Espaces tatoués 2018-19

1er semestre
Surfaces tatouées, de l’emprunt vers une proposition individuelle singulière

La collecte et la question de l’appropriation

Travail de collecte d’informations (images, textes, éditions, sites…) autour du tatouage, ses significations et ses origines (appartenance identitaire, fonction magique, rituelle, médicinale, tatouage subi ou revendiqué, encodage de formes cachées visible uniquement pour une communauté, ornementation…) afin de créer une base de données de textes et d’images consultables dans l’atelier et disponibles pour tous. Cette collecte permet aux étudiantes et aux étudiants de comprendre que l’emprunt nécessite une connaissance approfondie de l’objet que l’on utilise afin de le re-contextualiser dans une proposition artistique personnelle.

Acquisitions techniques et expérimentations

Initiation à la technique de la sérigraphie par groupe de dix présentant les différentes techniques de réalisations de documents et d’impression. Chaque étudiante et étudiant réalise des dessins ou textes sérigraphiés individuellement à partir de documents collectés et de dessins personnels. La question du choix des encres ou d’autre matériaux possibles pour les impressions (suie mélangée à de l’eau, graisse de coco, boue…) leur est posée, ainsi que la question du support sur lequel imprimer leur proposition ( peau synthétique, tissu, métal, bois…). Il s’agit, dans cette première partie de l’année, pour chaque étudiante et étudiant, en plus de la découverte de la technique de la sérigraphie, d’intégrer progressivement l’importance égale de l’élément imprimé, la matière-couleur et le support choisi. C’est aussi le moment pour elles et eux de réfléchir à la sérigraphie comme surface mais aussi comme une impression capable de creuser des matériaux ou fusionner avec eux (par exemple impression encre sur papier ou un plâtre humide, impression au mordant, solvant sur polystyrène…)

2e semestre
Espaces tatoués, la question de l’espace, du travail collectif et du contexte

Référénces artisitiques

Travail de collecte d’informations (images, textes, éditions, sites…) autour d’artistes contemporains empruntant au tatouage. Cette collecte permet aux étudiant.e.s d’élargir leur connaissance de l’art contemporain en la mettant en réseau non seulement avec la notion du tatouage mais aussi avec leur propre réflexion. Cette collecte va leur permettre d’appréhender de multiples positionnements d’artistes face à l’emprunt et aux influences diverses (contexte historique, social, culturel…) Pour ces collectes, les documents seront imprimées et (ou) disponibles pour toutes les étudiantes et les étudiants dans l’atelier sérigraphie puis à la médiathèque de la Villa Arson, avec l’élaboration d’une bibliographie évolutive.

Proposition collaborative pertinente

Il s’agit pour les étudiant.e.s de faire une proposition de sérigraphie dans l’espace et de déplacer le tatouage, de la peau vers l’espace lui-même. Les étudiantes et étudiants travaillent par groupe, choisissent un lieu (public ou privé) en rencontrant les acteurs ou habitants de ce lieu. Il s’agit pour les étudiantes et les étudiants de re-contextualiser le tatouage et ses différentes significations, en le déplaçant directement dans l’espace d’un lieu précis. Le choix du lieu, qu’il soit privé ou public, sera différents pour chacun des groupes et se fera en parfaite connaissance du contexte géographique, humain, social, culturel… Des mots, phrases, lignes, symboles, dessins figuratifs… pourront être ainsi imprimés sur les murs, meubles, objets, sol… de l’espace choisi. Chaque impression se fera avec des procédés différents suivant les supports : impression directe, impression indirecte sur papier transfert. Le rendu se fera de manière collective en circulant dans les différents lieux choisis par chacun des groupes.

Une journée de rendu sera organisée début mai.

Tatoueurs tatoués, Collectif. Musée du Quai Branly et actes sud. Arles, 2014
Mauvais garçons, Jérome Pierrat, Eric Guillon. La manufacture du livre, 2013
Marins tatoués, Jérome Pierrat, Eric Guillon. La manufacture du livre, 2014
Parures et artifices: le corps exposé dans l’antiquité, Lydie Bodiou, Florence Gherchanoc, Valérie Huet, Véronique Mehl. L’Harmathan, 2011
Cannibalisme, tatouage et revêtement : de l’histoire de l’architecture à l’anthropologie de l’art, Caroline Van Eck. Article paru dans Gradhiva 2017 n° 25
Le tatouage samoan et ses agents. Images, mémoires et actions rituels, Sébastien Galliot. Article paru dans Revue Gradhiva 2015 n° 21
Russian criminal tatoo vol 1, 2, 3, Danzig Baldaev et Sergei Vasiliev. Fuel Publishing, 2009
Peau de Brocart. Le corps tatoué au Japon, Philippe Pons. Coll livre illustré, le Seuil, 2000