Philippe Comar

Paolo Mascagni – Antonio Serrantoni, Anatomiae Universae Icones, Pise, 1823

Francis Bacon (1909-1992), célèbre pour ses peintures aux figures violentées, torturées, écorchées, est héritier d’une longue tradition iconographique qui, depuis la Renaissance, s’est attachée à représenter le corps supplicié et anatomisé. Peut-on établir la généalogie de ces images et, au-delà des ressemblances thématiques ou formelles, dégager ce qui les unit : la nostalgie d’un corps idéal perdu ?

Philippe Comar, né en 1955, vit et travaille à Paris.
Plasticien, scénographe, commissaire d’exposition et écrivain, professeur aux Beaux-Arts de Paris depuis 1979, il a exposé au Centre Georges Pompidou, à la Biennale de Venise, à la Cité des Sciences et de l’Industrie, au Műcsarnok-Kunsthalle à Budapest, au Musée des Arts et métiers, au musée Picasso à Barcelone, au Musée de Vence, à la Villa Tamaris à Toulon. Ses œuvres figurent dans les collections du Musée national d’art moderne et du Fonds national d’art contemporain.

Il a conçu et réalisé l’exposition Sténopé, consacrée aux images en perspective, présentée depuis 1987 à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris. En 1999, il a réalisé la scénographie du ballet Orison de Pierre Darde, à l’Opéra national de Paris.

Il a collaboré à la conception et/ou aux catalogues d’une quinzaine de grandes expositions thématiques traitant du corps et de sa représentation. Dernièrement : Pierre Bonnard, peintre de l’Arcadie (Musée d’Orsay, Paris, 2016), Des vices et des vertus (Musée Félicien Rops, Namur, 2017), Freud, du regard à l’écoute (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, Paris, 2018).

Il est par ailleurs l’auteur d’une douzaine d’ouvrages (essais, fictions, romans), derniers titres parus :
Faites à peindre – Sade, Darwin, Courbet, L’Échoppe, Paris, 2014
Peau de femme (roman), Gallimard, Paris, 2015
Les urinoirs dans l’art… avant Marcel Duchamp, Beaux-Arts éditions, Paris, 2017
Dessin contre nature, Tohu-Bohu éditions, Paris, 2018

Sur une invitation de Caroline Challan-Belval, professeure de gravure à la Villa Arson.