant qu’elle a fondé en 1991. Elle a été membre du comité des rencontres internationales de Lures. Son travail, régulièrement présenté dans des publications françaises et étrangères, a fait l’objet d’expositions [Saint-Ouen, Nancy, Chaumont, Marseille, Paris] et a obtenu les awards de Graphis [1996], de la Society of publication designers [1991, 2007], Aiga [2007], TDC [2010, 2012, 2013, 2017]. « L’asile des photographies » a été le récipient du prix Nadar en 2013.

Katrin Ströbel

Artiste, elle est professeur de Dessin depuis 2013.

Née en 1975, elle vit et travaille à Stuttgart, à Marseille et à Nice. Son travail est essentiellement centré autour du dessin, associé à des travaux autour de la vidéo, de la photo et d’installations. L’artiste allemande conçoit le dessin comme un média ouvert ; un media toujours à la recherche de liens, de connexions – avec la peinture, l’écriture, la vidéo, la musique, le mouvement et l’espace. Ses travaux reflètent les conditions urbaines, historiques ou socio-politiques des environnements dans lesquels ils s’inscrivent. A partir de l’observation de situations quotidiennes, du regard posé sur des scènes urbaines concrètes ou des structures sociales, ses dessins, vidéos et installations – tout particulièrement ceux réalisés dans le cadre de travaux de longue haleine dans des contextes très divers se font souvent le reflet de questions culturelles, sociales et politiques.

En 2012, elle a créé Linienscharen, plate-forme de promotion du dessin contemporain à Stuttgart. Cette plate-forme a tout d’abord pour vocation d’être un forum pour les dessinateurs et dessinatrices de la région, mais elle est également, un lieu d’échange et de rencontre international grâce à l’organisation de conférences, discussions et présentations avec des invités issus de différents horizons.

Après avoir fait ses études à l’école des Beaux-Arts, ainsi que des études de littérature à l’université de Stuttgart, Katrin Ströbel a obtenue un doctorat en histoire de l’art à l´université de Marburg en 2012.

Katrin Ströbel a donné des workshops, ateliers et conférences entre autres au National Art School, Sydney, à l´école nationale de Beaux-Arts de Dakar, à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon, au Goethe-Universität Frankfurt/Main, au Illinois State University Bloomington et à l`institut national des Beaux-Arts de Tetouan.

Elle a présenté son travail dans des expositions monographiques et collectifs à travers le monde ; entre autres à New York, Paris, Berlin, Lima, Lagos, Rabat, Brisbane, Johannesburg et Dakar.

Gauthier Tassart

Artiste, il est professeur de Vidéo et tout ce qui se rapporte à l’image en mouvement depuis 1994.

Il vit et travaille entre Paris et Nice. Son travail s’articule essentiellement entre la vidéo et le son. Il fait également partie d’I Apologize avec Julien Tibéri et Jean-Luc Verna, trio qui s’est produit au Centre Pompidou à Paris, au Confort Moderne à Poitiers ou encore au Centrale Fies en Italie. Préférant les expositions de groupe ou encore les projets collaboratifs, ses travaux ont été diffusés et radiodiffusés dans des lieux tels le Mac de Lyon, le Point éphémère à Paris, chez Heure Exquise à Mons en Baroeul ou encore à la Villa Arson.

Christian Vialard

Artiste, il est professeur de cultures numériques depuis 2007.

Christian Vialard a fait ses études à la Villa Arson à Nice dont il est sorti en 1985. Il est parti à Paris avec une peinture qu’on qualifiait à l’époque de bad painting. Ses peintures ont été montrées lors d’expositions personnelles (Galerie d’art contemporain des musées de Nice, L.A. Daane Gallery, Amsterdam) et d’expositions collectives (Galerie Maeght, Bakakaî, Paris, etc.). Ce travail s’est enrichit rapidement au début des années 90 d’expérimentations questionnant le champ spéculatif de l’exposition et du travail artistique partagé.

