Autour de l’Anthropocène

Sonic Acts, port de Mourmansk, Russie

La nature et le faire.
Penser l’écologie comme champ, des premiers environnementalistes à la dark ecology, de l’Anthropocène au Capitalocène.

Contrairement à ce qui apparaît quand on la traite de façon superficielle, la question écologique n’est pas simplement un camp : être « pro-nature » ou pas, être « environnementaliste » ou pas.
En réalité, elle recouvre, et ce depuis la deuxième moitié du XIXe siècle (d’Elysée Reclus à Tanaka Shôzô), un champ de pensée, où des camps ennemis s’affrontent, des représentations de la nature qui se complètent parfois, se contredisent le plus souvent, entre le transcendantalisme originel, l’écologie profonde d’Arne Næss et la dark ecology de Timothy Morton. Comprendre où se situer, quand on pratique un art, quand on se rapporte à un matériau, naturel ou artificiel, transformé ou hyper-transformé, suppose d’aller au-delà de la simple position écologique comme « camp » : il faut parcourir le champ, et saisir ce qui se joue de la représentation de la nature, de l’homme, du faire (art et technique) de ce dernier.
C’est ce que nous explorerons, en étudiant les positions les plus radicales, et en nous interrogeant sur leurs conséquences non seulement éthiques mais aussi esthétiques.

Workshop ouvert à toutes les années. Dans la limite de 45 personnes.

Tous les matins de 9h30 à 12h.

Inscriptions auprès du secrétariat pédagogique.