Christian Vialard a alors initié de nombreux projets collectifs, multiformes, éditoriaux (La Pièce des hôtes, La Voiture) et d’expositions («Paysage dans une ruine potentielle» Hou Hanru, LZA Productions,… ). Son travail avec Eric Arlix aujourd’hui écrivain et éditeur, sous le nom d’Arlix/Vialard a été un moment important de cette période, “histoire de voir d’autres montages, d’autres histoires, redevenir auteur plutôt que créateur, juste le temps de confronter sa pratique, ses idées, de les mettre en scènes plutôt qu’en vue”. Cette collaboration a donné lieu à des projets éditoriaux et expérimentaux funs, politiques et évidemment cryptiques. Elle a pris fin lorsque Christian Vialard s’est installé à Grasse en 1995 volontairement éloigné de la scène artistique.

Il s’est à ce moment là intéressé au net et aux problématiques liées à son usage dans les pratiques artistiques, en particulier sur l’art en réseau et les tentatives de redéfinition et de reformulation des catégories artistiques.

Début 2000 Christian Vialard créé le label Tiramizu plate forme éditoriale dédiée aux projets sonores expérimentaux qui regroupe plus d’une vingtaine d’éditions par une soixantaine d’artistes français et internationaux et de nombreux concerts (Nuit Blanche Paris, Printemps de Bourges, etc…). C’est à ce moment là aussi que le son et la musique prennent une place majeure dans son travail, ses productions incluent aujourd’hui des installations sonores, des vidéos qui sont montrées dans des festivals internationaux : Club Trans­mediale 2013 (Berlin), City Sonic 2012 (Bruxelles), Festival Fimé (Toulon), des galeries ou des centres d’art.

Christian Vialard se produit régulièrement en concert et Neukalm son quatrième album est sorti sur le label berlinois Grautag en mars 2014.

Christian Vialard continue à peindre, son atelier est dans son studio ou le contraire.

Nathalie Balmer
Murielle Barrabino
secrétaires pédagogiques

Le service est joignable de 9h à 16h en semaine, de 9h à 12h le mercredi
tél. +33 (0)4 92 07 73 70
ensa@villa-arson.org

Les autorités investies du pouvoir de gestion

Les instances collégiales consultatives

La Villa Arson est dirigée par une directrice ou un directeur qui incarne l'autorité exécutive, associé au Conseil d'administration qui exerce une autorité de délibération sur les missions et la politique de l'établissement.

A – L’autorité délibérante
:
le conseil d’administration
(articles 7 à 12)
Celui-ci est chargé de représenter tous les intérêts concernés par l’activité de l’établissement.

Composition

Le conseil d’administration comprend 14 membres :
• 4 membres de droit :
- 2 représentantes ou et représentants de l’État / MCC :
la directrice ou le directeur général de la création artistique, ou sa représentante ou son représentant
la directrice ou le directeur régional des affaires culturelles, ou sa représentante ou son représentant
- 2 élues et élus locaux :
la ou le Maire de la ville de Nice, ou sa représentante ou son représentant
la présidente ou le président du Conseil régional Sud, ou sa représentante ou son représentant.

• 3 membres désignés par le ministre de la Culture et de la Communication en raison de leurs compétences dans le domaine d’activité de la Villa Arson parmi lesquelles est nommé la présidente ou le président du conseil d’administration.
• 7 membres élus :
- 3 représentantes et représentants des enseignants élus
- 2 représentantes et représentants des autres catégories
de personnel élus
- 2 représentants des étudiantes et étudiants élus


La présidente est Gaïa Donzet, Pascale Caron et Christian Rizzo sont les personnalités qualifiées.

Pour chacune et chacun des représentants élus, une suppléante ou un suppléant est élu dans les mêmes conditions que la ou le titulaire et pour la même durée.

b – Attributions

Le conseil d’administration détermine la politique de la Villa Arson et règle par ses délibérations les affaires qui entrent dans les missions de celle-ci.
• le contrat d’objectif (contrat de performance)
• le programme et le rapport d’activités
• l’organisation de la scolarité et des études sur proposition de la directrice ou du directeur et après avis de la CRPVE
• le compte financier et l’affectation du résultat
• les conditions de rémunération des agents recrutés par l’établissement
• les projets d’achat et de prise à bail d’immeubles et, pour les biens dont l’établissement est propriétaire, les projets de vente et baux d’immeubles
• l’acceptation de dons et legs
• l’exercice des actions en justice et des transactions
• les prises, extensions et cessions de participations
• les conditions générales de passation des marchés

En outre, il est informé de l’organisation des différents services de l’établissement et peut créer, après avis de la directrice ou du directeur, toute commission dont il définit la mission. Il délibère sur le rapport de ces commissions.

B – L’autorité exécutive
:
la directrice ou le directeur

(articles 13 et 14)
A côté du conseil d’administration, réuni épisodiquement pour définir les grandes orientations de la politique de l’établissement, la directrice ou le directeur est l’autorité exécutive qui assure la gestion quotidienne de celui-ci.

Nommé par arrêté du ministre de la Culture et de la Communication, elle ou il exerce notamment les compétences suivantes :
• représenter l’établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile
• préparer et exécuter les délibérations du conseil d’administration
• préparer et exécuter le budget et les décisions rectificatives
• être ordonnateur des dépenses et des recettes
• avoir l'autorité sur l’ensemble des personnels de l’établissement ; nommer et affecter à tous les emplois et toutes les fonctions pour lesquels aucune autre autorité n’a reçu pouvoir de nomination
• signer les contrats et les conventions engageant l’établissement
• s'assurer de l’exécution des programmes d’enseignement et des programmes de recherche de l’établissement

Aux côtés du conseil d’administration et de la directrice ou du directeur de l’établissement, des instances collégiales sont chargées, chacune dans son domaine de compétence, d’émettre des avis.

A – La commission de la recherche, de la
pédagogie et de la vie étudiante
(article 15)
Les élections à la CRPVE ont lieu chaque année pour les professeures et professeurs coordonnateurs d’année diplômante et pour les étudiantes et les étudiants. Pour les autres membres les élections ont lieu tous les 3 ans.

a – Composition

Elle comprend 13 membres et est composée comme suit :
• la directrice ou le directeur, présidente ou président
• 5 représentantes et représentants des professeures et professeurs élus
• 3 représentantes et représentants des étudiantes et des étudiants
• 1 représentante ou représentant des personnels techniques d’assistance pédagogique
• 3 professeures et professeurs coordonatrices et coordonnateurs des années sanctionnées par un diplôme


Assistent comme invités à la CRPVE la directrice ou le directeur des études et de la recherche, la directrice ou le directeur du centre d’art, la ou le responsable du service des publics, la ou le responsable des relations internationales et tout agent dont la présence serait jugée utile à l’examen d’un point de l’ordre du jour.
Le secrétariat de séance est assuré par le secrétariat pédagogique.

b – Attributions

La commission de la recherche, de la pédagogie et de la vie étudiante est consultée sur :
• l’adaptation des enseignements aux objectifs de formation
• la définition des orientations pédagogiques et de recherche de l’établissement
• la définition des recherches susceptibles d’être conduites au sein des diverses filières d’enseignement qui permettent l’évolution des enseignements supérieurs dans le domaine des arts plastiques
• la répartition des fonctions d’enseignement permanentes et temporaires entre les diverses disciplines pouvant être enseignées dans l’établissement, ainsi que sur les compétences et qualifications correspondantes
• l’attribution de bourses de voyage et d’études autres que celles mentionnées à l’article 5 du décret du 23 décembre 2002
• la mise en œuvre des partenariats et des échanges entre établissements
• la définition de la politique d’exposition, de publication et de diffusion des travaux et recherches

Le directeur présente le rapport des travaux de la CRPVE devant le conseil d’administration.

B – Le conseil scientifique
Le conseil scientifique est une instance consultative qui a pour fonction d’aider l’équipe pédagogique à définir la politique de recherche de l’établissement et ses modalités de mise en œuvre.

a - Composition

Le conseil scientifique comprend outre la directrice ou le directeur ou sa représentante ou représentant, membre de droit, 8 membres qui sont nommés, par le directeur, pour un mandat de trois ans, renouvelable, dans les conditions prévues à l’article 3, après avis du conseil d’administration.
La représentante et représentant des étudiantes et des étudiants est élu pour deux ans.
Il est composé comme suit :
• 4 membres représentant la Villa Arson
- 1 professeure ou professeur de l’école nationale supérieure d’art, engagé dans des activités de recherche, membre élu par la CRPVE et désigné par elle pour siéger au conseil scientifique ;
- 1 artiste-professeure ou professeur de l’école nationale supérieure d’art, désigné sur proposition du directeur de l’établissement après avis de la CRPVE ;
- 1 étudiante ou étudiant de l’école nationale supérieure d’art, engagé dans des activités de recherche ;
- la directrice ou le directeur des études et de la recherche de l’école nationale supérieure d’art.

• 4 personnalités extérieures :
[/indent]- 2 chercheurs sur proposition de la directrice ou du directeur de l’établissement et après avis de la CRPVE ;
- 1 artiste ;
- 1 directrice ou directeur d’une institution artistique en France ou à l’étranger. [/indent]
La présidente ou le président du conseil scientifique est élu, par les membres du conseil scientifique, parmi les personnalités extérieures.

b – Attributions

Le conseil scientifique est associé à la définition des orientations de la politique de la recherche de l’école.
Il est notamment consulté sur :
• la répartition des allocations de ressources de recherche aux équipes et aux projets ;
• la cohérence et les modalités de mise en œuvre de la politique scientifique de l’école ;
• les demandes d’activité de recherche des théoriciennes et des théoriciens, des artistes et/ou des étudiantes et étudiants ;
• les demandes de congés pour études et recherche ;
• la politique éditoriale et les modalités de restitution des travaux ;
• tout projet de recherche développé par l’école en interne, en externe avec une école doctorale, et/ou partenariats, notamment dans le cadre d’un appel à candidature ;
• la création ou la modification des diplômes d’établissements de troisième cycle et l’attribution de bourses de recherche pour les jeunes chercheurs inscrits dans ces dispositifs ;
• la co-construction de la recherche avec des partenaires académiques ou autres.

Il peut faire des propositions sur l’initiation à la recherche développée dans le cadre du cursus initial.
Il assure la liaison avec la CRPVE.
Il est une instance d’auto-évaluation de la recherche.
Chaque année, il élabore le bilan de son activité qui sera présenté par le directeur devant le conseil d’administration qui délibère sur son rapport.
Il a la possibilité d’émettre des vœux sur l’ensemble des questions ayant trait à son domaine de compétences et de demander leur inscription à l’ordre du jour du conseil d’administration.

C – Le comité technique et le comité d’hygiène, sécurité et conditions de travail
a – Composition

Ces deux instances sont composées par des représentants de l’administration
de l’établissement nommés par la directrice ou le directeur et des représentantes et représentants du personnel désignés par les syndicats en fonction de leur représentativité obtenue lors des élections professionnelles.
Le comité technique, instance paritaire, comprend 3 représentants du personnel et 3 représentants de l’administration.
Le comité d’hygiène, sécurité et des conditions de travail comprend 5 représentants du personnel et 3 représentant de l’administration. Dans cette
instance, siègent également l’inspecteur santé et sécurité au travail, le médecin de prévention et l’agent de prévention.

B – Attributions

D’un point de vue schématique, le comité technique a une compétence générale sur les projets d’organisation, de fonctionnement et de méthode de travail des services tandis que le comité d’hygiène, sécurité et conditions de travail
en apprécie l’impact sur la santé, la sécurité et les conditions de travail des agents.
Le comité technique connaît des questions relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’établissement. Il est notamment consulté sur :
• les conditions générales de fonctionnement de l’établissement
• le programme de modernisation des méthodes et techniques de travail et à leur incidence sur la situation
• l’examen des grandes orientations à définir pour l’accomplissement des tâches de l’établissement
• les questions relatives à l’hygiène et à la sécurité
• les questions relatives à l’évolution des effectifs et des qualifications
• le projet et le bilan du plan de formation

Le comité d’hygiène, sécurité et des conditions de travail a pour mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité
des agents dans leur travail, à l’amélioration des conditions de travail et de veiller à l’observation des prescriptions légales en ces matières.

Il est notamment consulté sur :
• la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des agents
• l’amélioration des conditions de travail
• l’observation des prescriptions légales prises en ces matières
• les formations liées à l’hygiène,
la sécurité et les conditions de travail.